LePartisan.info À propos Podcasts Fil web Écologie Blogs Revues MÉDIAS
Revue de presse - Touteleurope.eu
 
Site institutionnel de référence sur les questions européennes

▸ Les 12 dernières parutions

26.06.2026 à 12:00

Sommet franco-italien : Emmanuel Macron et Giorgia Meloni souhaitent créer une coalition internationale pour succéder à la Finul

Léa Deseille

"L’Italie et la France sont des partenaires indispensables", titre Quotidiano Nazionale. "Le premier entretien bilatéral officiel entre Emmanuel Macron et Giorgia Meloni était attendu depuis quatre ans, tout comme le premier sommet intergouvernemental entre l’Italie et la France depuis le traité conclu en 2021, qui renforçait la coopération bilatérale traditionnelle", rappelle Euronews. Les deux chefs […]

L’article Sommet franco-italien : Emmanuel Macron et Giorgia Meloni souhaitent créer une coalition internationale pour succéder à la Finul est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

Texte intégral (2001 mots)
À l'issue de leurs échanges, la présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni et le président français Emmanuel Macron ont tenu une conférence de presse - Crédits : Conseil des ministres -CC-BY-NC-SA 3.0 IT
À l'issue de leurs échanges, la présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni et le président français Emmanuel Macron ont tenu une conférence de presse - Crédits : Conseil des ministres italien - CC-BY-NC-SA 3.0 IT

"L’Italie et la France sont des partenaires indispensables", titre Quotidiano Nazionale. "Le premier entretien bilatéral officiel entre Emmanuel Macron et Giorgia Meloni était attendu depuis quatre ans, tout comme le premier sommet intergouvernemental entre l’Italie et la France depuis le traité conclu en 2021, qui renforçait la coopération bilatérale traditionnelle", rappelle Euronews.

Les deux chefs d'État ont fait plusieurs annonces lors de cette réunion attendue. "La France et l’Italie veulent mettre en place une 'coalition' multinationale à la fin du mandat de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) en décembre pour renforcer la 'souveraineté au Liban'", note Le Monde. "Nous avons décidé conjointement de lancer une coalition pour soutenir le Liban après la fin de la Finul et pourrions prochainement envisager la tenue d'une conférence internationale pour initier ce projet", a déclaré la Première ministre italienne, Giorgia Meloni, cite Le Spiegel.

Protéger le territoire libanais

Le président français Emmanuel Macron souhaite lancer ce projet "naturellement en collaboration avec l'Union européenne et les Nations unies, afin de renforcer la souveraineté du Liban et d'empêcher que son territoire ne devienne le point de départ d'une nouvelle escalade régionale", rapporte l'agence de presse italienne Ansa.

"La Finul compte actuellement 7 500 Casques bleus, provenant d'une cinquantaine de pays. Ils sont déployés dans le sud du Liban, le long de la Ligne bleue qui s'étend sur 120 kilomètres, traçant une frontière de facto entre le Liban et Israël", rappelle L'Orient-Le Jour. "Le mandat de la Finul prend fin en décembre et elle ne sera pas renouvelée en tant que telle. Rome et Paris sont d'importants contributeurs à cette mission et veulent donc préparer le relais", poursuit le quotidien francophone libanais. 

Une initiative également soutenue par l'Espagne

"'L'Italie et la France peuvent absolument faire la différence. […] Il est nécessaire, de notre point de vue, de garantir une présence internationale qui évite un vide sécuritaire extrêmement dangereux', a renchéri la Première ministre italienne Giorgia Meloni" [RFI]. "Bien sûr, un cadre juridique international est nécessaire. Et il lui faut un mandat qui puisse réellement faire la différence – ce qui a peut-être en partie fait défaut à la mission de la Finul ces dernières années"', a précisé la Première ministre italienne, poursuit Le Spiegel.

"Cette annonce intervient deux jours après un entretien téléphonique entre Emmanuel Macron et le président libanais, Joseph Aoun, au cours duquel le chef de l'État français avait indiqué qu'il mènerait des consultations avec plusieurs pays", écrit L'Orient-Le Jour. "Cette initiative bénéficie du soutien de plusieurs pays de l'Union européenne, dont la France, l'Italie et l'Espagne", ajoute le quotidien.

Une entente de surface ?

Les discussions lors du sommet à Antibes ne se sont pas arrêtées au Liban. "Les deux pays ont signé au total sept accords, entre le sommet intergouvernemental d’Antibes et le Forum économique qui s’est tenu en parallèle", note Euronews. "Les accords signés entre les deux pays dans plusieurs secteurs, à commencer par la défense et l’espace, sont bien là."

Les chefs d'État sont également revenus sur les rumeurs autour de leur relation. "Je crois que la coopération entre l'Italie et la France démontre que nos relations n'ont pas été glaciales, mais plutôt entre des personnes sérieuses qui discutent de politique", a lancé Giorgia Meloni, rapporte Quotidiano Nazionale. "J’avoue être un peu amusée par toutes les histoires qui circulent sur les coulisses de notre relation. Nous sommes deux personnes, comme l’a justement dit le président Macron, qui défendent leurs intérêts nationaux, mais qui savent travailler ensemble", a-t-elle ajouté.

"En esquivant les divergences sur l’Ukraine […], sujet déjà abordé à Berlin, les deux dirigeants ont préféré insister sur leurs principaux points d’accord", analyse Euronews. "Le sommet organisé jeudi à Antibes a donné lieu à des déclarations d’entente des deux dirigeants sur les principaux points, mais il faudra voir ce qu’il en restera lors des prochains rendez-vous internationaux qui les attendent", conclut le média européen.

Les autres sujets du jour

Canicule en Europe

Industrie

Moyen-Orient

Numérique

Suède

L’article Sommet franco-italien : Emmanuel Macron et Giorgia Meloni souhaitent créer une coalition internationale pour succéder à la Finul est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

25.06.2026 à 13:44

Crise politique en Espagne : les scandales rattrapent Pedro Sánchez

Amélie Philotas

"Un pistolet dans chaque main et des coups de feu qui fusent" [El Mundo]. C’est ainsi que l'un des principaux quotidiens espagnols décrit l’intervention du chef du gouvernement espagnol, confronté à la multiplication des affaires judiciaires visant son entourage et le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE). Après l'affaire des masques et l'affaire Zapatero, les scandales […]

L’article Crise politique en Espagne : les scandales rattrapent Pedro Sánchez est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

Texte intégral (1689 mots)
Mercredi 24 juin, Pedro Sánchez s'est exprimé sur les scandales de corruption qui sévissent sa politique - Crédits : Conseil européen
Mercredi 24 juin, Pedro Sánchez s’est exprimé sur les scandales de corruption qui touchent ses proches - Crédits : Conseil européen

"Un pistolet dans chaque main et des coups de feu qui fusent" [El Mundo]. C’est ainsi que l'un des principaux quotidiens espagnols décrit l’intervention du chef du gouvernement espagnol, confronté à la multiplication des affaires judiciaires visant son entourage et le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE). Après l'affaire des masques et l'affaire Zapatero, les scandales se succèdent et fragilisent l’exécutif.

Alors que mercredi 24 juin, Pedro Sánchez tentait de défendre son gouvernement au Parlement, son épouse Begoña Gómez, inculpée pour détournement de fonds, trafic d’influence, corruption dans des opérations commerciales et malversations, remettait son passeport aux autorités. Un nouveau coup dur pour le Premier ministre socialiste qui, un peu plus encore, se voit sommé de donner sa démission.

Un gouvernement miné par les affaires

Pour le chef du gouvernement espagnol, "l'un des rares dirigeants de gauche en Europe" [Le Monde], l'ambiance n'est pas au beau fixe. Mercredi, le dirigeant européen a nié toute "corruption générale" au sein de son gouvernement et a assuré qu'il n'aurait pas "toléré" de pratiques illicites, rapporte Perfil. Les affaires touchent son mentor José Luis Rodríguez Zapatero, son frère David Sánchez, son ancien ministre des Transports José Luis Ábalos, et désormais son épouse.

Fin mai, José Luis Rodríguez Zapatero, "icône de la gauche" pour avoir légalisé le mariage homosexuel et réhabilité les victimes du franquisme, avait été mis en examen pour "trafic d’influence" et "blanchiment" [Le Point]. "Il est soupçonné d’être intervenu de façon irrégulière dans le sauvetage à 53 millions d’euros d’une compagnie aérienne en 2021" [Le Monde] et d'entretenir des contacts avec des entrepreneurs véreux au Venezuela.

Le 22 juin, la Cour suprême a condamné José Luis Ábalos "[à 24 ans de prison] pour association de malfaiteurs, corruption, détournement de fonds et trafic d’influence, dans une affaire liée à l’achat de masques pendant la pandémie de Covid-19." [La Nación]. "L'ancien conseiller ministériel, Koldo García, et l'homme d'affaires Víctor de Aldama ont également été condamnés dans la même affaire, à 19 ans et huit mois et quatre ans et demi, respectivement", précise le journal espagnol.

"Un jour funeste pour ceux qui [croient] en la justice"

Nouveau rebondissement mercredi : alors que Pedro Sánchez s'expliquait devant l’hémicycle espagnol, son épouse, Begoña Gómez, "a remis son passeport […] au tribunal de la Plaza de Castilla (Madrid), conformément à la décision du juge Juan Carlos Peinado" [El Mundo].

Elle est désormais interdite de quitter l’Espagne jusqu’à son procès. "Cette décision s’inscrit dans une enquête ouverte en avril 2024", rappelle Ouest-France. En avril 2026, l'épouse du chef du gouvernement a été formellement inculpée pour plusieurs délits financiers.

La mesure a provoqué de vives réactions. Le ministre de la Justice, Félix Bolaños, a dénoncé sur X "un jour funeste pour ceux d’entre nous qui [croient] en la justice", estimant que "la raison et la vérité finiront par l’emporter".

Une pression politique croissante

Face à ces scandales, les appels à la démission se multiplient. Selon le politologue Pablo Simón, Pedro Sánchez a une capacité "à tenir bon [pendant que] beaucoup d'autres leaders auraient flanché" [Le Point]. Toutefois, la fébrilité gouvernementale se fait toujours plus persistante et les voix se lèvent en faveur de sa démission, ou au moins, d'élections anticipées.

Le leader du parti d’extrême droite Vox, Santiago Abascal, a quant à lui déclaré : "Nous ne supportons plus tous ces scandales.  […] La corruption, c’est vous ! […]. Vous n’éprouvez même pas un minimum de honte", avant d'exiger la convocation d'élections "dès maintenant" [Le Monde]. Une position reprise par le parti indépendantiste catalan Junts, ce dernier appelant le Premier ministre à faire comme son homologue britannique, Keir Starmer, qui a démissionné en début de semaine.

Sans budget depuis trois ans, à la tête d’un exécutif minoritaire, le leader socialiste doit bientôt annoncer la date des prochaines élections générales. "Avec tout ce qu’il se passe, il est indécent qu’il reste un jour de plus", lui a lancé le chef de l’opposition libérale Alberto Núñez Feijóo. Même Gabriel Rufián, allié de gauche du leader socialiste, appelle de ses vœux "la fin de cette agonie" [Le Point].

Les autres sujets du jour

Commerce

Économie

Guerre en Ukraine

Moyen-Orient

L’article Crise politique en Espagne : les scandales rattrapent Pedro Sánchez est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

24.06.2026 à 12:24

Une rencontre entre la Commission européenne et des talibans pour évoquer les retours de migrants en Afghanistan suscite l'indignation

Valentin Ledroit

"La visite n'était plus un secret depuis que la Commission européenne avait reconnu avoir envoyé une lettre, début mai, au régime taliban, au pouvoir à Kaboul, pour inviter une délégation officielle à Bruxelles", entame Le Monde. Pour autant, cette rencontre avec l'exécutif européen ne manque pas de soulever la "polémique", souligne L'Express. "Une équipe de […]

L’article Une rencontre entre la Commission européenne et des talibans pour évoquer les retours de migrants en Afghanistan suscite l'indignation est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

Texte intégral (1728 mots)
En 2025 en Afghanistan, les femmes et les filles étaient privées de presque tous leurs droits fondamentaux, alerte Amnesty International dans son dernier rapport
En 2025 en Afghanistan, "les femmes et les filles étaient privées de presque tous leurs droits fondamentaux", alerte Amnesty International dans son dernier rapport - Crédits : Jonathan Wilson / iStock

"La visite n'était plus un secret depuis que la Commission européenne avait reconnu avoir envoyé une lettre, début mai, au régime taliban, au pouvoir à Kaboul, pour inviter une délégation officielle à Bruxelles", entame Le Monde. Pour autant, cette rencontre avec l'exécutif européen ne manque pas de soulever la "polémique", souligne L'Express.

"Une équipe de la Commission européenne et des représentants de 15 États membres - dont le Danemark, la Belgique et la Suède", ont échangé avec une délégation de talibans dans la capitale belge, mardi 23 juin, "afin d'avancer sur des 'questions techniques' relatives à l'augmentation des expulsions vers l'Afghanistan", relate El País. Cet événement est une "première" depuis "la prise du pouvoir par les talibans en Afghanistan en 2021", poursuit le journal espagnol. 

L'UE ne reconnaît pas formellement le régime des talibans comme autorité du pays. Pour L'Express, cette visite "vis[ait] [d'ailleurs] uniquement à traiter des questions migratoires 'techniques', et non des questions diplomatiques". Pour permettre cette rencontre, tenue dans un lieu secret, la Belgique a dû délivrer cinq visas d'une durée exceptionnelle de 24 heures, restreints au territoire belge.

Un durcissement de la politique migratoire européenne

Cette invitation répond à une pression croissante de certaines capitales. En octobre 2025, 20 États membres de l'UE avaient adressé un courrier à la Commission européenne, lui demandant "de les aider à expulser les migrants 'en situation irrégulière' vers l'Afghanistan", rappelle la taz. Pour justifier cette démarche, les signataires invoquent un argument, relayé par le journal allemand : "en 2024, 22 870 expulsions ont été ordonnées dans toute l'UE, mais seuls 435 Afghans sont retournés dans leur pays - soit un taux de deux pour cent". La taz note par ailleurs que la Commission européenne "ne dispose d'aucun mandat officiel" pour mener ces discussions.

Pour El País, ce geste aurait été impensable il y a encore peu de temps, car "l'ONU a défini l'Afghanistan comme un 'cimetière pour les droits de l'homme'". Le journal espagnol affirme que cet épisode "symbolise […] le durcissement de la politique migratoire en Europe".

Les défenseurs de cette initiative y voient au contraire une opportunité de renforcer la politique européenne dans ce domaine. "La capacité de renvoyer les personnes qui n'ont un droit de séjour légal est une pierre angulaire d'un système d'asile et de migration crédible et efficace, tant pour la Suède que pour l'Union européenne", a ainsi affirmé le ministre suédois chargé de la Migration, Johan Forssell [Courrier international].

Un "scandale" pour les droits humains

Cette forme de pragmatisme se heurte à une vague d'indignation de la part de la société civile. The Guardian relaie la vive émotion de la lauréate du prix Nobel de la paix, Malala Yousafzai, qui rappelle que le régime taliban "a effacé les femmes et les filles de la vie publique". "C'est absolument scandaleux et cela représente une perte totale de confiance et de crédibilité pour l'Union européenne, qui fait preuve d'un tel deux poids, deux mesures", s'indigne également l'eurodéputé socialiste Juan Fernando López Aguilar dans les colonnes du journal britannique.

Celui-ci relève également que "la volonté des responsables de l'UE de coopérer avec les talibans […] contraste fortement avec le message du Parlement européen, où les députés ont à plusieurs reprises soutenu des résolutions condamnant le régime".

Pour Malala Yousafzai, citée cette fois par El País, "l'Europe ne doit pas légitimer un régime responsable de l'une des pires crises des droits humains au monde". Une crainte partagée par de nombreux militants des droits humains, relayés par The Guardian, qui craignent que la rencontre ne "normalise un régime qui a interdit aux filles de poursuivre leur scolarité au-delà de la sixième et qui a cherché à faire disparaître les femmes de la vie publique, alors que ses rangs comptent deux dirigeants accusés de crimes contre l'humanité".

Les autres sujets du jour

Brexit

Climat

Économie

Espagne

Moldavie

L’article Une rencontre entre la Commission européenne et des talibans pour évoquer les retours de migrants en Afghanistan suscite l'indignation est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

3 / 12
  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Ctrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique ‧ Asie ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
Infomigrants
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
G.I.J
I.C.I.J
 
  OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Conspirationnisme
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
Wokisme
🌓