03.06.2026 à 22:28
Observatoire national extreme droite
Par Juliette Prados, secrétaire générale de l’ONED Le Rassemblement national a beau fanfaronner et se réjouir de sa banalisation acquise à grands coups de députés cravatés et de complaisance gouvernementale, reste qu’une large part de la population n’est pas dupe. Les scandales quotidiens révélés sur leurs candidats, qui multiplient les sorties racistes, le révisionnisme éhonté
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Par Juliette Prados, secrétaire générale de l’ONED

Le Rassemblement national a beau fanfaronner et se réjouir de sa banalisation acquise à grands coups de députés cravatés et de complaisance gouvernementale, reste qu’une large part de la population n’est pas dupe. Les scandales quotidiens révélés sur leurs candidats, qui multiplient les sorties racistes, le révisionnisme éhonté auxquels ils s’adonnent lorsqu’ils arrivent aux responsabilités, ainsi que nous l’avons maintes fois signalé grâce à notre observatoire des mairies RN, ou encore leurs attaques répétées contre la création, les syndicats, les libertés associatives… La vitrine a beau être lustrée, on sait les risques auxquels expose une arrivée de l’extrême droite au pouvoir.
Pour y pallier, le parti de la haine a développé lors des dernières municipales une stratégie souterraine qui vise à s’implanter localement par le truchement de listes sans étiquettes qu’ils soutiennent discrètement, mais fermement. L’objectif ? Se constituer un réseau de grands électeurs afin de gagner des sénateurs lors du prochain renouvellement de la moitié du sénat, le 27 septembre 2026.
Les Côtes d’Armor font partie de ces départements « renouvelables », trois postes étant remis en jeu à l’automne. Et force est de constater qu’elle est une cible pour le Rassemblement national, qui aimerait s’implanter ailleurs que dans ses fiefs historiques.
Ainsi, la commune de Pont-Melvez, qui n’avait pas eu droit à des élections municipales en mars dernier faute de candidats, est l’objet de ses convoitises. Le scrutin municipal, reprogrammé aux 7 et 14 juin, voit s’affronter trois listes. Or, l’ONED a été destinataire d’un signalement sérieux concernant l’une d’entre elles, « Pont-Melvez vivant », menée par Bruno Maitre. En effet, le Rassemblement national à fait savoir à ses militants qu’il avait choisi de soutenir cette liste, et les a encouragés à y figurer.
Avec l’aval de la tête de liste ? Nous ne sommes pas en mesure de le démontrer. Dans tous les cas, chaque voix qui sera portée sur cette liste contribuera à permettre à l’extrême droite de grignoter un peu de terrain.
Et c’est peu de dire qu’ils déploient les grands moyens pour investir les Côtes-d’Armor. Depuis le début de l’année, l’extrême droite a multiplié les événements dans le département et plus précisément sur la circonscription de Guingamp, dont fait partie Pont-Melvez :
Réunion publique sur l’agriculture à Callac fin février (https://www.ici.fr/bretagne/cotes-d-armor-22/callac/de-nouvelles-tensions-a-callac-en-raison-d-un-meeting-du-rassemblement-national-samedi-28-fevrier-2026-3596948)
Inauguration de la brasserie d’Erik Tegnèr, patron de Frontières, à Pléguien le 14 mai
Cochon grillé du RN à Bourbriac le 30 mai en présence de Jean-Philippe Tanguy et de journalistes de frontières, qui ont ainsi pu être aux premières loges pour recueillir l’annonce de la candidature de Camille Favre aux… Sénatoriales.
Une agitation tous azimuts qui, fort heureusement, rencontre une résistance forte d’une population qui refuse l’arrivée de l’extrême droite sur leur territoire. En juillet 2024, lors des législatives qui ont suivi la dissolution, la députée sortante Murielle Lepvraud (LFI), présentée par le NFP, avait distancé son adversaire RN de 10 points et de 5000 voix.
Mais pour que cette résistance opère, il nous appartient de rester vigilants, et de ne pas se laisser abuser par des candidats cachés sous l’appellation générique « sans étiquette »
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01.06.2026 à 19:29
Observatoire national extreme droite
Par Léo Walter, trésorier de l’ONED Comme l’indique sa charte, l’ONED « se donne également pour but la création d’observatoires régionaux ou départementaux de l’extrême droite, un maillage nécessaire au suivi des actions et discours des militant·es et élu·es d’extrême droite sur l’ensemble du territoire national. » Dès l’année dernière, 2 observatoires locaux se sont créés dans
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Par Léo Walter, trésorier de l’ONED
Comme l’indique sa charte, l’ONED « se donne également pour but la création d’observatoires régionaux ou départementaux de l’extrême droite, un maillage nécessaire au suivi des actions et discours des militant·es et élu·es d’extrême droite sur l’ensemble du territoire national. »
Dès l’année dernière, 2 observatoires locaux se sont créés dans l’Hérault (34) et au Pays-Basque (66). Cette année, le bureau de l’ONED a été contacté par de nombreux·euses militant·es souhaitant à leur tour créer des observatoires locaux. Le 26 mai, Thomas Portes (président), Éléonore Schmitt (secrétaire) et Léo Walter (trésorier) les réunissaient en visio pour organiser leur déploiement.
Outre les observatoires basques et héraultais, neuf nouveaux observatoires locaux devraient ainsi voir le jour d’ici l’été dans les Alpes-de-Haute-Provence (04), les Bouches-du-Rhône (13), le Gard (30), le Jura (39), le Loiret (45), la Mayenne (53), le Tarn (81), le Tarn-et-Garonne (82) et dans le Haut-Var (83).
Au fur et à mesure de leur développement, vous pourrez retrouver leur actualité et toutes les informations pour rejoindre celui de votre département en suivant ce lien : https://oned-fr.org/observatoires-locaux/
… Et si vous souhaitez créer le vôtre, n’hésitez pas à nous contacter : contact@oned-fr.org
Ensemble, partout en France, documentons et analysons l’extrême droite pour mieux la combattre !
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30.05.2026 à 20:07
Observatoire national extreme droite
Par Laurence De Cock, Vice-Présidente de l’ONED Le 18 mai dernier, dans la foulée de la fronde contre Vincent Bolloré dans le monde de la culture, une tribune désormais signée par plus de 1300 signataires, des intellectuel.le.s, artistes, et représentant.e.s du monde culturel affirmait l’urgence de se coaliser pour répondre à l’extrême droite. Ainsi naissait
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Par Laurence De Cock, Vice-Présidente de l’ONED
Le 18 mai dernier, dans la foulée de la fronde contre Vincent Bolloré dans le monde de la culture, une tribune désormais signée par plus de 1300 signataires, des intellectuel.le.s, artistes, et représentant.e.s du monde culturel affirmait l’urgence de se coaliser pour répondre à l’extrême droite. Ainsi naissait le CRACS : coalition des résistances artistiques, culturelles et scientifiques.
Présente parmi les premiers signataires, je me suis exprimée pour l’ONED lors de la journée de lancement le 30 mai dernier à la Mairie de Montreuil.
Il a été rappelé l’importance de déconstruire les mensonges et fausses promesses de l’Extrême droite mais aussi celle de donner à voir concrètement comment s’incarne la pratique du pouvoir d’une extrême droite désormais aux manettes de plusieurs communes. Il a surtout été évoqué l’urgence de faire vivre un projet désirable susceptible de servir de contre-poison.
La matinée a réuni près de 200 personnes, beaucoup moins l’après-midi sous la chaleur écrasante. C’est pourtant là que se sont organisés trois ateliers destinés à aboutir à des propositions concrètes de fonctionnement du CRACS.
Les questions qui tournent sont les mêmes que celles qui traversent toutes les autres organisations : Comment se préparer à la catastrophe tout en mettant tout en place pour qu’elle n’arrive pas ? Quels sont déjà les signaux d’une extrême droitisation du champ politique et culturel ? Comment fédérer l’existant afin de constituer un vaste réseau ? Quels outils inventer pour parler au plus grand nombre ?
À titre personnel je plaide pour l’urgence de bâtir un archipel afin de constituer un front concret, dans le respect des identités propres aux organisations qui en seraient membres ; un archipel fondé sur une problématique antifasciste et prêt à mutualiser toutes les idées et bras disponibles dans le cadre du combat contre la prise de pouvoir de l’extrême droite.
La CRACS doit encore se doter d’une organisation officielle mais, d’ores et déjà, comptons-la comme allié nécessaire et maillon nécessaire de ce futur archipel.
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