27.02.2026 à 12:31
Léa Deseille

"Dernière tentative de Macron pour étendre le parapluie nucléaire français sur l'Europe", titre Politico. Emmanuel Macron prononcera un discours particulièrement observé sur le nucléaire, lundi 2 mars. "Le président de la République prendra la parole dans le cadre très solennel de l’Île Longue, à Brest, où sont stationnés les quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engins assurant […]
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"Dernière tentative de Macron pour étendre le parapluie nucléaire français sur l'Europe", titre Politico. Emmanuel Macron prononcera un discours particulièrement observé sur le nucléaire, lundi 2 mars. "Le président de la République prendra la parole dans le cadre très solennel de l’Île Longue, à Brest, où sont stationnés les quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engins assurant la composante océanique de la dissuasion nucléaire française", précise Le Figaro.
"Une image soignée, minutieusement préparée, pour appuyer un discours particulièrement attendu. Scruté par nos partenaires européens comme par nos adversaires, la Russie en tête", écrit Le Parisien. Ce discours est une tradition française initiée par Charles de Gaulle. "L'idée principale est de convaincre l'ennemi que la France est en mesure de lui infliger des dommages tellement inacceptables qu'attaquer les intérêts vitaux français perdrait son sens", explique BFMTV. "La doctrine française en la matière est volontairement floue : le nucléaire, ça sert à protéger les 'intérêts vitaux de la nation' et c’est tout", complète l'Opinion. Mais désormais, l'Union européenne semble faire partie des intérêts vitaux de la France.
Le discours d'Emmanuel Macron, lundi, "sera le premier sur la dissuasion nucléaire du pays depuis un discours de 2020 dans lequel il s'était dit prêt à 'associer' les pays européens qui le souhaitent à des exercices", note Euronews. "L'offre de Macron pour 2020 a été largement ignorée", rappelle le média européen. Pourtant "la France est le seul pays de l’Union européenne, et le seul pays européen avec le Royaume-Uni, à disposer de l’arme nucléaire", écrit Midi Libre
Aujourd'hui, "la plupart des pays européens comptent principalement sur les États-Unis pour dissuader tout adversaire potentiel" [Reuters]. "Compter sur l’OTAN, c’est compter sur les États-Unis et donc sur Donald Trump", avance l'Opinion. "Et l’imprévisibilité du président américain pousse de plus en plus l’Europe à réfléchir à son autonomie stratégique", ajoute-t-il. Désormais, l'offre d'Emmanuel Macron a plus de succès. "Le chancelier allemand, Friedrich Merz, a évoqué le 13 mars à Munich ses 'discussions confidentielles' avec Emmanuel Macron sur 'la dissuasion nucléaire européenne'", rapporte Midi Libre. "D'autres États, y compris des pays nordiques traditionnellement pro-américains, ont manifesté leur intérêt avec prudence", complète Reuters.
"Les attentes sont désormais grandes en Europe concernant le discours de lundi", indique Midi Libre. Dans Politco, Tuuli Duneton, sous-secrétaire d’État estonienne chargée de la politique de défense, anticipe un message clair de Paris : "On s'attend à ce que Macron 'confirme que la dissuasion nucléaire est et restera l'une des priorités de la France, et que la France continue d'investir' dans son arsenal".
"Certains observateurs envisagent qu’Emmanuel Macron annonce une augmentation du nombre de têtes nucléaires françaises, actuellement au nombre de 290, ce qui représente déjà une puissance de destruction phénoménale", avance Libération. "Une autre annonce qui pourrait être faite à l’Ile Longue par le président de la République concerne un éventuel retour des moyens de frappe en profondeur conventionnels, soit de gros missiles sol-sol de portée intermédiaire, supérieure à 2 000 km, pour 'épauler notre dissuasion nucléaire'", explique le quotidien.
"Les autorités françaises affirment vouloir que les Européens comprennent mieux ce que la doctrine française peut – et ne peut pas – apporter", assure Reuters. "Au final, ce serait toujours le président français qui déciderait ou non d’appuyer sur le bouton et le discours futur discours de l’Ile Longue et d’éventuelles annonces n’y changeront donc rien", note l'Opinion."Le traité de non-prolifération des armes nucléaires interdit d’ailleurs à la France d’en donner les clefs à ses voisins", ajoute le média.
"Ce sera un moment important du mandat. Il y aura sans doute des bascules et des évolutions assez significatives", relève-t-on dans l'entourage du chef de l'État, rapporte Le Figaro. "La grande question qui se pose est cependant de savoir dans quelle mesure Macron peut réellement s'approprier une nouvelle architecture atomique européenne, alors que le Rassemblement national (…) est en tête des premiers sondages en vue de l'élection présidentielle de 2027", analyse Politico. "Ce discours précisera si Macron est prêt à prendre des mesures que le Rassemblement national aura du mal à annuler."
Ukraine
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26.02.2026 à 12:13
Agathe Grinon

D'abord annoncée par Politico lundi 23 février, la possibilité que "l'Islande envisage de voter dès le mois d'août sur la reprise des négociations d'adhésion à l'UE" semble se confirmer. Ce référendum ne signifie néanmoins pas une adhésion directe à l'UE : "les citoyens islandais devront se prononcer quant à une reprise des négociations avec l'UE", […]
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D'abord annoncée par Politico lundi 23 février, la possibilité que "l'Islande envisage de voter dès le mois d'août sur la reprise des négociations d'adhésion à l'UE" semble se confirmer. Ce référendum ne signifie néanmoins pas une adhésion directe à l'UE : "les citoyens islandais devront se prononcer quant à une reprise des négociations avec l'UE", explique La Libre.
Toujours selon le média belge, le gouvernement islandais avait clairement déjà "indiqué qu'il souhaitait organiser un tel scrutin d'ici 2027". Mais lors d'une visite en Pologne le 25 février, la Première ministre Kristrún Frostadóttir a annoncé la tenue d'"un référendum dans les mois à venir" [France 24].
"Les développements dans les affaires mondiales nous montrent que nous devons rechercher ce qui est le [plus] adapté pour renforcer notre défense et notre sécurité", a déclaré la ministre des Affaires étrangères, Þorgerður Katrín Gunnarsdóttir, au micro de la radio islandaise RUV.
Comme le souligne Bloomberg, "les changements géopolitiques ont poussé l'Islande à coopérer plus étroitement avec ses pairs européens". Selon Politico, les discours américains ces derniers mois semblent avoir augmenté le niveau d'alerte des Islandais. Parmi ces déclarations, "une blague de Billy Long, candidat de [Donald Trump] au poste d'ambassadeur en Islande", qu'il présentait comme un potentiel "52e État américain".
Le mois dernier, durant le Forum économique mondial de Davos, l'Islande avait été mentionnée quatre fois par Donald Trump dans son discours "alors que le président américain parlait du Groenland […] ce qui [a dû] être déstabilisant pour un petit pays", a confié un représentant européen à Politico.
"Aussi, l'Islande n'a pas d'armée et dépend de son adhésion à l'Otan et d'un accord de défense bilatéral de 1951 avec les États-Unis pour sa sécurité", rappelle L'Express. "Une adhésion à l'Union européenne pourrait ainsi lui apporter davantage de gages de sécurité face aux velléités expansionnistes de Donald Trump", poursuit l'hebdomadaire.
L'Islande avait déjà entamé ce processus d'adhésion en 2009, "après avoir été durement touchée par la crise financière de 2008. Les négociations officielles en vue de l'adhésion ont débuté en 2010", rappelle la Deutsche Welle. "Mais en 2013, un gouvernement de centre-droit nouvellement élu a suspendu les pourparlers et, en 2015, Reykjavík a demandé à retirer sa candidature", complète la chaîne internationale allemande. Cette décision avait alors suscité des protestations car elle s'était faite sans consultation citoyenne.
Rejoindre l'Union européenne est néanmoins un chemin fastidieux, comme le note The Guardian. La proposition de référendum, "qui devrait être rédigée au début du printemps selon les médias locaux", "doit d'abord être approuvée par le Parlement, après quoi un délai de neuf mois est prévu pour organiser le vote proprement dit".
De plus, pour adhérer effectivement à l'UE, "l'Islande devrait également organiser un autre référendum afin de déterminer s'il convient de poursuivre le processus après la conclusion des négociations", note Politico.
Selon un sondage de l'institut Gallup réalisé en 2025, "44 % des Islandais interrogés se disent favorables à une adhésion de leur pays à l'UE, tandis que 36 % y sont opposés".
"Si les Islandais votaient pour le 'oui', l'adhésion à l'UE pourrait alors être effective rapidement", estime L'Express. En effet, comme le rappelle Reuters, l'Islande "fait déjà partie du marché unique de l'UE, de l'espace Schengen et de l'Association européenne de libre-échange".
De plus, avant de quitter la table des négociations en 2015, l'Islande avait clôturé 11 des 33 chapitres de négociation. "Le Monténégro, pays candidat à l'adhésion à l'UE le plus avancé, n'a franchi cette étape que ces derniers mois" [Politico].
Le principal point de blocage : la pêche, "industrie clé en Islande et enjeu majeur lors des dernières négociations" [Politico]. Le Royaume-Uni s'opposait notamment à "la quantité de maquereaux pêchée par les navires islandais". Le Brexit pourrait faciliter les discussions aujourd'hui.
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25.02.2026 à 13:54
Manon Mazuir

"De tous les records que Donald Trump prétend battre, on peut lui en reconnaître un : celui du discours sur l'état de l’Union le plus long de l'histoire télévisée, soit une heure quarante-sept minutes", ironise Le Monde. "Un an après son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump a défendu mardi [24 février] son action et ses […]
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"De tous les records que Donald Trump prétend battre, on peut lui en reconnaître un : celui du discours sur l'état de l’Union le plus long de l'histoire télévisée, soit une heure quarante-sept minutes", ironise Le Monde. "Un an après son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump a défendu mardi [24 février] son action et ses priorités lors de son discours sur l'état de l'Union devant le Congrès" [20 Minutes].
Le président des États-Unis "a célébré […] son bilan sans faire d'annonces majeures ni esquisser le moindre changement de cap", observe la RTBF, citant Donald Trump : "'ceci est l'âge d'or de l'Amérique'", a clamé le président républicain, reprenant l'un de ses slogans préférés".
"Fidèle à lui-même, Donald Trump s’est livré à une séance d’autosatisfaction", résume Ouest France. Ses premiers mots ont donné le ton : "notre nation est de retour, plus grande, meilleure, plus riche et plus forte que jamais […]. Ce soir, après seulement un an, je peux dire avec dignité et fierté que nous avons redressé la situation pour les générations à venir", relaie Le Huffington Post.
À commencer par le volet économique. Fraîchement "bousculé par la Cour suprême" [Ouest-France], "le président a jugé 'très regrettable' [sa] décision invalidant une vaste partie de ses droits de douane, devant trois des magistrats ayant [décidé] cette [mesure]" [Le Figaro]. Le Point note d'ailleurs qu'"en signant précipitamment son nouveau décret présidentiel à la suite de la décision de la Cour suprême d’invalider une partie de ses [droits de douane]", le président américain a "violé l'accord commercial de Turnberry avec l'Europe". "L'Union européenne attend [donc] que Donald Trump revoie sa copie".
"Le président des États-Unis a décrit une économie en forte amélioration. 'L’inflation chute, les revenus augmentent vite, l’économie est florissante comme elle ne l’a jamais été', a-t-il assuré", rapporte 20 Minutes. "À l’entendre, tout va pour le mieux", s'amuse Le Huffington Post. Il a notamment "affirmé que les prix de l’essence et des produits alimentaires étaient en baisse, que les salaires progressaient et que ses baisses d’impôts contribuaient directement à soutenir les travailleurs" [20 Minutes].
Sur l'immigration, le 47e président des États-Unis "a profité de son discours pour vanter son succès dans la sécurisation de la frontière sud et l'expulsion des 'criminels étrangers en situation irrégulière', mais il a évité de mentionner sa campagne d'expulsions massives, vaste et agressive, qui a suscité de vives réactions" [Politico]. Le Monde relève par ailleurs que "le milliardaire n’a fait aucune mention des opérations du département de la sécurité intérieure à Minneapolis, ni de la mort de deux civils, abattus par des agents fédéraux. Un moment de bascule, pourtant, dans ce mandat".
"L’un des moments les plus tendus s’est produit lorsque Trump a exhorté les législateurs à se lever s’ils étaient d’accord pour dire que le premier devoir du gouvernement [était] de protéger les citoyens américains plutôt que les 'immigrants illégaux'", relate El Mundo.
"Balloté par des vents contraires, contesté sur ses politiques économiques et migratoires, Donald Trump aurait pu profiter de cette tribune pour redresser la barre et offrir aux Américains une tonalité différente de ses habituelles autocongratulations. Que nenni", constate Libération. "En mauvaise position dans les sondages, à neuf mois des élections de mi-mandat [en novembre], Donald Trump a essayé […] de reprendre la main sur deux sujets sur lesquels il a récemment perdu du terrain : l’économie et l’immigration”, note Courrier international citant le New York Times.
Car l’enjeu est majeur. "Au plus bas dans les sondages, M. Trump craint que son parti républicain ne perde le contrôle du Congrès lors [de ce scrutin], ce qui paralyserait le reste de son second mandat et l'exposerait à une éventuelle troisième procédure de destitution", analyse Euronews.
"Selon une étude publiée dimanche 22 février, 60 % des Américains désapprouvent l’action de Donald Trump", contextualise Le Monde. "C’est encore pire en matière de lutte contre l’inflation (65 %), sur les droits de douane (64 %) et les relations avec les pays étrangers (62 %)", pointe le journal du soir.
"La partie consacrée à la politique étrangère n’a été abordée qu’au bout de soixante-quinze minutes. Pas un mot [sur] l’Europe, une mention formelle de la guerre en Ukraine, rien sur la Chine, un oubli étonnant", observe Le Monde.
Donald Trump a surtout "évoqué la question iranienne, brandissant la menace d’une attaque de Téhéran sur le sol américain" [Ouest France]. "L’Iran a 'déjà développé des missiles qui peuvent menacer l’Europe et nos bases' militaires et 'travaille à bâtir des missiles qui pourront atteindre bientôt les États-Unis', a-t-il déclaré, soulignant que les États-Unis, de manière préventive, ont massé une imposante armada militaire dans la région du Golfe", complète le quotidien régional. Il a toutefois annoncé qu'il préférait "résoudre ce problème par la diplomatie" [Euronews].
Le mot de la fin revient au journal britannique The Guardian, selon qui "[Donald] Trump a perdu la capacité à divertir. Malheureusement, il n'a pas perdu sa capacité à offenser".
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24.02.2026 à 12:39
Léa Deseille

"Nous ne céderons pas tant que la paix ne sera pas rétablie", a lancé Ursula von der Leyen à son arrivée à Kiev, mardi 24 février [Le Parisien]. Accompagnée du président du Conseil européen, António Costa, la cheffe de la Commission européenne s'est rendue dans la capitale ukrainienne "pour marquer le quatrième anniversaire du conflit […]
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"Nous ne céderons pas tant que la paix ne sera pas rétablie", a lancé Ursula von der Leyen à son arrivée à Kiev, mardi 24 février [Le Parisien]. Accompagnée du président du Conseil européen, António Costa, la cheffe de la Commission européenne s'est rendue dans la capitale ukrainienne "pour marquer le quatrième anniversaire du conflit le plus sanglant d'Europe depuis 1945".
"Dans une vidéo publiée sur X, on peut voir Ursula von der Leyen accueillie par le ministre des Affaires étrangères, Andriy Sybiha, à son arrivée en train", relate The Kyiv Post. Il s'agit de son dixième voyage à Kiev depuis le début de la guerre.
"Pour réaffirmer le soutien indéfectible de l’Europe à l’Ukraine, financièrement, militairement tout au long de ce rude hiver. Pour souligner notre engagement constant envers le juste combat de l’Ukraine", a écrit la présidente de la Commission européenne, qui ajoute que "l’UE ne relâchera pas ses efforts tant que la paix n’aura pas été rétablie aux conditions de l’Ukraine" [Euronews].
Les deux présidents vont "participer à une 'cérémonie de commémoration' et se rendre sur le site d’une installation énergétique ukrainienne endommagée par les frappes russes", indique La Croix. Ils rencontreront Volodymyr Zelensky et participeront en visioconférence "à une réunion de la Coalition des volontaires", qui rassemble les alliés de Kiev [Libération].
Malgré les tentatives de cessez-le-feu, les frappes sanglantes de la Russie se poursuivent. Moscou "a lancé dans la nuit de lundi à mardi une attaque contre l’Ukraine à l’aide d’un missile balistique Iskander-M et de 133 drones, annonce l’armée de l’air ukrainienne" [Le Monde]. "L’armée russe – qui occupe 20 % du territoire ukrainien –, bombarde quotidiennement des zones civiles et des infrastructures, ce qui a récemment provoqué, en plein milieu d’un hiver particulièrement glacial, la pire crise énergétique dans le pays depuis le début de l’invasion, le 24 février 2022" [Libération].
Toutefois, les Ukrainiens ne baissent pas les bras. "Poutine n’a pas atteint ses objectifs. Il n’a pas brisé les Ukrainiens. Il n’a pas gagné cette guerre", a déclaré Volodymyr Zelensky dans un message vidéo ce matin, relayé par Sud Ouest. "Nous avons préservé l’Ukraine et nous ferons tout pour parvenir à la paix, et pour que justice soit faite. Nous voulons la paix, une paix forte, digne et durable", a-t-il ajouté.
Et pour ce faire, l'Ukraine a besoin de ses alliés. Or les deux présidents apportent à Kiev "des paroles chaleureuses, des embrassades, des encouragements. Mais pas ce qu'ils avaient promis", tacle Die Zeit. En effet, les Européens n'ont pas encore réussi à valider un prêt de 90 milliards d'euros pour l'Ukraine ni un 20e paquet de sanctions contre la Russie.
"L'absence d'accord sur de nouvelles sanctions contre la Russie, en raison d'un veto hongrois, est un 'revers', à la veille du quatrième anniversaire de l'invasion russe de l'Ukraine, a déploré lundi la cheffe de la diplomatie de l'UE Kaja Kallas", citée par Le Figaro. "Une fois de plus, [l'UE] montre à quel point elle est vulnérable au chantage", abonde Die Zeit. Et l'Ukraine craint l'abandon d'une Europe "paralysée".
D'autant plus que Volodymyr Zelensky n'est plus certain du soutien des États-Unis. Le président ukrainien a lancé "un appel à Donald Trump lundi, déclarant […] qu'il souhaitait que le président américain 'reste de notre côté'", souligne CNN. "Le président américain fait-il suffisamment pression sur Vladimir Poutine pour tenter de mettre fin à la guerre ? 'Non', a simplement répondu Volodymyr Zelensky à CNN" [La Croix]. "[Le président russe] veut nous occuper. Si nous lui donnons tout ce qu’il veut, nous allons tout perdre – tous autant que nous sommes, nous devrons fuir ou devenir Russes", a prévenu le président ukrainien.
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23.02.2026 à 12:36
Agathe Grinon

"Prêt à l'Ukraine : les ministres de l'UE se réunissent face au blocage de la Hongrie et de la Slovaquie", titre Euronews. Après avoir annoncé début février un nouveau train de sanctions contre la Russie, le 20e depuis le début de la guerre, l'Union européenne peine à le faire aboutir en raison de l'opposition hongroise. […]
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"Prêt à l'Ukraine : les ministres de l'UE se réunissent face au blocage de la Hongrie et de la Slovaquie", titre Euronews. Après avoir annoncé début février un nouveau train de sanctions contre la Russie, le 20e depuis le début de la guerre, l'Union européenne peine à le faire aboutir en raison de l'opposition hongroise.
Comme le rappelle France info, les mesures en préparation ciblent "le secteur bancaire et l'énergie […]. De nouvelles interdictions d'exportation et d'importation vers la Russie sont également proposées".
La Commission européenne veut aussi "activer son outil anticoercition, une première, pour interdire l’exportation de toute machine-outil à commande numérique ou de radios vers des pays où il existe un risque élevé que ces produits soient réexportés vers la Russie" [Ouest France].
Mais l'unanimité requise pour entériner ces mesures est suspendue à la décision hongroise. "Lors du Conseil des Affaires étrangères de demain, l'UE vise à adopter le 20e paquet de sanctions. La Hongrie le bloquera", a annoncé le chef de la diplomatie hongrois Péter Szijjártó, dimanche 22 février, sur son compte X. Le ministre met notamment en cause "l’arrêt des livraisons de pétrole russe à travers l’oléoduc Droujba" [Ouest France].
"Provisoirement exemptées" de l'embargo européen pour "laisser le temps aux pays d’Europe centrale de trouver de nouvelles solutions" [Le Soir], les livraisons de pétrole russe via ce pipeline ont été suspendues "depuis fin janvier en raison des frappes russes sur l'infrastructure énergétique de l'Ukraine", note The Kyiv Independent.
Or le chef de la diplomatie hongroise accuse directement l'Ukraine de ce blocage. Sur X, il affirme que "tant que l’Ukraine ne reprendra pas le transit pétrolier vers la Hongrie et la Slovaquie via l’oléoduc Droujba, nous ne laisserons pas progresser des décisions importantes pour Kiev". "Citant des rapports des services secrets", le Premier ministre slovaque Robert Fico avait de son côté affirmé mercredi que les travaux de réparation de l'oléoduc étaient achevés [Le Monde].
De son côté, l'Ukraine a condamné les "ultimatums et le chantage" des gouvernements hongrois et slovaque, rapporte Politico. Kiev a affirmé faire tout son possible pour réparer au plus vite les voies de passage du pétrole russe et a "proposé d'aider à restaurer les flux vers la Slovaquie et la Hongrie via des itinéraires alternatifs". Afin de faire face à ces différends, "la Commission européenne a convoqué une réunion d’urgence du Groupe de coordination pétrolière [un groupe consultatif qui réunit des représentants des États membres] pour mercredi".
La semaine dernière, Budapest avait déjà suspendu "les livraisons de diesel à l'Ukraine" [Euronews], avant de menacer "d’empêcher un prêt européen de 90 milliards d’euros vital", souligne Le Monde. Ce dernier doit permettre à Kiev de financer son effort de guerre face à la Russie au cours des deux prochaines années. Enfin, "la Slovaquie cesse ses exportations d'électricité et de diesel" à destination de l'Ukraine, titre aujourd'hui Euronews.
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20.02.2026 à 12:42
Léa Deseille

“Le privilège de la naissance a volé en éclats un jour de février comme les autres”, déclare La Stampa. Jeudi 19 février, l'ex-prince Andrew a été interpellé vers 8 heures dans sa résidence de Sandringham, à l'est du pays. “L'interpellation est survenue le jour de son 66e anniversaire, selon la police britannique, qui enquête sur […]
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“Le privilège de la naissance a volé en éclats un jour de février comme les autres”, déclare La Stampa. Jeudi 19 février, l'ex-prince Andrew a été interpellé vers 8 heures dans sa résidence de Sandringham, à l'est du pays. “L'interpellation est survenue le jour de son 66e anniversaire, selon la police britannique, qui enquête sur des soupçons de ‘faute dans l’exercice de fonctions officielles’”, note 20 Minutes. “Andrew est accusé d'avoir transmis des documents confidentiels à [Jeffrey] Epstein, décédé en 2019, dans le cadre de ses fonctions antérieures de représentant commercial”, explique Die Zeit. Il a été "dénoncé à la police par le groupe antimonarchiste Republic suite à la publication fin janvier de plus de 3 millions de pages de documents relatifs à Jeffrey Epstein" [France 24].
L'ex-prince a finalement été libéré dans la soirée en attendant les suites de l’enquête. “Il est revenu à bord d'un Range Rover, à vive allure, rendant difficile la prise de clichés par les photographes”, relate The Times. Malgré tout, des clichés de l’ancien prince ont été capturés. “La photo d'Andrew, traumatisé et hanté [par les événements], fera partie des souvenirs liés à son arrestation”, titre la BBC. “Le spectacle n'est guère réjouissant. Après sa libération, Andrew est affalé sur la banquette arrière d'une voiture, les doigts joints en pyramide, comme pour prier ou se protéger”, poursuit le média public britannique.
“L'arrestation d’Andrew […] a été une vraie surprise pour les Britanniques”, estime Le Temps. “Dans les rues de Londres, beaucoup ont accueilli jeudi la nouvelle de l’arrestation avec joie”, assure Le Quotidien.
Cet événement marque surtout la fin d'une certaine injustice outre-Manche. “C'est la fin. Celle de l’impunité absolue. Du sentiment d’avoir le droit à tout. Le droit à une fortune considérable et à des titres ouvrant les portes du monde, simplement par le hasard d’une naissance”, analyse Libération. “Aujourd'hui, Andrew n’est plus rien. Si ce n'est un justiciable ordinaire”, poursuit le journal. En détention "ses empreintes digitales ont été relevées et ses droits lus comme à tout autre suspect”, écrit The Times.
“Andrew a aussi été accusé par l'Américaine Virginia Giuffre d'agressions sexuelles remontant à l'époque où elle avait 17 ans – des accusations qu’il a toujours démenties dans le passé’”, rappelle Le Quotidien. ”Les proches de Virginia Giuffre ont affirmé être 'réconfortés de savoir que personne n’est au-dessus des lois, pas même la royauté'”, rapporte 20 Minutes. “'Il n'a jamais été un prince', a commenté la famille de la jeune femme en apprenant l’arrestation d’Andrew, anciennement prince Andrew, le ‘fils préféré’ de la reine Elizabeth II” [Libération].
“Les menottes, le jour de son 66e anniversaire, ont immédiatement provoqué la convocation d'une réunion d'urgence par le roi à Buckingham Palace”, relaie La Stampa. L'arrestation “fut suivie d'une prise de position sans précédent de son frère, le roi Charles. 'Je tiens à le dire clairement : la justice doit suivre son cours', affirmait le roi dans un communiqué sans équivoque, ne laissant aucune échappatoire ni clause royale” [BBC]. “Le prince héritier William et son épouse Kate, sont eux restés discrets, faisant simplement savoir qu'ils 'soutenaient' la position du roi”, écrit Le Quotidien.
“Andrew Mountbatten-Windsor fait depuis des années l'objet d'une attention particulière en raison de son amitié avec Jeffrey Epstein, une relation qui lui a coûté son rôle au sein de la famille royale, ses titres et sa résidence”, rappelle France 24.
Pour les spécialistes, cette énième révélation sur l'ex-prince Andrew "constitue un défi pour la monarchie britannique" [20 minutes]. “L'historienne Anna Whitelock estime qu'elle 'met à l’épreuve sa transparence et ses responsabilités', tandis que l'expert Ed Owens considère Andrew comme 'une bombe non explosée', dont les conséquences continuent de peser sur le règne de Charles III”, conclut le média.
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