23.06.2026 à 13:22
Manon Mazuir

"C’est un anniversaire occulté par l’actualité et la démission du Premier ministre Keir Starmer" lundi 22 juin [La Tribune]. Il y a dix ans jour pour jour, "le 23 juin 2016, les Britanniques choisissaient à 51,89 % des voix de quitter l'UE" [TF1]. Le "Brexit", contraction des mots "British exit", "n’est toutefois officiellement instauré que près […]
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"C’est un anniversaire occulté par l’actualité et la démission du Premier ministre Keir Starmer" lundi 22 juin [La Tribune]. Il y a dix ans jour pour jour, "le 23 juin 2016, les Britanniques choisissaient à 51,89 % des voix de quitter l'UE" [TF1].
Le "Brexit", contraction des mots "British exit", "n’est toutefois officiellement instauré que près de quatre ans plus tard, le 31 janvier 2020, date de retrait du Royaume-Uni [de l'Union européenne] qui compte depuis vingt-sept membres" [La Tribune].
"Dix ans après ce vote décisif marquant le début du divorce du Royaume-Uni d'avec l'Union européenne, […] les Britanniques font l’amère expérience de la désillusion", analyse 20 Minutes. D'après les sondages d'opinion publiés ces derniers mois, "une nette majorité des Britanniques sont aujourd’hui convaincus que quitter l’UE a été une erreur", relate La Tribune. "Ils sont ainsi près de six sur dix (57 %) à penser que le pays a fait le mauvais choix, selon les données agrégées par YouGov au fil des ans", détaille le média.
Le pourcentage est encore légèrement supérieur auprès des jeunes. "60 % [des 18-28 ans] voteraient pour rejoindre [l'UE] si on leur en donnait l'occasion, contre 9 % qui voteraient pour rester en dehors", selon un sondage mené par le groupe de réflexion More in Common [The Guardian].
En cause : le fait que les principaux artisans du 'Leave' "faisaient miroiter des jours meilleurs qui ne [se] sont pas matérialisés partout au Royaume-Uni. Pêle-mêle, ils promettaient des zones de pêche maîtrisées, […] moins d’immigration, plus d’investisseurs, et surtout plus d’argent pour le NHS, le système de santé britannique en souffrance" [20 Minutes].
"Si l'immigration européenne a plongé depuis, celle en provenance de pays hors UE a explosé", constate TF1. Et de détailler : "l'immigration nette venue de l'UE a chuté pour atteindre 70 000 [personnes] en 2020, [tandis que] l'immigration nette de pays hors UE a elle au contraire doublé de 90 000 en 2016 à 186 000 en 2019". Après 2021 et l'entrée en vigueur du Brexit, "la tendance s'est accentuée", poursuit le média.
S'agissant de l'économie, "selon une étude américaine qui s’appuie sur des données de la Banque d’Angleterre, le PIB britannique est aujourd’hui inférieur de 6 à 8 % à ce qu’il aurait été sans le Brexit" [20 Minutes]. Pourtant, selon l'eurosceptique "Telegraph" dont se fait l'écho Courrier international, bien que "les partisans du maintien du Royaume-Uni dans l’UE prédisaient un effondrement économique", après dix ans, "un constat s’impose : la catastrophe n’a jamais eu lieu".
Ce constat ne fait pas l'unanimité. "Il y a un consensus clair sur le fait que le Brexit a fait des dégâts importants", estime Jonathan Portes, professeur d'économie et de politique publique au King's College de Londres, cité par France 24. Et ce même si "le Brexit n’[a] jamais été le seul problème [économique] du Royaume-Uni".
"Le commerce de marchandises du Royaume-Uni – en particulier les voitures et les produits agroalimentaires – a été particulièrement touché, le Brexit ayant alourdi les formalités administratives, rendant les procédures quotidiennes plus longues et plus coûteuses pour les entreprises", décrypte France 24.
"Un point positif, néanmoins, le Royaume-Uni reste attractif pour les investisseurs", observe RFI. "Ces investissements se concentrent notamment dans les services financiers, la technologie et l'intelligence artificielle. Des secteurs dans lesquels la réglementation britannique est plus souple que celle de l'UE".
Autre exemple de ces lendemains qui déchantent cités par la radio française : "le sort du National Health Service (NHS), le service de santé publique britannique [qui était] l'argument phare de la campagne pro-Brexit : récupérer des millions de livres sterling versés au budget européen pour financer plutôt le NHS". Pourtant, ce dernier souffre aujourd'hui "de sous-financement chronique, manque de personnel et les délais d'attente s'allongent".
Plus largement, "entre le ralentissement de la croissance britannique, la hausse des tensions avec Donald Trump et la guerre en Ukraine, un rapprochement avec l’UE est progressivement redevenu une évidence à Londres" [Le Monde]. "Il est de plus en plus clair, si le monde continue sur cette voie instable, que notre intérêt national à long terme exige un partenariat plus étroit avec nos alliés en Europe", assurait, le 1er avril dernier, le Premier ministre démissionnaire Keir Starmer.
En février dernier, le travailliste avait plaidé pour "des liens plus étroits dans la défense, l'industrie, les technologies, la politique et l'économie" [France info]. "Un 'nouveau partenariat stratégique' a été acté au printemps 2025, et Londres rejoindra l'emblématique programme Erasmus dès 2027".
Toutefois, "le rapprochement est plus qu’aléatoire, tant le sujet est politiquement miné outre-Manche. Car Keir Starmer lui a fixé une limite, en promettant de maintenir le Royaume-Uni hors du marché unique et de l’union douanière européenne, en refusant de rétablir la liberté de circulation entre les deux territoires, et en refusant de reconnaître les jugements de la Cour de justice de l’UE", nuance Le Monde.
Qui plus est, "la volatilité politique britannique n'entrave-t-elle pas les nouvelles négociations avec l'UE, lancées par Starmer, dans une tentative déclarée de réduire les formalités administratives après le Brexit et de stimuler l'économie britannique en difficulté ?", s'interroge la BBC. Après que Keir Starmer a annoncé sa démission lundi, le débat sur le rapprochement entre Londres et Bruxelles "est de retour sur l'agenda politique intérieur du Royaume-Uni".
"L’éviction de Keir Starmer par les dirigeants travaillistes remet en question le 'reset' engagé par le Premier ministre. Le sommet UE-UK programmé le 22 juillet est annulé" et le leader du parti Reform UK, Nigel Farage, "réclame des élections générales", alerte La Matinale européenne.
Eurosceptique assumé, Nigel Farage ne manque par ailleurs pas de soutiens, comme le relate France info. "Beaucoup de gens ne le voient pas comme l’artisan du Brexit. Pour eux, le Brexit a échoué, mais la responsabilité est attribuée aux gouvernements suivants". Un vote protestataire qui pourrait bien remettre en cause le rapprochement UE-Royaume-Uni…
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22.06.2026 à 12:02
Florian Chaaban

"L'Europe frappée par une deuxième canicule en un mois", titre le journal québécois La Presse. Partout sur le continent, "les autorités multiplient les alertes concernant des conditions météorologiques extrêmes" [Deutsche Welle]. L'Europe, qui se réchauffe environ deux fois plus vite que la moyenne mondiale, subit de plein fouet l'intensification des épisodes de chaleur. "Depuis les […]
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"L'Europe frappée par une deuxième canicule en un mois", titre le journal québécois La Presse. Partout sur le continent, "les autorités multiplient les alertes concernant des conditions météorologiques extrêmes" [Deutsche Welle].
L'Europe, qui se réchauffe environ deux fois plus vite que la moyenne mondiale, subit de plein fouet l'intensification des épisodes de chaleur. "Depuis les années 1980, on est passé de deux à trois jours de canicule à sept à dix jours par an en moyenne, avec des seuils fréquemment explosés − le record à Paris est de 42,6 degrés", relate Telerama dans un article présentant un documentaire d'Arte sur le sujet. "Quant aux décès liés à la chaleur, ils ont doublé entre 2018 et 2023".
"La situation météorologique à laquelle nous faisons face actuellement est exceptionnelle. Exceptionnelle, par son intensité, sa précocité et son étendue spatiale", alerte la RTBF. Depuis plusieurs jours, "de la chaleur venue de l'Afrique du Nord est entraînée en direction de l'Espagne, de la France, du Benelux. Cette vague de chaleur [qui forme un dôme], tout comme l'ensemble des phénomènes météorologiques, quels qu'ils soient, ne s'arrête pas aux frontières des pays", poursuit la radio-télévision belge.
En France, "les chaleurs étouffantes qui frappent le pays depuis près d'une semaine 'montent d'un cran' ce lundi avec 49 départements et 35 millions de Français placés en vigilance rouge canicule par Météo-France" [France 24]. Ce jour "pourrait être la journée la plus chaude jamais mesurée en France depuis 1947, tous les mois confondus", prévient Ouest-France. "C'est du côté de Bordeaux que la température maximale pourrait être atteinte, le mercure avoisinant les 43 °C dans l’après-midi. Plus au nord, les températures pourraient atteindre 41 °C à Saumur et à Chinon et jusqu'à 40 °C à Rennes, Alençon et au Mans".
Au Royaume-Uni, "les températures devraient augmenter lundi et mardi dans certaines régions" [BBC]. "Le Meteorological Office a émis une alerte 'orange' pour certaines zones, les experts estimant que les températures pourraient atteindre 36 ou 37 °C (97-99 °F) [et battre le record de chaleur pour le mois de juin de 35,6 degrés, datant de 1957 et 1976]. Les températures les plus élevées sont attendues dans le sud et l'est de l'Angleterre, ainsi que dans certaines régions du sud du Pays de Galles" [Sky News].
L'Allemagne, l'Espagne, le Portugal, la Suisse ou encore l'Italie ne sont pas non plus épargnés. Selon le Conseil national de la recherche italien, "les données montrent que certains étés sont désormais plus chauds en juin qu'en août", écrit la Rai. Et les prévisions confirment que l'été 2026 "sera plus chaud que la moyenne, avec des écarts compris entre 1 et 2 degrés sur l'ensemble du pays".
Cette vague de chaleur a d'abord des conséquences environnementales. Elle "assèche les sols et renforce le risque d'incendies de forêt", rappelle 20 minutes. "Les premiers départs de feu ont déjà été signalés dans plusieurs pays". En Corse, "un incendie s'est déclaré jeudi dernier dans la commune de Castello-di-Rostino. En Espagne, les localités de Badajoz et Peraleda del Zaucejo ont été touchées, nécessitant l'intervention d'hélicoptères pour appuyer les secours, [tandis qu'en] Italie, un incendie s'est déclaré près du site archéologique de Longola, rapidement maîtrisé", énumère le média.
Le coût humain est lui aussi lourd. "La chaleur a tué plus de 60 000 personnes en Europe par an en 2023 comme en 2024, selon les estimations de référence", analyse La Presse. "Les chiffres de 2025 ne sont pas encore [connus], car ces estimations, publiées par la revue Nature Medicine, sont longues et complexes à mener", précise le quotidien. En France, "trois personnes, âgées de 80 à 95 ans, sont décédées [dimanche 21 juin] en Gironde, probablement en raison des fortes chaleurs" [Le Parisien].
Quant aux incidences économiques, "la France, l'Espagne et l'Italie figurent parmi les économies européennes les plus exposées aux coûts de la chaleur extrême, qui pourraient réduire la production de 7 % d'ici 2030, selon Allianz Trade" [Euronews]. L'Hexagone "arrive en tête du classement européen, avec des pertes potentielles de 240 milliards de dollars (209 milliards d'euros) au cours des cinq prochaines années", poursuit le média. Parmi les raisons de ce déclin : "la fatigue physique, [les] troubles cognitifs et la dégradation du sommeil provoqués par la chaleur", entraînant une baisse de productivité.
"À l'issue d'une réunion de crise, le Premier ministre Sébastien Lecornu a pris la décision préventive d'interdire la consommation d'alcool dimanche lors des festivités annuelles de la Fête de la Musique et des autres événements publics dans 35 régions" [Reuters]. Hier, le ministre de l'Éducation nationale a quant à lui annoncé "la fermeture de 845 écoles et collèges" à travers le pays ce lundi [La Provence]. Quelque 1 800 autres établissements, sur les 60 000 que compte la France, devaient aménager leurs horaires.
"Les températures élevées constituent un risque pour l'ensemble de la population, mais surtout pour les personnes les plus vulnérables", rappelle par ailleurs la RTVE. "C'est pourquoi il est essentiel de prendre des mesures de prévention pour éviter la déshydratation, l'épuisement dû à la chaleur ou les redoutables coups de chaleur". Le média espagnol redonne quelques conseils de base, parmi lesquels "réduire l'utilisation des appareils électroménagers" chez soi, "utiliser une protection solaire" ou encore "éviter de pratiquer une activité physique intense ou d'effectuer des travaux exigeants en plein air pendant les heures les plus chaudes de la journée".
Certaines villes adaptent aussi leurs équipements à la demande de fraîcheur. À Paris, la Ville a annoncé mardi dernier "autoriser [dès le 17 juin] la baignade dans une portion du canal Saint-Martin, dans l'est de la capitale, une ouverture anticipée face aux fortes chaleurs attendues et pour faire de ce point d'eau un 'véritable outil de rafraîchissement'" [Le Figaro].
En France, "une nouvelle cellule interministérielle de crise sur la canicule est attendue dans la journée de lundi, a annoncé dimanche soir le président de la République, Emmanuel Macron" [Le Monde].
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19.06.2026 à 12:02
Léa Deseille

"Quarante petites minutes pour balayer tous les sujets de l’actualité", attaque Libération. "Le président de la République était interrogé dans l’émission 'L’Événement', au lendemain du sommet du G7 à Évian [jeudi 18 juin]" [Le Monde]. "Il a évoqué, pêle-mêle, la situation au Proche-Orient, la guerre en Ukraine et les débats autour de la mort de […]
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"Quarante petites minutes pour balayer tous les sujets de l’actualité", attaque Libération. "Le président de la République était interrogé dans l’émission 'L’Événement', au lendemain du sommet du G7 à Évian [jeudi 18 juin]" [Le Monde]. "Il a évoqué, pêle-mêle, la situation au Proche-Orient, la guerre en Ukraine et les débats autour de la mort de Lyhanna", résume le journal du soir.
"Face à Caroline Roux, le président de la République est notamment revenu sur le protocole d’accord entre l’Iran et les États-Unis, signé mercredi soir à Versailles (Yvelines)", relate Le Parisien. "Mais interrogé sur le conflit déclenché il y a près de quatre mois par Washington, il a surtout répété une chose : la France n’a jamais vraiment compris quels étaient les objectifs poursuivis par les États-Unis", analyse le HuffPost. "Lorsqu’on lui demande qui a gagné cette guerre après 108 jours de combats, Macron refuse d’ailleurs d’entrer dans 'cette logique'", ajoute le pureplayer.
"Alors que des voix critiques s’élèvent, notamment outre-Atlantique, pour dénoncer une 'capitulation' américaine, en référence aux reculades des États-Unis dans plusieurs dossiers, le chef de l’État a refusé d’utiliser ce terme" [Le Monde].
"C'est toujours mieux d'avoir un accord que la guerre, surtout quand il peut y avoir des risques d'escalade", a ajouté le président français [La Libre]. "On rentre dans une nouvelle phase qui est celle de la coopération, du dialogue, qui est mieux que la guerre". "Malgré tout, le locataire de l’Élysée ne veut pas être utopiste, expliquant ne 'pas croire du tout' que la guerre 'soit totalement terminée'", cite Libération.
"Pour [que les négociations] se finissent, la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni sont indispensables", considère le président [France info]. "Macron, qui n'a pas participé aux négociations sur la guerre en Iran, ne peut s'attribuer le mérite de la décision de Trump de signer l'accord. Mais il a permis d'obtenir ce moment historique, replaçant ainsi l'Europe au cœur d'une guerre que les États-Unis et Israël ont lancée conjointement sans consulter leurs alliés occidentaux", analyse le média américain Greenwich Time.
Le président a tout de même "noté une conséquence : une baisse progressive des prix à la pompe. Concernant le Liban, il a appelé Benyamin Netanyahou à 'faire preuve de responsabilité et de rationalité'" [Ouest France].
"Le président de la République a également évoqué la situation en Ukraine, abordée lors du sommet [du G7], où était invité Volodymyr Zelensky", explique Le Parisien. "Le chef de l’État s’est montré optimiste quant au retour de Washington à la table de négociations", observe le quotidien. "Je suis convaincu que le président Trump va […] mettre plus d’engagement pour qu’on puisse collectivement aider l’Ukraine", a-t-il expliqué sur France 2, estimant que Donald Trump pourrait "mettre plus de pression sur la Russie".
"Habituellement réticent à soutenir Kiev, Donald Trump a assuré lors de ce sommet que la Russie 'devrait conclure un accord'. Il a aussi affirmé que Washington pourrait rétablir les sanctions contre le pétrole russe, alors que les cours du brut sont en baisse depuis l’annonce d’un accord entre l’Iran et les États-Unis", développe Libération. "Une victoire pour les dirigeants européens et pour le président ukrainien Volodymyr Zelensky après son désastre diplomatique à la Maison-Blanche en mars 2025", retrace le Greenwich Time.
Enfin, Emmanuel Macron a également évoqué la politique intérieure. "À propos de l’affaire Lyhanna, cette jeune fille de 11 ans retrouvée morte dans le Gers, [il] a estimé que 'nos sociétés vivent dans une violence avec des situations inacceptables'. Selon lui, 'si on veut qu’elle soit féconde, [l’indignation générale, ndlr] doit se traduire par des gestes utiles'", cite L'Opinion.
"La mort de la jeune fille a soulevé une immense émotion dans le pays en raison notamment du profil du suspect, jamais poursuivi alors qu’il a été visé par plusieurs plaintes pour agressions et viols sur mineurs", rappelle Libération. "Je l'ai dit dès le premier jour, il y a des choses qui n'ont pas été bien faites", a-t-il ajouté [France info]. "Un travail d'inspection a été demandé. Il sera rendu le 22 juin", conclut le média.
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