Dauphiné Libéré
Publié le 07.07.2026 à 20:17
C'est une journée politiquement historique. Marine Le Pen, 57 ans, a été condamnée ce mardi par la cour d’appel de Paris à trois ans de prison, dont un an sous bracelet électronique, dans l'affaire des assistants parlementaires européens du Rassemblement national. La cheffe de file des députés RN a également été condamnée à 45 mois d'inéligibilité, dont 15 mois ferme.
Au JT de 20 heures de TF1, elle a annoncé qu'elle sera candidate à l'élection présidentielle de 2027. Elle va se pourvoir en cassation pour « faire campagne sans bracelet électronique ».
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23:59
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Merci d'avoir suivi cette journée d'actualité politique en notre compagnie. Rendez-vous sur notre site demain pour les réactions à l'annonce de la candidature de Marine Le Pen.
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23:58
L'essentiel de la journée
Marine Le Pen condamnée en appel. La députée RN a été déclarée coupable de détournement de fonds publics et de complicité de détournement de fonds publics. La cour confirme l'amende de 100 000 euros d'amende. Sa peine a été allégée à trois ans de prison, dont deux ans avec sursis. La cour la condamne à porter un bracelet électronique pour la partie ferme. Elle est condamnée à 45 mois d'inéligibilité, dont 15 mois ferme. Parmi les 12 prévenus, aucun n'a été relaxé.
La cheffe de file du RN va se pourvoir en cassation et sera candidate à la présidentielle. Marine Le Pen a annoncé sur le plateau du 20 heures de TF1 qu'après le jugement en appel, elle va se pourvoir en cassation pour « défendre son innocence » dans ce dossier. Aucune exécution provisoire n'ayant été prononcée par la cour d'appel, ce pourvoi va suspendre l'exécution de la peine dans l'attente de la décision de la Cour de cassation. La cheffe de file du RN affirme qu'elle sera candidate à la présidentielle de 2027 et qu'elle « fera campagne sans bracelet électronique ». Elle affirme qu’il n’y a « plus de scénario dans lequel elle ne pourrait pas être candidate en 2027 ».
Des réactions nombreuses. Gabriel Attal, lui-même candidat à la présidentielle, épingle la « dimension morale » de Marine Le Pen, « condamnée à deux reprises » pour « détournement de fonds publics ». Othman Nasrou, secrétaire général du parti Les Républicains, accuse Marine Le Pen de prendre la « démocratie en otage » et de « fragiliser les institutions » en décidant d'être candidate à la présidentielle malgré sa condamnation. Invité de France 2, l'ancien Premier ministre Edouard Philippe, également candidat à la présidentielle de 2027, estime que Marine Le Pen devra « expliquer » son choix de se porter candidate aux Français. Ce sont eux « qui trancheront », juge-t-il.
Pas de réaction de Jordan Bardella mardi. Jordan Bardella, que Marine Le Pen a présenté comme son « binôme gagnant » en vue de la présidentielle 2027, et qu'elle destine au poste de Premier ministre en cas de victoire, n'a toujours pas réagi à l'annonce de la cheffe de file du RN de se pourvoir en cassation et de maintenir sa candidature. Le président du RN a seulement repartagé deux tweets de la députée RN dans la soirée.
La présidente de la Cour d'appel évoque des « faits graves ». La présidente de la Cour d'appel, sur les faits de détournement de fonds publics reprochés aux prévenus, décrit un « mode de fonctionnement s’apparentant à une organisation dont la finalité est de s’accaparer les fonds européens à des fins autres que ceux auxquels ils sont destinés ». « La cour relève que les faits sont graves en ce qu’ils se sont déroulés sur plus de onze années alors que le Parlement européen ne cessait d’alerter les députés européens sur le respect de leur règlement. »
Emmanuel Macron refuse de commenter la peine infligée à Marine Le Pen en appel. « Ce qui est sain pour la démocratie, c'est que le président de la République ne commente pas les décisions de justice, donc je vais m'en tenir à cette grammaire, qui plus est à l'étranger », a-t-il dit
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22:14
Jordan Bardella relaie deux tweets de Marine Le Pen
Jordan Bardella n'a pas encore réagi directement à la candidature de Marine Le Pen, mais a repartagé deux publications de la cheffe de file du Rassemblement national sur le réseau social X.
Le président du Rassemblement national a quitté le siège du Rassemblement national vers 22h10, sans un mot à la presse.
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21:52
Jordan Bardella toujours silencieux
Jordan Bardella, que Marine Le Pen a présenté comme son « binôme gagnant » en vue de la présidentielle 2027, et qu'elle destine au poste de Premier ministre en cas de victoire, n'a toujours pas réagi à l'annonce de la cheffe de file du RN de se pourvoir en cassation et de maintenir sa candidature.
Lundi, sur X, il lui réaffirmait sa fidélité : « Quoi que nous réservent les prochaines 24 heures, nous continuerons, avec la même détermination, avec la même fidélité à ceux qui comptent sur nous. À vous Marine, je veux simplement dire ceci : vous avez pu compter sur moi hier, vous pouvez compter sur moi aujourd’hui et vous pourrez compter sur moi demain. Ensemble, pour tous les Français, jusqu’à la victoire ».
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21:31
« Je suis candidate » : pourquoi Marine Le Pen se lance dans la course malgré sa condamnation
Condamnée mais éligible, Marine Le Pen sera la candidate du Rassemblement national à la présidentielle. Se disant toujours innocente, elle va se pourvoir en cassation car elle conteste sa condamnation en appel à un an de prison ferme sous bracelet électronique. Pour elle, la campagne commence, libre de ses mouvements.
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21:14
« Madame Le Pen ment », affirme Jean-Luc Mélenchon
Alors que Marine Le Pen, sur TF1, a affirmé que plusieurs partis, dont La France insoumise, ont été impliqués dans des affaires d’assistants parlementaires d’eurodéputés, Jean-Luc Mélenchon riposte sur X : « Madame Le Pen ment. Je n'ai jamais été accusé de ces délits. Une enquête préliminaire a été ouverte sur la base de la seule dénonciation d'une des amies intimes de la présidente du RN et avec son accord ».
« Je la juge minable dans cette gesticulation pour se défausser. Je ne me suis pas payé un majordome, ni un chauffeur, ni rien de ce pourquoi elle a été condamnée », lance-t-il encore.
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21:05
Pour Eric Zemmour, « il est sain que ce soit aux Français de trancher »
L'ancien candidat Reconquête! à la présidentielle, Eric Zemmour, estime sur X qu'il « est sain que ce soit aux Français de trancher et non aux juges. Avec elle, les différences sont claires, car elle les assume et les revendique. Le débat aura donc lieu devant le pays. C’est tout ce que nous demandions ».
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21:00
« La vie publique a besoin de probité », juge Bernard Cazeneuve
Sur X, l'ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve juge que « la vie publique a besoin de probité » : « Voilà maintenant que s’avance la présidentiable condamnée par la justice avant le scrutin. Ce dont le droit ne prive pas le RN, sa candidate devrait se l’interdire par éthique de responsabilité. La vie publique a besoin de probité et l’exercice de l’Etat d’exemplarité ».
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20:53
Pourvoi en cassation : quel calendrier ?
Marine Le Pen a dix jours francs pour se pourvoir en cassation. Ce délai expire donc le 20 juillet, a précisé mardi soir sur RTL la procureure générale près la cour d'appel de Paris, Marie-Suzanne Le Quéau.
Aucune exécution provisoire n'ayant été prononcée par la cour d'appel, ce pourvoi va suspendre l'exécution de la peine dans l'attente de la décision de la Cour de cassation.
La plus haute instance de l'ordre judiciaire ayant déjà annoncé qu'en cas de pourvoi, elle statuerait autour de la fin de l'année, cette accélération du calendrier judiciaire sur ce dossier pourrait entrer en collision avec la campagne : une confirmation de la condamnation de Marine Le Pen rendrait alors exécutoire la peine, à un moment où la campagne entrerait dans sa période décisive.
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20:44
Pour Edouard Philippe, les Français « trancheront »
Invité de France 2, l'ancien Premier ministre Edouard Philippe, également candidat à la présidentielle de 2027, estime que Marine Le Pen devra « expliquer » son choix de se porter candidate aux Français. Ce sont eux « qui trancheront », juge-t-il.
Le maire du Havre ajoute néanmoins que, Marine Le Pen ayant dit par le passé « tout le mépris qu'elle portait à celles et ceux qui avaient pu avoir maille à partir avec la justice », son choix de se porter candidate constitue un « nouveau reniement ».
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20:35
LR accuse Marine Le Pen de prendre la « démocratie en otage »
Othman Nasrou, secrétaire général du parti Les Républicains, accuse Marine Le Pen de prendre la « démocratie en otage » et de « fragiliser les institutions » en décidant d'être candidate à la présidentielle malgré sa condamnation.
« Sa candidature, malgré sa condamnation, est un revirement de plus qui abîme la confiance des Français envers la politique », affirme-t-il. Ce lieutenant du candidat LR Bruno Retailleau estime que « le destin de la France ne peut pas se jouer à pile ou face ».
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20:25
Gabriel Attal fustige une candidate « condamnée à deux reprises »
Sur TF1, le président du parti Renaissance, Gabriel Attal, lui-même candidat à la présidentielle, s'en prend à épingle la « dimension morale » de Marine Le Pen, « condamnée à deux reprises » pour « détournement de fonds publics ».
« On a une responsable politique condamné à deux reprises à de la prison ferme pour détournement de fonds publics, qui fait le choix d'être candidate à l'élection présidentielle. Moi, j'appartiens à une nouvelle génération politique pour qui l'exemplarité, la probité, c'est probablement les valeurs les plus importantes et ce n'est pas pour nous des mots. [...] Évidemment, il y a une dimension morale dans cette situation à se présenter, alors même qu'on a été condamné et qu'on a un casier judiciaire avec de la prison ferme », déclare-t-il.
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20:18
Marine Le Pen confime son ticket avec Jordan Bardella
Si Marine Le Pen confirme sa candidature, elle confirme aussi son « ticket » avec Jordan Bardella, qui serait son Premier ministre en cas d'élection. « Ce couple politique que nous formons peut vraiment changer les choses, il peut représenter un nouveau souffle pour notre pays », affirme-t-elle.
« Nous allons très rapidement, Jordan Bardella et moi-même, démarrer cette campagne présidentielle », assure-t-elle. « C’est ensemble que nous irons convaincre les Français que ce qu’ils vivent aujourd’hui n’est pas une fatalité »
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20:09
La cheffe de file du RN va se pourvoir en cassation et sera candidate à la présidentielle
Marine Le Pen annonce qu'après le jugement en appel, elle va se pourvoir en cassation pour « défendre son innocence » dans ce dossier. Aucune exécution provisoire n'ayant été prononcée par la cour d'appel, ce pourvoi va suspendre l'exécution de la peine dans l'attente de la décision de la Cour de cassation. La cheffe de file du RN affirme qu'elle sera candidate à la présidentielle de 2027 et qu'elle « fera campagne sans bracelet électronique ». Elle affirme qu’il n’y a « plus de scénario dans lequel elle ne pourrait pas être candidate en 2027 ».
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20:08
Marine Le Pen est « heureuse qu'on rende aux Français leur liberté de voter »
« J'ai été heureuse qu'on rende aux Français leur liberté de voter et qu'on me rende mon éligibilité », réagit Marine Le Pen sur TF1 durant sa première déclaration.
« Nous sommes innocents des faits de détournement public pour lesquels nous avons été condamnés », réaffirme-t-elle.
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20:00
Marine Le Pen, condamnée mais éligible, sera-t-elle candidate ? Sa réponse attendue sur TF1
La cheffe de file du Rassemblement national a réservé ses premières déclarations à TF1. Elle va être dans les prochaines minutes l'invitée du journal de 20 heures de Gilles Bouleau sur TF1.
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19:55
« Délinquante », « un symbole »... les réactions après la condamnation de Marine Le Pen
Bien qu’éligible à la prochaine présidentielle, la condamnation de Marine Le Pen en appel ce mardi a suscité de nombreuses réactions de responsables politiques, notamment de gauche.
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19:35
Marine Le Pen et Jordan Bardella ont quitté le siège du RN
Photo Sipa/Isa Harsin Marine Le Pen et Jordan Bardella ont quitté simultanément le siège du Rassemblément national à Paris après plusieurs heures de réunions. La cheffe de file du RN est attendue dans les prochaines minutes sur le plateau de TF1 pour faire connaître sa décision concernant la présidentielle de 2027.
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19:30
Avec un bracelet électronique, Marine Le Pen pourrait-elle faire campagne ?
Le juge d'application des peines, qui a toute latitude pour fixer les règles de la détention à domicile, prend notamment en compte les obligations professionnelles des personnes condamnées afin de ne pas mettre en péril leur réinsertion. Il peut donner des heures de sortie autorisées, son aval à des déplacements, y compris sur l'ensemble du territoire national.
Il peut aussi s'adapter aux éventuelles modifications d'emploi du temps professionnel ou à des impératifs personnels, sur demande de la personne condamnée. Ces adaptations ne sont l'objet d'un débat contradictoire que si le parquet le demande.
Selon plusieurs magistrats il ne fait guère de doute que les modalités seraient fixées afin d'être compatibles avec une campagne électorale.
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19:01
LR veut une campagne « projet contre projet »
Cité par Le Monde, le secrétaire général des Républicains, Othman Nasrou, estime que Marine Le Pen a été « reconnue coupable […] de faits graves » et qu'il « lui appartient désormais de prendre la décision qu’elle estime juste ». LR, assure-t-il, souhaite « que la campagne puisse se dérouler le plus normalement possible, projet contre projet ». « Quel que soit son candidat, le RN ne sera pas en capacité de remettre la France à l’endroit », poursuit-il.
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18:32
LFI « ne compte pas sur les tribunaux pour battre le Rassemblement national »
Dans un communiqué, La France insoumise affirme qu'elle « ne compte pas sur les tribunaux pour battre le Rassemblement national ». « Nous prenons acte que la peine d'inéligibilité permet juridiquement à Marine Le Pen de se présenter à l'élection présidentielle de 2027. Celle-ci avait indiqué ne pas vouloir faire campagne sous bracelet électronique. Il lui appartient désormais de se déjuger ou non et au Rassemblement national de choisir entre faire campagne un verre de champagne à la main ou un bracelet électronique à la cheville ».
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18:04
Pas d'enrichissement personnel, faits anciens... Les raisons de la "mansuétude" de la cour d'appel
Au moment d'aborder la question de l'inéligibilité, la cour d'appel note que le comportement de Marine Le Pen « a nécessairement porté atteinte à la confiance des citoyens dans les partis politiques, au bon fonctionnement du système électoral et au jeu démocratique, et interroge sur sa capacité à exercer un mandat électif et à en respecter tous les devoirs, le premier étant celui du respect de la loi. » Des mots durs qui conduisent les juges à prononcer une peine d'inéligibilité.
Mais en raison de « l'ancienneté des faits », de « l'absence d'enrichissement personnel », et de « l'absence de réitération de tout comportement infractionnel depuis lors », ils limitent la durée de l'inéligibilité à 45 mois, dont 15 ferme – une période déjà purgée depuis le jugement de première instance. Pour fonder cette mansuétude, la cour d'appel se base sur « l'article 10 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. »
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18:00
La peine de prison ferme de Marine Le Pen était « indispensable », selon la cour d'appel
Dans l'arrêt complet d'appel (un document de 341 pages où sont développées les raisons qui ont motivé les magistrats dans leurs peines), il est écrit que si Marine Le Pen « n'est pas à l'origine du mode de détournement instauré », puisque c'est son père Jean-Marie Le Pen, décédé en 2025, qui l'avait mis en place, « elle y a adhéré et l'a perpétué ». La cour retient cependant qu'elle « n'a tiré aucun enrichissement personnel de ces infractions commises au bénéfice du parti qu'elle présidait ».
La condamnation à une peine de prison ferme y est jugée « indispensable, toute autre sanction apparaissant inadéquate » au vu de la loi.
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17:51
Marine Le Pen « tiendra-t-elle sa parole ? », se demande Clémentine Autain
« Pendant que le RN accuse les immigrés de tous les maux et rêve d'augmenter à l'infini les peines pour la petite délinquance, il vole lourdement les contribuables », a écrit sur X la députée Clémentine Autain, candidate du mouvement L'Après à la primaire de la gauche. Marine Le Pen, qui a conditionné mercredi dernier sa participation à la présidentielle à l'absence de condamnation au port d'un bracelet, « tiendra-t-elle sa parole ? », se demande Clémentine Autain.
« Comment peut-on imaginer une candidate à l’élection présidentielle qui fait campagne avec un bracelet électronique ? », renchérit le député François Ruffin, lui aussi candidat à la primaire de la gauche. Pour lui, le fait même qu'on se pose la question est « un marqueur d’une acceptation de la corruption de notre pays ».
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Décryptage
Un jugement moins sévère qu'en première instance : on vous explique les motivations de la cour d'appel
L’arrêt rendu ce mardi par la cour d’appel de Paris dans l’affaire des assistants parlementaires européens du RN est largement plus favorable aux prévenus que le jugement de première instance. Pour les magistrats, Marine Le Pen a déjà purgé sa peine d’inéligibilité, et ne doit pas être empêchée de concourir à l’élection présidentielle.
>> À lire aussi : Marine Le Pen condamnée mais éligible : ce qui a motivé la décision de la cour d'appel de Paris
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17:32
Condamné lui aussi à un an de prison ferme, Sarkozy n'a porté un bracelet que pendant trois mois
Dans l'affaire Bismuth, Nicolas Sarkozy avait été condamné à trois ans de prison dont un ferme sous le régime de la DDSE (détention à domicile sous surveillance électronique). Au final, il a porté un bracelet électronique à la cheville du 7 février au 12 mai 2025, soit trois mois et 5 jours. Mais la comparaison avec Marine Le Pen s'arrête vite : Nicolas Sarkozy avait obtenu une libération conditionnelle à mi-peine, possible à son âge (70 ans à ce moment-là), ce qui n'est pas le cas de Marine Le Pen, actuellement âgée de 57 ans.
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17:23
Pour Fabien Roussel (PCF), Marine Le Pen ne peut pas se présenter à la présidentielle
Fabien Roussel, le secrétaire national du Parti communiste français (PCF), récemment réélu à sa tête, estime que la condamnation visant Marine Le Pen « ne peut permettre de se présenter devant les Français » Et ce, « quel que soit l’aménagement de la peine ». « Derrière les discours de "probité", l'extrême droite se sert avant de servir », commente sa formation politique sur X.
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17:16
Prisca Thevenot tance l'« incapacité du RN à gérer des fonds publics »
La députée Ensemble pour la République (EPR) Prisca Thevenot, soutien de Gabriel Attal en vue de 2027, a tancé l'« incapacité du RN à gérer des fonds publics » après la condamnation du parti en appel. « Avec Gabriel Attal nous sommes prêts à débattre avec les représentants du Rassemblement national quels qu'ils soient », a-t-elle déclaré sur franceinfo, depuis l'Assemblée nationale.
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16:57
Marine Le Pen sous bracelet électronique : à partir de quand et pour combien de temps ?
La cheffe de file de l'extrême droite a écopé en appel de trois ans de prison, dont un ferme sous bracelet électronique. Elle doit être convoquée dans un délai maximum d'un mois devant le juge de l’application des peines.
En cas de bonne conduite, Marine Le Pen pourra bénéficier d'une réduction de peine. Depuis une loi portée par l'ex-ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti, une personne privée de liberté peut solliciter des réductions à hauteur de la moitié du temps de privation de sa peine, dans la limite de six mois. En théorie, si Marine Le Pen souhaite se présenter en 2027, si elle se fait rapidement poser son bracelet électronique, et si elle respecte ses obligations, elle pourrait en théorie être libérée du bracelet dès janvier.
À noter toutefois que Marine Le Pen avait conditionné sa candidature à l'absence de condamnation au port d'un bracelet. Reste à savoir si elle va changer d'avis.
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16:39
Louis Aliot envisage un pourvoi en cassation
Louis Aliot, le maire de Perpignan, la plus grande ville de France dirigée par le RN, a été condamné à un an de prison et deux ans d'inéligibilité, le tout avec sursis. Ce qui lui permet de conserver sa mairie à la tête de laquelle il a été reconduit en mars. Mais il juge cette condamnation « encore trop sévère » et envisage un pourvoi en cassation.
« Je ne peux me satisfaire d'une décision qui ne rétablit pas totalement mon innocence et mon honneur », indique l'élu. Il ajoute exprimer sa « solidarité » à tous les « camarades » mis en cause, « en tout premier lieu à Marine Le Pen ».
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16:35
Jean-Luc Mélenchon veut « débarrasser le pays du RN »
Marine Le Pen ou Jordan Bardella ? Pour Jean-Luc Mélenchon, c'est du pareil au même : « Notre but est de débarrasser le pays du RN et de ses candidats par la voie des urnes et la volonté du peuple lui-même. Rien de changé quelle que soit la candidature. », écrit sur X le candidat insoumis à la présidentielle.
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16:27
À Hénin-Beaumont, les électeurs du RN sont soulagés
À Hénin-Beaumont, fief électoral de Marine Le Pen, des électeurs RN se disent soulagés que sa peine d'inéligibilité réduite en appel lui laisse le choix de se présenter à la présidentielle. Beaucoup espèrent qu'elle se lance, même sous bracelet électronique.
« Elle a quand même plus d'expérience que Jordan » Bardella, fait valoir Laurence, 60 ans. « Après, pour le bracelet je suis 50-50... Elle va faire campagne avec un bracelet ? En devant respecter des horaires ? Je suis partagée », ajoute cette femme au foyer.
« Qu'elle fasse campagne sous bracelet, ça fait quoi ? Sarkozy a fait pire » estime Pierre Pagniez, un plaquiste de 57 ans qui dit avoir toujours voté pour le parti à la flamme. « Elle n'ira pas » à la présidentielle, prédit néanmoins un commerçant de 62 ans : « Marine tient ses paroles ». « Je suis très triste mais Jordan va sauver la mise », assure-t-il sous couvert de l'anonymat.
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16:11
Pour Arthur Delaporte (PS), le RN est un « parti de brigands »
Interrogé par BFMTV depuis la Salle des Quatre colonnes à l'Assemblée Nationale, le député socialiste Arthur Delaporte a salué « la condamnation de Marine le Pen et de tous ceux qui ont participé à un système de détournements de fonds publics ». « L'un des principaux partis politiques du pays a berné les institutions », a dénoncé le parlementaire, selon qui le RN, condamné en appel, est un « parti de brigands ».
Ce n'est « sans doute pas le dernier procès pour le Rassemblement national », avance Arthur Delaporte. Il rappelle que des perquisitions ont eu récemment lieu dans le cadre d'une enquête sur des soupçons de détournements de fonds européens par le groupe Identité et démocratie (ID), dont fait partie le RN. Le parquet européen a aussi ouvert une enquête pour fraude après une plainte ciblant des formations aux médias que le parti aurait financées avec les dotations européennes au bénéfice de Jordan Bardella.
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15:57
Jordan Bardella ou Marine Le Pen ? Les cadres du RN se concertent en ce moment même
Les députés Jean-Philippe Tanguy, Laure Lavalette, et Bruno Bilde, sa sœur Marie-Caroline... Des proches de Marine Le Pen ont été conviés au siège du Rassemblement national ce mardi après-midi. Les cadres du parti d'extrême droite se concertent pour décider qui de Marine Le Pen ou Jordan Bardella se présentera à l'élection présidentielle.
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15:50
Le ministère public et les prévenus ont dix jours pour se pourvoir en cassation
Marine Le Pen, les autres prévenus ou le parquet général vont-ils se pourvoir en cassation ? Chaque camp a dix jours francs pour se décider. La Cour de Cassation, la plus haute juridiction de l'ordre judiciaire français, a déjà assuré qu’elle rendrait son éventuelle décision avant le début de l’année 2027. Elle ne se prononce jamais sur le fond de l'affaire : elle vérifie la correcte application de la loi.
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15:38
Marine Le Pen va rester députée
La cheffe de file de l'extrême droite a vu sa peine prononcée le 31 mars 2025 réduite en appel à trois ans de prison, dont un ferme sous bracelet électronique, ainsi qu'à 45 mois d'inéligibilité, dont 15 mois ferme. Elle a déjà purgé sa peine d'inéligibilité ferme, car sa condamnation en première instance, prononcée le 31 mars 2025, était frappée d'une exécution provisoire, à effet immédiat. Même si elle ne se pourvoit pas en cassation et que sa condamnation devient définitive, elle pourra donc rester députée.
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15:26
Emmanuel Macron refuse de commenter la peine infligée à Marine Le Pen en appel
Emmanuel Macron, en visite en Syrie, a refusé de s'exprimer sur la réduction de la peine d'inéligibilité de Marine Le Pen qui a ouvert la voie à sa potentielle candidature pour l'élection présidentielle de 2027. « Ce qui est sain pour la démocratie, c'est que le président de la République ne commente pas les décisions de justice, donc je vais m'en tenir à cette grammaire, qui plus est à l'étranger », a-t-il dit, questionné à ce sujet lors d'une conférence de presse avec le président syrien Ahmad al-Chareh.
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15:14
Marine Le Pen éligible en 2027 : les raisons invoquées par la cour d'appel
La cour d'appel de Paris a pris en compte « la liberté des candidatures » et « la liberté de choix de l'électeur » en condamnant Marine Le Pen à quinze mois ferme d'inéligibilité, ce qui lui rouvre la porte d'une quatrième candidature présidentielle, a-t-elle détaillé mardi.
Sur les peines d'inéligibilité, la cour d'appel « considère qu'il lui appartient d'apprécier la proportionnalité de la sanction au regard de l'atteinte portée au droit d'éligibilité, auquel doivent être rattachées la liberté des candidatures mais aussi la liberté de choix de l'électeur, condition d'expression du suffrage démocratique », a indiqué dans un communiqué la première présidence de la cour d'appel, reprenant des termes prononcés à l'audience par la présidente Michèle Agi.
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15:08
Boris Vallaud (PS) : « Marine Le Pen est une délinquante »
Les réactions des responsables politiques commencent à tomber. Depuis l'Assemblée nationale, le chef des députés socialistes Boris Vallaud a estimé que Marine Le Pen « est une délinquante et elle est coupable ». Si elle était candidate à l'élection présidentielle, « c’est une délinquante qui se présenterait », observe-t-elle.
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15:02
Marine Le Pen est arrivée au siège du RN
Marine Le Pen est arrivée au siège du Rassemblement national pour décider avec les principaux cadres de son parti si elle sera quand même candidate à l'élection présidentielle. La cheffe des députés RN, qui annoncera sa décision au 20h de TF1, a notamment retrouvé sur place son dauphin Jordan Bardella, arrivé en début d'après-midi, et dont le sort est lié au sien : si elle est candidate à l'Élysée, il sera destiné à Matignon ; si elle renonce, il se présentera à sa place.
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14:57
Marine Le Pen « a bénéficié d'une grande mansuétude », estime Marine Tondelier
« Je me garderais bien de critiquer les juges » : la cheffe de file des Écologistes a dit respecter la décision de justice rendue ce mardi. Elle estime toutefois que Marine Le Pen « a bénéficié d'une grande mansuétude », « notamment en passant aussi rapidement en appel ». « Elle a eu droit à un traitement de faveur par rapport aux justiciables ordinaires », relève-t-elle.
Pour Marine Tondelier, Marine Pen devait renoncer « d'elle-même à être candidate ». « On ne peut pas décemment se présenter à des élections après avoir été ainsi condamnée pour détournement de fonds publics, même si on reste éligible », indique-t-elle.
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14:46
L'avocat de Marine Le Pen « partiellement » satisfait du jugement en appel
Rodolphe Bosselut, l'avocat de Marine Le Pen, a déclaré avoir « pris acte » de la décision de la cour d'appel. « Nous notons une inflexion considérable sur les peines, notamment celle d'inéligibilité », a-t-il ajouté. Il estime que ce jugement est « un bon début » et est « partiellement » satisfaisant. « Nous allons y réfléchir cet après-midi et nous ferons une communication ultérieure sur les suites éventuelles à donner à cette décision », a-t-il encore dit.
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14:35
« La cour a confirmé le détournement de fonds publics », se félicite l'avocat du Parlement européen
« La cour a confirmé le détournement de fonds publics dont a été victime le Parlement européen », s'est félicité Patrick Maisonneuve, avocat du Parlement européen, à la sortie de l'audience. Interrogé par des journalistes qui souhaitaient savoir s'il jugeait les peines à la hauteur, il n'a pas commenté.
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14:29
Que va faire Marine Le Pen après sa condamnation en appel ?
Après sa condamnation en appel, Marine Le Pen peut se pourvoir en cassation. Si elle ne le fait pas, elle aura rendez-vous chez un juge d'application des peines pour fixer les modalités de sa détention sous surveillance électronique.
Elle est désormais en route pour le siège du Rassemblement national, dans le XVIe arrondissement de Paris, où l'attend Jordan Bardella. Une réunion de crise s'y tiendra pour décider qui sera le candidat du RN en 2027.
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14:24
Marine Le Pen a quitté le palais de justice
Marine Le Pen a pris du temps avant de sortir de la salle d'audience. Notre reporter sur place décrit une « image impressionnante » de la cheffe de file du RN, « assise, entourée de ses avocats debout ». Elle a ensuite quitté le palais de justice sans faire de déclaration.
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14:21
Le jugement est terminé, aucun prévenu relaxé
Le jugement est terminé. Les peines sont nettement moins sévères qu'en première instance, note notre reporter sur place. Pourtant, le système de détournement de fonds publics est acté par la cour d'appel. Aucun prévenu n'est toutefois relaxé.
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14:10
Les autres peines prononcées en appel
Après avoir évoqué le cas de Marine Le Pen, la présidente est passée à d'autres prévenus.
L'actuel député de l'Yonne Julien Odoul est condamné à huit mois prison avec sursis et une inéligibilité d'un an avec sursis. Les avocats généraux demandaient huit mois de prison avec sursis et un an d'inéligibilité.
Nicolas Bay, l'ex-secrétaire général du FN, est condamné à un an prison avec sursis, une amende de 5 000 euros, et une inéligibilité de deux ans de prison avec sursis. 18 mois avec sursis, 8 000 euros d'amende et trois ans d'inéligibilité avaient été demandés par le parquet.
L'actuel député RN de l'Eure Timothée Houssin écope de six mois de prison avec sursis et un an d'inéligibilité avec sursis. Le parquet avait requis contre lui six mois avec sursis et un an d'inéligibilité.
L'ex-assistante personnelle et très proche de Marine Le Pen Catherine Griset écope d'un an de prison avec sursis, et d'une inéligibilité de deux ans avec sursis. Douze mois avec sursis et deux ans d'inéligibilité avaient été demandés.
Guillaume L'Huillier, l'ex-directeur de cabinet de Jean-Marie Le Pen, est condamné à un an de prison avec sursis et une inéligibilité de deux ans avec sursis. Douze mois avec sursis et deux ans d'inéligibilité avaient été requis contre lui.
>> À lire aussi : Procès en appel du RN : Marine Le Pen, Louis Aliot, Julien Odoul, Nicolas Bay... tous condamnés
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14:01
Marine Le Pen va-t-elle faire campagne avec un bracelet électronique ?
La cour d'appel de Paris l'a néanmoins condamnée à un an de bracelet électronique. Or, la cheffe de file de l'extrême droite avait conditionné sa candidature à l'absence de condamnation au port d'un bracelet. La balle est donc dans son camp. Elle doit s'exprimer au journal de 20h de TF1.
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13:59
Pourquoi elle peut en théorie se présenter à la présidentielle
Marine Le Pen peut en théorie se présenter à la présidentielle car elle a déjà purgé les 15 mois ferme d'inéligibilité : c'est la fameuse exécution provisoire prononcée en première instance. « La cour a considéré que l'exécution de cette peine depuis le 31 mars 2025 a déjà réparé l'atteinte à la probité », a relevé la présidente.
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13:54
Marine Le Pen est condamnée en appel, elle peut a priori être candidate en 2027
Marine Le Pen s'avance à la barre. Elle est déclarée coupable de détournement de fonds publics et de complicité de détournement de fonds publics. La cour confirme l'amende de 100 000 euros d'amende.
Sa peine est allégée à trois ans de prison, dont deux ans avec sursis. Elle devra porter un bracelet électronique pour la partie ferme. Elle est condamnée à 45 mois d'inéligibilité, dont 15 mois ferme, et peut donc a priori être candidate à la présidentielle. À condition qu'elle accepte de faire campagne avec un bracelet électronique.
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13:50
Louis Aliot, condamné, reste maire de Perpignan
La lecture de l'arrêt va vite – plus vite que prévu. On en arrive déjà aux peines. Fernand Le Rachinel est condamné à deux ans de prison avec sursis, 15 000 euros amende et un an d'inéligibilité.
Bruno Gollnisch est lui aussi jugé coupable. Il écope de trois ans prison avec sursis, 25 000 euros amende et un an d'inéligibilité. Louis Aliot est condamné à un an avec sursis, une amende de 5 000 euros, et deux ans d'inéligibilité avec sursis. Il reste maire de Perpignan.
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13:48
Des faits qui ont créé une « rupture d’égalité avec les autres partis »
La cour relève aussi que la gravité des faits s'illustre par le montant des sommes détournées : « plus de 2,2 millions » d'euros, rappelle-t-elle. De quoi jeter le « discrédit sur les institutions européennes » et créer une « rupture d’égalité avec les autres partis ».
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13:44
La présidente parle de « faits graves »
La présidente, sur les faits de détournement de fonds publics reprochés aux prévenus, décrit un « mode de fonctionnement s’apparentant à une organisation dont la finalité est de s’accaparer les fonds européens à des fins autres que ceux auxquels ils sont destinés ». « La cour relève que les faits sont graves en ce qu’ils se sont déroulés sur plus de onze années alors que le Parlement européen ne cessait d’alerter les députés européens sur le respect de leur règlement. »
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13:34
L'audience est ouverte
La présidente Michèle Agi est entrée dans la salle d'audience. Elle commence par une « rapide synthèse des grands principes qui ont guidé la cour » dans son jugement.
Marine Le Pen n'a qu'une feuille et un stylo devant elle. Elle affiche une certaine décontraction.
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13:31
Qui sont les autres prévenus ?
Marine Le Pen n'est pas la seule à avoir fait appel de sa condamnation en première instance.C'est aussi le cas de onze autres prévenus, notamment le maire de Perpignan Louis Aliot, l'eurodéputé Nicolas Bay et le cadre historique Bruno Gollnisch. Voici les peines qui ont été requises contre eux en appel :
- Le Rassemblement national : maintien de la peine de deux millions d'euros d'amende, dont un million d'euros avec sursis.
- Louis Aliot : 18 mois d'emprisonnement entièrement avec sursis, trois ans d'inéligibilité et 8 000 euros d'amende.
- Bruno Gollnisch : trois ans de prison avec sursis, 50 000 euros d'amende et trois ans d'inéligibilité.
- Wallerand de Saint-Just : trois ans de prison, dont deux avec sursis, 50 000 euros d'amende et trois ans d'inéligibilité.
- Nicolas Bay : 18 mois avec sursis, 8 000 euros d'amende et trois ans d'inéligibilité.
- Timothée Houssin : six mois de prison avec sursis et un an d'inéligibilité.
- Julien Odoul : huit mois de prison avec sursis et un an d'inéligibilité.
- Fernand Le Rachinel : deux ans de prison avec sursis, 15 000 euros d'amende et trois ans d'inéligibilité.
- Nicolas Crochet : trois ans d'emprisonnement, dont deux avec sursis, 100 000 euros d'amende et quatre ans d'interdiction d'exercer en tant que « tiers-payant » avec exécution provisoire
- Catherine Griset : douze mois avec sursis et deux ans d'inéligibilité
- Guillaume L'Huillier : douze mois avec sursis et deux ans d'inéligibilité
- Le Rassemblement national : maintien de la peine de deux millions d'euros d'amende, dont un million d'euros avec sursis.
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13:15
Marine Le Pen est arrivée au tribunal
Vêtue d'une veste rose et d'un pantalon noir, Marine Le Pen est arrivée dans la salle d'audience. « Il fait une chaleur » a-t-elle commenté en entrant. Elle a pris place à la table qui lui est réservée, devant la cour, accompagnée de ses avocats Rodolphe Bosselut et Sandra Chirac-Kollarik.
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13:01
Les soutiens de Marine Le Pen commencent à arriver en salle d'audience
Les soutiens de Marine Le Pen commencent à arriver en salle d'audience. Parmi eux, Steeve Briois le maire RN d'Hénin-Beaumont. Les premiers prévenus entrent également, comme Fernand Le Rachinel, Nicolas Bay ou Walleyrand de Saint-Just.
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12:56
Les Écologistes témoignent de leur soutien à l'égard des magistrats
« Je voudrais témoigner de notre soutien à l'égard des magistrats, qui ont déjà témoigné dans la presse qu'ils craignaient un épisode 2 de violences et de menaces à leur encontre », a affirmé ce mardi matin la députée Les Écologistes Léa Balage lors d'un point presse à l'Assemblée nationale, retransmis sur Public Sénat.
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12:48
La presse entre peu à peu dans la salle d'audience
Comme cela leur avait été annoncé, la presse a été invitée à entrer dans la salle d'audience à 12h45. Une salle de retransmission est mise à disposition pour les journalistes qui n'ont pas la chance de pouvoir accéder à la salle d'audience.
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12:40
Marine Le Pen ou Jordan Bardella ? C'est « bonnet blanc et blanc bonnet »
Invité sur le plateau de BFMTV à la mi-journée, Philippe Brun, député PS de l’Eure, a estimé que « cette décision n’a pas d’impact politique. Si Marine Le Pen est inéligible, le candidat ce sera Jordan Bardella », ajoutant que c'est un peu « bonnet blanc et blanc bonnet ».
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12:27
Possible empêchement de Marine Le Pen : Jeanbrun pas d'accord avec Wauquiez
Vincent Jeanbrun, le ministre de la Ville et du Logement, n'est pas sur la même ligne que Laurent Wauquiez : tous deux font partie des Républicains mais ils n'analysent pas de la même manière le possible empêchement de Marine Le Pen de concourir à la présidentielle.
La cheffe du RN empêchée serait « le signe d'une crise de la démocratie », selon Wauquiez. « À partir du moment où elle est condamnée en deuxième instance (…) qu’elle ne soit plus éligible ne me choque pas en soi », estime de son côté Vincent Jeanbrun sur Franceinfo. Il souligne que « le Rassemblement national ne sera pas empêché de concourir ».
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12:11
« L’inéligibilité n’est pas une punition », rappelle Benjamin Morel
À ceux qui voient dans la condamnation de Marine Le Pen en première instance une décision politique, le maître de conférences en droit public Benjamin Morel répond sur Franceinfo : « L’inéligibilité n’est pas une punition. C’est une façon de protéger la société contre un comportement délictuel ». Il rappelle qu'il existe « une proportionnalité entre une atteinte aux droits, notamment des tiers [ici les électeurs, NDLR], et des risques », dont celui de « réitération » des faits.
« Ce n'est pas politicien », insiste le politologue. « En revanche, la décision a une portée politique » et les juges ont ce facteur « en tête », admet-il. Il rappelle que « Marine Le Pen a un peu changé sa défense depuis la première instance : elle reconnaît aujourd’hui que tout n’était pas totalement clair ». Reste à savoir si cette inflexion permettra de réduire sa peine, en cas de condamnation en appel.
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11:56
Le récit du procès en appel
Envie d'en savoir plus sur l'affaire des assistants d'eurodéputés du Front national ? Voici un condensé des trois semaines d'audience du procès en appel.
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11:42
Quatre ans de prison, cinq d'inéligibilité : ce que le parquet a requis contre Marine Le Pen
Le procès en appel de Marine Le Pen s'est tenu du 13 janvier au 12 février dernier. La décision de la cour d'appel, présidée par cour présidée par Michèle Agi, a été mise en délibéré.
Les nouveaux débats devant la cour d'appel ont, comme en première instance, mis en évidence l'absence ou, au mieux, la grande indigence des preuves de tâches d'assistants parlementaires réellement exécutées. Marine Le Pen a protesté trois semaines durant de sa « bonne foi », rejetant toute idée de « système ».
Les avocats généraux ont requis contre la fille de Jean-Marie Le Pen cinq ans d'inéligibilité ainsi que quatre ans d'emprisonnement dont trois avec sursis, la partie ferme pouvant s'aménager sous bracelet électronique. Pour rappel, la patronne du RN avait été condamnée en première instance à quatre ans de prison, dont deux ans ferme sous bracelet électronique, 100 000 euros d’amende et cinq ans d'inéligibilité avec exécution immédiate.
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11:25
25 prévenus déclarés coupables en première instance
Marine Le Pen a-t-elle détourné des fonds publics ? En première instance, le tribunal correctionnel a déclaré 25 prévenus coupables de la mise en place d'un « système » entre 2004 et 2016 pour payer des salariés de son parti avec l'argent du Parlement européen. Seule la moitié a fait appel. Dans son jugement de mars 2025, le tribunal avait établi le préjudice du Parlement à 3,2 millions d'euros, une fois déduit 1,1 million d'euros déjà remboursés par une partie des prévenus.
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11:13
La presse dans les starting-blocks au palais de justice de l'île de la Cité
Marine Le Pen n'est pas attendue au palais de justice de l'île de la Cité, à Paris, avant 13 heures. Mais déjà, la presse est dans les starting-blocks. Il fallait se lever tôt ce mardi matin pour récupérer l'une des 75 accréditations permettant d'accéder à la salle d'audience. Rassurez-vous : Aurélien Poivret, notre journaliste sur place, fait partie des heureux élus.
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10:55
Marine Le Pen pourrait aussi perdre son mandat de députée
Une condamnation définitive à une peine d’inéligibilité ferait en outre perdre à Marine Le Pen son mandat de députée du Pas-de-Calais, elle qui est la cheffe des élus RN à l’Assemblée nationale. « Comme l’a jugé de manière constante le Conseil constitutionnel, l’exécution provisoire d’une peine d’inéligibilité est sans effet sur un mandat de parlementaire français en cours et seule une condamnation définitive peut déchoir un tel élu de son mandat », rappelait l'an dernier le Conseil d'État.
Sur X, le constitutionnaliste Benjamin Morel souligne d'ailleurs qu'en cas de déchéance, Marine Le Pen ne serait pas remplacée par son suppléant : des élections partielles devraient être organisées « dans un délai de trois mois ».
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10:33
Les deux conditions pour que Marine Le Pen soit candidate en 2027
Pour espérer être en mesure de se présenter à l’élection présidentielle de l’an prochain, Marine Le Pen doit avant tout être condamnée à une peine d’inéligibilité de deux ans maximum. Comme elle a commencé à purger cette peine le 31 mars 2025 en raison de la fameuse exécution provisoire (donc immédiate), elle pourrait alors être juridiquement éligible au 17 avril 2027 – date du premier tour de l’élection présidentielle
Mais elle pourrait aussi être empêchée par une éventuelle peine de prison ferme. Si Marine Le Pen est condamnée au port d’un bracelet électronique (comme ce fut le cas en première instance), elle a déjà annoncé qu’elle ne ferait pas campagne. Pour résumer, il lui faut donc deux conditions cumulatives : une peine de prison qui ne serait pas ferme (donc avec sursis) et une inéligibilité de moins de deux ans.
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10:10
Avant le jugement, retour sur une stratégie de défense risquée
Face à la cour d’appel, Marine Le Pen s’est estimée innocente des détournements de fonds dont elle est accusée, au motif notamment qu’il n’y avait aucune intention de commettre un délit.
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09:58
Jérôme Guedj : « Si on veut pouvoir se présenter, on ne commet pas de délit financier »
« Si on veut pouvoir se présenter, on ne commet pas de délit financier, ce qu'a fait Marine Le Pen » a estimé ce mardi matin le député (PS) de l'Essonne Jérôme Guedj sur Sud Radio.
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09:53
Pourquoi le jugement sera scruté de près à l’étranger ?
Si Jordan Bardella n’est pas disqualifié aux yeux des populistes, qui lui vouent un avenir prometteur, Marine Le Pen dispose d’une longueur d’avance tant elle a su tisser, au fil du temps, des liens avec l’extrême droite européenne -elle a été eurodéputée de 2004 à 2017- et mondiale.
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09:49
La possible fin d'une longue vie politique ?
Marine Le Pen, qui a dédiabolisé en quinze ans le FN créé par son père Jean-Marie Le Pen, saura ce mardi si elle a un avenir en politique.
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09:31
Marine Le Pen prendra la parole au JT de TF1 ce mardi soir
La chaîne TF1 a annoncé dimanche qu'elle recevra la cheffe de file du RN ce mardi soir sur le plateau du JT de 20 heures. Marine Le Pen fera face aux questions de Gilles Bouleau.
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09:17
Condamnée ou relaxée ? Quelles sont les tendances ?
Condamnée ou relaxée ? La préparation des différents scénarios s’est faite en quasi-huis clos, sans que rien ne filtre. Rares sont ceux qui pensent que Marine Le Pen sera en mesure de se présenter à la présidentielle après la décision des juges. Certains espèrent tout de même que la durée de l’inéligibilité sera réduite pour lui permettre de candidater. Quant à la relaxe, personne n’y croit.
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08:57
Jordan Bardella « serein et prêt à assumer les conséquences »
Lundi, Jordan Bardella s'est dit « serein et prêt à assumer les conséquences » du jugement de Marine Le Pen. « Nous avons anticipé tous les scénarios », a-t-il assuré depuis le Parlement européen à Strasbourg, en affichant son soutien à la députée du Pas-de-Calais. Quelle que soit la décision de la justice, « je continuerai de la soutenir comme je l'ai toujours fait », a-t-il affirmé.
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08:52
Le RN est un « parti girouette » selon Bruno Retailleau
Pour le président du parti LR Bruno Retailleau, peu importe que ce soit Le Pen ou Bardella sur la ligne de départ pour la course à l'Elysée. « La justice ne doit avoir qu'une chose en tête : Marine Le Pen est-elle oui ou non coupable ? » a-t-il affirmé sur BFMTV. Selon lui, le RN ne sera de toute façon « pas en mesure de redresser la France, ils sont les supporters de l'assistanat, c'est un parti girouette » a-t-il tancé.
Bruno Retailleau a profité de sa prise de parole pour critiquer « les généralités » et l'absence de « propositions précises » d'Edouard Philippe dans son meeting de lancement de campagne.
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08:45
Laurent Wauquiez évoque « le signe d'une crise de la démocratie »
Pour le député LR de Haute-Loire Laurent Wauquiez, qui a récemment affiché son soutien à Edouard Philippe plutôt qu'au président de son parti Bruno Retailleau, « les débats politiques doivent être tranchés sur le terrain politique et pas sur le terrain judiciaire » a-t-il souligné face à Laurence Ferrari dans la matinale de CNews.
Si Marine Le Pen était empêchée de se présenter, ce serait « le signe d'une crise de la démocratie » estime-t-il. Il a affirmé qu'il n'était pas « juge » et « dans tous les cas de figure, le RN sera qualifié au second tour de la présidentielle ». C'est pourquoi il a plaidé pour une « offre de droite rassemblée » face au RN pour la présidentielle.
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08:33
Le Pen ou Bardella ? Pas de « différence sur le fond » pour Juvin
Marine Le Pen ou Jordan Bardella pour la course à la présidentielle 2027 ? Pas de « différence sur le fond » entre les deux prétendants pour le député LR des Hauts-de-Seine Philippe Juvin, interrogé dans la matinale de TF1.
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08:28
Marine Le Pen est attendue au tribunal vers 13 heures
Marine Le Pen est attendue au palais de justice de l'île de la Cité, à Paris, avant 13 heures, pour prendre connaissance de l’arrêt, entourée d’une dizaine de proches, conseillers et avocats. La lecture de la décision devrait débuter vers 13h30. Les médias sont d'ores et déjà en place.
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08:15
Pourquoi cette décision de justice sera déterminante au niveau politique ?
La cour d'appel de Paris fera connaître ce mardi après-midi sa décision dans l'affaire des assistants d'eurodéputés de l'ancien Front national, devenu Rassemblement national. Prévenue dans ce dossier, Marine Le Pen, condamnée en première instance à quatre ans de prison, dont deux ferme aménageables, 100 000 euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire, joue son avenir politique et sa potentielle candidature à la prochaine élection présidentielle.
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08:10
Bonjour et bienvenue dans ce direct consacré à la décision de la cour d'appel de Paris sur le sort judiciaire et politique de Marine Le Pen.
Publié le 07.07.2026 à 21:51
Dramatique sortie de route, ce mardi 7 juillet en fin d’après-midi, route de Saury, sur les hauteurs de Lathuile. Peu avant 19 h, une voiture seule en cause occupée par quatre adolescents âgés de 17 ans a quitté la route et a percuté un arbre. Le choc survenu à vive allure à proximité du hameau Marceau Dessous a été très violent.
Les sapeurs-pompiers et une équipe médicale du Smur ont immédiatement été engagés pour porter secours aux jeunes victimes. Malgré leur intervention et les premiers gestes prodigués, deux des jeunes occupants, en arrêt cardio respiratoire à l’arrivée des secours, n’ont pu être réanimés. Leur décès a été déclaré par le médecin du Samu. Le bilan fait état d’un troisième jeune grièvement blessé, dont le pronostic vital était engagé ce mardi soir, et d’un quatrième gravement blessé. Tous deux ont été évacués en état d’urgence absolue par les airs à l’hôpital d’Annecy à bord de l’hélicoptère de la sécurité civile Dragon 74. La découpe du véhicule accidenté par les pompiers a été nécessaire pour désincarcérer deux des quatre jeunes occupants.
Dépêchés sur place, les gendarmes de la brigade de Faverges-Seythenex en charge de déterminer les circonstances du drame ont procédé aux constatations. Selon les premiers éléments, le véhicule seul en cause descendait la route de Saury quand il a quitté la chaussée pour une raison indéterminée. Emporté dans son élan, le véhicule, une Toyota Yaris, s’est violemment encastré contre un arbre.
Une vingtaine de sapeurs-pompiers ont été mobilisés, appuyés par quatre ambulances, deux véhicules de secours routier, un engin de désincarcération et un véhicule de protection routière.
Publié le 07.07.2026 à 23:35
Drôme. Feu à Die : 600 pompiers luttent contre des flammes qui ont parcouru plus de 2000 hectares

Les flammes dévorent la forêt dans un massif de barres rocheuses et de pentes très abruptes. Les températures sont toujours caniculaires et les fumées envahissent le Diois. Les Canadair, précieux atouts venus du ciel, annoncés à la mi-journée, ce mardi 7 juillet, par Marie-Aimée Gaspari, préfète de la Drôme, ne sont finalement pas venus.
La faute à un départ de feu en Corse : « La doctrine de la Sécurité civile est de mettre des moyens très renforcés sur les feux naissants. Il y a des arbitrages à effectuer »,...
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