17.03.2026 à 12:41
Valentin Ledroit

"Les Européens refusent d'être entraînés par Donald Trump dans sa guerre contre l'Iran", titre Le Monde. C'est en substance le message adressé par les ministres européens de l'Énergie et des Affaires étrangères à Bruxelles, lundi 16 mars. "Les pays européens ont exclu l'envoi de navires de guerre dans le détroit d'Ormuz, malgré les menaces de […]
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"Les Européens refusent d'être entraînés par Donald Trump dans sa guerre contre l'Iran", titre Le Monde. C'est en substance le message adressé par les ministres européens de l'Énergie et des Affaires étrangères à Bruxelles, lundi 16 mars. "Les pays européens ont exclu l'envoi de navires de guerre dans le détroit d'Ormuz, malgré les menaces de Donald Trump", note The Guardian.
Fermant le golfe Persique, cette voie maritime stratégique est désormais exposée aux tirs iraniens, "en représailles aux frappes menées par Israël et les États-Unis depuis le 28 février", rappelle Ouest-France. "Environ 20 % du trafic maritime mondial d'hydrocarbures transitaient [jusque-là] par ce passage, et sa fermeture a fait grimper les prix du pétrole et du gaz depuis le début du conflit".
Lundi, "Donald Trump avait appelé les autres pays à intervenir dans le conflit en envoyant des navires dans le détroit afin de protéger les navires marchands et de débloquer les livraisons de pétrole", retrace The Guardian. "Il est tout à fait normal que les pays qui tirent profit de ce détroit contribuent à faire en sorte qu'aucun incident ne s'y produise", affirmait dimanche le président américain, qui avait promis "des conséquences très néfastes pour l'avenir de l'Otan" en cas de réponse négative ou d'absence de réponse [Le Monde].
C'est pourtant la voie choisie hier par les Vingt-Sept. "Il n'y a pas d'appétit" pour une intervention, a résumé,"par un bel euphémisme", la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas, qui préside le Conseil des Affaires étrangères [France info]. "Le vice-Premier ministre luxembourgeois, Xavier Bettel, est allé encore plus loin, soulignant que son pays ne céderait pas au 'chantage' de Washington. 'Ne nous demandez pas ' d'envoyer des troupes", a-t-il déclaré aux journalistes [Politico].
L'une des principales interrogations porte sur la finalité de l'intervention américano-israélienne, y compris chez les États membres traditionnellement proches de Washington. En marge de la réunion à Bruxelles, le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, a déclaré que les États-Unis et Israël devaient préciser "à quel moment ils considèrent que les objectifs militaires de leur déploiement ont été atteints. Nous avons besoin de plus de clarté sur ce point'" [AP News]. "Quel sera le plan ?" s'interroge également son homologue estonien Margus Tsahkna.
Les Européens souhaitent avant tout éviter de mettre les pieds dans une zone extrêmement dangereuse. "La crainte d'empirer la situation et de provoquer une escalade guerrière paralyse les débats", confirme Le Temps. "Aujourd'hui, la menace des drones et des missiles reste trop forte. Longer les côtes iraniennes et parcourir les centaines de kilomètres séparant le détroit de la pointe nord du Golfe persique, c'est devenir la cible d'un stand de tir au pigeon", compare France info. La chaîne rappelle également qu'Emmanuel Macron "a en plus été refroidi par la mort d'un soldat victime d'un tir de drone en Irak vendredi 13 mars".
L'Union européenne dispose pourtant de moyens dans la région. "Dans l'immédiat, Kaja Kallas a […] suggéré de renforcer la mission maritime européenne 'Aspides', présente dans la mer Rouge pour protéger la circulation des cargos face aux menaces des rebelles houthistes au large du Yémen", relève Le Monde. Selon la cheffe de la diplomatie européenne, les ministres présents à Bruxelles lundi souhaitent bien "renforcer cette opération (Aspides), mais pour l'instant, personne ne semblait disposé à modifier le mandat" pour qu'elle puisse être opérationnelle également dans le golfe Persique [Ouest-France].
Autre option évoquée le 9 mars dernier par Emmanuel Macron lors de son déplacement à Chypre : "une coalition ad hoc de pays volontaires pour mener une mission 'purement défensive' afin de rouvrir le détroit d'Ormuz et d'escorter les navires 'après la sortie de la phase la plus chaude du conflit' au Moyen-Orient" [Le Monde].
En vue de cette éventuelle mission, "la France a indiqué qu'elle collaborait avec plusieurs pays", évoquant notamment "des partenaires en Europe, en Inde et en Asie", souligne AP News. Tout en insistant sur le fait que cette intervention ne "pourrait avoir lieu que lorsque 'les circonstances le permettront', c'est-à-dire lorsque les combats se seront apaisés".
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16.03.2026 à 13:24
Manon Mazuir

S’exprimant samedi devant un groupe de journalistes, le président ukrainien Volodymyr Zelensky "a accusé ses alliés européens de faire du chantage en pressant Kiev de réparer l’oléoduc Droujba qui transporte du pétrole russe" [Sud Ouest]. "L’oléoduc, endommagé selon Kiev par une frappe russe en janvier sur l’ouest de l’Ukraine, est depuis au cœur d’une dispute […]
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S’exprimant samedi devant un groupe de journalistes, le président ukrainien Volodymyr Zelensky "a accusé ses alliés européens de faire du chantage en pressant Kiev de réparer l’oléoduc Droujba qui transporte du pétrole russe" [Sud Ouest]. "L’oléoduc, endommagé selon Kiev par une frappe russe en janvier sur l’ouest de l’Ukraine, est depuis au cœur d’une dispute entre ce pays et la Hongrie voisine", explique le quotidien régional.
"'Ils me forcent à rétablir le Droujba' en liant ce dossier à un prêt européen de 90 milliards d'euros bloqué par Budapest et qui sert notamment à acheter des armes pour l’Ukraine", a déclaré Volodymyr Zelensky "dont les propos étaient sous embargo jusqu’à dimanche", rapporte 20 Minutes dans son Récap du week-end. "J’ai dit à nos amis en Europe que cela s’appelle du chantage", a-t-il lancé [Le Soir].
Faute d’accord européen sur l'utilisation des avoirs russes gelés, les dirigeants européens avaient décidé en décembre dernier l'octroi d'un prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine. Mais la Commission européenne se heurte désormais aux vétos hongrois et slovaque en raison de la suspension des livraisons de pétrole via l'oléoduc Droujba. Les ministres des Affaires étrangères des Vingt-Sept qui se réunissent ce jour "espèrent qu'un accord pourra être conclu avant le sommet du Conseil européen" jeudi et vendredi [Politico].
Le président ukrainien a également formulé d'autres critiques, cette fois à l'encontre des États-Unis. "En quoi cela est-il différent de la levée des sanctions contre les Russes?" s'est interrogé Volodymyr Zelensky, comme le relaie Courrier International, "en référence à la décision américaine d'assouplir les sanctions sur les ventes de pétrole russe en raison de la crise pétrolière déclenchée par la guerre en Iran".
Selon le président ukrainien, "le dossier a également été soulevé par Emmanuel Macron lors de son voyage à Paris vendredi [13 mars]" [Courrier International]. "Si l'on me pose comme condition que l'Ukraine ne recevra pas d'armes, alors, excusez-moi, je suis impuissant… Je ne peux pas laisser l'armée sans armes", s'est-il insurgé.
"L'Ukraine affirme que les réparations de l'oléoduc pourraient prendre jusqu'à six semaines, ce qui met en colère la Hongrie et la Slovaquie, qui en dépendent pour leurs besoins énergétiques", rapporte BFM TV qui note que "la Commission européenne a proposé d'envoyer une mission pour l'inspecter".
"L'inspection pourrait inclure des représentants des services de l'énergie de la Commission, des États membres, de l'Ukraine et du secteur privé. Il n'est pas certain que le président ukrainien Volodymyr Zelensky l'approuvera", indique Euronews.
Le chef d'État ukrainien a par ailleurs "accusé le gouvernement actuel de Viktor Orbán, l’un des rares dirigeants européens proches du Kremlin de 'diffuser un sentiment antiukrainien' dans son pays", et a également affirmé que "des conseillers en communication russes se trouvaient en Hongrie pour aider ce dernier dans sa campagne électorale pour les législatives d’avril", relate Sud Ouest.
"L’Ukraine est toutefois prête à travailler avec tout dirigeant hongrois qui 'n’est pas un allié' de Vladimir Poutine, a déclaré Volodymyr Zelensky à quelques semaines d’élections législatives en Hongrie qui pourraient entraîner un changement de gouvernement" [La Croix].
Le même jour de la dénonciation du "chantage" européen par Volodymyr Zelensky, le Premier ministre belge Bart de Wever a affirmé dans un entretien avec le journal L'Écho que "l'Union européenne n'est actuellement pas en mesure de faire plier la Russie dans sa guerre contre l'Ukraine et [qu'] elle devrait bénéficier d'un mandat de ses pays membres pour négocier avec Moscou" [TFI Info].
Bart de Wever affirme également "qu'un règlement négocié [avec la Russie est] nécessaire pour rétablir l'accès à une énergie bon marché", selon Euronews. "La double stratégie de l'Europe, qui consiste à soutenir militairement l'Ukraine et à comprimer l'économie russe, est devenue intenable sans le soutien des États-Unis", a-t-il affirmé.
Ce à quoi a répondu, ce lundi, le commissaire européen à l’Énergie, Dan Jorgensen : "l’Union européenne n’importera plus une seule molécule d’énergie de Russie" [RTL info]. Kaja Kallas, cheffe de la diplomatie de l'UE, considère que "les Européens doivent d'abord s'entendre entre eux sur ce qu'ils attendent de la Russie, avant de parler à son président" [La Libre], mais "l'Union européenne reste divisée sur la question. Le président français Emmanuel Macron, la Première ministre italienne Giorgia Meloni et le Premier ministre hongrois Viktor Orbán ont appelé à des pourparlers directs avec Moscou, tandis que la Pologne et les trois États baltes s'y opposent fermement" [Euronews].
L’Ukraine pourra toutefois compter sur Paris, puisque Kiev devrait "recevoir cette année de France un nouveau système de défense SAMP/T et le testera contre des missiles balistiques russes comme 'alternative' au système américain Patriot", a annoncé Volodymyr Zelensky [BFM TV].
Côté alliés américains, "l’Ukraine ne veut pas perdre le soutien [des Etats-Unis] en raison de la crise au Moyen-Orient", a déclaré le président ukrainien, cité par la RTBF. Alors que des représentants américains ont demandé "de l'aide de Kiev pour contrer les attaques de drones iraniens dans les pays du Golfe, selon Volodymyr Zelensky", Kiev a envoyé la semaine dernière "ses spécialistes au Qatar, aux Émirats arabes unis, en Arabie saoudite et en Jordanie pour partager leur expertise de lutte contre les drones iraniens Shahed, que la Russie utilise contre Kiev depuis plusieurs années" [BFM TV]. "'Nous démontrons notre volonté d'aider les États-Unis et leurs alliés au Moyen-Orient' en leur offrant l'expertise ukrainienne en drones", a-t-il déclaré [Courrier International].
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13.03.2026 à 12:08
Léa Deseille

"Élections locales d'importance nationale", titre Die RheinPflaz. "Un test pour la course présidentielle de 2027", avance de son côté le site web d'actualité italien Notizie Tiscali. Dimanche 15 mars, le premier tour des élections municipales se déroulera en France "dans environ 35 000 communes" [IL Post]. "Les urnes devraient fournir l'indication la plus claire à […]
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"Élections locales d'importance nationale", titre Die RheinPflaz. "Un test pour la course présidentielle de 2027", avance de son côté le site web d'actualité italien Notizie Tiscali. Dimanche 15 mars, le premier tour des élections municipales se déroulera en France "dans environ 35 000 communes" [IL Post]. "Les urnes devraient fournir l'indication la plus claire à ce jour du climat politique à l'approche de l'élection présidentielle", note The Guardian.
"Les élections municipales françaises […] auront certes une portée locale, mais leurs implications sont indéniablement nationales - et européennes", estime Politico. "Un bon résultat pour le Rassemblement national (RN) de Marine Le Pen serait un atout pour la droite nationaliste, alors même qu'elle attend une décision de justice sur sa capacité à se présenter à la présidence de l'État en 2027”, rappelle la BBC.
"La vie politique en France, comme dans une grande partie de l'Europe, est devenue de plus en plus polarisée, et les partis traditionnels ont plus de mal à remporter les élections sans le soutien tacite des formations situées aux extrêmes", poursuit le radiodiffuseur public britannique.
"Les résultats des partis aux prochaines élections locales seront assurément suivis de près", considère Die Zeit, notamment car les résultats sont difficiles à prévoir. "Toute liste de candidats qui obtient 10 % ou plus au premier tour accède au second tour. De plus, les listes obtenant au moins 5 % des voix peuvent fusionner avec des listes plus importantes", détaille The Guardian. Ce système favorise "ainsi les alliances électorales visant à soutenir ou à nuire à certains partis et rendant le second tour extrêmement imprévisible".
Un des scénarios envisagés est une percée de l'extrême droite dans plusieurs municipalités. "Le Rassemblement National demeure faible au niveau local. Il ne gouverne actuellement qu'une quinzaine de communes, dont une seule grande ville : Perpignan", rappelle Il Post. Mais pour ce nouveau scrutin, le RN "semble être [la formation politique] la plus combative", selon Notizie Tiscali.
"Nice, Marseille et Toulon sont trois villes à surveiller pour évaluer si le RN parviendra à transformer son élan national en un véritable pouvoir local", explique Il Post. "À Nice, une lutte fratricide à droite oppose le président sortant Christian Estrosi, du parti Horizons, à Éric Ciotti, dont le petit parti UDR est allié au RN", assure la BBC.
Le résultat sorti des urnes donnera une idée des potentiels candidats à la prochaine élection présidentielle selon les médias étrangers. "Une élection à suivre de près est celle du Havre, ville portuaire où le résultat pourrait s'avérer crucial pour l'élection présidentielle de 2027", écrit The Guardian. "Le maire sortant et ancien Premier ministre, Édouard Philippe, demeure l'une des figures politiques les plus crédibles et capables de rivaliser avec l'extrême droite l'année prochaine", poursuit Politico.
"Une défaite au Havre, cependant, anéantirait les chances présidentielles de Philippe avant même qu'elles ne se concrétisent", ajoute le média. "L'ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron a déjà prévenu que s'il n'était pas reconduit dans ses fonctions, il n'aurait pas le courage de se présenter à l'Élysée" [Notizie Tiscali]. "Preuve en est que nombre de personnalités politiques de renommée nationale possèdent au moins un fief en province, auquel ils doivent souvent leur propre carrière, voire, dans certains cas, leur ascension politique", ajoute le quotidien italien.
Néanmoins, les municipales se distinguent des autres élections, analyse la presse étrangère. "Même lorsque des candidats dans les grandes villes se présentent sous l'étiquette d'un parti national, ce qui compte, ce sont les personnes, leur notoriété et le lien qu'elles ont tissé avec leurs communautés locales", juge le média franco-italo-suisse Nos Alpes. "Les maires sont considérés par les Français comme des personnalités politiques parmi les plus importantes, car ils sont au plus près de leur quotidien", estime Notizie Tiscali.
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