28.04.2026 à 12:44
Manon Mazuir

"Regain de tension entre l'Ukraine et Israël", attaque Euronews. "L'ambassadeur d'Israël en Ukraine [Michael Brodsky] a été convoqué ce mardi matin après l'arrivée au port de Haïfa d'un navire chargé selon Kiev de grain ukrainien volé par la Russie, a indiqué lundi le chef de la diplomatie ukrainienne", Andrii Sybiha [20 Minutes]. Un épisode qui […]
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"Regain de tension entre l'Ukraine et Israël", attaque Euronews. "L'ambassadeur d'Israël en Ukraine [Michael Brodsky] a été convoqué ce mardi matin après l'arrivée au port de Haïfa d'un navire chargé selon Kiev de grain ukrainien volé par la Russie, a indiqué lundi le chef de la diplomatie ukrainienne", Andrii Sybiha [20 Minutes].
Un épisode qui n'est pas isolé : "Kiev avait déjà informé Israël mi-avril de l'arrivée au port d'Haïfa d'un […] navire transportant selon elle du grain en provenance de territoires ukrainiens occupés par Moscou" [Le Figaro]. Affirmant hier qu'un "autre navire de ce genre est arrivé à Haïfa", Andrii Sybiha a également déploré le "manque de réponse appropriée d'Israël à la requête légitime de l'Ukraine en ce qui concerne le navire précédent" [Le Monde]. "Nous mettons une fois de plus en garde Israël contre l'acceptation de ce grain volé et contre toute atteinte à nos relations", a-t-il ajouté, selon Le Figaro.
Ce à quoi son homologue israélien Gideon Sa'ar a répliqué, lundi soir sur X, que "les relations diplomatiques, en particulier entre nations amies, ne se mènent pas sur Twitter ou dans les médias" [Politico]. Le chef de la diplomatie a également ajouté que "les allégations ne [constituaient] pas des preuves" [Le Monde] et que Kiev n'avait "même pas soumis une demande d'assistance juridique avant de se tourner vers les médias et les réseaux sociaux" [Euronews]. Et de conclure que "la question [serait] examinée" par les autorités israéliennes, qui "agiront conformément à la loi" [Le Monde].
Selon les services de surveillance du trafic maritime, le navire désormais incriminé, le Panormitis, "transporterait plus de 6 200 tonnes de blé et 19 000 tonnes d'orge" [Euronews]. Selon le journal israélien Haaretz, le cargo attendait dimanche "l'autorisation d'accoster dans le port de Haïfa" [Kyiv Post]. La journaliste d'investigation ukrainienne Kateryna Yaresko, du projet SeaKrime, précise que "le Panormitis a été chargé de céréales provenant des territoires ukrainiens occupés par le biais de transferts d'autres navires et a quitté le port de Kavkaz dans la région russe de Krasnodar" [Euronews].
Cette dernière rapporte également qu'"Israël a autorisé le vraquier russe Abinsk à entrer dans le port de Haïfa début avril, avec à son bord 43 700 tonnes de blé provenant des territoires ukrainiens occupés", note le Kyiv Post. Selon les autorités ukrainiennes, ce dernier "pourrait être impliqué dans les activités de la 'flotte fantôme', que l'État agresseur utilise pour exporter, transporter et vendre illégalement des céréales ukrainiennes volées dans les territoires temporairement occupés et, en fin de compte, pour financer la guerre contre l'Ukraine" [Euronews].
Au début du mois, le chef de la diplomatie ukrainienne avait d'ailleurs "abordé la question directement avec son homologue israélien Gideon Sa'ar", selon le média ukrainien. Mais "malgré les informations fournies et les contacts entre les parties, le navire [avait] été autorisé à décharger dans le port de Haïfa les 12 et 14 avril", explique Kiev [Euronews]. Israël aurait alors "informé Kiev qu'il était trop tard pour intercepter le navire, celui-ci ayant déjà quitté le port" [Kyiv Post].
Outre le chargement du Panormitis, "quatre cargaisons de céréales provenant de l'Ukraine occupée ont déjà été déchargées en Israël cette année", d'après le journal Haaretz [The Times of Israel].
Le porte-parole de l'Union européenne (UE) pour les Affaires étrangères, Anouar El Anouni, a déclaré au journal israélien Haaretz que l'UE "a pris note des informations selon lesquelles un navire de la flotte secrète russe transportant des céréales ukrainiennes volées a été autorisé à décharger au port de Haïfa en Israël, et ce malgré des contacts antérieurs entre l'Ukraine et les autorités israéliennes à ce sujet", relate Le Monde. "Nous condamnons toutes les actions qui contribuent à financer l'effort de guerre illégal de la Russie et à contourner les sanctions de l'UE, et nous restons prêts à cibler de telles actions", a-t-il ajouté.
En mai 2024 déjà, le Conseil européen avait indiqué qu'il existait "des preuves que la Russie s'approprie […] illégalement de grandes quantités (de céréales et oléagineux) dans les territoires ukrainiens qu'elle occupe, et les exporte comme produits prétendument russes", souligne Ouest-France. À ce jour, les troupes russes occupent "un peu plus de 19 % du territoire ukrainien", précise le quotidien régional.
"Selon les estimations de Kiev, au moins 15 millions de tonnes de céréales ukrainiennes ont été volées par la Russie depuis le début de l'invasion à grande échelle en 2022" [Euronews].
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27.04.2026 à 12:04
Florian Chaaban

"Le moment était historique. Pour la première fois, samedi 25 avril, Donald Trump assistait en tant que président au dîner de gala annuel organisé par l'association des journalistes accrédités à la Maison-Blanche (WHCA)", entame Le Monde. L'événement mondain et politique, organisé à l'hôtel Hilton de Washington, s'est finalement "transformé en scène d'enquête criminelle". Il est […]
L’article "Inacceptable", "la violence n'a pas sa place dans une démocratie"… : dirigeants et médias européens réagissent aux coups de feu tirés au gala de la presse à Washington est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

"Le moment était historique. Pour la première fois, samedi 25 avril, Donald Trump assistait en tant que président au dîner de gala annuel organisé par l'association des journalistes accrédités à la Maison-Blanche (WHCA)", entame Le Monde. L'événement mondain et politique, organisé à l'hôtel Hilton de Washington, s'est finalement "transformé en scène d'enquête criminelle".
Il est à peu près "20h36 (0h36 en France)" [France 24] samedi soir lorsqu'un individu "[se précipite] dans le bâtiment et [force] le périmètre de sécurité, avant de tirer plusieurs coups de feu" [Ouest-France]. "Une intrusion qui a entraîné la suspension du gala et l'exfiltration du président américain", ajoute le quotidien régional.
Dimanche dans la journée, les réactions européennes se sont succédé, la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, réagissant la première en se disant sur X "soulagée que tous ceux qui ont assisté à l'événement, y compris le président Trump, soient sains et saufs". "La violence politique n'a pas sa place dans une démocratie", ajoute-t-elle.
"Un membre des forces de l'ordre s'est fait tirer dessus, mais a été protégé par son gilet pare-balles", relate TV5 Monde. "'Ce n'est pas la première fois ces dernières années que notre République est attaquée par un assassin en puissance qui cherchait à tuer', a déclaré le président américain, encore en smoking, pendant une conférence de presse donnée à la Maison-Blanche deux heures environ après l'incident", poursuit la chaîne de télévision francophone. C'est même "la troisième fois, depuis 2024, que le républicain échappe à une tentative d'assassinat" [Le Parisien].
Le suspect se nomme Cole Allen, 31 ans. "Selon une recherche dans les registres, [ce dernier, originaire de Torrance en Californie du Sud] n'a fait l'objet d'aucune poursuite pénale ni d'aucune procédure civile dans le comté de Los Angeles", note The Guardian. "Il se présente sur ses réseaux sociaux comme ingénieur mécanique, développeur de jeux vidéo et professeur. En 2024, il aurait soutenu financièrement la campagne de la démocrate Kamala Harris", décrit France info. D'après la police, "l'assaillant présumé portait deux armes à feu ainsi que de nombreux couteaux, mais n'a pas eu le temps d'atteindre la salle du dîner et n'a pas fait de victime" [Sud Ouest].
"Les enquêteurs estiment que Cole Allen […] visait des personnes liées à l'administration américaine et probablement aussi le président, Donald Trump, selon les déclarations du procureur général par intérim des États-Unis, Todd Blanche", explique El País. "Le procureur a retracé le parcours d'Allen, qui a pris un train de Los Angeles à Chicago, puis s'est rendu de là à Washington, où il a séjourné à l'hôtel Hilton un ou deux jours avant les faits", précise le quotidien espagnol. Le suspect avait par ailleurs "rédigé un manifeste dans lequel il exprimait sa rage envers le gouvernement et raillait le dispositif de sécurité de l'événement" [Le Monde].
Alors que le suspect a été "placé en garde à vue samedi soir" [Politico], une question se pose : le système de sécurité pour l'événement était-il à la hauteur ? "Selon Donald Trump, l'hôtel Hilton de Washington n'est pas 'un bâtiment particulièrement sûr'", relaie TF1. "Des participants ont indiqué qu'un portique de détection de métaux avait été installé à l'extérieur de la salle de bal, mais qu'il n'y avait pas de contrôle de ce type en amont ni à l'entrée même de l'hôtel" [20 minutes].
"Les forces de l'ordre pensent que le suspect s'est enregistré vendredi au Hilton - le lieu qui accueille depuis des années le gala annuel et où un assassin en puissance avait tiré sur l'ancien président Ronald Reagan en 1981" [Politico].
"La justice s'est immédiatement mise en action après les faits : l’auteur présumé des tirs comparaîtra [dès ce] lundi, ont annoncé les autorités américaines lors d'une conférence de presse" [Ouest-France]. "Il sera inculpé de deux chefs d'accusation : le premier pour usage d'une arme à feu lors d'un crime violent et le second pour l'agression d'un agent fédéral à l'aide d'une arme dangereuse, a précisé la procureure de la capitale américaine, Jeanine Pirro".
"Les dirigeants du monde entier ont réagi" [Euronews] à cet événement qui aurait pu s'avérer plus grave. "La présidente de la Commission européenne, [Ursula von der Leyen], a salué la réaction rapide de la police et des secouristes, qui ont assuré la sécurité des invités", indique le média. Et témoigné sur X de "[sa] solidarité" envers le président américain et sa compagne.
"L'attaque armée visant hier soir le président des États-Unis est inacceptable. La violence n'a jamais sa place en démocratie", a publié le président français Emmanuel Macron [BFM TV], tandis que la présidente du Conseil des ministres italien, Giorgia Meloni, a assuré qu'elle ne "[laissera] pas le fanatisme empoisonner les espaces de libre débat et d'information" [Euronews].
Dans une Amérique divisée, marquée notamment par "les arrestations effectuées par les agents de l'ICE" [la police américaine de l'immigration, ndlr] [La Presse] et les tensions qu'elles suscitent, cet épisode traduit, lui aussi, le mal-être de la société. "Le pays, peu à peu, bascule dans la haine", observe Le Parisien. "L'Amérique n'a jamais été aussi polarisée depuis la Guerre civile", prévient dans les colonnes du quotidien le politologue franco-américain Romuald Sciora. "La violence se libère. On peut déjà prédire qu'il y aura de plus en plus d'épisodes de ce type". Espérons qu'il se trompe.
L’article "Inacceptable", "la violence n'a pas sa place dans une démocratie"… : dirigeants et médias européens réagissent aux coups de feu tirés au gala de la presse à Washington est apparu en premier sur Touteleurope.eu.
24.04.2026 à 12:05
Léa Deseille

"Messages stratégiques et programme chargé", titre le CNN grec. "Attendu vendredi [24 avril] en Grèce pour une visite de deux jours, Emmanuel Macron a de très nombreux sujets sur lesquels plancher avec son homologue, le Premier ministre Kyriákos Mitsotákis", [Les Échos]. "Le renforcement et le prolongement de la coopération franco-grecque en matière de défense et […]
L’article Emmanuel Macron se rend en Grèce pour renouveler un pacte de défense est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

"Messages stratégiques et programme chargé", titre le CNN grec. "Attendu vendredi [24 avril] en Grèce pour une visite de deux jours, Emmanuel Macron a de très nombreux sujets sur lesquels plancher avec son homologue, le Premier ministre Kyriákos Mitsotákis", [Les Échos]. "Le renforcement et le prolongement de la coopération franco-grecque en matière de défense et de sécurité vont être au cœur des discussions", complète Le Télégramme.
"Le voyage de deux jours du président français à Athènes […] revêt une importance particulière car il intervient dans un contexte d'incertitudes géopolitiques accrues", considère le journal économique grec Naftemporiki. "L'Europe cherche à franchir une nouvelle étape tant pour renforcer sa compétitivité que pour élaborer une politique de défense plus cohérente, complémentaire à celle de l'Otan", poursuit le quotidien.
Le voyage "intervient à un moment où les [discussions] concernant un 'parapluie nucléaire' suscitent un débat public" [Naftemporiki]. "Paris, seule puissance nucléaire de l'UE, cherche à renforcer son rôle en étendant son 'parapluie nucléaire' à d'autres pays, dont la Grèce", estime l'avocat, universitaire international et professeur d'écoles militaires, Ioannis Papafloratos, cité par CNN.
"La France considère la Grèce comme un acteur régional crucial", selon To Víma. "La position géopolitique de la Grèce, située entre l'Europe, l'Asie et l'Afrique, la place au cœur de multiples dynamiques régionales interdépendantes", complète le journal. Plus particulièrement, les dirigeants vont discuter de "la coopération en matière de défense, les petits réacteurs modulaires, la recherche et l'innovation", détaille I Kathimeriní.
Des avancées concrètes sont également attendues. "Comme Paris, Athènes espère que cette visite du président de la République 'va sceller le renouvellement' de l'accord initial de partenariat stratégique sur cinq ans en matière de défense et de sécurité, signé en septembre 2021 à Paris", note TF1info. "Le partenariat stratégique franco-grec sera renouvelé 'non pas pour cinq ans, mais pour une période de tacite reconduction'", assurent Les Échos. Un texte important pour la défense européenne. "L'accord comprenait également une clause de défense mutuelle (article 2) qui, bien que symboliquement importante, reste juridiquement plus limitée que l'article 5 de l'Otan", nuance le quotidien grec To Víma.
Par ailleurs, le président français et le Premier ministre grec vont aborder un sujet "un peu plus brûlant que les autres" [Les Échos]. Selon le quotidien national, "le président français pousse pour qu'Athènes cède une partie de ses Mirage à Kiev, en échange d'une vente de Rafale neufs à la Grèce". "Les discussions, denses si ce n'est tendues, portent sur la cession d'une dizaine de Mirage 2000-5 par la Grèce à l'Ukraine, qui réclame davantage d'appareils. La France propose en échange que Dassault fournisse de nouveaux Rafale à son partenaire méditerranéen, potentiellement à un prix avantageux", précise le média.
D'autres dossiers vont également être traités. "La sécurité de la navigation devrait aussi être abordée lors des entretiens d’Emmanuel Macron et du Premier ministre grec Kyriákos Mitsotákis, avec un accent particulier mis sur le détroit d’Ormuz fermé en raison de la guerre qui embrase le Moyen-Orient", avance Le Télégramme. "Pays avec une tradition de marine marchande et disposant de la flotte la plus importante au monde, Athènes participe activement à l'opération européenne Aspides mise en place en mer Rouge", rappelle TF1info.
"La coopération en matière de défense entre la Grèce et la France s'est considérablement développée depuis 2021 grâce à des exercices conjoints réguliers et à une intégration opérationnelle accrue", observe To Víma. "Cette visite du président français vise également à 'ouvrir la voie à un approfondissement supplémentaire de la coopération dans des domaines tels que l'économie, la protection civile et l'innovation'", ajoute TF1info. "Cette visite devrait confirmer la convergence stratégique entre Athènes et Paris, renforçant le rôle de la Grèce dans une période géopolitique critique pour l'Europe", conclut CNN.
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