20.02.2026 à 12:42
Léa Deseille

“Le privilège de la naissance a volé en éclats un jour de février comme les autres”, déclare La Stampa. Jeudi 19 février, l'ex-prince Andrew a été interpellé vers 8 heures dans sa résidence de Sandringham, à l'est du pays. “L'interpellation est survenue le jour de son 66e anniversaire, selon la police britannique, qui enquête sur […]
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“Le privilège de la naissance a volé en éclats un jour de février comme les autres”, déclare La Stampa. Jeudi 19 février, l'ex-prince Andrew a été interpellé vers 8 heures dans sa résidence de Sandringham, à l'est du pays. “L'interpellation est survenue le jour de son 66e anniversaire, selon la police britannique, qui enquête sur des soupçons de ‘faute dans l’exercice de fonctions officielles’”, note 20 Minutes. “Andrew est accusé d'avoir transmis des documents confidentiels à [Jeffrey] Epstein, décédé en 2019, dans le cadre de ses fonctions antérieures de représentant commercial”, explique Die Zeit. Il a été "dénoncé à la police par le groupe antimonarchiste Republic suite à la publication fin janvier de plus de 3 millions de pages de documents relatifs à Jeffrey Epstein" [France 24].
L'ex-prince a finalement été libéré dans la soirée en attendant les suites de l’enquête. “Il est revenu à bord d'un Range Rover, à vive allure, rendant difficile la prise de clichés par les photographes”, relate The Times. Malgré tout, des clichés de l’ancien prince ont été capturés. “La photo d'Andrew, traumatisé et hanté [par les événements], fera partie des souvenirs liés à son arrestation”, titre la BBC. “Le spectacle n'est guère réjouissant. Après sa libération, Andrew est affalé sur la banquette arrière d'une voiture, les doigts joints en pyramide, comme pour prier ou se protéger”, poursuit le média public britannique.
“L'arrestation d’Andrew […] a été une vraie surprise pour les Britanniques”, estime Le Temps. “Dans les rues de Londres, beaucoup ont accueilli jeudi la nouvelle de l’arrestation avec joie”, assure Le Quotidien.
Cet événement marque surtout la fin d'une certaine injustice outre-Manche. “C'est la fin. Celle de l’impunité absolue. Du sentiment d’avoir le droit à tout. Le droit à une fortune considérable et à des titres ouvrant les portes du monde, simplement par le hasard d’une naissance”, analyse Libération. “Aujourd'hui, Andrew n’est plus rien. Si ce n'est un justiciable ordinaire”, poursuit le journal. En détention "ses empreintes digitales ont été relevées et ses droits lus comme à tout autre suspect”, écrit The Times.
“Andrew a aussi été accusé par l'Américaine Virginia Giuffre d'agressions sexuelles remontant à l'époque où elle avait 17 ans – des accusations qu’il a toujours démenties dans le passé’”, rappelle Le Quotidien. ”Les proches de Virginia Giuffre ont affirmé être 'réconfortés de savoir que personne n’est au-dessus des lois, pas même la royauté'”, rapporte 20 Minutes. “'Il n'a jamais été un prince', a commenté la famille de la jeune femme en apprenant l’arrestation d’Andrew, anciennement prince Andrew, le ‘fils préféré’ de la reine Elizabeth II” [Libération].
“Les menottes, le jour de son 66e anniversaire, ont immédiatement provoqué la convocation d'une réunion d'urgence par le roi à Buckingham Palace”, relaie La Stampa. L'arrestation “fut suivie d'une prise de position sans précédent de son frère, le roi Charles. 'Je tiens à le dire clairement : la justice doit suivre son cours', affirmait le roi dans un communiqué sans équivoque, ne laissant aucune échappatoire ni clause royale” [BBC]. “Le prince héritier William et son épouse Kate, sont eux restés discrets, faisant simplement savoir qu'ils 'soutenaient' la position du roi”, écrit Le Quotidien.
“Andrew Mountbatten-Windsor fait depuis des années l'objet d'une attention particulière en raison de son amitié avec Jeffrey Epstein, une relation qui lui a coûté son rôle au sein de la famille royale, ses titres et sa résidence”, rappelle France 24.
Pour les spécialistes, cette énième révélation sur l'ex-prince Andrew "constitue un défi pour la monarchie britannique" [20 minutes]. “L'historienne Anna Whitelock estime qu'elle 'met à l’épreuve sa transparence et ses responsabilités', tandis que l'expert Ed Owens considère Andrew comme 'une bombe non explosée', dont les conséquences continuent de peser sur le règne de Charles III”, conclut le média.
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19.02.2026 à 13:17
Lou Caubet

À Delhi, "la France, comme l'Inde, ont répété vouloir ouvrir une 'troisième voie' libérée de la domination américaine et chinoise dans l'IA", annoncent Les Échos. Ouvert depuis lundi, le sommet pour l'impact de l'IA rassemble de nombreux chefs d'État dans la capitale indienne. Parmi ses objectifs : "délimiter ce que pourraient être les contours d'un […]
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À Delhi, "la France, comme l'Inde, ont répété vouloir ouvrir une 'troisième voie' libérée de la domination américaine et chinoise dans l'IA", annoncent Les Échos. Ouvert depuis lundi, le sommet pour l'impact de l'IA rassemble de nombreux chefs d'État dans la capitale indienne. Parmi ses objectifs : "délimiter ce que pourraient être les contours d'un cadre législatif sur les réseaux sociaux et l'intelligence artificielle", le tout sans renoncer à l'innovation, rapporte Libération. Le Premier ministre indien Narendra Modi et le secrétaire général de l'ONU António Guterres y ont notamment appelé "à garantir un accès universel à l'intelligence artificielle et à la mise en place de mesures pour encadrer son usage" [Le Parisien].
En déplacement en Inde pendant trois jours, le président français a quant à lui souligné jeudi, lors d'une déclaration conjointe avec son homologue indien, que les deux pays partagent "la nécessité de mieux réguler" la transparence des algorithmes et la protection des enfants [Libération]. France 24 rappelle que "protéger les enfants des 'abus numériques et de l'IA' [sera] une priorité de la présidence française du G7 cette année". En outre, "la France est elle-même en train de prendre des mesures pour interdire l'accès des moins de 15 ans aux réseaux sociaux".
Ciblant "Donald Trump sans le citer" [Le Figaro], Emmanuel Macron a également vanté la voie choisie par l'Union européenne. Il a assuré "que l'Europe était un 'espace sûr', non 'centré' aveuglément sur la régulation [et] déterminé à participer à la définition des 'règles du jeu' dans l'intelligence artificielle", rapportent Les Échos. Une régulation que "l'administration américaine, invoquant la liberté d'expression, dénonce régulièrement", rappelle La Croix.
Le président français a notamment vanté les qualités du géant d'Asie du Sud en matière numérique, affirmant que "l'Inde a construit quelque chose d'unique au monde : une identité numérique pour 1,4 milliard de personnes, un système de paiement qui traite désormais 20 milliards de transactions par mois et une infrastructure de santé qui a délivré 500 millions de cartes d'identité numériques" [Les Échos]. "Une entente au beau fixe qui conduit Paris à reléguer au second plan la situation préoccupante des droits humains en Inde", ne manque pas de souligner La Croix. Tandis que la "dérive autocratique dénoncée par l'opposition et les médias indépendants […] ne devrait pas être abordée pendant ce sommet", poursuit Libération.
Emmanuel Macron a également insisté sur la nécessité pour les deux partenaires de "prendre ensemble le chemin de l'innovation, de l'indépendance et de l'autonomie stratégique" en la matière, cite Le Dauphiné Libéré. "L'intelligence artificielle va aider l'humanité à investir plus vite […] dans la santé, l'énergie, la mobilité, l'agriculture, les services publics et le bien commun de tous", a-t-il poursuivi [France 24]. Pour Le Parisien cependant, "la révolution en cours nourrit toutes les inquiétudes quant à son impact sur l'environnement, l'emploi, la création artistique, l'éducation ou l'information". "L'une des principales craintes porte sur les conséquences de l'IA sur le marché de l'emploi", précise La Voix du Nord. En Inde notamment, "des millions de personnes travaillent dans les centres d'appels et les services de support technique" et pourraient être remplacées par l'IA.
Enfin, La Croix note que le rapprochement de Paris et New Delhi dépasse les questions numériques : "la puissance émergente devient un partenaire privilégié de la France, notamment en matière de vente d'armes". "New Delhi a annoncé se procurer 114 Rafale supplémentaires, pour un contrat estimé à 33 milliards d'euros" la semaine passée, rappelle le quotidien. Et dans le même temps, "l'Union européenne a conclu, le mois dernier, un accord de libre-échange historique avec New Delhi".
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18.02.2026 à 13:13
Agathe Grinon

"L'UE participera à la réunion du 'Conseil de la paix' de Trump, sans en devenir membre", titre La Libre. Plusieurs pays membres de l'Union européenne et "la Commission européenne ont décidé de faire le déplacement en tant qu''observateurs'". Les délégations des pays "ont rendez-vous jeudi 19 février à Washington", résume France 24. La chaîne d'information internationale […]
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"L'UE participera à la réunion du 'Conseil de la paix' de Trump, sans en devenir membre", titre La Libre. Plusieurs pays membres de l'Union européenne et "la Commission européenne ont décidé de faire le déplacement en tant qu''observateurs'".
Les délégations des pays "ont rendez-vous jeudi 19 février à Washington", résume France 24. La chaîne d'information internationale souligne que le lieu de rencontre semble avoir une portée symbolique car il s'agit "des locaux de l'Institut des États-Unis pour la paix, récemment rebaptisé par le département d'État 'Institut Donald J. Trump pour la paix'".
"Depuis l'adhésion d'Israël le 11 février, l'organisateur revendique 27 États qualifiés de 'membres fondateurs'" du Conseil de la paix [France 24].
Les aspirations de ce Conseil et de son créateur restent encore floues car s'il a d'abord été conçu "pour discuter du sort de la bande de Gaza, [il] se veut désormais une instance ayant vocation à contourner l'ONU", commente Le Monde.
Pour l'heure, la situation au Proche-Orient semble toujours au cœur des discussions car le versement de plus "de 5 milliards de dollars pour la reconstruction et l'aide humanitaire à Gaza" sera demandé aux membres du Conseil de la paix, précisent Les Echos.
Les récentes déclarations de Donald Trump sur son média Truth Social reflètent cependant une autre ambition pour cette instance : "le Conseil de paix s'imposera comme l'organisme international le plus influent de l'histoire, et c'est un honneur pour moi d'en être le président". Cette déclaration alimente les réserves d'alliés occidentaux, "d'autant que l'adhésion comme membre permanent s'accompagne d'un ticket d'entrée à un milliard de dollars" [France 24].
Ce système de paiement à l'entrée suscite des critiques selon lesquelles le Conseil de la paix pourrait "devenir une version 'payante' du Conseil de sécurité de l'ONU", rapporte France info.
Malgré un coût d'entrée important, certains pays européens ont accepté l'invitation du président américain. "Derrière le refus de participer d’abord exprimé par Londres, Paris, Madrid ou Berlin, au moins deux capitales européennes ont ouvertement décidé d’adhérer à cette initiative", rapporte Le Monde. C'est le cas de Budapest, capitale de la Hongrie de Viktor Orbán, proche de Donald Trump et soutien au projet. "Il avait déjà annoncé en janvier, à Davos (Suisse), vouloir rejoindre cette instance, 'car la Hongrie a besoin de la paix pour continuer à croître et à se développer'", rappelle le journal.
Le média français considère l'adhésion de la Bulgarie à ce Conseil "plus surprenant[e]", et la corrèle avec une place de choix réservée au Bulgare "Nickolay Mladenov, choisi par l’administration américaine comme haut représentant pour Gaza" au sein de l'organe.
Le Kosovo et l'Albanie, deux pays candidats à l'adhésion à l'Union européenne, "ont aussi annoncé leur choix de rejoindre le Conseil de la paix, arguant de leur alignement inconditionnel sur les États-Unis" [Le Monde].
La plupart des partenaires européens ont refusé l'invitation de Donald Trump mais, malgré ces réticences, l'Union européenne "a décidé de s'assurer d'une présence à la réunion inaugurale", notent Les Echos.
Ainsi, l'UE "enverra jeudi la commissaire [européenne] à la Méditerranée", Dubravka Šuica, participer à la première réunion du Conseil de la paix de Donald Trump, mais sans y adhérer [Euronews].
"L'Europe se rapproche en douce du Conseil de la paix de Trump", titre le journal belge L'Echo. Cette participation de la Commission à la séance inaugurale "alimente les polémiques" à Bruxelles, cette initiative n'ayant pas "fait l’objet de concertations avec les États membres", souligne Le Monde. Selon le journal du soir, ce déplacement à Washington traduirait surtout un souci européen "de ne pas froisser l’administration américaine".
L'exécutif européen souligne d'ailleurs "avoir toujours 'un certain nombre de questions' vis-à-vis de cet organe", notamment concernant sa compatibilité avec la charte des Nations unies [France info].
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