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23.10.2026 à 12:07

Ursula von der Leyen et António Costa attendus en Hongrie pour commémorer les 70 ans de l'insurrection

Léa Deseille

"Bruxelles se rend à Budapest", titre Politico. "La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le président du Conseil européen, António Costa, participent aujourd'hui à une commémoration du soixante-dixième anniversaire du soulèvement antisoviétique de 1956 en Hongrie, à Budapest" [Euronews]. "L’événement sera notamment marqué par une cérémonie spéciale au Parlement, un discours […]

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Texte intégral (2283 mots)
La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen et le président du Conseil, António Costa, se rendent à Budapest, ce vendredi 23 octobre. Ce déplacement s'inscrit dans le renforcement des relations initiés entre Bruxelles et Budapest depuis l'élection de Magyar en mai dernier - Crédits : Commission européenne
Le déplacement d'Ursula von der Leyen et d'António Costa s'inscrit dans le renforcement des relations initié entre Bruxelles et Budapest depuis l'élection de Péter Magyar en mai dernier. Ici, la présidente de la Commission européenne et le Premier ministre hongrois en mai 2026 - Crédits : Commission européenne

"Bruxelles se rend à Budapest", titre Politico. "La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le président du Conseil européen, António Costa, participent aujourd'hui à une commémoration du soixante-dixième anniversaire du soulèvement antisoviétique de 1956 en Hongrie, à Budapest" [Euronews].

"L’événement sera notamment marqué par une cérémonie spéciale au Parlement, un discours du Premier ministre, Péter Magyar, et une allocution de la présidente de la Commission européenne, symbole du rapprochement entre Budapest et l’UE depuis la chute de Viktor Orbán", note Courrier international. "Les commémorations de l’insurrection antisoviétique du 23 octobre 1956, organisées ce vendredi, doivent marquer une rupture avec l’héritage de Viktor Orbán", relève Le Figaro.

Plusieurs dirigeants européens attendus

"Cette commémoration est le premier grand événement international pour Magyar depuis son arrivée au pouvoir en mai" [Euronews]. "Péter Magyar 'avait prévu d’accueillir les dirigeants du monde entier à Budapest' mais 'la liste des invités du 23 octobre [n'a pas pris] la tournure espérée', note HVG", cité par Courrier international.

"Le président français, Emmanuel Macron - le seul dont Péter Magyar avait mentionné le nom-, ne fera finalement pas le déplacement. Cela malgré une visite appuyée de 48 heures à Budapest au début du mois, de son ministre des Affaires européennes, Benjamin Haddad, dans le but de rapprocher les deux pays", pointe Le Figaro. "Il a annulé son déplacement à la suite des émeutes en France. La présidente moldave Maia Sandu et le Premier ministre géorgien Irakli Kobakhidze sont, eux, attendus", souligne Euronews.

Côté institutions européennes, "la présidente de la Commission et le président du Conseil européen seront bien présents", ajoute Le Figaro.  Si "le dirigeant hongrois ne compte pas sur la présence de [Volodymyr] Zelensky également invité" [Courrier international], Euronews voit toutefois dans cette invitation une "course pour relancer les pourparlers de paix sur l'Ukraine", "la Hongrie ne [fournissant] toujours pas d'armes [au pays en guerre] mais [affichant] clairement sa solidarité avec Kiev" [RTBF].

Un nouveau déblocage de fonds européens n'est pas au programme

Euronews voit par ailleurs dans cet événement "un tournant majeur : le dégel entre Bruxelles et Budapest [qui] intervient après des années de tensions sous le prédécesseur du Premier ministre hongrois Péter Magyar, Viktor Orbán". Politico nuance en écrivant que Costa et Von der Leyen "n'ont pas l'intention de promettre le déblocage de fonds supplémentaires" en Hongrie. Pour rappel, "Bruxelles a débloqué plus de 4 milliards d'euros le mois dernier, gelés sous le gouvernement Orbán en raison des inquiétudes liées au recul démocratique. Cependant, des milliards d'euros restent immobilisés" [Politico].

“Les commémorations se dérouleront dans un climat d'une tension exceptionnelle, inédite depuis la chute du rideau de fer”, estime Hungary Today. "Les députés du Fidesz, le parti de l’ex-Premier ministre Viktor Orbán, boycotteront la session commémorative au Parlement et se réuniront sur la place Bem, l’endroit où avait débuté le soulèvement" en 1956, poursuit Courrier international.

Une rupture assumée avec Moscou

"Ce jour-là, des milliers d'étudiants [s'étaient rassemblés] à Budapest [pour réclamer] des élections libres, la liberté de la presse, mais aussi et surtout, le départ des troupes soviétiques qui occupaient le pays depuis 1945", relate la RTBF.

"Rapidement, les générations plus âgées se sont joint à la jeunesse : étudiants, ouvriers, fonctionnaires et intellectuels se sont mêlés à la foule", retrace le Sarajevo Times. "En quelques heures, la statue géante de Staline avait été renversée et les symboles communistes [sur les drapeaux] découpés", écrit la RTBF. Avant que "le soulèvement [ne soit] ​​réprimé par les Soviétiques" [Sarajevo Times].

"Ce 23 octobre, la symbolique sera donc particulièrement forte. Péter Magyar a invité tous les dirigeants européens. Tous… sauf Vladimir Poutine", souligne la RTBF. "En les accueillant à Budapest, là où les insurgés sont morts, la Hongrie acte donc sa rupture avec le Kremlin. Et 1956 retrouve tout son sens : le souvenir d'un peuple qui s'est soulevé pour sa liberté". "À l'heure où la révolte des étudiants embrase la France et secoue plusieurs capitales européennes, la Hongrie se souvient que chez elle aussi, tout a commencé par des jeunes dans la rue… le 23 octobre 1956", conclut le quotidien belge.

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22.10.2026 à 12:52

Guerre en Ukraine : le Kremlin se dit prêt à relancer les négociations trilatérales avec Kiev et Washington

Ugo Bertet

"Le président Volodymyr Zelensky a déclaré le 21 octobre que l'Ukraine soutiendrait les pourparlers de paix trilatéraux avec les États-Unis et la Russie après que le président russe Vladimir Poutine a affirmé que le Kremlin était prêt à reprendre les négociations" [The Kyiv Independant]. Le chef d'État ukrainien a précisé qu'il soutiendrait "des propositions concernant […]

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Texte intégral (1911 mots)
L'émissaire américain Steve Witkoff a rencontré Vladmirir Poutine à Saint Pétersbourg, le mercredi 21 octobre - Crédits : Kristina Solovyova / Kremlin
L'émissaire américain Steve Witkoff a rencontré Vladimir Poutine à Saint-Pétersbourg, le mercredi 21 octobre - Crédits : Kristina Solovyova / Kremlin CC BY 4.0

"Le président Volodymyr Zelensky a déclaré le 21 octobre que l'Ukraine soutiendrait les pourparlers de paix trilatéraux avec les États-Unis et la Russie après que le président russe Vladimir Poutine a affirmé que le Kremlin était prêt à reprendre les négociations" [The Kyiv Independant]. Le chef d'État ukrainien a précisé qu'il soutiendrait "des propositions concernant un cessez-le-feu", complète le média ukrainien.

Ces propos font suite à "la rencontre mercredi [21 octobre] à Saint-Pétersbourg […] entre l’émissaire américain Steve Witkoff et le président russe, Vladimir Poutine, au lendemain d’une réunion la veille à Oslo avec des dirigeants européens et le président ukrainien", indique Ouest- France. Le Kremlin a déclaré qu’il était "prêt en principe" à reprendre les pourparlers de paix [BBC], tandis que Donald Trump a estimé que "nous n'avons jamais été aussi proches de la fin du conflit", souligne RFI.

En parallèle de ces discussions, les attaques se poursuivent. Kiev "a été la cible d’une nouvelle attaque de missiles dans la nuit du mercredi 21 au jeudi 22 octobre 2026" [Ouest-France]. Après l’interruption des pourparlers en février, "la Russie a intensifié ses attaques alors que l'Ukraine manquait [de missiles] intercepteurs", rappelle la BBC.

Vers une reprise des négociations à la mi-novembre

À l’issue d’une réunion de trois heures "détaillée et franche" entre Vladimir Poutine et Steve Witkoff, Iouri Ouchakov, le conseiller diplomatique du Kremlin, a indiqué que "Moscou était prêt à reprendre les négociations à trois […], mais pas immédiatement, 'vers le 10 novembre'", rapporte Ouest-France. La nouvelle rencontre, qui pourrait se tenir à Abou Dabi (Émirats arabes unis), devrait porter sur "la mise en place d’un système de sécurité pour la Russie et l’Ukraine après la fin du conflit", selon Iouri Ouchakov [BBC].

À l'issue de l'entretien Poutine-Witkoff, le président ukrainien s’est dit "favorable" à une telle rencontre, mais "dès que possible". "L’ordre du jour est clair : mettre fin à la guerre, faire avancer la paix et, si je comprends bien, tout préparer en vue d’une rencontre au niveau des dirigeants", a-t-il déclaré [Ouest-France]. Et d'ajouter : "Nous verrons comment cela se passe cette fois-ci" [The Kyiv Independant].

Côté américain, Steve Witkoff a assuré que les discussions d'Oslo et de Saint-Pétersbourg avaient été "constructives et se poursuivraient dans le cadre de pourparlers trilatéraux", mais a reconnu qu’il restait "un travail important à accomplir", écrit Ouest- France. Autre élément qui pourrait encore faire bouger les lignes : la reprise des négociations tripartites à la mi-novembre interviendrait "une semaine après les élections américaines de mi-mandat", souligne El País.

Zelensky prêt à un 'gel' de la ligne de front

En attendant, Volodymyr Zelensky a appelé, mercredi 21 octobre, à un "'gel' de la ligne de front comme premier pas dans les discussions, une proposition exclue jusque-là par Moscou, qui exige un accord sur le fond avant tout arrêt des combats", relève Ouest-France. "C’est le minimum que nous attendons aujourd’hui de la Russie", a-t-il déclaré sur la chaîne américaine Fox News [France info].

"La Russie réclame notamment que l’armée ukrainienne se retire des territoires qu’elle tient encore dans la région de Donetsk, 'ce que Kiev considère comme inacceptable'" [Ouest-France]. Quelques jours plus tôt, le 16 octobre, Vladimir Poutine avait indiqué que ses exigences territoriales comprenaient "non seulement le Donbass, mais le reste des provinces ukrainiennes limitrophes de la Russie" [El País]. Le président russe ne prévoit pas "que cela fasse l’objet de pourparlers de paix avec l’Ukraine", complète le quotidien espagnol.

"Il faut que chacun fasse des concessions pour sortir de ce piège qui pourrait durer des années", analyse le général Jérôme Pellistrandi [RFI].  Le gel du front, "qui acterait la perte de 20 % du territoire ukrainien […] ouvre une porte pour une négociation", estime-t-il. "Soit Vladimir Poutine accepte et on part sur un cessez-le-feu sur le front […] soit Vladimir Poutine refuse, et c’est la poursuite de sa fuite en avant", conclut la radio internationale.

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21.10.2026 à 12:43

En Pologne, les députés votent un assouplissement des restrictions au droit à l’avortement, mais la réforme pourrait être bloquée par un veto présidentiel

Manon Mazuir

"Ovations, cris de joie, acclamations", entame le média polonais Wyborcza. "La chambre basse du parlement polonais a voté mardi [20 octobre] en faveur de l’autorisation de l’avortement en cas de graves malformations fœtales et de la dépénalisation de l’aide à l’avortement", informe l'agence de presse Reuters. Les deux textes de loi présentés "à l'initiative de […]

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Texte intégral (2049 mots)
En octobre 2020, la Pologne a connu les plus grandes manifestations du pays depuis 1989 en réaction à la décision du tribunal constitutionnel d'exclure la malformation grave du fœtus des motifs légaux de l'IVG - Crédits : LukaszKatlewa / Wikimedia Commons CC BY-SA 4.0
En octobre 2020, la Pologne a connu les plus grandes manifestations du pays depuis 1989 en réaction à la décision du Tribunal constitutionnel d'exclure la malformation grave du fœtus des motifs légaux de l'IVG - Crédits : LukaszKatlewa / Wikimedia Commons CC BY-SA 4.0

"Ovations, cris de joie, acclamations", entame le média polonais Wyborcza. "La chambre basse du parlement polonais a voté mardi [20 octobre] en faveur de l’autorisation de l’avortement en cas de graves malformations fœtales et de la dépénalisation de l’aide à l’avortement", informe l'agence de presse Reuters.

Les deux textes de loi présentés "à l'initiative de partis de gauche et du centre" et "soutenus par le gouvernement centriste de Donald Tusk" assouplissent ainsi les restrictions au droit à l'avortement dans un pays où il est considéré comme "l'un des plus restrictifs d'Europe", contextualise Le Monde.

Le premier projet de loi "décriminalise partiellement l’IVG et l’assistance aux avortements" [Libération]. Concrètement, le texte abroge plusieurs dispositions de l'article 152 du Code pénal polonais, selon lesquelles "toute personne pratiquant une interruption volontaire de grossesse sur une femme ou qui lui fournit une aide pour mettre fin à sa grossesse [en dehors des conditions légales] est passible d’une peine pouvant aller jusqu’à trois ans d’emprisonnement", explique le journal juridique polonais Gazeta Prawna. Le projet de loi "a été adopté à 4 voix près, 217 députés sur 433 ayant voté pour, 213 contre, les autres s’étant abstenus ou n’ayant pas participé au vote", précise Libération.

La deuxième proposition revient "sur une décision de 2020 de la plus haute juridiction, le Tribunal constitutionnel, qui a rendu l’avortement illégal en cas de graves malformations du fœtus. Ce texte a été adopté avec un écart plus net de 30 voix", écrit Le Figaro.

Réforme limitée

La coalition pro-européenne du Premier ministre Donald Tusk avait "remporté les élections de 2023 en partie grâce à sa promesse d’assouplir les restrictions en matière d’avortement", rappelle Reuters. "Pourtant, aucun de ces deux projets de loi n'autoriserait l’avortement sur simple demande jusqu’à 12 semaines de grossesse, comme l’avait promis la coalition civique de Tusk lors de la campagne électorale de 2023", nuance Politico.

En cause : la "coalition multipartite compte de nombreux conservateurs et ne parvient pas à s’accorder sur une libéralisation allant aussi loin", décrypte le média européen. Les propositions adoptées mardi sont d'ailleurs "restées en suspens au sein d’une commission parlementaire pendant deux ans avant de refaire surface, sous l’impulsion d’une campagne qui s’intensifie à 12 mois des prochaines élections législatives, prévues fin 2027" [Politico].

En juillet 2024, la chambre basse (la Diète) avait "rejeté une proposition visant à dépénaliser l'aide à l'avortement […], la majorité nécessaire à l'adoption des dispositions sur ce sujet [n'ayant] pas été atteinte" [Gazeta Prawna].

"En réalité, ces textes législatifs ne constituent qu’une réforme très limitée et de petite envergure, et n’amélioreraient pas la situation de la plupart des femmes en Pologne qui ont besoin d’un accès à l’avortement", a déclaré à Reuters Leah Hoctor, vice-présidente pour l’Europe au centre pour les droits reproductifs.

L'un des droits les plus restrictifs d'Europe

"Actuellement, dans ce pays traditionnellement catholique, l’avortement n’est autorisé que dans deux circonstances : lorsque la grossesse résulte d’un acte criminel - comme un viol ou un inceste - ou lorsqu’elle met en danger la vie ou la santé de la mère", note Le Monde. Selon les données du Fonds national de santé polonais (NFZ), "573 avortements ont été pratiqués dans les hôpitaux publics polonais au cours du premier semestre 2026" [La Croix].

Avant la décision du Tribunal constitutionnel d'exclure la malformation grave du fœtus des motifs légaux de l'IVG, "98% des avortements légaux en Pologne étaient pratiqués pour cette raison". Cette nouvelle restriction avait "déclenché un torrent de protestations dans tout le pays, les plus grandes manifestations de masse en Pologne depuis le mouvement anticommuniste de 1989", relate Le Figaro.

Risque de véto présidentiel

"Ces projets vont désormais être examinés par le Sénat. S'ils y sont approuvés, ils seront transmis au président Karol Nawrocki", détaille Wyborcza. Mais le chef d'État nationaliste, soutenu par le parti Droit et justice (PiS), "devrait mettre son veto" à cette réforme, prévient Ouest-France. "Pour passer outre un veto présidentiel, il faut une majorité des trois cinquièmes [au sein de la chambre basse], majorité dont ne dispose pas la coalition dirigée par Tusk" [Politico].

"Deux manifestations doivent se tenir en fin de semaine à Varsovie, l’une contre l’avortement, l’autre pour", indique La Croix. Avant cela, "les organisations féministes prévoient d'organiser des manifestations dans 27 villes polonaises jeudi 22 octobre", prévient Wyborcza.

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