06.02.2026 à 12:43
Léa Deseille

"Au Royaume-Uni, l'affaire Epstein se transforme en scandale d'État", titrait Libération le 4 février. Le 30 janvier, la justice américaine a dévoilé des millions de documents relatifs au pédocriminel Jeffrey Epstein, mort dans une prison de New York en 2019. Une "onde de choc" qui "menace directement le Premier ministre britannique [Keir Starmer]"[Le Monde]. "[L'actuel […]
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"Au Royaume-Uni, l'affaire Epstein se transforme en scandale d'État", titrait Libération le 4 février. Le 30 janvier, la justice américaine a dévoilé des millions de documents relatifs au pédocriminel Jeffrey Epstein, mort dans une prison de New York en 2019. Une "onde de choc" qui "menace directement le Premier ministre britannique [Keir Starmer]"[Le Monde].
"[L'actuel chef du gouvernement] est accusé d'avoir manqué de discernement en validant la nomination de Peter Mandelson comme ambassadeur à Washington en février 2025, alors que l'amitié au long cours entre cette figure du Labour et le financier américain était déjà connue", complète le journal du soir. Dans les documents publiés par la justice américaine, le nom de Peter Mandelson, ex-membre de la Chambre des Lords et commissaire européen au Commerce, apparaît "plus de 5 600 fois" [France 24].
Ses liens d'amitié avec le pédocriminel "avaient déjà été établis en septembre dernier, lui valant d'être limogé de son poste d'ambassadeur" [France 24]. "Cette fois, c'est la transmission d'informations financières sensibles qui préoccupe la classe politique britannique", poursuit la chaîne de télévision internationale.
"Surnommé le 'Prince des Ténèbres' pour son habilité à manœuvrer en coulisses" [El País] Peter Mandelson "aurait partagé des informations sensibles avec Epstein alors qu'il était ministre des Affaires économiques en 2009", avance The Guardian. "Il est accusé d'avoir divulgué des courriels gouvernementaux et des informations confidentielles sur les marchés après la crise financière, notamment en informant Epstein que le gouvernement britannique allait bientôt intervenir pour soutenir l'euro en difficulté", poursuit le quotidien. La police londonienne a ouvert une enquête à son sujet et "Lord Mandelson sera interrogé dans les prochains jours", d'après The Times.
"Autre révélation du dossier Epstein concernant Peter Mandelson : l'ancien ministre et ambassadeur britannique aurait reçu des virements pour un total de 75 000 dollars de la part du pédocriminel américain en 2003-2004", ajoute France 24. "L'Union européenne enquête également sur d'éventuels actes répréhensibles commis par Mandelson lorsqu'il était commissaire au commerce entre 2004 et 2008", relate The Washington Post.
Désormais, c'est sur le Premier ministre britannique que retombe ce scandale. "[Keir] Starmer a voulu calmer la colère de son parti en accusant publiquement le vétéran de la politique travailliste d'avoir 'trahi son pays' et de lui avoir 'menti', mais à ce moment-là, l'attention du scandale s'était déjà portée sur le Premier ministre lui-même", analyse El País. "Une fois le choc des révélations passées, c'est sur Keir Starmer et ses conseillers que la colère est retombée", confirme Libération. Les députés lui reprochent d'avoir nommé le "Prince des Ténèbres" comme ambassadeur alors qu'il avait "connaissance de ses liens avec Epstein", note The Guardian.
Lors d'un discours à Hastings dans le sud de l'Angleterre, jeudi, Keir Stramer s'est "excusé d'avoir [cru] Lord Mandelson [qui a affirmé] qu'il connaissait à peine' le pédophile Jeffrey Epstein avant de le nommer ambassadeur aux États-Unis", a raconté Harriet Harman, ancienne vice-présidente du parti travailliste [The Times]. Le Premier ministre s'est également adressé directement aux victimes du pédophile. "Je suis désolé de ce qui vous a été fait, je suis désolé que tant de personnes en position de pouvoir vous aient laissé tomber. Les victimes d'Epstein ont 'vécu un traumatisme que la plupart d'entre nous peuvent à peine imaginer'" [Die Zeit]. Néanmoins, il a refusé de démissionner. "J'entends poursuivre ce travail important pour notre pays", a-t-il affirmé, selon le quotidien allemand.
"Le parti conservateur d'opposition a déclaré que cette explication n'était pas suffisante et a demandé un vote au Parlement pour exiger la publication des courriels et autres documents relatifs à la nomination de Mandelson", écrit The Washington Post. "Même ses propres députés ont averti que le mandat de Starmer comme Premier ministre était compté", dévoile The Guardian.
Sans doute pour tenter de sortir indemne de ce scandale et "après des heures de débats tendus à la Chambre des communes mercredi en fin de journée, le Premier ministre britannique a fini par céder sous la pression des parlementaires", relaie Le Figaro. "Il a renoncé à contrôler la publication des documents relatifs à la nomination de Peter Mandelson comme ambassadeur du Royaume-Uni à Washington, et a accepté qu'une commission parlementaire puisse consulter l'intégralité des dossiers, sans exception. Une tentative visant à "apaiser la colère croissante" [The Washington Post].
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05.02.2026 à 12:53
Lou Caubet

"Les ambassadeurs des Vingt-Sept ont trouvé un accord, [mercredi 4 février], sur les paramètres du prêt de 90 milliards d'euros que vingt-quatre pays de l'UE ont décidé en décembre dernier d'accorder à l'Ukraine pour la période 2026-2027", expliquent Les Échos. Après avoir approuvé la structure en décembre, les États membres "devaient encore définir à quelles […]
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"Les ambassadeurs des Vingt-Sept ont trouvé un accord, [mercredi 4 février], sur les paramètres du prêt de 90 milliards d'euros que vingt-quatre pays de l'UE ont décidé en décembre dernier d'accorder à l'Ukraine pour la période 2026-2027", expliquent Les Échos. Après avoir approuvé la structure en décembre, les États membres "devaient encore définir à quelles conditions l’Ukraine pourrait utiliser les fonds qui lui seront versés progressivement" [Le Monde].
"Initialement, une grande partie des États européens souhaitaient utiliser les actifs russes immobilisés sur le Vieux Continent pour financer l’effort de guerre ukrainien. Mais la Belgique a refusé, obligeant les dirigeants européens à trouver une autre solution", qui a pris la forme de ce prêt [Le Monde]. Celui-ci sera "financé par l'émission d'une dette commune, le budget de l'UE servant de garantie pour les investisseurs" [Euronews].
La Hongrie, la Slovaquie et la République tchèque, qui s'étaient opposées à cette nouvelle contribution, "seront totalement exemptées de toute obligation financière, y compris le paiement des intérêts annuels", poursuit la chaîne d'information. Les Échos précisent que ces derniers "devraient se monter à hauteur de 3 milliards d'euros par an environ". Quant au prêt lui-même, il ne sera remboursé "qu’une fois que la Russie aura versé des réparations de guerre à l’Ukraine".
L'accord trouvé hier "prévoit que deux tiers de l’argent serve à des achats de matériel militaire, tandis que les 30 milliards restants seront dédiés au soutien des finances publiques ukrainiennes via une aide 'macro-économique'" [RTL info].
Sur le volet défense, "le texte initial imposait que 65 % de la valeur des équipements financés proviennent de l’Union européenne, de l’Ukraine ou de la Norvège — une exigence qui avait suscité de fortes tensions entre les capitales", rappelle Euractiv.
"La France, fervente partisane de la politique du 'Made in Europe', s'est efforcée de limiter autant que possible les achats en dehors du continent", pointe Euronews. Tandis qu'"au nom du pragmatisme et de l’urgence, l’Allemagne et les Pays-Bas défendaient au contraire l’idée d’acheter les équipements nécessaires là où ils étaient disponibles, aux États-Unis si besoin" [Le Monde].
"Pour sortir de l’impasse, les États membres ont affiné les règles permettant à Kiev d’acheter des équipements produits en dehors de l’UE, tout en préservant l’objectif de soutien à l’industrie européenne de défense" [Euractiv].
Ainsi, "des exceptions sont prévues pour certains pays, s’ils ont signé un partenariat de défense et de sécurité avec l’UE et s’ils sont déjà de gros contributeurs d’aide militaire à l’Ukraine" [Ouest France].
Et c'est notamment le cas du Royaume-Uni : "les représentants des Vingt-Sept se sont mis d’accord pour que certains pays tiers, comme [celui-ci], puissent les rejoindre dans la fourniture de systèmes d’armement à l’Ukraine", poursuit le quotidien régional. "En clair, cette disposition ouvre la porte à des achats d'équipements made in UK, du moment que le Royaume-Uni contribue au paiement des intérêts de l'emprunt", soulignent Les Échos.
"Des dérogations seront [aussi] possibles si le matériel nécessaire n’est pas disponible à temps […] et qu’il doit être acheté auprès de sociétés étrangères, notamment américaines ou britanniques" précise RTL info. Le Monde note également que "la France n’a pas fermé la porte [à cette proposition], mais a imposé l’idée d’un contrôle des demandes ukrainiennes, par un comité d’experts qui dépendra du Conseil, et non de la Commission, suspectée d’être trop conciliante vis-à-vis de Washington".
"Le Conseil doit désormais parvenir à un accord avec le Parlement sur les textes juridiques", notamment la réglementation juridique du prêt, l'amendement de la Facilité pour l’Ukraine et la modification du budget pluriannuel de l'UE [RTL info]. Une approbation qui, "selon les diplomates, devrait être faite rapidement afin de permettre à la Commission de commencer à emprunter sur les marchés et d'effectuer un premier versement à l'Ukraine début avril" [Reuters].
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04.02.2026 à 13:31
Agathe Grinon

"À la veille des pourparlers de paix, la Russie frappe des centrales électriques en Ukraine glaciale", titrait hier le New York Times. Des attaques survenues à la veille de nouvelles négociations "[ce] mercredi [4 février] à Abou Dhabi avec les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner et des représentants des deux pays en guerre" […]
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"À la veille des pourparlers de paix, la Russie frappe des centrales électriques en Ukraine glaciale", titrait hier le New York Times. Des attaques survenues à la veille de nouvelles négociations "[ce] mercredi [4 février] à Abou Dhabi avec les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner et des représentants des deux pays en guerre" [La Libre].
"La Russie a lancé 105 drones dans la nuit de mardi à mercredi" en Ukraine, indique Le Monde, faisant notamment deux morts dans la région de Louhansk. "Des installations énergétiques ont été gravement endommagées en Ukraine [privant] plus d'un millier d'immeubles résidentiels à Kiev et plus de 800 à Kharkiv" de chauffage, complète The Moscow Times.
20 minutes relate par ailleurs qu'une alerte aérienne a retenti "pendant la visite du patron de l'Otan à Kiev" durant la journée du 3 février. Le secrétaire général de l'Alliance, Mark Rutte, a jugé que ces frappes "ne témoignaient 'pas d’un réel sérieux envers la paix' de la part de Moscou", rapporte Le Devoir.
Le processus de négociation "sera suivi d’un travail en groupes séparés selon des axes spécifiques, après quoi une synthèse conjointe des positions est prévue", a annoncé sur X Rustem Umerov, chef de la délégation ukrainienne dépêchée à Abou Dhabi [Le Monde].
La rencontre de ce mercredi à Abou Dhabi prolonge les discussions menées en janvier entre l'Ukraine et la Russie, avec les États-Unis. L'objectif principal est clair selon le président Donald Trump : "mettre fin à la guerre" [Libération].
Le média français résume les enjeux de cet accord en discussion : "Moscou réclame notamment que les forces ukrainiennes se retirent des zones encore sous leur contrôle dans la région de Donetsk", tandis que "Kiev pousse de son côté pour un arrêt des combats à la ligne de démarcation actuelle et un gel du front". "'Tant que le régime de Kiev n’aura pas pris la décision appropriée, l’opération militaire spéciale se poursuivra'", a déclaré aux journalistes le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov [Le Monde].
L'Humanité note que "la délégation russe aurait cessé d’exiger les parties des régions de Kherson et de Zaporijia qui ne sont pas déjà sous contrôle russe".
Le principal point de friction se trouve être les territoires de l'est ukrainien. Selon Le Figaro, cette demande n'est pas acceptable pour Kiev car "des dizaines de milliers de soldats ukrainiens sont morts pour défendre cette région et [la capitale ukrainienne] estime que sa perte la priverait d’un rempart vital pour prévenir une nouvelle offensive des forces russes".
En parallèle des discussions trilatérales entre la Russie, l'Ukraine et les États-Unis, se tiendrait un autre plan, pensé cette fois-ci avec les Européens et les Américains mais sans les Russes, révèle le Financial Times.
Dans un premier temps, "toute violation du cessez-le-feu par la Russie entraînerait une réponse dans les 24 heures", d'abord diplomatique selon le média anglophone, puis sous la forme d'un appui à l'armée ukrainienne. La Dépêche résume une seconde phase où, "si les violations devaient persister, des soldats issus de la Coalition des volontaires seraient alors déployés sur le terrain".
Toujours du côté européen, la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, se rendra en Ukraine "pour les quatre ans de la guerre", annonce Le Figaro. Le journal français relaie qu'une conférence internationale sur la reconstruction de l'Ukraine est aussi "prévue en juin à Gdansk, dans le nord de la Pologne", à l'initiative de Donald Tusk.
Les résultats économiques de la Russie en 2025 ont été révélés ce mardi 3 février "lors de la partie télévisée d'une réunion avec son gouvernement consacrée à l'économie", soulignent Les Echos.
Selon le média économique, "les clignotants rouges s'allument les uns après les autres pour l'économie russe". Le plus notable reste la croissance 2025 qui "s'est établie à 1 %". "Ce rythme de croissance est bien plus lent qu'en 2024, alors que le pays peine à se redresser sous le poids de la guerre en Ukraine", commente BFM TV.
Le média poursuit en expliquant qu'"au-delà des sanctions, ce sont aussi les dépenses militaires colossales du pays qui, après avoir tiré l'économie, ont fini par freiner l'activité en alimentant l'inflation, laquelle se situe autour de 8 %". Selon Les Echos, "la Russie a encore les moyens pour son 'opération spéciale' en Ukraine, au moins pour toute l'année 2026".
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