26.02.2026 à 12:13
Agathe Grinon

D'abord annoncée par Politico lundi 23 février, la possibilité que "l'Islande envisage de voter dès le mois d'août sur la reprise des négociations d'adhésion à l'UE" semble se confirmer. Ce référendum ne signifie néanmoins pas une adhésion directe à l'UE : "les citoyens islandais devront se prononcer quant à une reprise des négociations avec l'UE", […]
L’article L'Islande remet l'adhésion à l'UE à l'agenda, un référendum attendu dans l'année est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

D'abord annoncée par Politico lundi 23 février, la possibilité que "l'Islande envisage de voter dès le mois d'août sur la reprise des négociations d'adhésion à l'UE" semble se confirmer. Ce référendum ne signifie néanmoins pas une adhésion directe à l'UE : "les citoyens islandais devront se prononcer quant à une reprise des négociations avec l'UE", explique La Libre.
Toujours selon le média belge, le gouvernement islandais avait clairement déjà "indiqué qu'il souhaitait organiser un tel scrutin d'ici 2027". Mais lors d'une visite en Pologne le 25 février, la Première ministre Kristrún Frostadóttir a annoncé la tenue d'"un référendum dans les mois à venir" [France 24].
"Les développements dans les affaires mondiales nous montrent que nous devons rechercher ce qui est le [plus] adapté pour renforcer notre défense et notre sécurité", a déclaré la ministre des Affaires étrangères, Þorgerður Katrín Gunnarsdóttir, au micro de la radio islandaise RUV.
Comme le souligne Bloomberg, "les changements géopolitiques ont poussé l'Islande à coopérer plus étroitement avec ses pairs européens". Selon Politico, les discours américains ces derniers mois semblent avoir augmenté le niveau d'alerte des Islandais. Parmi ces déclarations, "une blague de Billy Long, candidat de [Donald Trump] au poste d'ambassadeur en Islande", qu'il présentait comme un potentiel "52e État américain".
Le mois dernier, durant le Forum économique mondial de Davos, l'Islande avait été mentionnée quatre fois par Donald Trump dans son discours "alors que le président américain parlait du Groenland […] ce qui [a dû] être déstabilisant pour un petit pays", a confié un représentant européen à Politico.
"Aussi, l'Islande n'a pas d'armée et dépend de son adhésion à l'Otan et d'un accord de défense bilatéral de 1951 avec les États-Unis pour sa sécurité", rappelle L'Express. "Une adhésion à l'Union européenne pourrait ainsi lui apporter davantage de gages de sécurité face aux velléités expansionnistes de Donald Trump", poursuit l'hebdomadaire.
L'Islande avait déjà entamé ce processus d'adhésion en 2009, "après avoir été durement touchée par la crise financière de 2008. Les négociations officielles en vue de l'adhésion ont débuté en 2010", rappelle la Deutsche Welle. "Mais en 2013, un gouvernement de centre-droit nouvellement élu a suspendu les pourparlers et, en 2015, Reykjavík a demandé à retirer sa candidature", complète la chaîne internationale allemande. Cette décision avait alors suscité des protestations car elle s'était faite sans consultation citoyenne.
Rejoindre l'Union européenne est néanmoins un chemin fastidieux, comme le note The Guardian. La proposition de référendum, "qui devrait être rédigée au début du printemps selon les médias locaux", "doit d'abord être approuvée par le Parlement, après quoi un délai de neuf mois est prévu pour organiser le vote proprement dit".
De plus, pour adhérer effectivement à l'UE, "l'Islande devrait également organiser un autre référendum afin de déterminer s'il convient de poursuivre le processus après la conclusion des négociations", note Politico.
Selon un sondage de l'institut Gallup réalisé en 2025, "44 % des Islandais interrogés se disent favorables à une adhésion de leur pays à l'UE, tandis que 36 % y sont opposés".
"Si les Islandais votaient pour le 'oui', l'adhésion à l'UE pourrait alors être effective rapidement", estime L'Express. En effet, comme le rappelle Reuters, l'Islande "fait déjà partie du marché unique de l'UE, de l'espace Schengen et de l'Association européenne de libre-échange".
De plus, avant de quitter la table des négociations en 2015, l'Islande avait clôturé 11 des 33 chapitres de négociation. "Le Monténégro, pays candidat à l'adhésion à l'UE le plus avancé, n'a franchi cette étape que ces derniers mois" [Politico].
Le principal point de blocage : la pêche, "industrie clé en Islande et enjeu majeur lors des dernières négociations" [Politico]. Le Royaume-Uni s'opposait notamment à "la quantité de maquereaux pêchée par les navires islandais". Le Brexit pourrait faciliter les discussions aujourd'hui.
L’article L'Islande remet l'adhésion à l'UE à l'agenda, un référendum attendu dans l'année est apparu en premier sur Touteleurope.eu.
25.02.2026 à 13:54
Manon Mazuir

"De tous les records que Donald Trump prétend battre, on peut lui en reconnaître un : celui du discours sur l'état de l’Union le plus long de l'histoire télévisée, soit une heure quarante-sept minutes", ironise Le Monde. "Un an après son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump a défendu mardi [24 février] son action et ses […]
L’article "Séance d’autosatisfaction", pas un mot sur l'UE… la presse européenne décortique le discours de Donald Trump sur l'état de l'Union est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

"De tous les records que Donald Trump prétend battre, on peut lui en reconnaître un : celui du discours sur l'état de l’Union le plus long de l'histoire télévisée, soit une heure quarante-sept minutes", ironise Le Monde. "Un an après son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump a défendu mardi [24 février] son action et ses priorités lors de son discours sur l'état de l'Union devant le Congrès" [20 Minutes].
Le président des États-Unis "a célébré […] son bilan sans faire d'annonces majeures ni esquisser le moindre changement de cap", observe la RTBF, citant Donald Trump : "'ceci est l'âge d'or de l'Amérique'", a clamé le président républicain, reprenant l'un de ses slogans préférés".
"Fidèle à lui-même, Donald Trump s’est livré à une séance d’autosatisfaction", résume Ouest France. Ses premiers mots ont donné le ton : "notre nation est de retour, plus grande, meilleure, plus riche et plus forte que jamais […]. Ce soir, après seulement un an, je peux dire avec dignité et fierté que nous avons redressé la situation pour les générations à venir", relaie Le Huffington Post.
À commencer par le volet économique. Fraîchement "bousculé par la Cour suprême" [Ouest-France], "le président a jugé 'très regrettable' [sa] décision invalidant une vaste partie de ses droits de douane, devant trois des magistrats ayant [décidé] cette [mesure]" [Le Figaro]. Le Point note d'ailleurs qu'"en signant précipitamment son nouveau décret présidentiel à la suite de la décision de la Cour suprême d’invalider une partie de ses [droits de douane]", le président américain a "violé l'accord commercial de Turnberry avec l'Europe". "L'Union européenne attend [donc] que Donald Trump revoie sa copie".
"Le président des États-Unis a décrit une économie en forte amélioration. 'L’inflation chute, les revenus augmentent vite, l’économie est florissante comme elle ne l’a jamais été', a-t-il assuré", rapporte 20 Minutes. "À l’entendre, tout va pour le mieux", s'amuse Le Huffington Post. Il a notamment "affirmé que les prix de l’essence et des produits alimentaires étaient en baisse, que les salaires progressaient et que ses baisses d’impôts contribuaient directement à soutenir les travailleurs" [20 Minutes].
Sur l'immigration, le 47e président des États-Unis "a profité de son discours pour vanter son succès dans la sécurisation de la frontière sud et l'expulsion des 'criminels étrangers en situation irrégulière', mais il a évité de mentionner sa campagne d'expulsions massives, vaste et agressive, qui a suscité de vives réactions" [Politico]. Le Monde relève par ailleurs que "le milliardaire n’a fait aucune mention des opérations du département de la sécurité intérieure à Minneapolis, ni de la mort de deux civils, abattus par des agents fédéraux. Un moment de bascule, pourtant, dans ce mandat".
"L’un des moments les plus tendus s’est produit lorsque Trump a exhorté les législateurs à se lever s’ils étaient d’accord pour dire que le premier devoir du gouvernement [était] de protéger les citoyens américains plutôt que les 'immigrants illégaux'", relate El Mundo.
"Balloté par des vents contraires, contesté sur ses politiques économiques et migratoires, Donald Trump aurait pu profiter de cette tribune pour redresser la barre et offrir aux Américains une tonalité différente de ses habituelles autocongratulations. Que nenni", constate Libération. "En mauvaise position dans les sondages, à neuf mois des élections de mi-mandat [en novembre], Donald Trump a essayé […] de reprendre la main sur deux sujets sur lesquels il a récemment perdu du terrain : l’économie et l’immigration”, note Courrier international citant le New York Times.
Car l’enjeu est majeur. "Au plus bas dans les sondages, M. Trump craint que son parti républicain ne perde le contrôle du Congrès lors [de ce scrutin], ce qui paralyserait le reste de son second mandat et l'exposerait à une éventuelle troisième procédure de destitution", analyse Euronews.
"Selon une étude publiée dimanche 22 février, 60 % des Américains désapprouvent l’action de Donald Trump", contextualise Le Monde. "C’est encore pire en matière de lutte contre l’inflation (65 %), sur les droits de douane (64 %) et les relations avec les pays étrangers (62 %)", pointe le journal du soir.
"La partie consacrée à la politique étrangère n’a été abordée qu’au bout de soixante-quinze minutes. Pas un mot [sur] l’Europe, une mention formelle de la guerre en Ukraine, rien sur la Chine, un oubli étonnant", observe Le Monde.
Donald Trump a surtout "évoqué la question iranienne, brandissant la menace d’une attaque de Téhéran sur le sol américain" [Ouest France]. "L’Iran a 'déjà développé des missiles qui peuvent menacer l’Europe et nos bases' militaires et 'travaille à bâtir des missiles qui pourront atteindre bientôt les États-Unis', a-t-il déclaré, soulignant que les États-Unis, de manière préventive, ont massé une imposante armada militaire dans la région du Golfe", complète le quotidien régional. Il a toutefois annoncé qu'il préférait "résoudre ce problème par la diplomatie" [Euronews].
Le mot de la fin revient au journal britannique The Guardian, selon qui "[Donald] Trump a perdu la capacité à divertir. Malheureusement, il n'a pas perdu sa capacité à offenser".
L’article "Séance d’autosatisfaction", pas un mot sur l'UE… la presse européenne décortique le discours de Donald Trump sur l'état de l'Union est apparu en premier sur Touteleurope.eu.
24.02.2026 à 12:39
Léa Deseille

"Nous ne céderons pas tant que la paix ne sera pas rétablie", a lancé Ursula von der Leyen à son arrivée à Kiev, mardi 24 février [Le Parisien]. Accompagnée du président du Conseil européen, António Costa, la cheffe de la Commission européenne s'est rendue dans la capitale ukrainienne "pour marquer le quatrième anniversaire du conflit […]
L’article Quatre ans de guerre en Ukraine : Ursula von der Leyen et António Costa en déplacement à Kiev est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

"Nous ne céderons pas tant que la paix ne sera pas rétablie", a lancé Ursula von der Leyen à son arrivée à Kiev, mardi 24 février [Le Parisien]. Accompagnée du président du Conseil européen, António Costa, la cheffe de la Commission européenne s'est rendue dans la capitale ukrainienne "pour marquer le quatrième anniversaire du conflit le plus sanglant d'Europe depuis 1945".
"Dans une vidéo publiée sur X, on peut voir Ursula von der Leyen accueillie par le ministre des Affaires étrangères, Andriy Sybiha, à son arrivée en train", relate The Kyiv Post. Il s'agit de son dixième voyage à Kiev depuis le début de la guerre.
"Pour réaffirmer le soutien indéfectible de l’Europe à l’Ukraine, financièrement, militairement tout au long de ce rude hiver. Pour souligner notre engagement constant envers le juste combat de l’Ukraine", a écrit la présidente de la Commission européenne, qui ajoute que "l’UE ne relâchera pas ses efforts tant que la paix n’aura pas été rétablie aux conditions de l’Ukraine" [Euronews].
Les deux présidents vont "participer à une 'cérémonie de commémoration' et se rendre sur le site d’une installation énergétique ukrainienne endommagée par les frappes russes", indique La Croix. Ils rencontreront Volodymyr Zelensky et participeront en visioconférence "à une réunion de la Coalition des volontaires", qui rassemble les alliés de Kiev [Libération].
Malgré les tentatives de cessez-le-feu, les frappes sanglantes de la Russie se poursuivent. Moscou "a lancé dans la nuit de lundi à mardi une attaque contre l’Ukraine à l’aide d’un missile balistique Iskander-M et de 133 drones, annonce l’armée de l’air ukrainienne" [Le Monde]. "L’armée russe – qui occupe 20 % du territoire ukrainien –, bombarde quotidiennement des zones civiles et des infrastructures, ce qui a récemment provoqué, en plein milieu d’un hiver particulièrement glacial, la pire crise énergétique dans le pays depuis le début de l’invasion, le 24 février 2022" [Libération].
Toutefois, les Ukrainiens ne baissent pas les bras. "Poutine n’a pas atteint ses objectifs. Il n’a pas brisé les Ukrainiens. Il n’a pas gagné cette guerre", a déclaré Volodymyr Zelensky dans un message vidéo ce matin, relayé par Sud Ouest. "Nous avons préservé l’Ukraine et nous ferons tout pour parvenir à la paix, et pour que justice soit faite. Nous voulons la paix, une paix forte, digne et durable", a-t-il ajouté.
Et pour ce faire, l'Ukraine a besoin de ses alliés. Or les deux présidents apportent à Kiev "des paroles chaleureuses, des embrassades, des encouragements. Mais pas ce qu'ils avaient promis", tacle Die Zeit. En effet, les Européens n'ont pas encore réussi à valider un prêt de 90 milliards d'euros pour l'Ukraine ni un 20e paquet de sanctions contre la Russie.
"L'absence d'accord sur de nouvelles sanctions contre la Russie, en raison d'un veto hongrois, est un 'revers', à la veille du quatrième anniversaire de l'invasion russe de l'Ukraine, a déploré lundi la cheffe de la diplomatie de l'UE Kaja Kallas", citée par Le Figaro. "Une fois de plus, [l'UE] montre à quel point elle est vulnérable au chantage", abonde Die Zeit. Et l'Ukraine craint l'abandon d'une Europe "paralysée".
D'autant plus que Volodymyr Zelensky n'est plus certain du soutien des États-Unis. Le président ukrainien a lancé "un appel à Donald Trump lundi, déclarant […] qu'il souhaitait que le président américain 'reste de notre côté'", souligne CNN. "Le président américain fait-il suffisamment pression sur Vladimir Poutine pour tenter de mettre fin à la guerre ? 'Non', a simplement répondu Volodymyr Zelensky à CNN" [La Croix]. "[Le président russe] veut nous occuper. Si nous lui donnons tout ce qu’il veut, nous allons tout perdre – tous autant que nous sommes, nous devrons fuir ou devenir Russes", a prévenu le président ukrainien.
L’article Quatre ans de guerre en Ukraine : Ursula von der Leyen et António Costa en déplacement à Kiev est apparu en premier sur Touteleurope.eu.