24.03.2026 à 12:23
Léa Deseille

"Giorgia Meloni se trouvait face à un défi politique capital. Les Italiens lui ont infligé un revers cuisant", tacle Le Monde. "Lundi [23 mars], le 'non' l'a emporté lors d'un référendum sur la justice poussé par la Première ministre italienne", développe L’Express. "Lors d'un référendum de deux jours, près de 54 % des électeurs ont […]
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"Giorgia Meloni se trouvait face à un défi politique capital. Les Italiens lui ont infligé un revers cuisant", tacle Le Monde. "Lundi [23 mars], le 'non' l'a emporté lors d'un référendum sur la justice poussé par la Première ministre italienne", développe L’Express. "Lors d'un référendum de deux jours, près de 54 % des électeurs ont dit non aux projets de réorganisation du système judiciaire, contre environ 46 % pour le oui", précise The Guardian.
"La réforme entendait séparer les carrières des juges et des procureurs et modifier le fonctionnement du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), l’organe qui supervise tous les magistrats", explique le Huffington Post. Elle prévoyait par ailleurs une "modification de la Constitution" et "l’instauration d’une nouvelle 'Haute Cour disciplinaire' composée de 15 membres", détaille RFI. Giorgia Meloni avait fait de ce projet "l'un des points majeurs de son programme lors de son arrivée au pouvoir en 2022" [L’Express].
"Cette victoire du 'No' est un revers inédit pour la dirigeante d'extrême droite", estime L’Express, tant le résultat était difficilement prévisible. "Ce fut une campagne caractérisée par un ton dur et plusieurs déclarations scandaleuses qui ont conduit à une plus grande mobilisation des électeurs de centre-droit, initialement moins engagés", analyse le Corriere della Sera.
"C'est parmi les étudiants que l'on observe le taux de participation le plus élevé et, d'une manière générale, c'est chez les plus jeunes que l'abstention est la plus faible : la génération Z, âgée de 18 à 28 ans, affiche un taux de participation de 67 %, dont 58,5 % en faveur du ’non’", poursuit le média italien. "Le taux de participation a atteint un niveau record de 58,5 %, selon les données du ministère italien de l'Intérieur, contredisant les prévisions qui tablaient sur un faible taux", avance The Guardian.
"Le contexte international, lourd de menaces, était aussi défavorable à la cheffe du gouvernement, remettant en question le positionnement d’une présidente du Conseil qui avait […] fait le choix initial de l’alignement sur l’administration Trump", écrit Le Monde. "Enfin, à quelques jours du scrutin, les révélations de presse sur les connexions mafieuses, personnelles comme commerciales, entretenues avec des représentants de la mafia calabraise par le sous-secrétaire d’État à la justice, Andrea Delmastro Delle Vedove, n’ont pas joué en faveur du camp du ‘oui’", ajoute le journal du soir.
Ainsi, "la campagne pour ou contre cette réforme a viré en un référendum pour ou contre Giorgia Meloni" [Huffington Post]. "Son statut d'invincibilité s'est brisé dans les urnes", considère L’Express. "Le référendum s’est concentré sur sa personne, au risque de la voir subir le même sort que Matteo Renzi. Il y a tout juste dix ans, le président du Conseil de centre gauche avait dû démissionner après avoir perdu un référendum sur un projet de réforme du Parlement", rappelle Le Figaro. Ces résultats ont ainsi donné de l’espoir à l'opposition, qui voit "l'occasion de pousser la dirigeante italienne vers la sortie" [L’Express].
La Première ministre ne compte cependant pas quitter le gouvernement. "À l’approche du vote, la présidente du Conseil avait exclu de démissionner en cas de victoire du ‘non’", rappelle Le Figaro. "Les Italiens ont tranché. Et nous respectons cette décision […]. Mais cela ne change rien à notre engagement de continuer, avec sérieux et détermination, à œuvrer pour le bien de la nation et à honorer le mandat qui nous a été confié", a-t-elle déclaré dans une vidéo publiée sur X à l’issue du vote [RFI].
Pourtant, "le résultat du référendum annonce ce qui pourrait se passer lors des législatives de 2027", anticipe Le Figaro, où Giorgia Meloni "jouera son avenir" [Huffington Post]. "Pour garder le pouvoir, Meloni cherchera sans doute à accélérer une réforme de la loi électorale qui vise à donner une importante prime de majorité au parti qui dépasse les 40 % aux législatives", pressent Le Figaro.
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23.03.2026 à 12:28
Manon Mazuir

"Rendez-vous aux antipodes pour Ursula von der Leyen" [L'Opinion]. "La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, est arrivée lundi en Australie pour trois jours de visite destinés à conclure un accord de libre-échange", rapporte France 24. "Accompagnée du commissaire [européen] au Commerce, Maroš Šefčovič", elle doit notamment se rendre à Sydney et "rencontrer […]
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"Rendez-vous aux antipodes pour Ursula von der Leyen" [L'Opinion]. "La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, est arrivée lundi en Australie pour trois jours de visite destinés à conclure un accord de libre-échange", rapporte France 24.
"Accompagnée du commissaire [européen] au Commerce, Maroš Šefčovič", elle doit notamment se rendre à Sydney et "rencontrer à Canberra le Premier ministre Anthony Albanese, mardi, et espère y signer un accord de libre-échange", précise Le Figaro.
"Cet accord mettra fin aux droits de douane sur la plupart des échanges entre l’UE et l’Australie et pourrait faire augmenter le PIB européen de 4 milliards d’euros d’ici à 2030", affirme la cheffe de l’exécutif européen, dans une tribune publiée ce matin dans plusieurs journaux européens, dont Ouest-France.
Le texte prévoit en effet de "supprimer des droits de douane sur les importations vers l'Europe de lithium, de terres rares ou d'hydrogène" [France info]. La présidente de la Commission européenne insiste "sur le rôle stratégique de l’Australie dans les matières premières critiques, en particulier le lithium, essentiel pour fabriquer des batteries de véhicules électriques", explique France 24.
Ursula von der Leyen, dans sa tribune, entend démontrer le potentiel du partenariat UE-Australie : "avec une économie de 1 700 milliards d’euros, ce pays est déjà le troisième partenaire commercial de l’UE et sa deuxième destination d’investissement" [Ouest-France]. Canberra suggère de son côté "qu'elle pourrait supprimer sa taxe de voiture de luxe sur les véhicules européens en échange d'un meilleur accès agricole", indique RFI.
La dirigeante de l’UE ne s’étend pas en revanche "sur les produits agricoles, pourtant au cœur du bras de fer entre Bruxelles et Canberra autour de ce projet d’accord jusqu’ici", souligne Sud Ouest. "L'Australie souhaite un meilleur accès à ses exportations agricoles, en particulier le bœuf et l'agneau, sur le marché de l'UE" [RFI]. Mais ces dernières semaines, les négociations "butaient encore sur les quotas détaxés de bœuf australien importé. L’Union européenne ne voulait pas aller au-delà de 30 000 tonnes quand l’Australie réclamait 40 000 tonnes par an", relève Sud Ouest.
C'est d'ailleurs à cause du volet agricole que les négociations "avaient été suspendues en octobre 2023, en raison de désaccords considérés alors comme insolubles. Sur le fond, rien n'a changé", constate Le Figaro. "En revanche, le contexte international et géopolitique, lui n'est plus du tout le même", note le média. Ce qui explique le retour des négociations entre l'UE et l'Australie : "dans un monde incertain, les partenariats renforcent la souveraineté au lieu de l’affaiblir", justifie la cheffe de l'exécutif européen [Ouest-France].
"L’agressivité du président américain sur le plan commercial, relevant unilatéralement les droits de douane y compris avec ses alliés, a incité Canberra, comme Bruxelles, à mettre de l’eau dans leur vin", relève Le Figaro.
"Bruxelles espère éviter une nouvelle levée de boucliers des agriculteurs, déjà en colère contre un autre accord commercial, celui signé mi-janvier avec les pays latino-américains du Mercosur", analyse BFM TV. Ce qui semble déjà compromis puisque "le Copa-Cogeca, qui rassemble les principaux syndicats agricoles européens, a haussé le ton à propos des négociations avec l'Australie", explique le média.
Le puissant lobby agricole met en garde : "accorder des concessions disproportionnées risque de nuire aux agriculteurs européens, de fausser les marchés et d'affaiblir l'engagement de longue date de l'UE en faveur de normes de production élevées" [BFM TV]. Même inquiétude du côté de l'Interbev, l'interprofession française du bétail et des viandes, qui craint, bien que "Bruxelles n'indique pas les quantités négociées", que cet accord "permette l'importation sans droits de douane de 20 000 tonnes de viande ovine australienne, élevées dans des conditions aux antipodes des normes européennes" [France info].
"Les dimensions d'exploitation ne sont pas les mêmes, le coût de la main-d'œuvre n'est pas le même", s'inquiète Patrick Soury, vice-président de la Fédération nationale ovine, cité par France info. Les Australiens "pratiquent […] le 'mulesing', qui est la scarification à vif des agneaux pour limiter le parasitisme. Et on vient nous parler de bien-être animal dans notre pays ?", s'indigne l'éleveur en Charente. "Avec ses collègues éleveurs bovins, l'autre filière concernée, ils se mobilisent en signant, par exemple, une lettre ouverte à Emmanuel Macron pour lui demander d'agir", rapporte le média.
Selon le Canberra Times, l'accord devrait toutefois "être signé mardi à la suite de pourparlers entre Mme von der Leyen et le Premier ministre Anthony Albanese."
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20.03.2026 à 12:58
Manon Mazuir

Dans un communiqué commun publié jeudi 19 mars, "la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas et le Japon, [rejoints par le Canada], ont annoncé être 'prêts à contribuer' à sécuriser le détroit d'Ormuz, bloqué en raison de la guerre entre l'Iran, Israël et les États-Unis" [France info]. Le président américain Donald Trump avait "exhorté […]
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Dans un communiqué commun publié jeudi 19 mars, "la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas et le Japon, [rejoints par le Canada], ont annoncé être 'prêts à contribuer' à sécuriser le détroit d'Ormuz, bloqué en raison de la guerre entre l'Iran, Israël et les États-Unis" [France info].
Le président américain Donald Trump avait "exhorté [samedi] les autres puissances mondiales, ainsi que l'Otan, à aider à rouvrir le détroit d'Ormuz à la navigation commerciale, mais celles-ci [avaient] rejeté son appel à court terme tout en affirmant rester ouvertes aux discussions et à la planification" [Euronews]. Un refus que le président américain avait qualifié mardi d'"erreur vraiment stupide", rappelle France info.
Les États signataires "précisent être 'prêts à contribuer aux efforts appropriés' : une façon de rappeler qu’il n’est pas question, pour eux, de s’inscrire dans des actions offensives menées par les États-Unis vis-à-vis de l’Iran", analyse L'Opinion.
C'est également le sens des propos d'Emmanuel Macron, jeudi devant la presse, à l'issue d'un sommet européen à Bruxelles. Le chef de l'État a assuré que la France ne participera "à aucune ouverture de force du détroit d'Ormuz" [BFM TV], mais qu'elle était toutefois "prête, avec d'autres nations, à prendre la responsabilité d'un système d'escorte de navires dans le détroit" [Le Figaro].
Le président français a par ailleurs "évoqué la possibilité d’un 'cadre onusien' pour une future mission visant à sécuriser la navigation dans [le détroit], une fois que les armes se seront tues, estimant que cela 'pourrait aider'", informe Le Parisien. Le locataire de l’Élysée "a expliqué en avoir parlé avec le secrétaire général de l'ONU António Guterres, avec le Premier ministre indien Narendra Modi et plusieurs dirigeants européens", selon Le Figaro. "Il y a une démarche exploratoire que nous avons commencée et nous verrons dans les prochains jours si elle a une chance d'aboutir", a-t-il ajouté.
Même son de cloche du côté des voisins européens. "Londres travaille avec des partenaires européens, du Golfe et les États-Unis à un plan pour rétablir la circulation maritime. Mais cette perspective reste conditionnée à une désescalade du conflit", précise 20 Minutes. En Allemagne, Boris Pistorius, le ministre de la Défense, "a indiqué que toute participation dépendrait 'de la situation après un cessez-le-feu' et nécessiterait un mandat international ainsi qu’un accord du Bundestag". Son homologue italien, Guido Crosetto, "a insisté sur l’absence de 'mission de guerre' et sur la nécessité d’une 'trêve' et d’une 'initiative multilatérale'".
Les sept pays condamnent également "les récentes attaques menées par l'Iran contre des navires commerciaux non armés dans le Golfe, les attaques contre les infrastructures civiles, notamment les installations pétrolières et gazières, et la fermeture de facto du détroit d'Ormuz par les forces iraniennes", souligne TF1 Info.
Ils demandent "un moratoire immédiat et général sur les attaques contre les infrastructures civiles, notamment les installations pétrolières et gazières" dans le Golfe [La Libre].
Cette déclaration intervient après les frappes de Téhéran "sur le plus grand champ gazier du Qatar voisin, Ras Laffan, causant selon Doha des 'dommages significatifs' et provoquant une rupture diplomatique entre les deux pays", explique Euronews. L'opération iranienne est une "réponse à une attaque israélienne sur South Pars, le plus grand gisement de gaz naturel au monde partagé entre l'Iran et le Qatar", poursuit le média européen.
Le blocus iranien du détroit "paralyse le trafic maritime commercial à travers ce goulet d'étranglement crucial, par lequel transite en temps de paix un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié mondiaux" [Euronews]. L'Organisation maritime internationale, qui estime qu'environ "20 000 marins patientent aujourd'hui à bord de 3 200 navires" près du détroit, a demandé jeudi "la création d'un 'corridor maritime sûr' pour évacuer les navires bloqués dans le Golfe" [BFM TV].
Ces attaques ne font "qu'exacerber la crise mondiale des prix du pétrole". Avant les frappes contre les champs énergétiques de l'Iran et du Qatar, "le prix du baril de Brent oscillait autour de 100 dollars, déjà en hausse de 40 % par rapport à avant-guerre. […] Le prix a grimpé jusqu'à 108 dollars le baril" ensuite, note Euronews.
Face aux tensions, les États membres de l'Agence internationale de l’énergie (AIE) ont déjà "puisé 400 millions de barils" dans leurs réserves stratégiques pour tenter de stabiliser les marchés [France info].
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