18.02.2026 à 13:13
Agathe Grinon

"L'UE participera à la réunion du 'Conseil de la paix' de Trump, sans en devenir membre", titre La Libre. Plusieurs pays membres de l'Union européenne et "la Commission européenne ont décidé de faire le déplacement en tant qu''observateurs'". Les délégations des pays "ont rendez-vous jeudi 19 février à Washington", résume France 24. La chaîne d'information internationale […]
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"L'UE participera à la réunion du 'Conseil de la paix' de Trump, sans en devenir membre", titre La Libre. Plusieurs pays membres de l'Union européenne et "la Commission européenne ont décidé de faire le déplacement en tant qu''observateurs'".
Les délégations des pays "ont rendez-vous jeudi 19 février à Washington", résume France 24. La chaîne d'information internationale souligne que le lieu de rencontre semble avoir une portée symbolique car il s'agit "des locaux de l'Institut des États-Unis pour la paix, récemment rebaptisé par le département d'État 'Institut Donald J. Trump pour la paix'".
"Depuis l'adhésion d'Israël le 11 février, l'organisateur revendique 27 États qualifiés de 'membres fondateurs'" du Conseil de la paix [France 24].
Les aspirations de ce Conseil et de son créateur restent encore floues car s'il a d'abord été conçu "pour discuter du sort de la bande de Gaza, [il] se veut désormais une instance ayant vocation à contourner l'ONU", commente Le Monde.
Pour l'heure, la situation au Proche-Orient semble toujours au cœur des discussions car le versement de plus "de 5 milliards de dollars pour la reconstruction et l'aide humanitaire à Gaza" sera demandé aux membres du Conseil de la paix, précisent Les Echos.
Les récentes déclarations de Donald Trump sur son média Truth Social reflètent cependant une autre ambition pour cette instance : "le Conseil de paix s'imposera comme l'organisme international le plus influent de l'histoire, et c'est un honneur pour moi d'en être le président". Cette déclaration alimente les réserves d'alliés occidentaux, "d'autant que l'adhésion comme membre permanent s'accompagne d'un ticket d'entrée à un milliard de dollars" [France 24].
Ce système de paiement à l'entrée suscite des critiques selon lesquelles le Conseil de la paix pourrait "devenir une version 'payante' du Conseil de sécurité de l'ONU", rapporte France info.
Malgré un coût d'entrée important, certains pays européens ont accepté l'invitation du président américain. "Derrière le refus de participer d’abord exprimé par Londres, Paris, Madrid ou Berlin, au moins deux capitales européennes ont ouvertement décidé d’adhérer à cette initiative", rapporte Le Monde. C'est le cas de Budapest, capitale de la Hongrie de Viktor Orbán, proche de Donald Trump et soutien au projet. "Il avait déjà annoncé en janvier, à Davos (Suisse), vouloir rejoindre cette instance, 'car la Hongrie a besoin de la paix pour continuer à croître et à se développer'", rappelle le journal.
Le média français considère l'adhésion de la Bulgarie à ce Conseil "plus surprenant[e]", et la corrèle avec une place de choix réservée au Bulgare "Nickolay Mladenov, choisi par l’administration américaine comme haut représentant pour Gaza" au sein de l'organe.
Le Kosovo et l'Albanie, deux pays candidats à l'adhésion à l'Union européenne, "ont aussi annoncé leur choix de rejoindre le Conseil de la paix, arguant de leur alignement inconditionnel sur les États-Unis" [Le Monde].
La plupart des partenaires européens ont refusé l'invitation de Donald Trump mais, malgré ces réticences, l'Union européenne "a décidé de s'assurer d'une présence à la réunion inaugurale", notent Les Echos.
Ainsi, l'UE "enverra jeudi la commissaire [européenne] à la Méditerranée", Dubravka Šuica, participer à la première réunion du Conseil de la paix de Donald Trump, mais sans y adhérer [Euronews].
"L'Europe se rapproche en douce du Conseil de la paix de Trump", titre le journal belge L'Echo. Cette participation de la Commission à la séance inaugurale "alimente les polémiques" à Bruxelles, cette initiative n'ayant pas "fait l’objet de concertations avec les États membres", souligne Le Monde. Selon le journal du soir, ce déplacement à Washington traduirait surtout un souci européen "de ne pas froisser l’administration américaine".
L'exécutif européen souligne d'ailleurs "avoir toujours 'un certain nombre de questions' vis-à-vis de cet organe", notamment concernant sa compatibilité avec la charte des Nations unies [France info].
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17.02.2026 à 12:22
Valentin Ledroit

"Lorsque le département d’État a annoncé que Marco Rubio se rendrait à Munich samedi, puis en Slovaquie et en Hongrie dimanche et lundi, quelques naïfs ont voulu y voir un signal positif pour l’Europe", entame L'Opinion. "En réalité, Marco Rubio est venu en Europe avec le même message que celui du vice-président l’année dernière : l’Europe […]
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"Lorsque le département d’État a annoncé que Marco Rubio se rendrait à Munich samedi, puis en Slovaquie et en Hongrie dimanche et lundi, quelques naïfs ont voulu y voir un signal positif pour l’Europe", entame L'Opinion. "En réalité, Marco Rubio est venu en Europe avec le même message que celui du vice-président l’année dernière : l’Europe va mal et elle doit changer. Et au cas où certains en douteraient encore, son passage en Hongrie suffit à le prouver".
Après son discours lors de la Conférence de Munich sur la sécurité, le secrétaire d'État américain a donc conclu son tour d'Europe à Budapest lundi 16 février, "où il a assuré Viktor Orbán du soutien de l'administration Trump", relève Le Grand Continent. "Votre réussite est la nôtre", a adressé le chef de la diplomatie américaine au dirigeant hongrois.
En réponse, le Premier ministre magyar n'a pas caché sa satisfaction. "Un âge d’or s’est ouvert dans les relations entre les États-Unis et la Hongrie. Avec un niveau de confiance que nous n’avions pas connu depuis la visite du président Bush à la veille du changement de régime" en 1989, a salué le dirigeant nationaliste [Le Figaro].
Ces échanges d'amabilité ne sont pas surprenants. "La Hongrie de Viktor Orbán – anti-immigration, anti-woke, anti-UE et pro-Trump – est exactement l’exemple que le reste du continent doit suivre, selon [l'administration américaine], pour fonder cette alliance 'civilisationnelle' défendue à deux reprises à Munich", estime L'Opinion.
D'autant qu'"entre Washington et Budapest, les sujets de convergence ne manquent pas : arrêt aussi tôt que possible de la guerre russo-ukrainienne, quelle qu’en soit l’issue, soutien indéfectible à Israël dirigé par [Benyamin] Netanyahou, Conseil de la paix sous l’égide de Donald Trump inauguré jeudi en présence du dirigeant hongrois…", énumère Le Figaro. "La droite hongroise applaudit à toutes ces initiatives américaines et à la fin annoncée du multilatéralisme et de l’ordre international post-Seconde Guerre mondiale", souligne le quotidien français.
La presse hongroise réputée proche du pouvoir confirme cette attitude. "La visite de [Marco] Rubio s'inscrit parfaitement dans le tournant qui caractérise les relations américano-hongroises depuis […] Donald Trump. La détérioration des relations sous le gouvernement Biden a été remplacée par une coopération fondée sur des valeurs communes", écrit par exemple le Magyar Nemzet. En outre, "la proximité idéologique et les efforts diplomatiques déployés depuis une décennie par Budapest pour se rapprocher du mouvement Maga ont permis au gouvernement Orbán d’obtenir la tolérance de l’Amérique pour ses liens commerciaux avec la Russie et avec la Chine" [Le Figaro].
"Officiellement, les rencontres entre [Marco] Rubio et les dirigeants des gouvernements […] slovaque et hongrois [visaient] à discuter d'énergie, d'engagements militaires de l'Otan et d''intérêts bilatéraux et régionaux communs'. Mais ce n'est pas un hasard si le secrétaire américain a choisi de se rendre dans les deux capitales les plus proches de la vision de la Maison-Blanche", pointe Le Grand Continent.
"Les États-Unis entrent en campagne pour Orbán en Hongrie", résume Courrier international. Le chef de la diplomatie américaine a cherché "à lancer une bouée de sauvetage politique à Viktor Orbán, alors que le Premier ministre hongrois est en retard dans la plupart des sondages à l'approche des élections de ce printemps, qui pourraient voir le [chef de gouvernement] le plus pro-russe et le plus ancien d'Europe être évincé du pouvoir", note The Washington Post. En poste depuis 2010 après un premier mandat de 1998 à 2002, Viktor Orbán apparaît devancé "par la formation d’opposition TISZA [emmenée par l'eurodéputé Péter Magyar], également conservatrice", précise Courrier international.
Dans ce contexte, l'exécutif américain multiplie ses prises de position en faveur du chef de file de la droite nationaliste européenne. "Dans un message publié la semaine dernière sur Truth Social, Trump a apporté son soutien à Orbán pour les élections d'avril, le qualifiant de 'leader véritablement fort et puissant' et de 'véritable ami, combattant et VAINQUEUR'" [The Washington Post].
Le quotidien américain relève que "le soutien apporté par Rubio à Orbán est le dernier exemple en date des efforts déployés par l'administration Trump pour maintenir au pouvoir des dirigeants populistes de droite qui ont fait l'éloge du président Donald Trump et sont considérés comme partageant la même idéologie. Cet été, Karol Nawrocki, novice en politique, a remporté de justesse le second tour de l'élection présidentielle en Pologne". Grand admirateur de l'actuel président américain, le candidat avait été reçu à la Maison-Blanche peu de temps avant le premier tour du scrutin. Une attitude qui avait soulevé en Pologne des accusations d’ingérence américaine.
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16.02.2026 à 13:11
Lou Caubet

"Samedi [14 février], dans son discours à la conférence de Munich sur la sécurité, [Marco] Rubio a déclaré que les États-Unis et l'Europe partageaient un destin commun, mais il a averti que le déclin culturel et économique de l'Europe devait être inversé et que les migrations massives devaient être stoppées", relate Euronews. Durant la même […]
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"Samedi [14 février], dans son discours à la conférence de Munich sur la sécurité, [Marco] Rubio a déclaré que les États-Unis et l'Europe partageaient un destin commun, mais il a averti que le déclin culturel et économique de l'Europe devait être inversé et que les migrations massives devaient être stoppées", relate Euronews. Durant la même allocution, le secrétaire d’État américain "[a] appelé une Europe 'forte' à se ranger derrière la vision du président américain quant à l'ordre mondial" [Courrier international]. Les propos du chef de la diplomatie américaine ont longuement été commentés par la presse française et européenne.
"Un an après [le discours] de J.D. Vance, beaucoup plus agressif, la prudence reste tout de même de mise", souligne France info. La Croix rappelle que "tout juste investi [en février 2025], le numéro deux de l’administration américaine avait sidéré l’audience en affirmant que la principale menace sur l’Europe n’était ni la Russie ni la Chine, mais la manière dont elle aurait trahi ses valeurs en étouffant supposément les libertés civiques et politiques".
"Nous ne voulons pas que nos alliés soient faibles, car cela nous affaiblit. Nous voulons des alliés capables de se défendre afin qu'aucun adversaire ne soit jamais tenté de tester notre force collective", a cette fois expliqué Marco Rubio lors de la conférence [Le Monde].
Peu de temps après le discours du secrétaire d’État américain, "la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a rejeté [quant à elle] ce dimanche les propos de responsables américains tendant à dénigrer l'UE, tout en saluant le changement de ton" de Marco Rubio, rapporte Sud Ouest.
Mais France Inter s'interroge : "s'agissait-il du discours de la réconciliation transatlantique, ou d'une version 'light', enrobée de sucre, de la même détestation de l'Union européenne telle qu'elle existe par l'administration Trump ?". Même ton du côté du HuffPost qui se demande s'il s'agit d'"une accalmie réelle ou de façade ?".
France Inter va plus loin : "ceux qui se sont dit 'soulagés' par les propos du chef de la diplomatie américaine, comme la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, ou le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, y croient-ils vraiment, ou sont-ils simplement diplomates, pour ne pas aggraver les tensions transatlantiques ?". Car si le continent européen a été cité, "pas une seule fois, Rubio n'a prononcé le nom de l'Union européenne" [France Inter] et "pas un mot sur la menace russe" [La Croix].
Le chef de la diplomatie américaine a en revanche "abordé des thèmes chers au président américain" allant de "l'immigration massive à la désindustrialisation de l'Europe" et "a […] vivement critiqué les Nations unies" [France info].
Dans son discours un peu plus tard, Kaja Kallas a directement fait allusion à Donald Trump affirmant que "contrairement à ce que diraient certains, l'Europe n'est pas décadente et woke, et menacée d'un effacement civilisationnel", rapporte L'Union. Enfin, "la responsable de la diplomatie européenne a […] prôné la fermeté face à la Russie dans les négociations visant à mettre fin au conflit en Ukraine, insistant sur la nécessité d'arracher des concessions à Moscou", conclut Sud Ouest.
"[Marco] Rubio poursuit sa tournée en Europe chez les alliés de Trump", titre Le Figaro. Après Munich, le secrétaire d’État américain s'est d'abord rendu à Bratislava dimanche "où il [a rencontré] le Premier ministre Robert Fico, [avant de s'envoler] à Budapest où il s’entretiendra avec Viktor Orbán".
Selon l'hebdomadaire slovaque Tyzden cité par Courrier international, "les discussions [à Bratislava] ont surtout porté sur 'la coopération nucléaire, l'approvisionnement en pétrole et en gaz de la Slovaquie, le conflit en Ukraine et l'Otan'". "Tout comme en Slovaquie, la question énergétique [fait] partie des discussions en Hongrie, qui a obtenu, lors d'une visite de M. Orbán à la Maison Blanche l'année dernière, une exemption de sanctions américaines sur les importations de pétrole et de gaz russes", indique France 24.
Le Figaro souligne également que "Donald Trump ne fait aucun mystère de son soutien pour le dirigeant nationaliste hongrois, qu'il qualifie d''homme fort et puissant', en vue des élections législatives prévues le 12 avril". "Le Premier ministre [magyar] a également fait part de son intention de se rendre à Washington pour assister cette semaine à la réunion inaugurale du 'Conseil de paix' du président américain", ajoute France 24.
Malgré l'apaisement affiché samedi à Munich, France Inter reste prudente. Pour la radio, "le fait que Marco Rubio se soit ensuite envolé pour la Hongrie d'Orbán et la Slovaquie de Fico, deux eurosceptiques déclarés, amis de Poutine et hostiles à l’aide à l'Ukraine, devrait […] alerter" les Européens.
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