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Rubrique «À LIRE AILLEURS»
▸ les 14 dernières parutions

16.10.2026 à 08:00

Projection débat autour de la situation en Palestine

L'UCL Paris vous invite à une projection débat autour de la lutte du peuple palestinien et du génocide toujours en cours. Rendez-vous le jeudi 22 octobre à 19h30 à l'EDMP (Paris 12e)

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L'UCL Paris vous invite à une projection débat autour de la lutte du peuple palestinien et du génocide toujours en cours. Rendez-vous le jeudi 22 octobre à 19h30 à l'EDMP (Paris 12e)

Le groupe local Paris Nord Est de l'Union Communiste Libertaire vous invite à une projection-débat autour du film Bye Bye Tibériade. La réalisatrice, Lina Soualem, retourne avec sa mère sur les traces des lieux disparus et des mémoires dispersées de quatre générations de femmes palestiniennes. A travers l'histoire de ces 4 générations de femmes, c'est celle du peuple palestinien qui est conté en filigrane.
Alors qu'un mois d'actions contre l'armement israélien a été lancé le 1er Octobre ; cette projection sera l'occasion d'une discussion autour de la lutte du peuple palestinien et du génocide toujours en cours.

Rendez-vous à le Jeudi 22 Octobre à 19h30 à l'EDMP, 8 impasse Crozatier, Paris 12e ; projection à 20h suivie d'une discussion.

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16.10.2026 à 08:00

Barrer la rue aux fachos : projection de « White Riots » + prise de place pour Orléans !

📍Le dimanche 18 octobre à 17h au 85 bis rue Ménilmontant viens te poser regarder une projection du documentaire « White Riots » en mangeant ta meilleure crêpe vegan et profites en pour prendre ta place de bus pour aller manifester contre le RN à Orléans le 24 Octobre.

Texte intégral (510 mots)

📍Le dimanche 18 octobre à 17h au 85 bis rue Ménilmontant viens te poser regarder une projection du documentaire « White Riots » en mangeant ta meilleure crêpe vegan et profites en pour prendre ta place de bus pour aller manifester contre le RN à Orléans le 24 Octobre.

Barrer la rue aux fachos : projection de « White Riots » + prise de place pour Orléans !

👉Le documentaire « White riots » raconte l'histoire de « rock against racism » qui utilise la culture et la musique contre la montée du racisme et de l'extrème droite. A la fin des années 1970, le parti d'extrême droite ouvertement raciste « National Front » gagne en influence et organise des manifestations anti-immigration. En même temps, la scène punk se développe avec des discours de révolte mais certains artistes tiennent des propos racistes et ambigus. Face à cette menace, des militant.es créent « Rock against racism ». Ils utilisent la musique pour réunir les communautés. Ce documentaire montre comment une initiative militante a transformé la scène musicale britannique en espace de résistance antiraciste.

👉Cette projection sera l'occasion de prendre tes places de bus pour te rendre le samedi 24 octobre à Orléans à une manifestation contre le RN qui tiendra son congrès ce même jour à Orléans. Motive tes potes à venir à la projection et à prendre tes places pour Orléans !

Retrouve-nous sur Instagram : @antifaparis20

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15.10.2026 à 08:00

🔥🎂🥊 10 ANS DE LEGAL TEAM PARIS : ON FÊTE ÇA ! 🥊🎂🔥

La Legal Team Paris, issue de la coordination anti-répression IDF, fête ses 10 ans et vous donne rendez-vous le 14 novembre 2026, à la Parole Errante — Montreuil, de 14h à minuit. 

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La Legal Team Paris, issue de la coordination anti-répression IDF, fête ses 10 ans et vous donne rendez-vous le 14 novembre 2026, à la Parole Errante — Montreuil, de 14h à minuit. 

🔥🎂🥊 10 ANS DE LEGAL TEAM PARIS : ON FÊTE ÇA ! 🥊🎂🔥

La Legal Team Paris, issue de la coordination anti-répression IDF, fête ses 10 ans et vous donne rendez-vous le 14 novembre 2026, à la Parole Errante — Montreuil, de 14h à minuit. 

Notez la date, invitez vos amix et préparez-vous : on fête 10 ans de luttes, de solidarité et d'anti-répression… et on se prépare à la bagarre pour les 10 prochaines années !

🥊 L'après-midi : on s'entraîne et on s'outille ! 
Ateliers d'anti-répression, confection de cagoules et cartes postales, danse, banderoles... De quoi apprendre, transmettre, bouger et se préparer collectivement pour les petits et les grands.

🥊 Le soir : place à la fête !
Des concerts pour tous les goûts, des DJ sets et de quoi danser jusqu'à minuit.

🥊 Toute la journée et toute la soirée, la super équipe du Barcredi et plein de bénévoles seront derrière le bar, avec et sans alcool. Et avec les Tabliers Volants on se régalera de crêpes et autres mets délicieux, à prix libre. 

🥊 Et parce qu'un anniversaire, ça se fête entre amix : plein de collectifs engagés dans différentes luttes seront aussi de la partie avec leurs stands. 

Amix bénévole vient nous aider à organiser tout ça. On aura besoin de monde le jour même même pour 2/3 heures de coup de main (bar, service, accueil,...) ! Contacte nous à stoprepression@riseup.net 

Plus d'infos et programme complet très bientôt. D'ici là : bloquez votre 14 novembre !

10 ans de Legal Team Paris — 10 ans à fêter, et la suite à préparer.
Rendez-vous le 14 novembre à la Parole Errante !
— La LT

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15.10.2026 à 08:00

Actualités de la guerre et de la révolution au Myanmar (Birmanie) : entretien avec un camarade du « Front internationaliste antifasciste » (AIF)

Pour comprendre la situation actuelle en Birmanie, il est nécessaire de revenir à la fois sur l'héritage de la dictature militaire, l'histoire des luttes sociales et ethniques locales, comme sur les diverses tentatives avortées de démocratisation.

Après une période de domination par le Japon pendant la seconde guerre mondiale, et devenu indépendant du Royaume-Uni en 1948, le Myanmar, dont le territoire accidenté n'a jamais été réellement contrôlé par les britanniques, voit s'affronter le gouvernement central à des mouvements ethniques armés (Karen, Kachin, Shan, etc.) et à la guérilla du Parti communiste birman (CPB). L'armée, héritière des forces coloniales, se présente comme le garant d'unité nationale fantasmée, tant le pays est une mosaïque ethnique et culturelle.

En 1962, le général Ne Win prend le pouvoir par un coup d'État et instaure un régime militaire. L'armée, rebaptisée Tatmadaw, devient l'institution centrale du pays, contrôlant l'économie et l'administration pendant que la répression s'abat sur l'opposition. Le Myanmar restera isolé sur la scène internationale pendant des décennies, sous sanctions économiques, pendant que ses habitants s'enfoncent dans la misère. Ils le resteront, car encore aujourd'hui un quart de la population vit sous le seuil de pauvreté.

En août 1988, une révolte massive éclate, connue sous le nom de « Soulèvement 8888 » : des millions d'étudiants, ouvriers et moines bouddhistes descendent dans la rue pour réclamer la démocratisation du régime. La répression est sanglante.

Face au régime, une partie de l'opposition birmane prend les armes ou intensifie sa lutte préexistante. Citons L'Armée karen de libération nationale, le Parti communiste de Birmanie (CPB), et Le Front démocratique des étudiants de Birmanie, fondé en 1988 par des militants étudiants, qui devient l'un des principaux groupes de résistance.

En 1990, la junte organise des élections et la Ligue nationale pour la démocratie (LND) d'Aung San Suu Kyi les remporte. La junte annule le résultat, maintient son pouvoir, et place Aung San Suu Kyi en résidence surveillée pendant 15 ans. Cet échec renforcera la résistance armée comme seule alternative.

En 2008, le régime militaire lance une réforme politique et adopte une nouvelle Constitution, qui maintient le rôle dominant de l'armée (elle contrôle 25 % des sièges au Parlement et conserve les ministères clés comme la Défense et l'Intérieur). Malgré une nouvelle victoire en 2015, la LND n'a donc qu'un pouvoir limité.

Souvent présenté par les blocs centraux occidentaux comme une période de « transition démocratique » (en réalité plus une stratégie de l'armée de libéralisation économique), ses résultats s'avèrent plus que mitigés :

  • Les conflits ethniques persistent (guerres contre les Karen, les Kachin, les Rohingyas) ;
  • L'exploitation capitaliste se renforce : droits des travailleurs bafoués, syndicats désormais autorisés mais réprimés par la LND, salaires extrêmement bas malgré la création, rapidement délaissée, d'un salaire minimum, investissements étrangers captés par les élites militaire, qui contrôlent, et disputent aux minorités ethniques depuis des décennies l'extraction du gaz, des pierres précieuses et des ressources naturelles ;
  • L'armée mène à partir de 2017 une campagne de nettoyage ethnique contre la minorité musulmane des Rohingyas, provoquant l'exode de 700 000 personnes vers le Bangladesh, dans le silence d'Aung San Suu Kyi.

Cependant, après les élections de novembre 2020, qui ont donné une victoire écrasante à la LND, certains généraux craignent une réforme de la Constitution, ce qui les pousse à fomenter le putsch du 1er février 2021. Ce coup d'État déclenche la « Révolution du printemps », un soulèvement marqué par des manifestations massives et la forte présence d'une jeunesse ayant grandi à l'ère d'internet.

Dès les premiers jours, la junte écrase toute contestation : 1 500 morts, 12 000 arrestations, torture, viols et exécutions extrajudiciaires seront recensés.

Face à cette violence, une partie de la population se tourne, comme en 1988, vers la résistance armée :

  • Création des Forces de défense du peuple (PDF), des milices populaires formées par des civils, souvent issues des syndicats et des mouvements étudiants ;
  • Des groupes ethniques armés s'allient temporairement avec les PDF, et lancent en 2023 « L'opération 1027 » et prennent le contrôle de dizaines de villes.

La résistance est aussi ouvrière : les grèves massives de 2021 (ouvrières du textile, des enseignants, des mineurs) réussissent à paralyser l'économie, tandis que la solidarité ouvrière permet aux différents groupes armés de se financer. La junte interdit 16 syndicats et arrête des dirigeants, poussant les militants à la clandestinité ou à l'exil. La lutte amorcée par les travailleurs pendant la décennie de libéralisation se poursuit actuellement donc sous d'autres formes. On aurait donc tort de ne donner qu'une lecture identitaire et ethnique du conflit.

Le Myanmar est aujourd'hui divisé en trois zones :

  1. Les territoires contrôlés par la junte : principalement les grandes villes (Naypyidaw, Mandalay, Rangoun) et les axes routiers ;
  2. Les zones tenues par les groupes ethniques armés (Karen, Kachin, Shan, Arakan, etc.) ;
  3. Les territoires libérés par la résistance populaire (PDF et alliés), où des gouvernements locaux alternatifs tentent de s'organiser.

Pour maintenir son pouvoir, l'armée utilise des méthodes de guerre totale : bombardements aériens sur les zones rebelles, blocus économique (coupure d'Internet, restrictions alimentaires, pillage des ressources), recrutement forcé (la loi de 2024 impose l'enrôlement des jeunes hommes, provoquant un exode massif de réfugiés vers la Thaïlande.

Afin d'y voir plus clair, et de penser la révolution et la solidarité internationale dans le contexte de guerre civile au Myanmar, nous publions une interview d'un ancien membre de “l'Antifascist internationalist front” (AIF, une organisation politique internationaliste implantée localement), que nous remercions chaleureusement de nous avoir accordée.

L'entretien au format A4

L'entretien en anglais / Interview in english

L'entretien au format A5 :

Texte intégral (1303 mots)

Pour comprendre la situation actuelle en Birmanie, il est nécessaire de revenir à la fois sur l'héritage de la dictature militaire, l'histoire des luttes sociales et ethniques locales, comme sur les diverses tentatives avortées de démocratisation.

Après une période de domination par le Japon pendant la seconde guerre mondiale, et devenu indépendant du Royaume-Uni en 1948, le Myanmar, dont le territoire accidenté n'a jamais été réellement contrôlé par les britanniques, voit s'affronter le gouvernement central à des mouvements ethniques armés (Karen, Kachin, Shan, etc.) et à la guérilla du Parti communiste birman (CPB). L'armée, héritière des forces coloniales, se présente comme le garant d'unité nationale fantasmée, tant le pays est une mosaïque ethnique et culturelle.

En 1962, le général Ne Win prend le pouvoir par un coup d'État et instaure un régime militaire. L'armée, rebaptisée Tatmadaw, devient l'institution centrale du pays, contrôlant l'économie et l'administration pendant que la répression s'abat sur l'opposition. Le Myanmar restera isolé sur la scène internationale pendant des décennies, sous sanctions économiques, pendant que ses habitants s'enfoncent dans la misère. Ils le resteront, car encore aujourd'hui un quart de la population vit sous le seuil de pauvreté.

En août 1988, une révolte massive éclate, connue sous le nom de « Soulèvement 8888 » : des millions d'étudiants, ouvriers et moines bouddhistes descendent dans la rue pour réclamer la démocratisation du régime. La répression est sanglante.

Face au régime, une partie de l'opposition birmane prend les armes ou intensifie sa lutte préexistante. Citons L'Armée karen de libération nationale, le Parti communiste de Birmanie (CPB), et Le Front démocratique des étudiants de Birmanie, fondé en 1988 par des militants étudiants, qui devient l'un des principaux groupes de résistance.

En 1990, la junte organise des élections et la Ligue nationale pour la démocratie (LND) d'Aung San Suu Kyi les remporte. La junte annule le résultat, maintient son pouvoir, et place Aung San Suu Kyi en résidence surveillée pendant 15 ans. Cet échec renforcera la résistance armée comme seule alternative.

En 2008, le régime militaire lance une réforme politique et adopte une nouvelle Constitution, qui maintient le rôle dominant de l'armée (elle contrôle 25 % des sièges au Parlement et conserve les ministères clés comme la Défense et l'Intérieur). Malgré une nouvelle victoire en 2015, la LND n'a donc qu'un pouvoir limité.

Souvent présenté par les blocs centraux occidentaux comme une période de « transition démocratique » (en réalité plus une stratégie de l'armée de libéralisation économique), ses résultats s'avèrent plus que mitigés :

  • Les conflits ethniques persistent (guerres contre les Karen, les Kachin, les Rohingyas) ;
  • L'exploitation capitaliste se renforce : droits des travailleurs bafoués, syndicats désormais autorisés mais réprimés par la LND, salaires extrêmement bas malgré la création, rapidement délaissée, d'un salaire minimum, investissements étrangers captés par les élites militaire, qui contrôlent, et disputent aux minorités ethniques depuis des décennies l'extraction du gaz, des pierres précieuses et des ressources naturelles ;
  • L'armée mène à partir de 2017 une campagne de nettoyage ethnique contre la minorité musulmane des Rohingyas, provoquant l'exode de 700 000 personnes vers le Bangladesh, dans le silence d'Aung San Suu Kyi.

Cependant, après les élections de novembre 2020, qui ont donné une victoire écrasante à la LND, certains généraux craignent une réforme de la Constitution, ce qui les pousse à fomenter le putsch du 1er février 2021. Ce coup d'État déclenche la « Révolution du printemps », un soulèvement marqué par des manifestations massives et la forte présence d'une jeunesse ayant grandi à l'ère d'internet.

Dès les premiers jours, la junte écrase toute contestation : 1 500 morts, 12 000 arrestations, torture, viols et exécutions extrajudiciaires seront recensés.

Face à cette violence, une partie de la population se tourne, comme en 1988, vers la résistance armée :

  • Création des Forces de défense du peuple (PDF), des milices populaires formées par des civils, souvent issues des syndicats et des mouvements étudiants ;
  • Des groupes ethniques armés s'allient temporairement avec les PDF, et lancent en 2023 « L'opération 1027 » et prennent le contrôle de dizaines de villes.

La résistance est aussi ouvrière : les grèves massives de 2021 (ouvrières du textile, des enseignants, des mineurs) réussissent à paralyser l'économie, tandis que la solidarité ouvrière permet aux différents groupes armés de se financer. La junte interdit 16 syndicats et arrête des dirigeants, poussant les militants à la clandestinité ou à l'exil. La lutte amorcée par les travailleurs pendant la décennie de libéralisation se poursuit actuellement donc sous d'autres formes. On aurait donc tort de ne donner qu'une lecture identitaire et ethnique du conflit.

Le Myanmar est aujourd'hui divisé en trois zones :

  1. Les territoires contrôlés par la junte : principalement les grandes villes (Naypyidaw, Mandalay, Rangoun) et les axes routiers ;
  2. Les zones tenues par les groupes ethniques armés (Karen, Kachin, Shan, Arakan, etc.) ;
  3. Les territoires libérés par la résistance populaire (PDF et alliés), où des gouvernements locaux alternatifs tentent de s'organiser.

Pour maintenir son pouvoir, l'armée utilise des méthodes de guerre totale : bombardements aériens sur les zones rebelles, blocus économique (coupure d'Internet, restrictions alimentaires, pillage des ressources), recrutement forcé (la loi de 2024 impose l'enrôlement des jeunes hommes, provoquant un exode massif de réfugiés vers la Thaïlande.

Afin d'y voir plus clair, et de penser la révolution et la solidarité internationale dans le contexte de guerre civile au Myanmar, nous publions une interview d'un ancien membre de “l'Antifascist internationalist front” (AIF, une organisation politique internationaliste implantée localement), que nous remercions chaleureusement de nous avoir accordée.

L'entretien au format A4

L'entretien en anglais / Interview in english

L'entretien au format A5 :

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15.10.2026 à 08:00

Projection du film « Maximum Tolerated Dose »

Projection du film « Maximum Tolerated Dose » sur l'expérimentation animale, suivie d'un échange. Le jeudi 29 octobre à 19h au Baranoux (Paris 19e), entrée libre et sans inscription.

Texte intégral (566 mots)

Projection du film « Maximum Tolerated Dose » sur l'expérimentation animale, suivie d'un échange. Le jeudi 29 octobre à 19h au Baranoux (Paris 19e), entrée libre et sans inscription.

🗓Rendez-vous le jeudi 29 octobre pour une projection du film « Maximum Tolerated Dose ».

🎞 Présentation du film :
1h30, anglais sous-titré français.

Maximum Tolerated Dose traite de l'expérimentation animale en retraçant la vie et le parcours d'humains et de non-humains qui en ont fait l'expérience directe.
Le film donne la parole à celleux qui ont tourné le dos à ces pratiques après y avoir participé, à celleux qui libèrent les animaux, à celleux qui en prennent soin dans leur foyer ou en sanctuaires.
Comment en arrive-t-on à participer à ce système et même à le justifier ? Comment le quitter une fois qu'on s'y est engagé ? Quelles réparations possibles pour ses victimes, quelle autre vie peut-on leur offrir une fois sorties des laboratoires ?

⚠️ Le film contient des passages qui peuvent êtres difficiles : pas d'image « gore » à proprement parler, mais des descriptions et des images d'animaux en souffrances physiques et psychologiques. Vous pouvez quitter la salle à tout moment.

💬 Suite à la projection, nous échangerons sur le sujet. Vous pouvez partir pendant la pause si vous ne préférez pas rester pour les échanges.

💡 L'entrée est à prix libre (gratuité comprise) et sans inscription.
📚🍺 Sur place il y aura aussi un infokiosque et un bar 100% vegan

🕐Quand ?
Le jeudi 29 octobre à 19h.

📍Où ?
Le Baranoux (@lebaranoux), 78 rue Compans, Paris 19e.
Dans la grande salle au fond.

🦽 Accessibilité ?
Il y a une porte d'entrée avec un rebord, qu'il faut enlever pour passer avec un fauteuil donc vous pouvez nous écrire pour la retirer quand vous arrivez si besoin.
La projection aura lieu dans la grande salle à l'intérieur, accesible aux personnes à mobilité réduite.
Les toilettes ne sont pas aux normes PMR.

🖌 graphisme par @teppichhai39

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15.10.2026 à 08:00

17 octobre 2026 appel Gilets Jaunes

RDV le samedi 17 octobre 2026 à 14h place de la République à Paris :
faisons-en un Rond-Point !!!

Texte intégral (1174 mots)

RDV le samedi 17 octobre 2026 à 14h place de la République à Paris :
faisons-en un Rond-Point !!!

FIN DU MONDE, FIN DU MOIS = MÊME COMBAT

Nous, Gilets Jaunes d'Île-de-France, appelons à rejoindre la lutte de la jeunesse le 17 octobre 2026.

La commune, mai 68, les Gilets Jaunes : la lutte des jeunes s'inscrit dans la continuité de ces combats révolutionnaires.

Rendez-vous le samedi 17 octobre 2026 à 14h place de la République à Paris : faisons-en un Rond-Point !!! « Place du Rond-Point de la République »
Venez participer à l'agora / AG

Appel de Gilets Jaunes d'Île-de-France

Jaunes et jeunes, même combat ! Mobilisons-nous ensemble !

Gilets Jaunes, Gen Z, paysan·ne·s, pompier·es, ouvrières et ouvriers, profs, soignant·e·s, retraité·e·s, défenseur·e·s du climat, des quartiers… tous ensemble !

On en a marre ! Marre de payer le plein, les courses et le loyer toujours plus cher·e·s, pendant que les multinationales se goinfrent. Marre d'entendre qu'il n'y a plus d'argent, dans le deuxième pays du monde pour les dividendes. Marre d'une soi-disant démocratie où l'on vote tous les cinq ans et où, le reste du temps, il faudrait la fermer !

Depuis l'élection de Macron, le gazole a pris 86% alors que le SMIC n'augmentait que de 26%. Le budget du 1er octobre gèle les allocations, les APL et les salaires des agents publics, et prend 5,5 milliards aux retraité·e·s. Pour les superprofits du pétrole : pas un centime !

En 2018, on a mis le gilet jaune, on a tenu les ronds-points, et ils ont reculé. Huit ans plus tard, on le remet.
Cette fois, l'appel est parti d'un TikTok. La génération qui avait dix ans en 2018 a grandi avec les images des ronds-points. Le 21 septembre, les lycéennes et lycéens de Créteil ont bloqué leur lycée. Deux semaines plus tard, tout le pays suivait, jusqu'aux facs et grandes écoles. Le 6 octobre, nous étions 450 000 dans la rue. Classes à 35, profs absents, Parcoursup, APL rabotées, chômage : beaucoup n'ont pas encore le droit de vote, alors la rue, on la prend !

La réponse du gouvernement : les LBD et les gardes à vue, déjà près de 7000, surtout des mineur·es. Des adolescent·e·s ont déjà perdu un œil, une main ou ont eu la mâchoire fracassée. Les Gilets Jaunes connaissent ces armes et ont subi de nombreuses mutilations. Toucher aux enfants, c'est nous toucher toutes et tous.

Du Népal au Pérou, de Madagascar au Maroc, la Gen Z se soulève sous le drapeau pirate de One Piece. Ici aussi, on a compris que le monde qu'on nous laisse brûle et coûte trop cher. Les anciens des ronds-points et les lycéens des blocus, les darons, les daronnes et la génération TikTok : on se retrouve. Et avec nous, toutes les colères !

  • Paysannes et paysans, vous nous nourrissez et vous ne touchez que 8 % de ce que nous dépensons pour manger. Gazole, engrais, Mercosur, pesticides : tout vous étrangle. En 2024, vos tracteurs ont fait céder le gouvernement en deux semaines.Retour ligne automatique
  • Pompières et pompiers, cet été la France a brûlé et vous avez tenu, à bout de forces, mais le gouvernement ne bouge pas.
  • Ouvrières, ouvriers, salarié·es si mal payés qu'ils touchent la prime d'activité, pêcheurs qui bloquent les dépôts, routiers qui montent sur Paris : la colère déborde. Aux syndicats : déposez les préavis !
  • Profs, soignant·es, postières et postiers, agents des services publics, écoles sans remplaçant·e·s, urgences fermées la nuit, bureaux de poste qui ferment : les services publics s'éloignent de nous.
  • Retraité·es, personnes handicapées, chômeuses, chômeurs, précaires, allocations gelées, pensions rabotées, années de coupes dans l'assurance chômage.

Marcheuses et marcheurs pour le climat, fin du monde, fin du mois : mêmes responsables même combat ! Les géants du pétrole gagnent sur nos pleins et sur la planète. Le 26 septembre, nous étions 131 000 dans plus de 260 marches partout en France.
Quartiers populaires, vous avez connu les LBD et les humiliations bien avant les Gilets Jaunes.

Le 17 octobre 1961, à Paris, la police de Papon massacrait des Algériennes et des Algériens qui manifestaient pacifiquement. Soixante-cinq ans après, le racisme sert toujours à diviser celles et ceux qui ont les mêmes fins de mois. Solidarité avec notre camarade Gilet Jaune Ritchy Thibault persécuté par le pouvoir.

Toutes ces colères ont les mêmes responsables. Organisons-nous et bloquons le système !

Pour la suite du mouvement, on fait comment ?
Les modes d'action sont déjà multiples.

Dans toutes les grandes villes, nous marchons autrement, lycéennes, lycéens, étudiant·es, parents, syndicats, Gilets Jaunes, dans des cortèges communs, déclarés ou non. Face aux violences policières, notre meilleure protection, c'est d'être ensemble et d'être nombreuses et nombreux. Soyons des millions.

Faisons autrement.

La mobilisation prend aussi d'autres formes : sur les ronds-points, devant les stations-service, les dépôts pétroliers et les raffineries organisons des actions, de la désobéissance civile, des piquets de grève ou de musique, des barrages filtrants, des assemblées… Soyons Partout ! Viens avec ta famille, tes potes, ta classe. Mets ton gilet. Filme, poste, partage, raconte.

Tous ensemble, toutes ensemble ! Le peuple uni ne sera jamais vaincu !

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15.10.2026 à 08:00

Sortie de SEUM 14 : dynamiques & perspectives du mouvement

Le Seum est un journal pour la révolution ici et partout dans le monde. Les articles sont rédigés et discutés de manière collective. La parution est un peu chaotique. Ce journal est un outil d'agitation et de propagande révolutionnaire anarchiste-communiste. Il est gratuit et imprimé à des milliers d'exemplaires... Et peut-être bien plus, si vous nous aidez à répandre le Seum, l'imprimez et le distribuez autour de vous !

Texte intégral (1791 mots)

Le Seum est un journal pour la révolution ici et partout dans le monde. Les articles sont rédigés et discutés de manière collective. La parution est un peu chaotique. Ce journal est un outil d'agitation et de propagande révolutionnaire anarchiste-communiste. Il est gratuit et imprimé à des milliers d'exemplaires... Et peut-être bien plus, si vous nous aidez à répandre le Seum, l'imprimez et le distribuez autour de vous !

On sort ce nouveau numéro à chaud, tandis que le mouvement parti des lycées s'amplifie et ça nous réjouit de ouf ! Ci-dessous, vous trouverez le lien vers le numéro en PDF, puis une tentative de panorama des dynamiques et perspectives du mouvement, comme part d'un cycle de lutte en cours.

Lutte de classe en France, épisode 2026

Cette nouvelle saison commence fort. En quelques semaines, nous voilà face à toutes les dynamiques et les limites du paysage actuel de la lutte dans ce pays.

On l'écrivait dans SEUM #11 : le niveau de la lutte des classes dans ce cycle ouvert en 2016/18, est resté longtemps figé le jeudi 6 décembre 2018.

Ce jour-là, des flics filmaient des lycées de Mantes la jolie, mains sur la têtes, en s'exclamant « voilà une classe qui se tient sage ». C'était en plein mouvement des gilets jaunes et ce moment était le symbole d'un tournant crucial. Celui de la contre-attaque du Pouvoir.

La semaine entre le premier et le 8 décembre, trop de celles et ceux qui se tâtaient à rejoindre le mouvement, ont été refroidis devant la violence déployé quotidiennement par l'État, dans la rue face à nous et les menaces répétées dans les médias, d'amplifier encore cette violence policière jusqu'au meurtre.

Le mouvement GJ a dû faire avec la fin de son extension et peu à peu, nous somme sortis de l'offensive. Depuis, une grande partie de la classe est restée hantée par la répression des gilets jaunes.

En clair : l'État se fout des manifs
Alors beaucoup se sont précipités sur la manif de masse et en 2023 elles ont été immenses, éléphantesques, ces manifs. Tout cela dans le déni le plus aveugle d'un fait que pourtant les gouvernements de Macron, comme ceux d'avant lui, nous ont balancé avec le mépris qu'il charrient : ils s'en foutent complètement des manifs de masse, autant que des pétitions en ligne, c'est d'ailleurs au fond un peu la même chose.

Jusqu'à ce que ce mépris éclate à coup de 49.3, que le déni craque et que la rue se radicalise au bout de deux mois d'un mouvement des retraites très passif.

Mais presque aussitôt, il y a eu Sainte Soline, la manif contre les mégabassines, où la répression s'est refermée comme un piège sur toute une fraction, parmi les plus à l'offensive, du mouvement des retraites. Et là aussi, à Sainte Soline et face au mouvement des retraites, le spectacle de la répression autant que ses conséquences pour les blessés, ont joué le rôle attendu par l'État : le retour à l'ordre.

Et la révolte pour Nahel a surgi
Pourtant, à peine quelques mois plus tard, l'offensive a repris. Et elle est partie des jeunes prolétaires, des quartiers périphériques. Ils et elles se sont reconnus en Nahel et se sont soulevés contre la police et son État, contre le racisme et l'oppression, poussant le curseur de la lutte des classes peut-être plus haut encore que durant les premières semaines du mouvement GJ. Des centaines, des milliers de pillages, d'attaques de bâtiments... Mais le mouvement est resté isolé. Et cette offensive n'a duré que quelques jours de flammes. Comme durant les émeutes 2023, la dynamique de la lutte part des jeunes, et en particulier des jeunes prolétaires de l'enseignement professionnel et techniques, celles et ceux promis à l'auto-entreprise, à l'apprentissage, méprisée par le pouvoir et ses flics, sous la chape de plomb d'une répression toujours plus violente et raciste. Et comme un incendie, la colère se répand ensuite a l'ensemble des lycées, des universités, jusqu'à faire trembler l'État et c'est beau.

Bien sûr, il y a un contexte.
L'été 2026 fut étouffant, comme une fenêtre sur un futur où l'on suffoque, chez soi, au taf ou dans les établissement scolaire et jusqu'aux prisons et aux Ehpad. La répression s'accroît toujours d'avantage. L'État interdit toujours plus et cible les jeunes pour leur « apprendre la vie » à sa manière sadique. Car il pue fort tout de même, ce sadisme, dans les médias, chez les politiciens et les flics.

Ces gens-là bandent de joie mauvaise en promettant les pires traitements à toutes celles et ceux qui osent braver un tant soit peu l'ordre social. Voici une composante fondamentale d'une ambiance fasciste et autoritaire contre laquelle cette révolte se lève. La classe dirigeante n'a plus à offrir que des coups, en particulier à la génération qui vient. C'est la matraque comme seule réponse tandis qu'autour de nous tout se dégrade.

La répression est leur seule langage
Nous n'avons pas donné de chiffres encore, car ils ont beaucoup circulé et sont amenés à évoluer vite. Mais ceux-ci sont brutaux et témoignent que refermer le couvercle de l'ordre demande à l'État d'accroître toujours plus le niveau de sa violence. Les milliers d'arrestations, les centaines de blessés, c'est le pouvoir qui nous crie en boucle depuis bientôt 10 ans qu'il ne reculera que contraint par la force.

Et cela prend une résonance particulière en ce moment précis où l'État boucle son budget. Car il faut bien comprendre que du point de vue des dirigeants, l'enjeu c'est d'accroître encore l'austérité. D'attaquer encore les allocations chômage, les retraites, la sécu, l'hôpital. De nous appauvrir encore tout en préparant l'armée à la guerre. Que pour ces gens, il n'y a pas d'alternative, d'autant qu'une crise de la dette menace.

Et il ne faut pas s'y tromper. Comme on l'a vu suite au soulèvement au Chili en 2019, à celui en Colombie en 2022, aux USA après Georges Floyd : l'espoir, la confiance en la gauche, l'idée que son arrivée au pouvoir puisse être une solution après l'échec d'un cycle de lutte, ne fait partout que préparer le terrain à l'extrême droite en désarmant la rue, en aspirant une partie des forces des mouvements tout en réprimant les irrécupérables.

Et cela doit nous préoccuper car on l'a vu mardi 6 octobre lors des grandes manifs, le réflexe de la canalisation du mouvement vers la mobilisation encadrée et balisée semble fonctionner encore.
En persistant à ne proposer qu'une sortie de crise au pouvoir, la gauche démontre une fois de plus qu'elle n'a aucune volonté réelle de s'y confronter. Et ce qui est vrai alors qu'elle est dans l'opposition le sera aussi si elle arrive pouvoir. Elle nous demandera aussi de manifester dans les clous, de ne pas nous défendre et plutôt de laisser faire… la police.

Encadrer c'est aussi réprimer
Les « jolies images » de chaînes humaines, de casques et de brassards blancs, ne sont pas qu'un spectacle « bon enfant ». Il s'agit surtout d'un encadrement réel, qui se joue dans les négociations avec les préfectures comme dans l'injonction à ce que les familles fasse un travail de pacification.
Et ça marche, du fait de la sidération qu'induit la hausse du niveau de violence des flics, toute une partie de la population y est sensible. Et il n'est pas impossible que ce bloc de l'impuissance sorte renforcé du mouvement actuel.

Plus de cartes dans les organisations, plus de likes, plus de follows et demain de suffrages. Et pendant ce temps, les enragées, qui sont le cœur et la dynamique de ce mouvement comme de tous les autres, continuent à être réprimés.

Alors à toutes celles et et ceux qui doutent, à toutes celle et ceux qui sont prêts à l'entendre, disons-le : on ne fera pas cesser la répression en nous tenant sage, cela ne fera qu'encourager l'État à continuer. Ils continueront tant que ça nous « calme ». Seule la force de la rue peut empêcher la catastrophe capitaliste et son évolution fasciste de s'abattre sur nous.

Mais ce que montre aussi et surtout le mouvement en cours, c'est une ambiance, un air du temps, qui tranche avec la résignation. Face à cette catastrophe qui s'étend et qui s'appelle le capitalisme, la lutte existe, vit, se répand et avec elle la drôlerie et la joie.

Comme durant la révolte pour Nahel, malgré la cruauté de la répression, malgré les blessures, malgré tout, les vidéos hilarantes de ce mouvement sont légions et en montre l'immense vitalité.

La résignation n'est tout simplement pas une option.
Face à ce présent capitaliste invivable et sans avenir, une génération de lutte est en train de se construire politiquement, portant en elle une dynamique autonome et révolutionnaire conséquente.

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14.10.2026 à 20:00

Situation des forces antirep de la LT Paris IDF et rappels stratégiques pour la suite du mouvement lycéen

En début de semaine, nous avons partagé sur Paris Lutte Infos un compte rendu de la répression de ces dernières semaines. Nous pensons qu'il est important de compléter ce compte rendu par une proposition stratégique pour la suite. En effet, la répression ne va sûrement pas diminuer car la lutte non plus !!!

Texte intégral (1478 mots)

En début de semaine, nous avons partagé sur Paris Lutte Infos un compte rendu de la répression de ces dernières semaines. Nous pensons qu'il est important de compléter ce compte rendu par une proposition stratégique pour la suite. En effet, la répression ne va sûrement pas diminuer car la lutte non plus !!!

Depuis 2 semaines la legal team de Paris IDF est aux côtés des lycéens.ne.s qui subissent la répression policière, judiciaire et administrative. 

Selon nous ces répressions ont un objectif commun : traumatiser les jeunes et les isoler pour les empêcher de recommencer. Pourquoi ? Car la justesse de leur engagement et sa spontanéité inquiète le pouvoir.

Pour éviter que cet isolement ne fonctionne la Legal Team Paris IDF utilise la défense collective. Qu'est ce que c'est ? Tout simplement le fait qu'on ne laisse personne solo face à la répression (caisse de solidarité qui prend en charge les frais d'avocat.e) et qu'on ne se tape pas entre nous pour se défendre (principe de non différenciation, autrement dit on fait pas de différence entre un.e « gentil/le manifestant.e pacifique » et un.e « grand méchant black bloc » pour reprendre les termes du pouvoir ;) !) 

Depuis la création de la Legal Team Paris IDF en 2016 nous soutenons que la défense collective doit impérativement désacraliser le rôle des professionnel.le.s du droit dans sa pensée et son application. C'est la raison pour laquelle des militant.e.s sont présent.e.s tout au long de la procédure pour que les stratégies de défense soient pensées collectivement avec la personne réprimée, lae militant.e et l'avocat.e. 

La situation actuelle nous rappelle cette nécessité de ne pas dépendre des professionnel.le.s du droit. 

En effet, depuis deux semaines les avocat.e/s de confiance avec lesquel.le.s on travaille donnent tout ce qu'iels peuvent pour accompagner judiciairement les personnes réprimées et nous sommes très heureux.se.s de militer à leurs côtés. Iels se sont déplacé.es dans toute l'Ile-de-France pour des gardes à vue et des déferrements.

Mais aujourd'hui, compte tenu de l'ampleur de la répression et du nombre historique d'interpellations, iels ne sont pas suffisamment pour être présent.e.s sur chaque GAV et chaque déferrement pour lesquel.le.s le numéro de téléphone de la Legal Team est appelé. 

Nous sommes à chaque fois honnêtes sur nos forces numériques. Nous informons les proches qui appellent si aucun.e avocat.e ne pourra se déplacer et nous conseillons de tenter auprès d'autres collectifs qui appliquent la non différenciation et les mêmes principes de base (le silence) si iels veulent absolument désigner un.e avocat.e pour la GAV. 

Cette situation de fait nous pousse donc à rappeler que l'antirépression n'est pas conditionnée aux professionnel.le.s du droit et qu'il est impératif de se former collectivement pour s'autonomiser en la matière. 

Ainsi on souhaite mettre l'accent sur l'importance de diffuser au maximum les conseils antirépression en garde à vue :

  • avant l'action DÉSACTIVE LA RECONNAISSANCE FACIALE ET MET UN MDP DE PASSE SÉCURISÉ À TON TEL (PAS DE 0000, 1234, NI DATE DE NAISSANCE). Les flics auront plus de mal à forcer l'ouverture de ton téléphone. 
  • en action ÉVITE DE PRENDRE TON TEL ET NE FILME PAS TES CAMARADES faire des trucs illégaux. Souvent ces vidéos sont mises en ligne et les flics y ont accès en open bar pour remplir leurs dossiers vides.
  • en GAV GARDE LE SILENCE. Tout ce que tu diras pourra se retourner contre toi. Tu n'es pas policier.e ? Tu n'es pas pay.eé pour effectuer l'enquête non ? Alors laisse les faire leur travail c'est leur problème s'iels ont rien dans leur dossier. Ne parle pas non plus des faits au médecin il est seulement là pour constater tes éventuelles blessures ou pour ton traitement. 
  • en GAV NE DONNE PAS TON CODE DE TÉLÉPHONE. Même si cela constitue une infraction. Vaut mieux commettre cette infraction (peu de poursuites et peu sanctionnée) que les flics aient accès à la mine d'or qu'est ton téléphone (vidéos conv, snap etc).
  • en GAV N'ÉCOUTE PAS TON COMMIS D'OFFICE OU AUTRE AVOCA.TE s'iel te conseille de parler ou de donner ton code !!!! Même si tu n'as « rien fait », car des choses dans ton tel ou tes paroles pourront incriminer d'autres personnes. 

Il est primordial que ces réflexes soient le plus possible connus de toustes. En effet si on a toustes les bons réflexes en GAV l'avocat.e n'est plus indispensable. Le recours à un.e professionnel.le du droit est toujours possible en cas de poursuite de la procédure évidemment, devant lae procureur.e ou le tribunal. 

Nous tenons à bien préciser que le numéro de téléphone de la legal team reste disponible et nous vous conseillons toujours de l'appeler si vous êtes témoin d'une interpellation (et non en garde à vue !) : 07 52 95 71 11. Des militant.es vous répondront et seront là pour vous accompagner et vous aiguiller. 

Continuez de désigner Alice BECKER et Alexis BAUDELIN (barreau de Paris) si vous êtes placé.e en GAV, iels et tous.te.s les avocat.e.s mobilisé.e.s feront le maximum pour être présent.e.s pour chaque désignation. 

Nous restons toustes engagé.e.s dans la lutte contre la répression du mouvement et les avocat.e.s feront le maximum pour venir vous défendre au stade de la GAV, du déferrement, d'un procès ultérieur ou, pour les personnes étrangères d'une OQTF et/ou d'un placement en Centre de Rétention Administrative. 

Seulement il nous paraissait important de rappeler que stratégiquement il est primordial de mettre l'accent sur l'autoformation et l'intégration collective des bons réflexes pour se défendre !

Solidairement, 
La LT

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