18.09.2025 à 20:29
Marc Endeweld
Les mauvaises nouvelles s’accumulent pour STMicroelectronics. D’abord, sur le front économique : au premier semestre 2025, le groupe franco-italien de semi-conducteurs a enregistré un chiffre d'affaires net de 2,77 milliards de dollars, en baisse de 14,4 % sur l'année, et des ventes nettes en baisse d'environ 15 %, ainsi qu'un bénéfice brut de 926 millions de dollars, en baisse de 28,5 % par rapport à l'année précédente, et une perte nette de 97 millions de dollars, contre un bénéfice de 353 millions de dollars au même trimestre de l'année dernière. La société n'avait pas enregistré de marges aussi faibles depuis le premier trimestre 2016. « Le deuxième trimestre a été le plus bas pour le secteur automobile et nous prévoyons une reprise à partir du troisième trimestre », assure Jean-Marc Chery, le PDG de STMicroelectronics. Ce dernier s'est dit optimiste car « nous avons constaté des améliorations, ST revient sur la voie de la croissance, mais le contexte général et le marché automobile ne sont pas assez solides pour générer un tampon de commandes en attente capable d'absorber les changements ». Un optimisme mesuré donc.
Pour les dirigeants du groupe, plus particulièrement pour Jean-Marc Chéry, le PDG, et Lorenzo Grandi, le directeur financier, les nuages noirs s’accumulent sur autre front. Et il est judiciaire. En effet, cela fait plusieurs mois que ces deux-là sont visés à New-York par une class action d’actionnaires américains comme je l’avais relaté dans un précédent article. Les plaignants accusent les dirigeants de STMicroelectronics d’avoir dissimulé les difficultés de l’entreprise entre 2023 et 2024, et d’avoir procédé à des prévisions financières trop optimistes trompant les investisseurs.
16.09.2025 à 20:00
Marc Endeweld

Pour Sébastien Lecornu, l’Eure est le département des « premières fois » politiques. Attaché parlementaire d’un député du coin à 19 ans, maire de Vernon à 27 ans, président du département à 28 ans. Vingt ans après ses débuts en politique, celui qui accède aujourd’hui à Matignon à 39 ans, a patiemment construit sa base arrière locale, bien avant la victoire d’Emmanuel Macron en 2017.
Sous la Vème République, il ne faut pas sous-estimer les réseaux locaux, ils sont souvent connectés au cœur du pouvoir à Paris. C’est une chose qu’Emmanuel Macron a paradoxalement compris très tôt, lui qui n’a jamais eu de mandat électif, et encore moins local, avant de devenir président de la République.
Dans son ascension fulgurante, l’ancien banquier d’affaires de chez Rothschild a largement fait son marché dans l’Oise où résidait son ami et mentor Henry Hermand ; mais aussi dans le Massif Central, de l’Aveyron au Cantal, en passant par l’Auvergne, fief de son autre ami Michel Charasse, ainsi que Marseille et le Nord, anciens bastions de la SFIO. Ce n’est pas un hasard si Emmanuel Macron dit avoir de l’admiration pour Daniel Percheron, l’ancien patron socialiste du Nord-Pas-de-Calais (natif de Beauvais). On est bien loin de la « start-up nation »…