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08.07.2026 à 12:05

"Verdict complexe", "peines plus clémentes"… la presse européenne réagit à la condamnation de Marine Le Pen et à sa candidature à la présidentielle

Léa Deseille

"La France se réveille ce mercredi [8 juillet] les yeux encore embrumés", écrit la BBC. "Beaucoup étant encore incrédules face au tumulte politique déclenché la veille par la figure de proue de la droite nationaliste, Marine Le Pen", poursuit la radio britannique. "Condamnée mardi en appel dans l'affaire des assistants parlementaires européens du Front national, […]

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Texte intégral (2378 mots)
Marine Le Pen prononce un discours lors de la Convention "Europa Viva 24", organisée par l'extrême droite européenne, en mai 2024 - Crédits : Flickr Vox España CC0 1.0
Marine Le Pen prononce un discours lors de la Convention "Europa Viva 24", organisée par l'extrême droite européenne, en mai 2024 - Crédits : Flickr Vox España CC0 1.0

"La France se réveille ce mercredi [8 juillet] les yeux encore embrumés", écrit la BBC. "Beaucoup étant encore incrédules face au tumulte politique déclenché la veille par la figure de proue de la droite nationaliste, Marine Le Pen", poursuit la radio britannique. "Condamnée mardi en appel dans l'affaire des assistants parlementaires européens du Front national, la cheffe de file du Rassemblement national a annoncé dans la soirée sur TF1 sa candidature à l'élection présidentielle de 2027", note La Libre.

"Oui, je suis candidate à l’élection présidentielle de 2027 et je ne me retirerai pas", a affirmé fermement Marine Le Pen [Yle]. "J’ai les mains propres", a-t-elle également soutenu, malgré la confirmation de sa culpabilité par la cour d'appel de Paris. Les juges ont notamment estimé que les faits étaient "graves" parce que des fonds publics ont été utilisés pour rémunérer "des personnes travaillant en réalité pour le Front national" [Le Monde]. Ils retiennent aussi que ces détournements étaient destinés à "pallier les difficultés financières" du parti, devenu Rassemblement national en 2018.

La cour a ainsi condamné l'ex-cheffe de file du Front national à "trois ans de prison – dont deux avec sursis et un an sous surveillance électronique (mais comme un recours est en cours elle n'aura pas à le porter) –, à une amende de 100 000 € et à une peine d'inéligibilité de 45 mois, dont 30 avec sursis" [La Stampa]. Un "verdict complexe qui rouvre la porte de l'Élysée à Marine Le Pen tout en la refermant", estime le quotidien italien.

Des peines allégées en appel

Marine Le Pen n'est pas la seule condamnée en appel. "Dix autres cadres du FN puis du RN, pour certains toujours élus, ont aussi reçu leur condamnation", résume Le Nouvel Obs, qui cite notamment le maire de Perpignan Louis Aliot, le député Julien Odoul, les eurodéputés Nicolas Bay et Catherine Griset, ou encore des figures historiques du parti comme Bruno Gollnisch ou Wallerand de Saint-Just.

"Mais les peines sont plus clémentes qu'en première instance", en mars 2025. "Les trois magistrates qui ont présidé le procès ont rendu un verdict permettant à Marine Le Pen de se présenter à l'élection présidentielle du printemps prochain", considère Die Zeit. L'inéligibilité prononcée par le tribunal en mars 2025 a ainsi été "réduite à 15 mois – qu'elle a déjà purgés – les 30 mois restants étant assortis d'un sursis", poursuit The Guardian.

Marine le Pen "a annoncé qu'elle allait [former un pourvoi] devant la plus haute juridiction française, la Cour de cassation", précise le quotidien britannique. Une démarche qui ne permettrait pas de rejuger les faits, mais de contrôler la bonne application du droit. En outre, cette décision "suspendrait de fait" l'exécution de la peine et "instaurerait une période pendant laquelle [Marine Le Pen] ne serait pas équipée d'un bracelet électronique". "Ces dernières semaines, elle [avait] exclu à plusieurs reprises de faire campagne" si elle portait un tel dispositif, rappelle Die Zeit.

Hier, la cour d'appel a également déclaré avoir pris en compte "la liberté de choix de l'électeur, condition préalable à l'expression du suffrage démocratique", ajoute The Irish Independent.

Des répercussions en Europe

"Nombreux étaient ceux qui prédisaient la fin de sa carrière politique", estime la BBC. Mais "le nom de famille réapparaît dans la course à l'Élysée, comme cela a toujours été le cas en France (à la seule exception de 1981) depuis 1974, année où le patriarche Jean-Marie Le Pen avait obtenu un score peu flatteur de 0,75 % au premier tour", pointe Corriere della Sera.

Dans son intervention hier soir, Marine Le Pen "a également promis de nommer Jordan Bardella Premier ministre si elle était élue première femme présidente de la France" [Yle]. "Nous proposons aux Français un duo, président et premier ministre, et ce duo est solide et animé de convictions très fortes", a-t-elle affirmé [Politico]. Selon un sondage Ifop-Fiducial de juin cité par La Stampa, "Jordan Bardella est crédité de 35 à 37 % des voix au premier tour, devançant Marine Le Pen elle-même, qui recueille 32 % des intentions de vote".

Et "cela inquiète les alliés européens", juge la BBC. "Marine Le Pen et son protégé de 30 ans, Jordan Bardella […] sont tous deux eurosceptiques et loin d'être favorables à l'Otan, au financement militaire de l'Ukraine ou à une augmentation significative des dépenses militaires comme l'a promis Macron".

"L'avenir politique de la France a des répercussions bien au-delà de ses frontières et les sondages indiquent que, malgré les obstacles, Marine Le Pen a de bonnes chances de devenir présidente. Même si sa victoire est loin d'être acquise", assure le média britannique. "Ce qui reste incertain, c'est si Le Pen peut réussir là où elle a échoué à trois reprises, surtout avec le fardeau supplémentaire d'une nouvelle bataille juridique et d'une possible condamnation pénale définitive", nuance Politico.

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07.07.2026 à 12:24

Ukraine, réarmement… le sommet de l'Otan qui s'ouvre aujourd'hui s'annonce aussi déterminant qu'imprévisible

Amélie Philotas

"À Ankara, nous allons montrer au monde entier que nous tenons les engagements financiers que nous avons pris à La Haye [aux Pays-Bas] en 2025" [Le Monde]. C'est en ces termes que le secrétaire général de l'organisation, Mark Rutte, a présenté, lors de sa visite à Washington en juin, l'objectif central du sommet organisé pendant […]

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Texte intégral (2307 mots)
Cette année, le sommet de l'Otan se tient à Ankara, alors que la Turquie adopte un rôle toujours plus central dans l'Organisation atlantique - Crédits : NATO North Atlantic Treaty Organization / Flickr (CC BY-NC-ND)
Cette année, le sommet de l'Otan se tient à Ankara, alors que la Turquie occupe un rôle toujours plus central dans l'Alliance atlantique - Crédits : NATO North Atlantic Treaty Organization / Flickr CC BY-NC-ND

"À Ankara, nous allons montrer au monde entier que nous tenons les engagements financiers que nous avons pris à La Haye [aux Pays-Bas] en 2025" [Le Monde]. C'est en ces termes que le secrétaire général de l'organisation, Mark Rutte, a présenté, lors de sa visite à Washington en juin, l'objectif central du sommet organisé pendant deux jours dans la capitale turque.

De son côté, le président ukrainien Volodymyr Zelensky, également présent, entend "rappeler à ses alliés à quel point il a besoin de défenses aériennes [et que la Russie constitue une réelle menace]" [RFI]. Une demande d'autant plus pressante que Moscou a lancé, le week-end dernier, une attaque massive contre l'Ukraine.

Le sommet s'annonce aussi marqué par l'incertitude américaine, et par la volonté des alliés d'afficher leur unité. Il constitue, selon le ministre turc de la Défense, "un tournant important qui démontrera la détermination de l'Otan à s'adapter à l'évolution de l'environnement sécuritaire et façonnera son orientation stratégique future" [TRT].

La guerre en Ukraine, au cœur des discussions

Ce mardi, Volodymyr Zelensky est arrivé à Ankara avec l'espoir que ce sommet "ne sera pas vain", relèvent Les Echos. Sa visite intervient alors que l'Ukraine affirme sa volonté de répondre avec fermeté aux frappes russes. "Au lendemain de bombardements russes particulièrement intenses […] l'Ukraine a lancé une nouvelle vaste attaque aérienne dans la nuit de lundi à mardi" , rappellent Les Echos.

Le sommet doit permettre d'annoncer de nouvelles aides à Kiev. "L'Otan doit s'assurer que l'Ukraine reçoit ce dont elle a besoin, a estimé le secrétaire général de l'Alliance atlantique à la veille de son sommet à Ankara" [BFM TV]. À l'issue de ce rendez-vous, le président ukrainien devrait "repartir avec un nouvel engagement financier de 70 milliards d’euros pour cette année, et 70 milliards d’euros supplémentaires pour 2027, comme le prévoit la déclaration d’une page du sommet", indique Euractiv.

Par ailleurs, si cette même déclaration "ne fera une nouvelle fois aucune référence au 'parcours irréversible' de l’Ukraine vers l’adhésion - une formulation qui ne figurait que dans la déclaration de Washington signée sous l’administration Biden -, Kiev pourrait obtenir une autre reconnaissance significative dans le texte officiel", poursuit le média. L'Ukraine "serait [alors] reconnue non seulement comme bénéficiaire de la sécurité de l’Otan, mais aussi comme 'contributeur'".

Réarmement massif et retrait progressif des États-Unis

Outre le dossier ukrainien, "ce millésime 2026 devrait s’articuler autour de deux thèmes phares : l’achat d’armement et le désengagement américain dans la défense européenne", résume Libération.

"Les dirigeants européens de l’Alliance atlantique veulent démontrer qu’ils peuvent augmenter leurs capacités de défense pour parer à toute attaque". Car, "si des efforts sont désormais engagés, les Européens peinent toujours à les mener de concert" [Le Monde] et "craignent de ne plus pouvoir compter sur le parapluie américain en cas d’attaque de la Russie" [Le Dauphiné Libéré].

"L’an dernier, Donald Trump, qui réclame comme ses prédécesseurs un réel 'partage du fardeau', avait fait planer la menace d’un départ immédiat des quelque 100 000 soldats américains présents sur le Vieux Continent, ce qui aurait laissé les 450 millions d’Européens sous-équipés et désorganisés face à une Russie de plus en plus belliqueuse", rappelle Libération. "Il y a tout juste un an, à La Haye, les membres de l’Alliance atlantique décidaient de la plus importante augmentation de leurs dépenses militaires depuis des décennies", rappelle Contexte. Sous pression, "les membres de l'Alliance se sont engagés [en un an] à dépenser près de 120 milliards de dollars", note L'Express.

La veille du sommet, lors d'une conférence de presse dans la capitale turque, Mark Rutte a promis "de nouveaux contrats de plusieurs dizaines de milliards de dollars qui permettront de [se] doter des équipements essentiels à la dissuasion et à la défense" [BFM TV].

Encore des lacunes, le président turc au "centre du jeu"

"Tous les dirigeants, dont Donald Trump, devraient réaffirmer leur 'engagement inébranlable' en faveur de la défense collective au titre de l'article 5 du traité de l'Atlantique Nord", indiquent Les Echos, qui ont consulté le projet de déclaration finale approuvé vendredi par les 32 ambassadeurs auprès de l'Otan. "Les Européens, sous pression américaine, vont détailler leurs investissements massifs dans la défense", précise le quotidien économique.

Les armées européennes restent confrontées à plusieurs lacunes : munitions, défense aérienne, frappes de longue portée et logistique. Dans cette perspective, l'Ukraine apparaît comme un partenaire industriel prometteur pour accélérer le réarmement européen, en particulier dans les drones et les missiles.

Ankara entend aussi tirer parti de ce sommet. "Trop content d'être au centre du jeu, le président Erdogan va mettre les petits plats dans les grands avec un somptueux dîner prévu le 7 juillet au soir, à l'issue d'une journée consacrée à l'industrie de défense, au cours de laquelle un grand nombre de contrats, joint-ventures ou investissements devraient être dévoilés et plaire au président Trump" [Les Echos].

"La déclaration commune devrait être publiée dès mercredi matin, marquant la fin d’un sommet espéré aussi court que possible pour éviter un nouveau coup de canif de Donald Trump dans le dos de la plus grande alliance défensive de l’histoire", conclut Libération.

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06.07.2026 à 12:01

Albanie : le Premier ministre Edi Rama à l'épreuve de la "révolution des flamants roses"

Florian Chaaban

"Les Albanais dans les rues rêvent toujours d’Europe et de changement", titre Courrier international. "Le pays des Balkans vit depuis des semaines au rythme des manifestations qui réclament la démission du gouvernement, coupable d'avoir permis la construction d'un complexe touristique de luxe [au coût estimé à 4,6 milliards de dollars] dans une lagune protégée". Ce projet, "lié à […]

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Texte intégral (2150 mots)
Maire de Tirana entre 2000 et 2011, Edi Rama est le Premier ministre de l'Albanie depuis le 15 septembre 2013 - Crédits : Conseil européen
Maire de Tirana entre 2000 et 2011, Edi Rama est le Premier ministre de l'Albanie depuis le 15 septembre 2013 - Crédits : Conseil européen

"Les Albanais dans les rues rêvent toujours d’Europe et de changement", titre Courrier international. "Le pays des Balkans vit depuis des semaines au rythme des manifestations qui réclament la démission du gouvernement, coupable d'avoir permis la construction d'un complexe touristique de luxe [au coût estimé à 4,6 milliards de dollars] dans une lagune protégée".

Ce projet, "lié à la fille du président américain, Ivanka Trump, et son mari, Jared Kushner" [RTBF] doit voir le jour dans une réserve naturelle de Zvernec, sur la côte sud-ouest du pays.

"Jusqu'ici, la mobilisation – qui s'est baptisée 'révolution des flamants roses', en référence aux espèces d'oiseaux menacées par les projets immobiliers du gendre et de la fille de Donald Trump – avait tenu à garder un message pacifique : chaque soir à 18 heures, les rassemblements réunissaient plusieurs milliers de personnes sous les fenêtres des bureaux du Premier ministre [Edi Rama]" [Le Monde]. "Mais face à un dirigeant qui les accuse régulièrement d'être 'manipulés par l'étranger', et refuse d'écouter leurs appels à cesser la bétonisation frénétique et opaque de la côte albanaise, les manifestants ont décidé, fin juin, de durcir leurs revendications", constate le journal du soir.

La démission d'Edi Rama comme "seule solution"

Le 4 juillet, "des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées à Tirana, capitale de l'Albanie, lors de la plus grande manifestation en date du mouvement de protestation", observe Nice-Matin. Il s'agit de la "35e manifestation quotidienne" dans un pays en proie aux tensions.

"L'opposition au projet [de complexe touristique] est devenue le point de ralliement de la colère suscitée par ce qui est considéré par les manifestants comme de la corruption, ces derniers réclamant la démission du Premier ministre Edi Rama en raison de son manque de transparence" [HuffPost]. "'La démission d'Edi Rama est désormais la seule solution : c'est un autocrate avec qui le dialogue est impossible', affirme Sidorela Vatnikaj, une militante féministe et anticorruption de 27 ans, devenue une des principales figures de ce mouvement sans véritable leader et politiquement très disparate", citée par Le Monde.

"Au pouvoir sans discontinuer depuis 2013 dans ce pays de 2,8 millions d'habitants, le social-démocrate Edi Rama [qui fêtait ses 62 ans ce samedi] n'a jamais été confronté à un tel mouvement", poursuit le média. Le 2 juillet, "quinze agents ont été blessés et 25 manifestants arrêtés, selon la police", note la RTBF.

Une épine dans le pied dans la trajectoire européenne de l'Albanie ?

La 'révolution des flamants roses' n'a pas échappé à Bruxelles, et "elle pourrait avoir des conséquences pour les ambitions de Tirana, qui se verrait bien intégrer l'UE" [HuffPost]. "La députée européenne néerlandaise, Tineke Strik, à la tête d'une commission d'enquête du Parlement européen sur le pays balkanique, a jugé que les dirigeants albanais 'jouent avec le feu' avec le projet immobilier lié aux Trump".

Edi Rama a déjà indiqué que l'Albanie restait "pleinement engagée dans le processus d'intégration à l'Union européenne, en respectant scrupuleusement les normes et les obligations découlant des négociations, en particulier celles du chapitre 27 consacré à l'environnement", écrit la radio-télévision albanaise RTSH. Celui qui "répète inlassablement qu''il n'existe pas encore de projet' affirmant que les études environnementales préalables n'ont toujours pas été réalisées, […] tient à soigner son image de leader pro-européen" [Le Monde].

Sous la mandature d'Edi Rama, "beaucoup de choses ont changé en Albanie", tempère la BBC. "Le paysage urbain de la capitale, Tirana, s'est transformé, avec une multitude de tours conçues pour la plupart par des architectes internationaux. Parallèlement, le secteur du tourisme a connu un essor fulgurant, transformant l'image internationale du pays et représentant désormais plus d'un cinquième du PIB".

Mais ce qui est peut-être le plus impressionnant, estime la radio britannique, "c'est que l'Albanie a réalisé des progrès significatifs sur la voie de son adhésion à l'UE. Partie de zéro en 2022, elle est en bonne voie pour conclure les négociations d'ici la fin de l'année prochaine. Parmi les six pays des Balkans occidentaux, seul le Monténégro est plus avancé".

Ingérences étrangères

Depuis le début des manifestations, Edi Rama accuse régulièrement et "sans preuve, les manifestants d'être manipulés [selon lui] par la Russie ou l'Iran" [Le Monde]. Le Premier ministre considère "qu'une grande partie des critiques formulées depuis l'étranger concernant les impacts environnementaux dans son pays ont moins à voir avec l'Albanie elle-même qu'avec une personne en particulier : le président américain Donald Trump", explique la Deutsche Welle.

"Le fait que le gendre du président américain souhaite investir en Albanie semble déranger beaucoup de monde, note-t-il, et il estime que l'Albanie est devenue une tribune permettant aux forces anti-Trump d'exprimer leurs opinions", complète le média. "Se revendiquant farouchement pro-américain, comme la plupart des Albanais" [Le Monde], Edi Rama  se retrouve néanmoins dans une position inconfortable, dont il pourrait avoir du mal à s'extraire.

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