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TG+ (ex-TéléGrenoble)


TéléGrenoble (TG+) a été placée en redressement judiciaire lundi 18 mai 2026 par le tribunal de commerce de Grenoble. à suivre...

Publié le 07.07.2026 à 19:00

La rédaction TG+

Le comité du Secours populaire de Voiron a été victime d’un cambriolage. Plusieurs équipements essentiels ont été dérobés, compromettant l’accompagnement des familles en difficulté et les actions de solidarité de l’association.

Le faits ont été découverts ce lundi 6 juillet. Les premiers constats font état du vol de plusieurs équipements indispensables au fonctionnement quotidien de l’association. Selon un bilan provisoire, cinq ordinateurs portables, deux imprimantes, un téléphone fixe, une balance utilisée pour les envois postaux ainsi qu’une cafetière ont été dérobés.

Au-delà de la valeur matérielle des biens volés, ce cambriolage porte un coup dur à l’activité du comité. Les ordinateurs contenaient notamment des données nécessaires au suivi des bénéficiaires, fragilisant l’organisation des missions de solidarité menées sur le territoire.

L’association indique être actuellement dans l’incapacité d’assurer normalement certaines de ses actions auprès des familles en difficulté. L’accueil des bénéficiaires, le suivi social, l’aide alimentaire, l’accompagnement dans l’accès aux droits, le soutien à la parentalité ainsi que les dispositifs de vacances et de loisirs destinés aux enfants pourraient être fortement perturbés.

Face à cette situation, le Secours populaire de Voiron lance un appel à la solidarité. L’association sollicite le soutien des particuliers, des entreprises, des collectivités et de ses partenaires, sous la forme de dons matériels ou financiers, afin de remplacer les équipements dérobés et de poursuivre ses missions auprès des personnes les plus fragiles.

👉 Les dons peuvent être envoyés à la Fédération de l’Isère du Secours populaire (8 rue des Peupliers, 38100 Grenoble) en précisant « Cambriolage à Voiron ».

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Publié le 07.07.2026 à 12:00

Thibault Leduc

Jusqu’au 11 juillet, le festival L’Arpenteur investit le massif de Belledonne. Pour sa 31ᵉ édition, il propose une semaine de spectacles, de créations et de rencontres autour de la mémoire, du collectif et des récits du monde.

Le festival L’Arpenteur s’est imposé au fil des années comme un rendez-vous culturel singulier en Isère, faisant dialoguer création contemporaine, paysage et proximité avec les habitants. L’édition 2026 explore les notions de refuge « quand tout s’effondre », de résistance à l’oubli et de création collective. Une ligne artistique qui entend faire dialoguer les récits, les paysages et les publics, « en dessous des mots ou sous les feuillages », selon les organisateurs.

Parmi les artistes invités figurent Nicolas Lambert, Marion Fayolle, Nicolas Hérédia et La Vaste Entreprise, Antoine Choplin et la musicienne iranienne Shadi Fathi ou encore le groupe polyphonique La Mòssa. Le coup d’envoi a été donné ce samedi 4 juillet, dans le parc de la mairie des Adrets camp de base du festival. Plusieurs propositions artistiques sont réparties sur plusieurs sites du territoire tout au long de la semaine.

👉 Plus d’infos sur la programmation

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Publié le 07.07.2026 à 07:30

Thibault Leduc

Les vacances commencent mal pour deux écoles de l’agglomération grenobloise qui ont reçu des visiteurs indésirables ce lundi matin.

C’est d’abord l’école Jean-Paul Marat, située allée d’Ouessant à Echirolles, qui a été victime d’une intrusion par effraction à 7h15 du matin. La vitre d’une fenêtre a été brisée et les lieux ont été fouillés. Le préjudice n’a pas encore été évalué.

Quelques minutes plus tard, c’est au tour de l’école Christophe Turc, située au 46 allée des Romantiques dans le quartier de La Bruyère à Grenoble d’être la cible de cambrioleurs. Une porte a été fracturée et deux ordinateurs volés.

A-t-on affaire aux mêmes auteurs ? C’est ce que les enquêteurs vont devoir déterminer. Les deux écoles sont situées sur deux communes différentes mais elles ne sont distantes que d’un gros kilomètre, soit seulement quelques minutes en trottinette.

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Publié le 06.07.2026 à 19:46

La rédaction TG+

La chaleur s’intensifie en Isère. Le département sera placé en vigilance orange canicule à partir de mardi midi. Les fortes températures devraient se maintenir plusieurs jours, sans véritable répit en vue.

Au total, 61 départements sont concernés par ce niveau de vigilance. Selon les prévisions, cet épisode de fortes chaleurs pourrait encore s’intensifier et évoluer au cours des prochains jours avec 35 degrés attendus dès mercredi dans l’agglomération grenobloise avec des pointes annoncées à 37 degrés.

À ce stade, aucune baisse significative des températures n’est envisagée avant le début de semaine prochaine. Cette chaleur persistante mettra les organismes à rude épreuve, en particulier les personnes les plus vulnérables qui ont déjà souffert de la canicule pendant une dizaine de jours en juin.

Les conséquences se feront également ressentir sur l’environnement. La faune, la flore et les milieux naturels continueront de subir les effets de cette canicule, tandis que la sécheresse des sols de surface devrait atteindre un niveau exceptionnel dans plusieurs secteurs. Le nord-Isère a été placé en niveau d’aléa très sévère au risque d’incendie.

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Publié le 06.07.2026 à 12:40

Thibault Leduc

Avis aux amateurs de vélo et de grands paysages : les Échappées Iséroises font étape à Sarenne ce mardi 7 juillet. Une occasion unique de gravir l’un des cols les plus sauvages des Alpes, en toute tranquillité, sur une route réservée aux cyclistes.

Organisées par le Département de l’Isère, les Échappées Iséroises proposent chaque année plusieurs montées mythiques fermées à la circulation motorisée pendant quelques heures. Gratuites, sans inscription et ouvertes à tous, elles permettent aux cyclistes de tous niveaux de découvrir les plus beaux cols isérois dans des conditions idéales et en toute sécurité.

La cinquième échappée de la saison édition revêt une saveur toute particulière puisque le col de Sarenne sera, dans quelques jours, l’un des temps forts du Tour de France. Dernier col de la dernière étape de montagne, il pourrait s’imposer comme le véritable juge de paix de la course et jouer un rôle décisif dans la lutte pour le classement général.

Col de Sarenne Tour de France
Christian Prudhomme le patron du Tour de France, en repérage au sommet du col en juin dernier

Avant de voir passer les meilleurs coureurs du monde, chacun pourra donc se mettre dans leur roue et relever le défi de cette ascension de 13 kilomètres pour 980 mètres de dénivelé positif. Depuis le barrage du Chambon, la route s’élève progressivement avant de serpenter au cœur des alpages. À partir de Clavans-en-Haut-Oisans, les paysages s’ouvrent sur les sommets de l’Oisans, offrant un décor exceptionnel jusqu’au col culminant à près de 2000 mètres d’altitude.

Un ravitaillement sera proposé au sommet pour récompenser les participants de cette montée qui promet d’être aussi exigeante qu’inoubliable. Une belle manière de vivre l’ambiance du Tour de France avant l’heure et de s’approprier, le temps d’une matinée, une route qui entrera bientôt dans l’histoire de cette édition 2026.

👉 Col de Sarenne réservé aux cyclistes depuis le barrage du Chambon mardi 7 juillet de 9h à 12h.

profil col sarenne (carte)
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Publié le 06.07.2026 à 09:29

La rédaction TG+

L’arrivée d’environ quatre-vingt caravanes sur les terrains d’entraînement du stade Jean-Beauvallet, à Seyssins, a suscité de nombreuses réactions. Un accord a été trouvé avec la commune pour un départ au plus tard le 19 juillet.

Les gens du voyage sont arrivés dimanche 5 juillet vers 15 heures. Informé de la situation, le maire de Seyssins, Fabrice Hugelé, s’est rendu sur place afin de rencontrer les représentants de la communauté évangéliste à l’origine de cette installation. Les échanges se sont déroulés en présence de la médiatrice mandatée par la préfecture ainsi que de deux détachements des brigades de gendarmerie de Grenoble et de Seyssinet-Pariset.

La municipalité rappelle que l’accueil des gens du voyage relève de la compétence de la Métropole. Longtemps dans l’illégalité sur ce dossier, cette dernière travaille depuis des années à une aire de grands passages au Fontanil-Cornillon, destinée à accueillir les groupes en transit. Selon Fabrice Hugelé, ce site est toutefois régulièrement contesté par certaines communautés, qui évoquent des difficultés liées à la qualité des sols ainsi qu’aux conditions sanitaires et de sécurité.

À l’issue des discussions, un accord a été conclu entre la commune et les représentants de la communauté. Celui-ci prévoit un départ des caravanes au plus tard le 19 juillet. Les occupants se sont également engagés à restituer les lieux dans leur état initial et à verser une participation de 500 euros destinée à couvrir une partie des frais supportés par la commune. Une convention formalisant ces engagements a été signée.

Tout au long de l’après-midi, les services municipaux ont procédé à l’installation de conteneurs à déchets, au contrôle des branchements électriques et à un état des lieux contradictoire des infrastructures avec les représentants de la communauté. La municipalité indique enfin que le maire et ses adjoints effectueront un suivi quotidien afin de s’assurer du respect des engagements pris et du bon entretien du site a provoqué de nombreuses réactions parmi les habitants et les usagers des équipements sportifs.

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Publié le 05.07.2026 à 19:00

Thibault Leduc

La douzième édition Street Art Fest Grenoble Alpes vient de s’achever. Après un mois rempli de couleurs, de créations et de moments partagés, l’évènement est terminé mais la magie va demeurer, longtemps…

C’était au départ un pari culturel, c’est devenu une signature du territoire. Au fil des éditions, les façades se sont transformées en œuvres monumentales, les pignons d’immeubles sont devenus des repères urbains et les parcours street art ont trouvé leur place dans les habitudes des habitants comme dans les guides touristiques.

A l’occasion de la douzième édition du festival de street art, plusieurs dizaines de nouvelles créations sont venues s’ajouter aux 470 déjà existantes. L’agglomération grenobloise abrite aujourd’hui l’une des plus importantes collections d’art urbain en accès libre en Europe.

L’avantage d’un événement comme celui-ci, c’est que le mot fin s’écrit toujours en pointillés puisque le public va pouvoir évidemment continuer à profiter des œuvres disséminées au fil des rues. Pour vous donner envie de vous lancer dans une balade urbaine artistique, voici quelques photos des créations réalisées ces dernières semaines. Photo de couverture : Le Voleur de feu de GOIN sur le campus universitaire.

street art fest 2026 - Kogaone Saint Egrève
Fresque de Kogaone à Saint-Egrève (en face du parc de la mairie)
Street art fest 2026
Première réalisation du festival à Valence par l’artiste Rocket 01
Street art fest 2026 campus
L’allemande Hera of Herakut a laissé son empreinte sur une résidence du campus universitaire (photo : Thomas Rosset)
Street art fest 2026
Le Rœufio des Alpes par Raphaël Poron au 21 rue du Dr Roux à Saint-Martin-d’Hères
Street art fest 2026
L’oeuvre monumentale de l’artiste argentine Fio Silva au 111 de la rue des Taillées à Saint-Martin-d’Hères
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Publié le 05.07.2026 à 12:00

Marie-Caroline Abrial

Installé au Gua, le centre de soins pour animaux sauvages de l’Isère, fait face à un afflux sans précédent d’appels et d’animaux en détresse, victime de la vague de chaleur historique de juin. Une situation qui révèle, une fois de plus, la précarité des structures associatives face à l’urgence climatique.

Le Tichodrome n’en peut plus. Après dix jours de canicule intense, le centre de soins pour la faune sauvage, basé en Isère, a dû prendre une décision exceptionnelle : suspendre temporairement ses accueils téléphoniques et les organisations de rapatriement d’animaux. « Avec les moyens humains et financiers dont nous disposons, nous ne pouvons faire face à cette sollicitation hors norme ! », explique l’association dans un communiqué publié le 3 juillet.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : plus de 1 000 appels ont été enregistrés en à peine dix jours, soit davantage que le total des appels reçus durant tout le mois de juin 2025. Pire, ce sont plus de 540 animaux qui ont été accueillis en juin, avec un pic à 230 pensionnaires en simultané. « Depuis 15 ans d’ouverture, c’est la plus forte sollicitation que nous ayons jamais eue », souligne le Tichodrome. Parmi les espèces les plus touchées : jeunes martinets noirs, passereaux, hérissons ou encore faucons crécerelles, tous particulièrement vulnérables aux températures extrêmes.

Un centre en mode « urgence absolue »

Face à l’afflux, le Tichodrome maintient une activité réduite : ses portes restent ouvertes, mais uniquement pour les animaux découverts en Isère et amenés directement sur place, du lundi au dimanche, de 9h à 15h. « Nous ne sommes malheureusement pas en mesure de prendre en charge les animaux des autres départements, au risque de saturer complètement notre structure », précise l’association.

La situation, inédite en 15 ans d’existence, devrait, espère le centre, « rester cantonnée à quelques jours ». Mais l’incertitude plane. « Nous sommes bien entendu désolés de cette situation, mais nous n’avons pas d’autre choix », admet le Tichodrome, qui rappelle que « tous les centres de soins sont confrontés à ces difficultés qui dépassent leurs capacités humaines, logistiques et financières ».

Le Tichodrome fête ses 20 ans au service de la faune sauvage

Un système à bout de souffle

Cette crise n’est pas une surprise. Depuis près de 30 ans, les centres de soins pour la faune sauvage tirent la sonnette d’alarme : la précarité de leur prise en charge en France s’aggrave, alors que le nombre d’animaux accueillis ne cesse d’augmenter, portés par la dégradation des conditions climatiques. « La faune sauvage, en tant que bien commun, ne relève pas de la responsabilité unique des associations », martèle le Tichodrome.

Pourtant, ces structures, majoritairement associatives, se retrouvent en première ligne face à des situations de crise majeures, sans toujours disposer des ressources nécessaires. Le Tichodrome, lui, fonctionne avec un budget annuel de 300 000 €, insuffisant pour absorber de tels pics d’activité.

Appel aux dons et mécénat

Outre le financement de son fonctionnement, le centre lance un appel aux dons pour son projet de rénovation, devenu « indispensable après 15 ans d’activité intense ». À ce jour, 70 % du montant total des travaux est déjà acquis grâce à des partenaires publics et privés, mais il manque encore 200 000 €.

Les entreprises, commerces, fondations et donateurs privés sont invités à soutenir le Tichodrome, via plusieurs canaux :

  • Une cagnotte en ligne sur HelloAsso, avec un argument de poids : une donatrice anonyme s’est engagée à doubler chaque don reçu entre le 4 juin et le 31 octobre 2026, dans la limite de 15 000 €. Les dons sont déductibles des impôts à hauteur de 66 %.
  • Le mécénat, avec des avantages fiscaux : réduction d’impôts de 60 % du montant du don, dans la limite de 20 000 € ou de 5 ‰ du chiffre d’affaires HT pour les entreprises.

👉 Pour contribuer ou devenir mécène, les contacts sont disponibles sur le site du Tichodrome

🎥 Reportage sur le Tichodrome

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Publié le 04.07.2026 à 19:00

Thibault Leduc

C’est le sommet le plus fréquenté du massif de la Chartreuse. Victime d’un éboulement important cet hiver, La Dent de Crolles a perdu son accès le plus apprécié des randonneurs.

L’éboulement a eu lieu dans la nuit du 27 au 28 novembre 2025. Vers 4 heures du matin, un pan de rocher situé sur la face ouest de la montagne s’est détaché et a emporté dans sa chute une partie du sentier menant au Trou du Glaz, une grotte bien connue qui donne accès au réseau spéléologique le plus important du massif de la Chartreuse.

Il n’y a pas eu de victime, car à cette cette période, le secteur n’est pas fréquenté. Mais on ne peut pas en dire autant pendant l’été. L’accès à La Dent de Crolles par cet itinéraire est le plus apprécié des randonneurs. Le sentier passe devant la grotte qui lui donne son nom, source de fraîcheur même en pleine canicule puis serpente de façon ludique et sécurisée au milieu des barres rocheuses avant de déboucher sur la partie basse du plateau où il n’est pas rare de croiser des chamois.

Suite à l’incendient de cet hiver, la mairie de Saint-Pierre-de-Chartreuse avait pris un arrêté pour fermer plusieurs sentiers de randonnée impactés par l’éboulement. Si certains ont pu rouvrir depuis, celui du Trou du Glaz est toujours fermé et le restera pendant tout l’été. Des panneaux ont été installés au dessus-du col des Ayes, au niveau de la bifurcation à l’altitude 1640 mètres.

accès trou du glaz dent de crolles éboulement
L’accès au sentier du Trou du Glaz est fermé

Aujourd’hui, le service de restauration des terrains en montagne (RTM) qui a expertisé la zone, n’est pas en mesure de dire si le sentier pourra rouvrir un jour. Le Parc régional de Chartreuse précise que la sécurité des usagers est la priorité. Le sommet reste accessible par le sentier du Pas de l’Oeille mais la boucle consistant à monter par un itinéraire et redescendre par l’autre n’est plus possible.

éboulement dent de crolles
Il n’existe pas d’alternative pour contourner l’éboulement
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Publié le 04.07.2026 à 12:00

Thibault Leduc

Après avoir s’être mis en porte-à-faux avec son parti cette semaine, Laurent Wauquiez pourrait décider de se recentrer sur sa région Auvergne-Rhône-Alpes en reprenant la présidence. Un poste que ses opposants lui reprochent de n’avoir jamais vraiment lâché.

Ce jeudi, le conseiller spécial de la région Auvergne-Rhône-Alpes accompagnait comme souvent le président, Fabrice Pannekoucke, pour une intervention en duo lors d’un point presse sur la canicule. S’il a officiellement quitté ses fonctions de président depuis août 2024 pour respecter la loi sur le cumul des mandats, le député Laurent Wauquiez est toujours très présent dans l’instance régionale.

Son avenir national étant pour le moment bouché, il se murmure qu’il pourrait revenir, officiellement cette fois, à la présidence du conseil régional dès la rentrée. L’interview qu’il a donné mercredi 1er juillet au Figaro vient alimenter cette hypothèse. Car celui qui est aujourd’hui président du groupe des députés LR à l’Assemblée nationale a affiché trop clairement son soutien à Edouard Philippe, candidat Horizons à la Présidentielle, pour qu’il n’y ait pas une stratégie.

En préférant un concurrent à Bruno Retailleau, le candidat officiel de son parti, Laurent Wauquiez sait très bien qu’il a franchi une ligne rouge. On voit mal comment il pourrait rester à la tête des députés LR dans une période de campagne où chacun va devoir clairement choisir son camp. Et donc, si la fenêtre médiatique se referme au niveau national, c’est peut-être le moment pour lui de revenir sur la scène régionale.

Pour cela, il faudra que le président actuel, Fabrice Pannekoucke qui a su, en deux ans, se faire apprécier peut-être plus que son prédécesseur, accepte de lui céder la place. Ce n’est pas le plus gros obstacle car on imagine que le retour à l’envoyeur a été convenu dès le début. La démission de son mandat de député, indispensable pour reprendre la présidence régionale, peut être plus complexe car elle entraîne, en principe, une élection législative partielle.

Laurent Wauquiez avait gagné assez facilement en 2024 dans son fief de la Haute-Loire avec 61% des voix face à un candidat du Rassemblement National. Qu’en sera-t-il cette fois pour celui qui reprendra le flambeau ? Une défaite de « son candidat » ne serait évidemment pas une bonne nouvelle pour l’ancrage local de Laurent Wauquiez. Et les élections régionales arriveront moins d’un an après la Présidentielle…

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