08.06.2026 à 12:05
Florian Chaaban

"La Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne soutiennent la demande de Volodymyr Zelensky visant à entamer des négociations directes avec Vladimir Poutine", entame la Rai. "Réunis dimanche 7 juin à Londres" [BFM TV], "les dirigeants français, allemand et britannique ont [appuyé] la proposition du président ukrainien, avec la 'participation active des États-Unis et de l'Europe' – […]
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"La Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne soutiennent la demande de Volodymyr Zelensky visant à entamer des négociations directes avec Vladimir Poutine", entame la Rai.
"Réunis dimanche 7 juin à Londres" [BFM TV], "les dirigeants français, allemand et britannique ont [appuyé] la proposition du président ukrainien, avec la 'participation active des États-Unis et de l'Europe' – afin de parvenir à un cessez-le-feu et de soutenir la poursuite des négociations". Dans un communiqué conjoint, Emmanuel Macron, le chancelier allemand Friedrich Merz et le Premier ministre britannique Keir Starmer, insistent sur le fait que "la ligne de contact actuelle devrait constituer le point de départ des négociations" [Euronews], ajoutant que "les frontières internationales ne doivent pas être modifiées par la force".
"Le président russe a répondu ne pas en voir 'l'intérêt' tant qu'un accord pour mettre fin à la guerre n'aura pas été négocié en amont" [Sud Ouest].
Alors que "les ministres de la Défense de l'UE se réunissent [ce] lundi à Chypre pour des pourparlers sur un soutien militaire supplémentaire à l'Ukraine" [Der Tagesspiegel], les dirigeants français, britannique et allemand ont "souligné l'urgence d'augmenter la production d'intercepteurs et de codévelopper des capacités de missiles antibalistiques et de frappes en profondeur", relate Euronews.
"Volodymyr Zelensky, qui a annoncé qu'il allait rencontrer [aujourd'hui] le roi Charles III, avait appelé sur X avant la réunion à une 'plus grande coopération pour la sécurité de toute l'Europe dans le domaine de la défense aérienne'" [La République des Pyrénées].
Comme le rappelle le Tagesspiegel, "indépendamment des plans de Moscou, l'Ukraine continue de se défendre avec de nouvelles armes". "Même si [Kiev] a reçu moins [de matériel] des États-Unis en plus de quatre ans de guerre que ce qui avait été récemment consommé au Moyen-Orient, le pays [n'est] pas sans défense", poursuit le quotidien allemand. "'Nous avons appris et produit ces dernières années', a déclaré le chef d'État ukrainien à propos des nouvelles capacités de drones de l'Ukraine".
Au-delà de ces engagements, les dirigeants du groupe dit "E3" ont indiqué que les avoirs russes "resteront immobilisés jusqu'à ce que la Russie cesse sa guerre d'agression et indemnise l'Ukraine pour les dommages causés par la guerre" [BFM TV].
En outre, ils ont insisté sur le fait que "les intérêts de sécurité de l'Europe doivent être préservés dans tout accord", écrit la Rai. "Tout élément des négociations relatives à l'UE et à l'Otan doit être soumis à l'accord de l'UE et de ses États membres, ainsi qu'à celui des alliés de l'Otan", précise le communiqué commun.
Ces déclarations interviennent dans un contexte toujours sensible. "Une frappe de drone russe a 'partiellement détruit' [dimanche] un bâtiment sur un site de stockage de combustible nucléaire usagé dans la zone d'exclusion de la centrale accidentée de Tchernobyl, a indiqué l'opérateur nucléaire public ukrainien Energoatom sur Telegram" [Sud Ouest].
"Le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, a déclaré que 'l'incident est profondément inquiétant car il s'est produit sur un site contenant de larges quantités de matériel nucléaire', selon un communiqué de l'agence" [La République des Pyrénées].
Dans le même temps, "l'Ukraine a récemment intensifié ses frappes de drones sur les territoires occupés et la Russie, en représailles aux bombardements russes. Les forces de Kiev ont affirmé hier avoir frappé les territoires ukrainiens occupés par Moscou et la région russe frontalière de Briansk, notamment des dépôts de carburants et un terminal pétrolier en Crimée annexée", conclut Sud Ouest.
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05.06.2026 à 12:05
Léa Deseille

"Zelensky lance un défi à Poutine", titre The Kyiv Independent. Le président ukrainien "a proposé, jeudi 4 juin dans une lettre ouverte inhabituelle adressée à Vladimir Poutine, une rencontre en face-à-face avec son homologue russe", détaille France 24. "Je propose de fixer une date claire pour une telle rencontre", a affirmé le chef d'État, cité […]
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"Zelensky lance un défi à Poutine", titre The Kyiv Independent. Le président ukrainien "a proposé, jeudi 4 juin dans une lettre ouverte inhabituelle adressée à Vladimir Poutine, une rencontre en face-à-face avec son homologue russe", détaille France 24.
"Je propose de fixer une date claire pour une telle rencontre", a affirmé le chef d'État, cité par le Huffington Post. "L'Ukraine propose de mettre fin à cette guerre via un contact direct entre vous et nous. Je propose une rencontre", a-t-il écrit, suggérant "la Suisse, la Turquie et les pays du monde arabe" comme lieux possibles de discussion, cite RFI. Le président ukrainien écarte en revanche Moscou et Kiev pour cette entrevue.
Volodymyr Zelensky "a également appelé à un cessez-le-feu total pour toute la durée des négociations proposées – une option que Poutine avait exclue plus tôt dans la journée de jeudi", pointe la BBC. Le président ukrainien souhaite également un "échange total de prisonniers de guerre", note le Huffington Post.
"La lettre se conclut sur un avertissement adressé au président russe", poursuit le journal en ligne. "Si vous ne parvenez pas personnellement à la conclusion qu’il est temps de mettre fin à cette guerre, l’Ukraine continuera à se battre pour son existence", peut-on y lire.
"La lettre expose le point de vue de Zelensky sur le conflit qui dure depuis quatre ans et indique que, si la résilience des Ukrainiens reste intacte, la plupart des Russes sont las de ses effets et sont prêts pour la paix", développe The Guardian. "Kiev a fait à plusieurs reprises la proposition d'un cessez-le-feu prolongé pour favoriser des négociations. Mais Moscou rejette cette idée, arguant que cela permettrait à l'armée ukrainienne de se renforcer", rappelle France 24. "Poutine a par le passé exclu toute discussion directe, qualifiant à tort Zelensky de dirigeant 'illégitime' et déclarant qu'il ne le rencontrerait que pour finaliser un accord préalablement conclu", ajoute The Guardian.
"Mais au-delà d’une proposition diplomatique, cette longue lettre est surtout l’occasion pour Zelensky de dresser un réquisitoire contre Poutine, qu’il tient pour personnellement responsable du conflit", relève le Huffington Post. "Quoi que vous disiez de l’Otan, de la géopolitique et de la langue russe, cette guerre est votre choix personnel — une guerre sans véritable raison. C’est ainsi que l’histoire s’en souviendra", accuse le président ukrainien [The Kyiv Independent]. "Le ton de la lettre était provocateur, voire moqueur, attirant l'attention sur les récentes frappes ukrainiennes en territoire russe", juge la BBC. "Après 26 ans au pouvoir, l'âge commence à se faire sentir" chez Vladimir Poutine, tacle par exemple le président ukrainien.
Quelques heures après la publication de cette lettre, le Kremlin a réagi par la voix de son porte-parole Dmitri Peskov. "Zelensky peut venir à tout moment à Moscou", a-t-il déclaré selon La Libre, qui rapporte des propos cités par les médias d'État russes, "ajoutant que le président russe n'avait pas encore vu la lettre en question".
La proposition a été saluée par Donald Trump, qui a mis en avant le rôle des États-Unis dans les efforts de médiation. "Je suis content qu’ils envisagent peut‑être de se rencontrer", a-t-il confié aux journalistes dans le Bureau ovale [France 24]. "J’ai suggéré ces compromis et, vous savez, nous y avons beaucoup contribué", a-t-il ajouté.
RFI rappelle toutefois que "les efforts de négociation sous médiation américaine sont au point mort depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. Moscou exige de Kiev des concessions politiques et territoriales, notamment un retrait complet de la région de Donetsk, partiellement contrôlée par Moscou, que rejette l'Ukraine, les assimilant à une capitulation".
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04.06.2026 à 13:02
Amélie Philotas

"Une étape importante sur leur chemin d'intégration européenne" [Le Parisien]. C'est ainsi qu'un responsable de la présidence chypriote du Conseil de l'UE a qualifié le feu vert donné, mercredi 3 juin, à l'ouverture du premier cluster de négociation avec l'Ukraine et la Moldavie. Ce déblocage intervient après la levée du veto hongrois, qui empêchait jusqu'ici […]
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"Une étape importante sur leur chemin d'intégration européenne" [Le Parisien]. C'est ainsi qu'un responsable de la présidence chypriote du Conseil de l'UE a qualifié le feu vert donné, mercredi 3 juin, à l'ouverture du premier cluster de négociation avec l'Ukraine et la Moldavie.
Ce déblocage intervient après la levée du veto hongrois, qui empêchait jusqu'ici l'ouverture formelle de ce premier groupe de chapitres. Budapest a accepté de mettre fin au blocage après un accord avec Kiev sur les droits de la minorité hongroise en Ukraine. "La conférence intergouvernementale, qui marque le lancement formel de la procédure, devrait [donc] se tenir le 15 ou 16 juin à Luxembourg" [Euronews].
"C'est une étape hautement symbolique, que Volodymyr Zelensky attendait depuis des mois, en fait depuis décembre 2023", résument Les Échos. À cette date, les dirigeants de l'UE avaient décidé d'ouvrir les négociations d'adhésion avec l'Ukraine et la Moldavie. Celles-ci avaient ensuite été formellement lancées en juin 2024, mais l'ouverture des différents groupes de chapitres restait soumise à l'accord unanime des États membres.
Le processus était notamment bloqué par la Hongrie, alors dirigée par Viktor Orbán, régulièrement critiqué pour sa proximité avec Moscou. Avec l'arrivée au pouvoir de Péter Magyar au printemps 2026, Budapest a levé son veto "après accord avec Kiev sur les minorités hongroises", rapportent Les Échos.
Si le différend concernait surtout l'Ukraine, la Moldavie a elle aussi été affectée par le couplage de son dossier avec celui de Kiev. Les deux pays avancent en effet dans un calendrier politique étroitement lié depuis le lancement de leur processus d'adhésion.
La levée du veto hongrois a donc permis aux représentants des Vingt-Sept de donner "un feu vert préliminaire à l'ouverture officielle d'un premier groupe de sujets de négociation avec l'Ukraine et la Moldavie" [La Libre]. Dans le processus d'élargissement, chaque étape majeure requiert l'accord des États membres.
Ce feu vert est une "bonne nouvelle" [RTS], s'est réjouie la Première ministre ukrainienne, Ioulia Svyrydenko, car "nous [les Ukrainiens] nous rapprochons d'une adhésion à l'UE".
Mais le processus reste long. "Pour adhérer à l'UE, un candidat doit ouvrir et refermer avec succès six clusters comprenant au total 33 chapitres", rappellent Les Échos. La prochaine étape, attendue le 15 ou 16 juin à Luxembourg, doit porter sur l'officialisation de l'ouverture du "cluster 1", consacré aux "fondamentaux" : le système judiciaire, l'état de droit, les libertés publiques et le fonctionnement des institutions démocratiques.
D'autres volets s'annoncent plus sensibles encore. Le chapitre agricole, qui sera abordé dans les négociations à venir, devrait donner lieu à des négociations "longues et ardues", avertit Le Parisien. "L'Ukraine est un important producteur agroalimentaire et son poids inquiète certains pays, dont la France", poursuit le média.
Au-delà des discussions techniques, plusieurs États membres entendent éviter toute précipitation. Réunis à Chypre fin avril, les dirigeants européens avaient déjà rappelé que l'adhésion de l'Ukraine ne pourrait pas être immédiate, malgré les demandes répétées de Volodymyr Zelensky.
Le chancelier allemand Friedrich Merz avait notamment déclaré qu'il était "clair pour tout le monde qu'une adhésion immédiate de l'Ukraine à l'UE n'est bien sûr pas possible" [France Info]. Il avait toutefois suggéré "une intégration plus étroite au sein des institutions européennes, par exemple par la participation aux sommets européens […] sans droit de vote".
La levée du veto hongrois marque donc une avancée notable pour l'Ukraine et la Moldavie. Mais elle ne règle pas les nombreuses questions politiques, économiques et institutionnelles que poserait leur adhésion. Elle intervient aussi dans un contexte de regain d'attention pour l'élargissement, à la veille d'un sommet UE-Balkans occidentaux prévu le 5 juin au Monténégro.
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