03.07.2026 à 12:05
Léa Deseille

"La saison des incendies commence violemment", titre Reporterre. "Des parties de l’Europe brûlent : France, Espagne, Grèce ou encore Portugal luttent contre de gros feux de forêts", écrit le média belge RTL info. "La réalité du réchauffement climatique se fait ressentir avec une intensité extrême en ce début d’été en France", s'alarme de son côté […]
L’article À peine l'été commencé, le sud de l'Europe déjà en proie à de violents feux de forêt est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

"La saison des incendies commence violemment", titre Reporterre. "Des parties de l’Europe brûlent : France, Espagne, Grèce ou encore Portugal luttent contre de gros feux de forêts", écrit le média belge RTL info. "La réalité du réchauffement climatique se fait ressentir avec une intensité extrême en ce début d’été en France", s'alarme de son côté Public Sénat.
"Depuis le début de la saison, 'près de 7 000 départs de feu' ont été recensés [en France], pour 'environ 8 700 hectares brûlés', a indiqué [le Premier ministre] Sébastien Lecornu, précisant que 2 000 sapeurs-pompiers sont mobilisés chaque jour" [HuffPost]. "De nombreux incendies frappent le sud [du pays] depuis [le 1er juillet], comme dans l’Aude, les Bouches-du-Rhône et les Pyrénées-Orientales", note Public Sénat.
"Le Premier ministre a également insisté sur le caractère précoce de ces feux. 'Il faut bien reconnaître que ces incendies arrivent pratiquement trois semaines en amont des périodes habituelles et qu’ils vont nous donner du fil à retordre', a déclaré [Sébastien Lecornu] depuis Marseille", rapporte le HuffPost.
"Près de 3 000 personnes ont dû être évacuées de plusieurs campings mais aussi d’entreprises et de plusieurs communes après qu’un incendie s’est déclaré à Sainte-Marie-la-Mer et s’est propagé jeudi à Canet-en-Roussillon, touchant le pôle nautique, ont indiqué jeudi les pompiers et le préfet des Pyrénées-Orientales" [Le Monde].
"Si la France est dépassée par l’ampleur d’un incendie, elle peut demander des moyens supplémentaires de sécurité civile à d’autres États-membres, des renforts qui seront financés à hauteur de 75% par l’Union européenne, dans le cadre du mécanisme européen de protection civile", explique Public Sénat. "Depuis mercredi, quelque 2 000 sapeurs-pompiers seraient mobilisés chaque jour, dont des dizaines venus en renfort d’autres pays européens : 66 soldats du feu roumains, 34 Grecs et 13 Italiens notamment, précise la Sécurité civile" [Reporterre].
"Si la France est fortement touchée par ces feux, les pays avoisinants ne sont pas en reste : dans le nord de la Grèce, près de Thessalonique, deux personnes ont perdu la vie ce jeudi dans un feu de forêt", relate RTL info. "La Grèce est en proie à des feux de forêts chaque été en raison de hautes températures, de canicules fréquentes et de la sécheresse qui frappe cette région", rappelle Sud Ouest.
"Des dizaines d’autres feux de forêt se sont déclarés ces derniers jours à travers [le pays] en raison de vents forts, mais ils ont été circonscrits à temps sans provoquer de victimes ni de graves dégâts, selon les autorités", ajoute le média régional.
"La situation est également très tendue, très critique en Espagne. Depuis le début du mois de juin, ce sont plus de 16 000 hectares qui sont déjà partis en fumée et ce, beaucoup plus tôt que d’habitude", alerte RTL info. "La situation nationale confirme que l'année 2026 a débuté par une forte pression sur les forêts. Au 21 juin, la superficie brûlée en Espagne atteignait 39 710 hectares , soit 125 % de plus qu'à la même période en 2025 et 16 % de plus que la moyenne de la dernière décennie", constate El Periódico.
"Le contexte européen est également préoccupant", prévient Euronews. "Dans l'ensemble de l'Union européenne, quelque 130 400 hectares, soit 16 % de plus que la normale à cette période, ont déjà brûlé".
"Le changement climatique n’est pas étranger à ces données spectaculaires", rappelle Reporterre, au sujet des feux de forêts français. Selon Mélanie Rochoux, spécialiste du sujet pour le Cerfacs, un centre européen de recherche scientifique, "'les rapports du Giec sont très clairs à ce propos […]. [Le réchauffement planétaire] augmente la fréquence et l’intensité des conditions propices aux feux de forêt'", conclut l'experte citée par le média.
L’article À peine l'été commencé, le sud de l'Europe déjà en proie à de violents feux de forêt est apparu en premier sur Touteleurope.eu.
02.07.2026 à 13:06
Amélie Philotas

Après des attaques ukrainiennes visant les raffineries russes, Vladimir Poutine reconnaît "une certaine pénurie" de carburant, titre Le Monde. C'est "un aveu rare", commente Euronews. Alors que les signes de mécontentement se multiplient sur les réseaux sociaux en Russie, Kiev poursuit ses frappes contre les infrastructures militaires et énergétiques russes pour tenter d'affaiblir l'effort de […]
L’article Russie : les frappes ukrainiennes sur les raffineries provoquent une pénurie de carburant dans plusieurs régions est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

Après des attaques ukrainiennes visant les raffineries russes, Vladimir Poutine reconnaît "une certaine pénurie" de carburant, titre Le Monde. C'est "un aveu rare", commente Euronews.
Alors que les signes de mécontentement se multiplient sur les réseaux sociaux en Russie, Kiev poursuit ses frappes contre les infrastructures militaires et énergétiques russes pour tenter d'affaiblir l'effort de guerre de Moscou.
Selon les estimations citées par RFI, la crise touche désormais "95% [des raffineries] du pays", représentant pour la Russie "sa pire pénurie de carburant depuis 2009" [L'Indépendant]. Elle est "une conséquence directe des frappes [réalisées par des drones et missiles ukrainiens] sur les infrastructures énergétiques russes et en particulier ses raffineries", explique RFI.
À présent, "la crise est devenue tellement flagrante que Vladimir Poutine a dû la reconnaître, dimanche 28 juin, lors d’un entretien […] à la télévision d’État" [Le Monde]. Un aveu notable, alors que la Russie a tendance à minimiser les retombées causées par la guerre qu'elle mène contre l'Ukraine. Le Kremlin s'était gardé "de toute déclaration publique à ce sujet ces deux dernières semaines, période durant laquelle le manque de carburant était déjà criant".
Dans la capitale russe, les tensions d'approvisionnement se voient dans les files d'attente aux stations-service. "Au centre-ville [vendredi soir], toutes les stations-services sans exception étaient prises d’assaut par des véhicules, environ une dizaine à chaque fois", rapporte RFI. La situation semble toutefois plus difficile encore dans d'autres régions, notamment dans le sud du pays. Krasnodar, territoire agricole "en période de récoltes et donc de hausse saisonnière de demande de carburants, doit de surcroît faire face à la ruée des habitants de Crimée sortant de la péninsule pour s’y approvisionner".
"Sur les réseaux sociaux, les Russes se plaignent massivement de leurs difficultés à faire le plein, un paradoxe assez inouï étant donné que la Russie est le troisième producteur mondial de pétrole brut", relève Le Monde.
Face à des automobilistes au bord de la crise de nerfs, Vladimir Poutine tente de rassurer la population. Dimanche 28 juin, le président russe a énuméré les mesures à prendre tout en restant vague sur leur application : "nous relèverons sans aucun doute tous les défis auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui, y compris les attaques terroristes contre notre territoire et nos infrastructures", a-t-il déclaré lors d'une allocution [La Dépêche].
Cette crise intervient dans un contexte économique déjà morose. Une étude menée par l'institut Gallup révèle que "les Russes n'ont jamais été aussi pessimistes pour leur économie depuis 20 ans", titre BFM Business. Selon l'enquête, la confiance dans l'armée et le gouvernement est également en recul : la première est tombée à 66 % "contre 80% en 2022", la seconde "a chuté à 53%, contre 66% au cours de la même période".
Pour le président ukrainien Volodymyr Zelensky, ces difficultés rencontrées par Moscou représentent "une réponse parfaitement justifiée à tout ce que la Russie fait contre nous. La paix est nécessaire, et c’est exactement ce que la direction russe doit comprendre", a-t-il écrit mercredi sur X [Euronews].
Si ces frappes créent des difficultés intérieures en Russie, il ne s'agit pas pour la défense ukrainienne de baisser la garde. Selon Arthur Kenigsberg, président du think tank Euro Créative interrogé par France Info, "Vladimir Poutine n’est pas véritablement fragilisé par la situation sur le front. Il est surtout fragilisé par son incapacité à arrêter cette guerre en Ukraine".
Pour Kiev, l'enjeu est de maintenir la pression sur Moscou tout en continuant à obtenir un soutien militaire et diplomatique de ses alliés, notamment à l'approche du prochain sommet de l'Otan les 7 et 8 juillet à Ankara. D'autant que l'Ukraine reste sous la menace d'attaques russes. "La capitale ukrainienne a subi, jeudi 2 juillet au matin, des barrages de missiles et de drones russes qui ont détruit des étages entiers de bâtiments résidentiels et fait au moins 17 morts et 86 blessés, selon le dernier bilan des services de secours ukrainiens" [France Info].
L’article Russie : les frappes ukrainiennes sur les raffineries provoquent une pénurie de carburant dans plusieurs régions est apparu en premier sur Touteleurope.eu.
01.07.2026 à 12:47
Florian Chaaban

"'Plus d'un million' de demandes de régularisation ont été déposées en Espagne par des étrangers en situation irrégulière dans le cadre d'un plan massif du gouvernement socialiste lancé à la mi-avril et qui [s'est terminé mardi 30 juin], a annoncé le Premier ministre, Pedro Sánchez" [Le Monde]. "Un rapport de la police nationale estime même à […]
L’article Espagne : "plus d'un million" de demandes de régularisation déposées dans le cadre d'un plan massif du gouvernement est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

"'Plus d'un million' de demandes de régularisation ont été déposées en Espagne par des étrangers en situation irrégulière dans le cadre d'un plan massif du gouvernement socialiste lancé à la mi-avril et qui [s'est terminé mardi 30 juin], a annoncé le Premier ministre, Pedro Sánchez" [Le Monde]. "Un rapport de la police nationale estime même à 1,3 million le nombre total de demandes", relaie la RTS.
"Le fait [qu'autant] de personnes aient sollicité la régularisation montre à quel point elle était nécessaire", a déclaré le dirigeant socialiste [Les Échos]. "Favorable à une politique d'accueil, son gouvernement de gauche fait figure d'exception sur la question migratoire au sein de l'Union européenne, à rebours du durcissement opéré par de nombreux pays" [Le Figaro].
"Cette campagne de régularisation trouve son origine dans une initiative citoyenne de 2024 soutenue par plus de 700 000 Espagnols, des centaines d'organisations humanitaires, des groupes d'entreprises et l'Église catholique", rappelle Politico. En avril dernier, le gouvernement "a approuvé un décret royal accordant aux candidats un peu plus de trois mois pour déposer leur demande afin de bénéficier de ce dispositif", qui permet d'accorder "des titres de séjour renouvelables à tous les demandeurs résidant en Espagne depuis [le 1er janvier] et n'ayant pas de casier judiciaire".
"Dans le cadre de ce plan de régularisation massif, les autorités ont trois mois pour traiter les demandes et délivrer – ou non – aux demandeurs un permis de séjour et de travail uniquement valable en Espagne" [Le Monde]. Selon plusieurs médias, les personnes originaires d'Amérique latine figurent parmi les principaux publics concernés.
En pleine tourmente en raison de "scandales de corruption et de trafic d'influence touchant son entourage proche et le parti socialiste (PSOE) qu'il dirige, Pedro Sánchez a fait de ce plan l'étendard de l'action de son gouvernement, à un an de la fin de la législature" [France 24]. Il défend une politique migratoire"légale, sûre et ordonnée".
Selon lui, l'immigration est "nécessaire" pour soutenir "les besoins de l'économie" espagnole, notamment dans les régions du pays vidées de leur population [Le Monde]. Le dirigeant de 54 ans estime aussi que "sans l'immigration, le PIB de l'Espagne serait inférieur de 19 % en 2050" [The Guardian]. Un argument économique auquel s'ajoute l'enjeu du vieillissement de la population.
Pedro Sánchez a toujours été un "fervent défenseur de la nécessité de l'immigration, à une époque où d'autres dirigeants européens ont adopté le discours de l'extrême droite pour tenter de convaincre les électeurs qu'ils prenaient eux aussi l'immigration au sérieux" [The Guardian].
Lors du dernier Conseil européen, il a tenté "de rassurer les chefs des États membres" [Les Échos], faisant valoir une immigration "fortement attachée à l'Espagne par la langue commune et des liens à la fois culturels et familiaux".
Cette proximité n'empêche pas le parti d'extrême droite Vox de dénoncer une "invasion étrangère", en réclamant une "priorité nationale", complète le quotidien. De son côté, "le Parti populaire espagnol [PP, grand parti de droite] a finalement 'pris ses distances' avec le texte promu par le gouvernement de Sánchez" après avoir "initialement annoncé son soutien à [l'initiative]", écrit Courrier international, qui cite la RTVE. Le PP se rapproche ainsi de la ligne défendue par l'extrême droite.
Le Premier ministre reproche à ces formations d'"alimenter la peur [et d']agiter des discours xénophobes qui ne résolvent aucun problème" [Le Monde]. "À l'occasion du dernier jour du plan de régularisation, le septième dans l'histoire moderne de l'Espagne, [il] a annoncé la création d'un 'plan d'intégration et de citoyenneté' doté de '500 millions d'euros la première année'".
La Cour suprême espagnole a évoqué "la possibilité de saisir la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) au sujet de la procédure de régularisation extraordinaire des immigrés menée en Espagne, au cas où celle-ci entrerait en conflit avec le droit communautaire" [RTVE].
Selon le quotidien national El País, la juridiction a demandé aux "exécutifs régionaux d'Aragon et de Valence [qui avaient déposé des recours concernant le dispositif mis en place, ndlr.] ainsi qu'au bureau de l'Avocat général de l'État s'ils estiment qu'il convient de saisir la CJUE d'une question préjudicielle afin qu'elle précise si la réglementation espagnole enfreint le Pacte de l'UE sur la migration et l'asile adopté en 2024" et entré en application le 12 juin 2026.
Une telle saisine ne signifierait pas que la CJUE tranche directement le recours contre le plan espagnol. Elle viserait d'abord à clarifier certains points de droit européen. Même si l'affaire était portée devant la juridiction siégeant à Luxembourg, "cela signifierait simplement que la Cour serait amenée à 'lever des doutes précis [autour de certaines dispositions du décret royal] avant de se prononcer sur le fond de l'affaire'", conclut la RTVE.
L’article Espagne : "plus d'un million" de demandes de régularisation déposées dans le cadre d'un plan massif du gouvernement est apparu en premier sur Touteleurope.eu.