08.07.2026 à 12:05
Léa Deseille

"La France se réveille ce mercredi [8 juillet] les yeux encore embrumés", écrit la BBC. "Beaucoup étant encore incrédules face au tumulte politique déclenché la veille par la figure de proue de la droite nationaliste, Marine Le Pen", poursuit la radio britannique. "Condamnée mardi en appel dans l'affaire des assistants parlementaires européens du Front national, […]
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"La France se réveille ce mercredi [8 juillet] les yeux encore embrumés", écrit la BBC. "Beaucoup étant encore incrédules face au tumulte politique déclenché la veille par la figure de proue de la droite nationaliste, Marine Le Pen", poursuit la radio britannique. "Condamnée mardi en appel dans l'affaire des assistants parlementaires européens du Front national, la cheffe de file du Rassemblement national a annoncé dans la soirée sur TF1 sa candidature à l'élection présidentielle de 2027", note La Libre.
"Oui, je suis candidate à l’élection présidentielle de 2027 et je ne me retirerai pas", a affirmé fermement Marine Le Pen [Yle]. "J’ai les mains propres", a-t-elle également soutenu, malgré la confirmation de sa culpabilité par la cour d'appel de Paris. Les juges ont notamment estimé que les faits étaient "graves" parce que des fonds publics ont été utilisés pour rémunérer "des personnes travaillant en réalité pour le Front national" [Le Monde]. Ils retiennent aussi que ces détournements étaient destinés à "pallier les difficultés financières" du parti, devenu Rassemblement national en 2018.
La cour a ainsi condamné l'ex-cheffe de file du Front national à "trois ans de prison – dont deux avec sursis et un an sous surveillance électronique (mais comme un recours est en cours elle n'aura pas à le porter) –, à une amende de 100 000 € et à une peine d'inéligibilité de 45 mois, dont 30 avec sursis" [La Stampa]. Un "verdict complexe qui rouvre la porte de l'Élysée à Marine Le Pen tout en la refermant", estime le quotidien italien.
Marine Le Pen n'est pas la seule condamnée en appel. "Dix autres cadres du FN puis du RN, pour certains toujours élus, ont aussi reçu leur condamnation", résume Le Nouvel Obs, qui cite notamment le maire de Perpignan Louis Aliot, le député Julien Odoul, les eurodéputés Nicolas Bay et Catherine Griset, ou encore des figures historiques du parti comme Bruno Gollnisch ou Wallerand de Saint-Just.
"Mais les peines sont plus clémentes qu'en première instance", en mars 2025. "Les trois magistrates qui ont présidé le procès ont rendu un verdict permettant à Marine Le Pen de se présenter à l'élection présidentielle du printemps prochain", considère Die Zeit. L'inéligibilité prononcée par le tribunal en mars 2025 a ainsi été "réduite à 15 mois – qu'elle a déjà purgés – les 30 mois restants étant assortis d'un sursis", poursuit The Guardian.
Marine le Pen "a annoncé qu'elle allait [former un pourvoi] devant la plus haute juridiction française, la Cour de cassation", précise le quotidien britannique. Une démarche qui ne permettrait pas de rejuger les faits, mais de contrôler la bonne application du droit. En outre, cette décision "suspendrait de fait" l'exécution de la peine et "instaurerait une période pendant laquelle [Marine Le Pen] ne serait pas équipée d'un bracelet électronique". "Ces dernières semaines, elle [avait] exclu à plusieurs reprises de faire campagne" si elle portait un tel dispositif, rappelle Die Zeit.
Hier, la cour d'appel a également déclaré avoir pris en compte "la liberté de choix de l'électeur, condition préalable à l'expression du suffrage démocratique", ajoute The Irish Independent.
"Nombreux étaient ceux qui prédisaient la fin de sa carrière politique", estime la BBC. Mais "le nom de famille réapparaît dans la course à l'Élysée, comme cela a toujours été le cas en France (à la seule exception de 1981) depuis 1974, année où le patriarche Jean-Marie Le Pen avait obtenu un score peu flatteur de 0,75 % au premier tour", pointe Corriere della Sera.
Dans son intervention hier soir, Marine Le Pen "a également promis de nommer Jordan Bardella Premier ministre si elle était élue première femme présidente de la France" [Yle]. "Nous proposons aux Français un duo, président et premier ministre, et ce duo est solide et animé de convictions très fortes", a-t-elle affirmé [Politico]. Selon un sondage Ifop-Fiducial de juin cité par La Stampa, "Jordan Bardella est crédité de 35 à 37 % des voix au premier tour, devançant Marine Le Pen elle-même, qui recueille 32 % des intentions de vote".
Et "cela inquiète les alliés européens", juge la BBC. "Marine Le Pen et son protégé de 30 ans, Jordan Bardella […] sont tous deux eurosceptiques et loin d'être favorables à l'Otan, au financement militaire de l'Ukraine ou à une augmentation significative des dépenses militaires comme l'a promis Macron".
"L'avenir politique de la France a des répercussions bien au-delà de ses frontières et les sondages indiquent que, malgré les obstacles, Marine Le Pen a de bonnes chances de devenir présidente. Même si sa victoire est loin d'être acquise", assure le média britannique. "Ce qui reste incertain, c'est si Le Pen peut réussir là où elle a échoué à trois reprises, surtout avec le fardeau supplémentaire d'une nouvelle bataille juridique et d'une possible condamnation pénale définitive", nuance Politico.
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07.07.2026 à 12:24
Amélie Philotas

"À Ankara, nous allons montrer au monde entier que nous tenons les engagements financiers que nous avons pris à La Haye [aux Pays-Bas] en 2025" [Le Monde]. C'est en ces termes que le secrétaire général de l'organisation, Mark Rutte, a présenté, lors de sa visite à Washington en juin, l'objectif central du sommet organisé pendant […]
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"À Ankara, nous allons montrer au monde entier que nous tenons les engagements financiers que nous avons pris à La Haye [aux Pays-Bas] en 2025" [Le Monde]. C'est en ces termes que le secrétaire général de l'organisation, Mark Rutte, a présenté, lors de sa visite à Washington en juin, l'objectif central du sommet organisé pendant deux jours dans la capitale turque.
De son côté, le président ukrainien Volodymyr Zelensky, également présent, entend "rappeler à ses alliés à quel point il a besoin de défenses aériennes [et que la Russie constitue une réelle menace]" [RFI]. Une demande d'autant plus pressante que Moscou a lancé, le week-end dernier, une attaque massive contre l'Ukraine.
Le sommet s'annonce aussi marqué par l'incertitude américaine, et par la volonté des alliés d'afficher leur unité. Il constitue, selon le ministre turc de la Défense, "un tournant important qui démontrera la détermination de l'Otan à s'adapter à l'évolution de l'environnement sécuritaire et façonnera son orientation stratégique future" [TRT].
Ce mardi, Volodymyr Zelensky est arrivé à Ankara avec l'espoir que ce sommet "ne sera pas vain", relèvent Les Echos. Sa visite intervient alors que l'Ukraine affirme sa volonté de répondre avec fermeté aux frappes russes. "Au lendemain de bombardements russes particulièrement intenses […] l'Ukraine a lancé une nouvelle vaste attaque aérienne dans la nuit de lundi à mardi" , rappellent Les Echos.
Le sommet doit permettre d'annoncer de nouvelles aides à Kiev. "L'Otan doit s'assurer que l'Ukraine reçoit ce dont elle a besoin, a estimé le secrétaire général de l'Alliance atlantique à la veille de son sommet à Ankara" [BFM TV]. À l'issue de ce rendez-vous, le président ukrainien devrait "repartir avec un nouvel engagement financier de 70 milliards d’euros pour cette année, et 70 milliards d’euros supplémentaires pour 2027, comme le prévoit la déclaration d’une page du sommet", indique Euractiv.
Par ailleurs, si cette même déclaration "ne fera une nouvelle fois aucune référence au 'parcours irréversible' de l’Ukraine vers l’adhésion - une formulation qui ne figurait que dans la déclaration de Washington signée sous l’administration Biden -, Kiev pourrait obtenir une autre reconnaissance significative dans le texte officiel", poursuit le média. L'Ukraine "serait [alors] reconnue non seulement comme bénéficiaire de la sécurité de l’Otan, mais aussi comme 'contributeur'".
Outre le dossier ukrainien, "ce millésime 2026 devrait s’articuler autour de deux thèmes phares : l’achat d’armement et le désengagement américain dans la défense européenne", résume Libération.
"Les dirigeants européens de l’Alliance atlantique veulent démontrer qu’ils peuvent augmenter leurs capacités de défense pour parer à toute attaque". Car, "si des efforts sont désormais engagés, les Européens peinent toujours à les mener de concert" [Le Monde] et "craignent de ne plus pouvoir compter sur le parapluie américain en cas d’attaque de la Russie" [Le Dauphiné Libéré].
"L’an dernier, Donald Trump, qui réclame comme ses prédécesseurs un réel 'partage du fardeau', avait fait planer la menace d’un départ immédiat des quelque 100 000 soldats américains présents sur le Vieux Continent, ce qui aurait laissé les 450 millions d’Européens sous-équipés et désorganisés face à une Russie de plus en plus belliqueuse", rappelle Libération. "Il y a tout juste un an, à La Haye, les membres de l’Alliance atlantique décidaient de la plus importante augmentation de leurs dépenses militaires depuis des décennies", rappelle Contexte. Sous pression, "les membres de l'Alliance se sont engagés [en un an] à dépenser près de 120 milliards de dollars", note L'Express.
La veille du sommet, lors d'une conférence de presse dans la capitale turque, Mark Rutte a promis "de nouveaux contrats de plusieurs dizaines de milliards de dollars qui permettront de [se] doter des équipements essentiels à la dissuasion et à la défense" [BFM TV].
"Tous les dirigeants, dont Donald Trump, devraient réaffirmer leur 'engagement inébranlable' en faveur de la défense collective au titre de l'article 5 du traité de l'Atlantique Nord", indiquent Les Echos, qui ont consulté le projet de déclaration finale approuvé vendredi par les 32 ambassadeurs auprès de l'Otan. "Les Européens, sous pression américaine, vont détailler leurs investissements massifs dans la défense", précise le quotidien économique.
Les armées européennes restent confrontées à plusieurs lacunes : munitions, défense aérienne, frappes de longue portée et logistique. Dans cette perspective, l'Ukraine apparaît comme un partenaire industriel prometteur pour accélérer le réarmement européen, en particulier dans les drones et les missiles.
Ankara entend aussi tirer parti de ce sommet. "Trop content d'être au centre du jeu, le président Erdogan va mettre les petits plats dans les grands avec un somptueux dîner prévu le 7 juillet au soir, à l'issue d'une journée consacrée à l'industrie de défense, au cours de laquelle un grand nombre de contrats, joint-ventures ou investissements devraient être dévoilés et plaire au président Trump" [Les Echos].
"La déclaration commune devrait être publiée dès mercredi matin, marquant la fin d’un sommet espéré aussi court que possible pour éviter un nouveau coup de canif de Donald Trump dans le dos de la plus grande alliance défensive de l’histoire", conclut Libération.
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06.07.2026 à 12:01
Florian Chaaban

"Les Albanais dans les rues rêvent toujours d’Europe et de changement", titre Courrier international. "Le pays des Balkans vit depuis des semaines au rythme des manifestations qui réclament la démission du gouvernement, coupable d'avoir permis la construction d'un complexe touristique de luxe [au coût estimé à 4,6 milliards de dollars] dans une lagune protégée". Ce projet, "lié à […]
L’article Albanie : le Premier ministre Edi Rama à l'épreuve de la "révolution des flamants roses" est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

"Les Albanais dans les rues rêvent toujours d’Europe et de changement", titre Courrier international. "Le pays des Balkans vit depuis des semaines au rythme des manifestations qui réclament la démission du gouvernement, coupable d'avoir permis la construction d'un complexe touristique de luxe [au coût estimé à 4,6 milliards de dollars] dans une lagune protégée".
Ce projet, "lié à la fille du président américain, Ivanka Trump, et son mari, Jared Kushner" [RTBF] doit voir le jour dans une réserve naturelle de Zvernec, sur la côte sud-ouest du pays.
"Jusqu'ici, la mobilisation – qui s'est baptisée 'révolution des flamants roses', en référence aux espèces d'oiseaux menacées par les projets immobiliers du gendre et de la fille de Donald Trump – avait tenu à garder un message pacifique : chaque soir à 18 heures, les rassemblements réunissaient plusieurs milliers de personnes sous les fenêtres des bureaux du Premier ministre [Edi Rama]" [Le Monde]. "Mais face à un dirigeant qui les accuse régulièrement d'être 'manipulés par l'étranger', et refuse d'écouter leurs appels à cesser la bétonisation frénétique et opaque de la côte albanaise, les manifestants ont décidé, fin juin, de durcir leurs revendications", constate le journal du soir.
Le 4 juillet, "des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées à Tirana, capitale de l'Albanie, lors de la plus grande manifestation en date du mouvement de protestation", observe Nice-Matin. Il s'agit de la "35e manifestation quotidienne" dans un pays en proie aux tensions.
"L'opposition au projet [de complexe touristique] est devenue le point de ralliement de la colère suscitée par ce qui est considéré par les manifestants comme de la corruption, ces derniers réclamant la démission du Premier ministre Edi Rama en raison de son manque de transparence" [HuffPost]. "'La démission d'Edi Rama est désormais la seule solution : c'est un autocrate avec qui le dialogue est impossible', affirme Sidorela Vatnikaj, une militante féministe et anticorruption de 27 ans, devenue une des principales figures de ce mouvement sans véritable leader et politiquement très disparate", citée par Le Monde.
"Au pouvoir sans discontinuer depuis 2013 dans ce pays de 2,8 millions d'habitants, le social-démocrate Edi Rama [qui fêtait ses 62 ans ce samedi] n'a jamais été confronté à un tel mouvement", poursuit le média. Le 2 juillet, "quinze agents ont été blessés et 25 manifestants arrêtés, selon la police", note la RTBF.
La 'révolution des flamants roses' n'a pas échappé à Bruxelles, et "elle pourrait avoir des conséquences pour les ambitions de Tirana, qui se verrait bien intégrer l'UE" [HuffPost]. "La députée européenne néerlandaise, Tineke Strik, à la tête d'une commission d'enquête du Parlement européen sur le pays balkanique, a jugé que les dirigeants albanais 'jouent avec le feu' avec le projet immobilier lié aux Trump".
Edi Rama a déjà indiqué que l'Albanie restait "pleinement engagée dans le processus d'intégration à l'Union européenne, en respectant scrupuleusement les normes et les obligations découlant des négociations, en particulier celles du chapitre 27 consacré à l'environnement", écrit la radio-télévision albanaise RTSH. Celui qui "répète inlassablement qu''il n'existe pas encore de projet' affirmant que les études environnementales préalables n'ont toujours pas été réalisées, […] tient à soigner son image de leader pro-européen" [Le Monde].
Sous la mandature d'Edi Rama, "beaucoup de choses ont changé en Albanie", tempère la BBC. "Le paysage urbain de la capitale, Tirana, s'est transformé, avec une multitude de tours conçues pour la plupart par des architectes internationaux. Parallèlement, le secteur du tourisme a connu un essor fulgurant, transformant l'image internationale du pays et représentant désormais plus d'un cinquième du PIB".
Mais ce qui est peut-être le plus impressionnant, estime la radio britannique, "c'est que l'Albanie a réalisé des progrès significatifs sur la voie de son adhésion à l'UE. Partie de zéro en 2022, elle est en bonne voie pour conclure les négociations d'ici la fin de l'année prochaine. Parmi les six pays des Balkans occidentaux, seul le Monténégro est plus avancé".
Depuis le début des manifestations, Edi Rama accuse régulièrement et "sans preuve, les manifestants d'être manipulés [selon lui] par la Russie ou l'Iran" [Le Monde]. Le Premier ministre considère "qu'une grande partie des critiques formulées depuis l'étranger concernant les impacts environnementaux dans son pays ont moins à voir avec l'Albanie elle-même qu'avec une personne en particulier : le président américain Donald Trump", explique la Deutsche Welle.
"Le fait que le gendre du président américain souhaite investir en Albanie semble déranger beaucoup de monde, note-t-il, et il estime que l'Albanie est devenue une tribune permettant aux forces anti-Trump d'exprimer leurs opinions", complète le média. "Se revendiquant farouchement pro-américain, comme la plupart des Albanais" [Le Monde], Edi Rama se retrouve néanmoins dans une position inconfortable, dont il pourrait avoir du mal à s'extraire.
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03.07.2026 à 12:05
Léa Deseille

"La saison des incendies commence violemment", titre Reporterre. "Des parties de l’Europe brûlent : France, Espagne, Grèce ou encore Portugal luttent contre de gros feux de forêts", écrit le média belge RTL info. "La réalité du réchauffement climatique se fait ressentir avec une intensité extrême en ce début d’été en France", s'alarme de son côté […]
L’article À peine l'été commencé, le sud de l'Europe déjà en proie à de violents feux de forêt est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

"La saison des incendies commence violemment", titre Reporterre. "Des parties de l’Europe brûlent : France, Espagne, Grèce ou encore Portugal luttent contre de gros feux de forêts", écrit le média belge RTL info. "La réalité du réchauffement climatique se fait ressentir avec une intensité extrême en ce début d’été en France", s'alarme de son côté Public Sénat.
"Depuis le début de la saison, 'près de 7 000 départs de feu' ont été recensés [en France], pour 'environ 8 700 hectares brûlés', a indiqué [le Premier ministre] Sébastien Lecornu, précisant que 2 000 sapeurs-pompiers sont mobilisés chaque jour" [HuffPost]. "De nombreux incendies frappent le sud [du pays] depuis [le 1er juillet], comme dans l’Aude, les Bouches-du-Rhône et les Pyrénées-Orientales", note Public Sénat.
"Le Premier ministre a également insisté sur le caractère précoce de ces feux. 'Il faut bien reconnaître que ces incendies arrivent pratiquement trois semaines en amont des périodes habituelles et qu’ils vont nous donner du fil à retordre', a déclaré [Sébastien Lecornu] depuis Marseille", rapporte le HuffPost.
"Près de 3 000 personnes ont dû être évacuées de plusieurs campings mais aussi d’entreprises et de plusieurs communes après qu’un incendie s’est déclaré à Sainte-Marie-la-Mer et s’est propagé jeudi à Canet-en-Roussillon, touchant le pôle nautique, ont indiqué jeudi les pompiers et le préfet des Pyrénées-Orientales" [Le Monde].
"Si la France est dépassée par l’ampleur d’un incendie, elle peut demander des moyens supplémentaires de sécurité civile à d’autres États-membres, des renforts qui seront financés à hauteur de 75% par l’Union européenne, dans le cadre du mécanisme européen de protection civile", explique Public Sénat. "Depuis mercredi, quelque 2 000 sapeurs-pompiers seraient mobilisés chaque jour, dont des dizaines venus en renfort d’autres pays européens : 66 soldats du feu roumains, 34 Grecs et 13 Italiens notamment, précise la Sécurité civile" [Reporterre].
"Si la France est fortement touchée par ces feux, les pays avoisinants ne sont pas en reste : dans le nord de la Grèce, près de Thessalonique, deux personnes ont perdu la vie ce jeudi dans un feu de forêt", relate RTL info. "La Grèce est en proie à des feux de forêts chaque été en raison de hautes températures, de canicules fréquentes et de la sécheresse qui frappe cette région", rappelle Sud Ouest.
"Des dizaines d’autres feux de forêt se sont déclarés ces derniers jours à travers [le pays] en raison de vents forts, mais ils ont été circonscrits à temps sans provoquer de victimes ni de graves dégâts, selon les autorités", ajoute le média régional.
"La situation est également très tendue, très critique en Espagne. Depuis le début du mois de juin, ce sont plus de 16 000 hectares qui sont déjà partis en fumée et ce, beaucoup plus tôt que d’habitude", alerte RTL info. "La situation nationale confirme que l'année 2026 a débuté par une forte pression sur les forêts. Au 21 juin, la superficie brûlée en Espagne atteignait 39 710 hectares , soit 125 % de plus qu'à la même période en 2025 et 16 % de plus que la moyenne de la dernière décennie", constate El Periódico.
"Le contexte européen est également préoccupant", prévient Euronews. "Dans l'ensemble de l'Union européenne, quelque 130 400 hectares, soit 16 % de plus que la normale à cette période, ont déjà brûlé".
"Le changement climatique n’est pas étranger à ces données spectaculaires", rappelle Reporterre, au sujet des feux de forêts français. Selon Mélanie Rochoux, spécialiste du sujet pour le Cerfacs, un centre européen de recherche scientifique, "'les rapports du Giec sont très clairs à ce propos […]. [Le réchauffement planétaire] augmente la fréquence et l’intensité des conditions propices aux feux de forêt'", conclut l'experte citée par le média.
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02.07.2026 à 13:06
Amélie Philotas

Après des attaques ukrainiennes visant les raffineries russes, Vladimir Poutine reconnaît "une certaine pénurie" de carburant, titre Le Monde. C'est "un aveu rare", commente Euronews. Alors que les signes de mécontentement se multiplient sur les réseaux sociaux en Russie, Kiev poursuit ses frappes contre les infrastructures militaires et énergétiques russes pour tenter d'affaiblir l'effort de […]
L’article Russie : les frappes ukrainiennes sur les raffineries provoquent une pénurie de carburant dans plusieurs régions est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

Après des attaques ukrainiennes visant les raffineries russes, Vladimir Poutine reconnaît "une certaine pénurie" de carburant, titre Le Monde. C'est "un aveu rare", commente Euronews.
Alors que les signes de mécontentement se multiplient sur les réseaux sociaux en Russie, Kiev poursuit ses frappes contre les infrastructures militaires et énergétiques russes pour tenter d'affaiblir l'effort de guerre de Moscou.
Selon les estimations citées par RFI, la crise touche désormais "95% [des raffineries] du pays", représentant pour la Russie "sa pire pénurie de carburant depuis 2009" [L'Indépendant]. Elle est "une conséquence directe des frappes [réalisées par des drones et missiles ukrainiens] sur les infrastructures énergétiques russes et en particulier ses raffineries", explique RFI.
À présent, "la crise est devenue tellement flagrante que Vladimir Poutine a dû la reconnaître, dimanche 28 juin, lors d’un entretien […] à la télévision d’État" [Le Monde]. Un aveu notable, alors que la Russie a tendance à minimiser les retombées causées par la guerre qu'elle mène contre l'Ukraine. Le Kremlin s'était gardé "de toute déclaration publique à ce sujet ces deux dernières semaines, période durant laquelle le manque de carburant était déjà criant".
Dans la capitale russe, les tensions d'approvisionnement se voient dans les files d'attente aux stations-service. "Au centre-ville [vendredi soir], toutes les stations-services sans exception étaient prises d’assaut par des véhicules, environ une dizaine à chaque fois", rapporte RFI. La situation semble toutefois plus difficile encore dans d'autres régions, notamment dans le sud du pays. Krasnodar, territoire agricole "en période de récoltes et donc de hausse saisonnière de demande de carburants, doit de surcroît faire face à la ruée des habitants de Crimée sortant de la péninsule pour s’y approvisionner".
"Sur les réseaux sociaux, les Russes se plaignent massivement de leurs difficultés à faire le plein, un paradoxe assez inouï étant donné que la Russie est le troisième producteur mondial de pétrole brut", relève Le Monde.
Face à des automobilistes au bord de la crise de nerfs, Vladimir Poutine tente de rassurer la population. Dimanche 28 juin, le président russe a énuméré les mesures à prendre tout en restant vague sur leur application : "nous relèverons sans aucun doute tous les défis auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui, y compris les attaques terroristes contre notre territoire et nos infrastructures", a-t-il déclaré lors d'une allocution [La Dépêche].
Cette crise intervient dans un contexte économique déjà morose. Une étude menée par l'institut Gallup révèle que "les Russes n'ont jamais été aussi pessimistes pour leur économie depuis 20 ans", titre BFM Business. Selon l'enquête, la confiance dans l'armée et le gouvernement est également en recul : la première est tombée à 66 % "contre 80% en 2022", la seconde "a chuté à 53%, contre 66% au cours de la même période".
Pour le président ukrainien Volodymyr Zelensky, ces difficultés rencontrées par Moscou représentent "une réponse parfaitement justifiée à tout ce que la Russie fait contre nous. La paix est nécessaire, et c’est exactement ce que la direction russe doit comprendre", a-t-il écrit mercredi sur X [Euronews].
Si ces frappes créent des difficultés intérieures en Russie, il ne s'agit pas pour la défense ukrainienne de baisser la garde. Selon Arthur Kenigsberg, président du think tank Euro Créative interrogé par France Info, "Vladimir Poutine n’est pas véritablement fragilisé par la situation sur le front. Il est surtout fragilisé par son incapacité à arrêter cette guerre en Ukraine".
Pour Kiev, l'enjeu est de maintenir la pression sur Moscou tout en continuant à obtenir un soutien militaire et diplomatique de ses alliés, notamment à l'approche du prochain sommet de l'Otan les 7 et 8 juillet à Ankara. D'autant que l'Ukraine reste sous la menace d'attaques russes. "La capitale ukrainienne a subi, jeudi 2 juillet au matin, des barrages de missiles et de drones russes qui ont détruit des étages entiers de bâtiments résidentiels et fait au moins 17 morts et 86 blessés, selon le dernier bilan des services de secours ukrainiens" [France Info].
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01.07.2026 à 12:47
Florian Chaaban

"'Plus d'un million' de demandes de régularisation ont été déposées en Espagne par des étrangers en situation irrégulière dans le cadre d'un plan massif du gouvernement socialiste lancé à la mi-avril et qui [s'est terminé mardi 30 juin], a annoncé le Premier ministre, Pedro Sánchez" [Le Monde]. "Un rapport de la police nationale estime même à […]
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"'Plus d'un million' de demandes de régularisation ont été déposées en Espagne par des étrangers en situation irrégulière dans le cadre d'un plan massif du gouvernement socialiste lancé à la mi-avril et qui [s'est terminé mardi 30 juin], a annoncé le Premier ministre, Pedro Sánchez" [Le Monde]. "Un rapport de la police nationale estime même à 1,3 million le nombre total de demandes", relaie la RTS.
"Le fait [qu'autant] de personnes aient sollicité la régularisation montre à quel point elle était nécessaire", a déclaré le dirigeant socialiste [Les Échos]. "Favorable à une politique d'accueil, son gouvernement de gauche fait figure d'exception sur la question migratoire au sein de l'Union européenne, à rebours du durcissement opéré par de nombreux pays" [Le Figaro].
"Cette campagne de régularisation trouve son origine dans une initiative citoyenne de 2024 soutenue par plus de 700 000 Espagnols, des centaines d'organisations humanitaires, des groupes d'entreprises et l'Église catholique", rappelle Politico. En avril dernier, le gouvernement "a approuvé un décret royal accordant aux candidats un peu plus de trois mois pour déposer leur demande afin de bénéficier de ce dispositif", qui permet d'accorder "des titres de séjour renouvelables à tous les demandeurs résidant en Espagne depuis [le 1er janvier] et n'ayant pas de casier judiciaire".
"Dans le cadre de ce plan de régularisation massif, les autorités ont trois mois pour traiter les demandes et délivrer – ou non – aux demandeurs un permis de séjour et de travail uniquement valable en Espagne" [Le Monde]. Selon plusieurs médias, les personnes originaires d'Amérique latine figurent parmi les principaux publics concernés.
En pleine tourmente en raison de "scandales de corruption et de trafic d'influence touchant son entourage proche et le parti socialiste (PSOE) qu'il dirige, Pedro Sánchez a fait de ce plan l'étendard de l'action de son gouvernement, à un an de la fin de la législature" [France 24]. Il défend une politique migratoire"légale, sûre et ordonnée".
Selon lui, l'immigration est "nécessaire" pour soutenir "les besoins de l'économie" espagnole, notamment dans les régions du pays vidées de leur population [Le Monde]. Le dirigeant de 54 ans estime aussi que "sans l'immigration, le PIB de l'Espagne serait inférieur de 19 % en 2050" [The Guardian]. Un argument économique auquel s'ajoute l'enjeu du vieillissement de la population.
Pedro Sánchez a toujours été un "fervent défenseur de la nécessité de l'immigration, à une époque où d'autres dirigeants européens ont adopté le discours de l'extrême droite pour tenter de convaincre les électeurs qu'ils prenaient eux aussi l'immigration au sérieux" [The Guardian].
Lors du dernier Conseil européen, il a tenté "de rassurer les chefs des États membres" [Les Échos], faisant valoir une immigration "fortement attachée à l'Espagne par la langue commune et des liens à la fois culturels et familiaux".
Cette proximité n'empêche pas le parti d'extrême droite Vox de dénoncer une "invasion étrangère", en réclamant une "priorité nationale", complète le quotidien. De son côté, "le Parti populaire espagnol [PP, grand parti de droite] a finalement 'pris ses distances' avec le texte promu par le gouvernement de Sánchez" après avoir "initialement annoncé son soutien à [l'initiative]", écrit Courrier international, qui cite la RTVE. Le PP se rapproche ainsi de la ligne défendue par l'extrême droite.
Le Premier ministre reproche à ces formations d'"alimenter la peur [et d']agiter des discours xénophobes qui ne résolvent aucun problème" [Le Monde]. "À l'occasion du dernier jour du plan de régularisation, le septième dans l'histoire moderne de l'Espagne, [il] a annoncé la création d'un 'plan d'intégration et de citoyenneté' doté de '500 millions d'euros la première année'".
La Cour suprême espagnole a évoqué "la possibilité de saisir la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) au sujet de la procédure de régularisation extraordinaire des immigrés menée en Espagne, au cas où celle-ci entrerait en conflit avec le droit communautaire" [RTVE].
Selon le quotidien national El País, la juridiction a demandé aux "exécutifs régionaux d'Aragon et de Valence [qui avaient déposé des recours concernant le dispositif mis en place, ndlr.] ainsi qu'au bureau de l'Avocat général de l'État s'ils estiment qu'il convient de saisir la CJUE d'une question préjudicielle afin qu'elle précise si la réglementation espagnole enfreint le Pacte de l'UE sur la migration et l'asile adopté en 2024" et entré en application le 12 juin 2026.
Une telle saisine ne signifierait pas que la CJUE tranche directement le recours contre le plan espagnol. Elle viserait d'abord à clarifier certains points de droit européen. Même si l'affaire était portée devant la juridiction siégeant à Luxembourg, "cela signifierait simplement que la Cour serait amenée à 'lever des doutes précis [autour de certaines dispositions du décret royal] avant de se prononcer sur le fond de l'affaire'", conclut la RTVE.
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