Dans son nouvel ouvrage, intitulé « Violence de la propriété », le philosophe Frédéric Gros défend une autre conception de la propriété : non plus accaparement et prédation, mais appropriation relationnelle du monde.
A la mi-juillet, un juge des référés avait ordonné au ministre de la justice de faire cesser des « comportements contraires à la déontologie » commis par des agents sur des détenus, avant que le garde des sceaux ne formule un recours.
Un dossier judiciaire auquel « Le Monde » a eu accès illustre les pratiques parfois dangereuses des autorités. En 2019, un jeune migrant a perdu ses deux jambes, déchiquetées par les hélices d’un bateau lors d’une interception des forces de l’ordre.
L’avocat général, tout en établissant la matérialité des injures racistes, avait requis la relaxe pour un problème de procédure sur la qualification des faits. Le parquet avait retenu des injures visant nominativement le plaignant, alors que c’est l’ensemble de la communauté maghrébine qui était visée.
Selon l’hypothèse privilégiée à ce stade de l’enquête, un père de famille, en instance de séparation, aurait tué ses deux enfants âgés de 6 et 10 ans, ainsi que sa belle-mère, avant de retourner l’arme contre lui. Une autopsie a été ordonnée.
Malgré le capital culturel et social important dont ils jouissent, certains héritiers de la bourgeoisie culturelle peinent à le convertir en sécurité économique, en pouvoir ou en véritable autonomie, formant un « prolétariat cognitif », estime, dans une tribune au « Monde », le haut fonctionnaire Pascal Terrasse.
A quelques semaines des élections de mi-mandat, l’essayiste de gauche, à l’origine du concept de « mansplaining », appelle, dans son dernier ouvrage, le camp progressiste à se mobiliser face à Donald Trump. Il faut, dit-elle, regarder le chemin parcouru et les progrès accomplis depuis soixante-dix ans pour mesurer l’importance des luttes féministes, sociales et environnementales.
Des pirates ont détourné au moins 35 millions d’euros au sein de centaines d’offices notariaux pendant deux ans. Les hackeurs étaient si prolifiques que les autorités ont craint l’émission de faux actes notariés.
Parce que la défense de la santé des citoyens entre souvent en tension avec d’autres intérêts, publics ou privés, un collectif de scientifiques et d’universitaires, dont Philippe Descola, Irène Frachon et Pierre Sujobert, propose de créer un Défenseur de la santé, indépendant du pouvoir exécutif comme des intérêts économiques.
Pour aider les étudiants, qui ont toujours plus de difficultés à se loger, les établissements nouent des partenariats avec des structures et bailleurs privés, lesquels impliquent des frais complémentaires parfois très élevés.