20.03.2026 à 12:58
Manon Mazuir

Dans un communiqué commun publié jeudi 19 mars, "la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas et le Japon, [rejoints par le Canada], ont annoncé être 'prêts à contribuer' à sécuriser le détroit d'Ormuz, bloqué en raison de la guerre entre l'Iran, Israël et les États-Unis" [France info]. Le président américain Donald Trump avait "exhorté […]
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Dans un communiqué commun publié jeudi 19 mars, "la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas et le Japon, [rejoints par le Canada], ont annoncé être 'prêts à contribuer' à sécuriser le détroit d'Ormuz, bloqué en raison de la guerre entre l'Iran, Israël et les États-Unis" [France info].
Le président américain Donald Trump avait "exhorté [samedi] les autres puissances mondiales, ainsi que l'Otan, à aider à rouvrir le détroit d'Ormuz à la navigation commerciale, mais celles-ci [avaient] rejeté son appel à court terme tout en affirmant rester ouvertes aux discussions et à la planification" [Euronews]. Un refus que le président américain avait qualifié mardi d'"erreur vraiment stupide", rappelle France info.
Les États signataires "précisent être 'prêts à contribuer aux efforts appropriés' : une façon de rappeler qu’il n’est pas question, pour eux, de s’inscrire dans des actions offensives menées par les États-Unis vis-à-vis de l’Iran", analyse L'Opinion.
C'est également le sens des propos d'Emmanuel Macron, jeudi devant la presse, à l'issue d'un sommet européen à Bruxelles. Le chef de l'État a assuré que la France ne participera "à aucune ouverture de force du détroit d'Ormuz" [BFM TV], mais qu'elle était toutefois "prête, avec d'autres nations, à prendre la responsabilité d'un système d'escorte de navires dans le détroit" [Le Figaro].
Le président français a par ailleurs "évoqué la possibilité d’un 'cadre onusien' pour une future mission visant à sécuriser la navigation dans [le détroit], une fois que les armes se seront tues, estimant que cela 'pourrait aider'", informe Le Parisien. Le locataire de l’Élysée "a expliqué en avoir parlé avec le secrétaire général de l'ONU António Guterres, avec le Premier ministre indien Narendra Modi et plusieurs dirigeants européens", selon Le Figaro. "Il y a une démarche exploratoire que nous avons commencée et nous verrons dans les prochains jours si elle a une chance d'aboutir", a-t-il ajouté.
Même son de cloche du côté des voisins européens. "Londres travaille avec des partenaires européens, du Golfe et les États-Unis à un plan pour rétablir la circulation maritime. Mais cette perspective reste conditionnée à une désescalade du conflit", précise 20 Minutes. En Allemagne, Boris Pistorius, le ministre de la Défense, "a indiqué que toute participation dépendrait 'de la situation après un cessez-le-feu' et nécessiterait un mandat international ainsi qu’un accord du Bundestag". Son homologue italien, Guido Crosetto, "a insisté sur l’absence de 'mission de guerre' et sur la nécessité d’une 'trêve' et d’une 'initiative multilatérale'".
Les sept pays condamnent également "les récentes attaques menées par l'Iran contre des navires commerciaux non armés dans le Golfe, les attaques contre les infrastructures civiles, notamment les installations pétrolières et gazières, et la fermeture de facto du détroit d'Ormuz par les forces iraniennes", souligne TF1 Info.
Ils demandent "un moratoire immédiat et général sur les attaques contre les infrastructures civiles, notamment les installations pétrolières et gazières" dans le Golfe [La Libre].
Cette déclaration intervient après les frappes de Téhéran "sur le plus grand champ gazier du Qatar voisin, Ras Laffan, causant selon Doha des 'dommages significatifs' et provoquant une rupture diplomatique entre les deux pays", explique Euronews. L'opération iranienne est une "réponse à une attaque israélienne sur South Pars, le plus grand gisement de gaz naturel au monde partagé entre l'Iran et le Qatar", poursuit le média européen.
Le blocus iranien du détroit "paralyse le trafic maritime commercial à travers ce goulet d'étranglement crucial, par lequel transite en temps de paix un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié mondiaux" [Euronews]. L'Organisation maritime internationale, qui estime qu'environ "20 000 marins patientent aujourd'hui à bord de 3 200 navires" près du détroit, a demandé jeudi "la création d'un 'corridor maritime sûr' pour évacuer les navires bloqués dans le Golfe" [BFM TV].
Ces attaques ne font "qu'exacerber la crise mondiale des prix du pétrole". Avant les frappes contre les champs énergétiques de l'Iran et du Qatar, "le prix du baril de Brent oscillait autour de 100 dollars, déjà en hausse de 40 % par rapport à avant-guerre. […] Le prix a grimpé jusqu'à 108 dollars le baril" ensuite, note Euronews.
Face aux tensions, les États membres de l'Agence internationale de l’énergie (AIE) ont déjà "puisé 400 millions de barils" dans leurs réserves stratégiques pour tenter de stabiliser les marchés [France info].
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19.03.2026 à 12:20
Léa Deseille

"C'est une tradition qui a bien du mal à être respectée à Bruxelles", constate RFI. "Le Conseil européen, qui s'ouvre ce jeudi 19 mars à Bruxelles en présence des 27 dirigeants de l'Union européenne, devait initialement être consacré à l'Ukraine et aux questions économiques". Or "Ursula von der Leyen ne devrait pas présenter […] sa […]
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"C'est une tradition qui a bien du mal à être respectée à Bruxelles", constate RFI. "Le Conseil européen, qui s'ouvre ce jeudi 19 mars à Bruxelles en présence des 27 dirigeants de l'Union européenne, devait initialement être consacré à l'Ukraine et aux questions économiques".
Or "Ursula von der Leyen ne devrait pas présenter […] sa ‘One Europe, One Market Roadmap’" (feuille de route Une Europe, un Marché, en français), poursuit Euractiv. "Donald Trump avait d’autres projets", ironise Politico. "La guerre au Moyen-Orient et la hausse des factures énergétiques risquent d'éclipser les discussions prévues sur une économie plus compétitive", écrit le Financial Times. "Les dirigeants européens devraient appeler à la désescalade et à la plus grande retenue […], condamner les frappes militaires menées par l'Iran dans la région" et afficher leur préoccupation concernant "l'escalade des hostilités au Liban", avance The Guardian.
Toutefois, "l'Europe reste divisée sur la manière de répondre à Donald Trump", estime Politico. "Un camp mené par le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez fait pression […] pour appeler au respect du droit international, ce qui équivaudrait à une réprimande indirecte de Donald Trump et du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou", explique le média. Un autre "hésite à franchir cette étape susceptible d’irriter le président américain".
Les Vingt-Sept devront également traiter de la flambée des prix du pétrole et du gaz, une conséquence directe du conflit. "Le blocage du détroit d'Ormuz, en réponse aux frappes américano-israéliennes en Iran, confronte l'UE à un second choc énergétique en quelques années", développe RFI.
"Les 27 dirigeants conviennent que les prix de l'énergie, qui sont restés obstinément élevés depuis le bouleversement de 2022 [lié à l'invasion russe de l'Ukraine], constituent un problème majeur, mais ils ne sont pas d'accord sur la manière de s'y attaquer", pointe Euronews. "Les prix de l'électricité varient considérablement d'un État membre à l'autre, ce qui rend encore plus difficile la recherche d'un terrain d'entente".
La révision du marché carbone (ETS) de l'UE, qui taxe les émissions de CO2 des industries polluantes, est notamment "au centre de vifs débats" [RFI]. "Dix États membres, menés par l'Autriche, souhaitent davantage de quotas […] gratuits et une révision du système d'ici la fin du mois de mai", développe le Financial Times. Tandis qu'au nord et à l'ouest de l'Europe, neuf autres le jugent "indispensable pour réduire les émissions de CO2 et encourager les industries lourdes à adopter des sources d'énergie plus respectueuses de l'environnement" [Euronews].
"Éclipsée" par l’Iran, la guerre en Ukraine n'en reste pas moins un enjeu important du sommet [RFI]. D'une part car elle "apparaît comme une victime indirecte de cette nouvelle crise au Moyen-Orient". De l'autre parce que Viktor Orbán menace toujours de bloquer un prêt de 90 milliards d'euros, indispensable pour financer l'effort de guerre de Kiev à partir du 1er avril.
Le Premier ministre hongrois devrait ainsi "faire face à des pressions" des autres dirigeants, avance The Guardian. Avec un "raisonnement […] simple : il faut respecter ses engagements", Budapest ayant validé ce prêt dès le mois de décembre dernier [Politico]. "Le fait qu'Orbán soit dans la dernière ligne droite d'une campagne de réélection éprouvante - en présentant Kiev et Bruxelles comme étant de connivence pour soutenir le leader de l'opposition Péter Magyar - n'est pas passé inaperçu dans d'autres capitales, ce qui a contribué à alimenter l'exaspération” [Euronews].
Parmi les autres sujets à l'ordre du jour figurent le prochain cadre financier pluriannuel, la défense et la sécurité, les migrations, et un échange avec le secrétaire général de l'ONU, António Guterres.
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18.03.2026 à 12:09
Léa Deseille

"Le chef de la sécurité iranienne, Ali Larijani, a été tué dans une frappe aérienne", titre la BBC. "Le ministre de la Défense israélien a annoncé, mardi 17 mars 2026, [sa mort] dans des frappes menées dans la nuit de lundi à mardi", note RFI. Il était la "figure clef du pouvoir iranien", ajoute le média. […]
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"Le chef de la sécurité iranienne, Ali Larijani, a été tué dans une frappe aérienne", titre la BBC. "Le ministre de la Défense israélien a annoncé, mardi 17 mars 2026, [sa mort] dans des frappes menées dans la nuit de lundi à mardi", note RFI. Il était la "figure clef du pouvoir iranien", ajoute le média.
"Téhéran confirme l'assassinat, le plus important de la guerre depuis celui du Guide suprême Ali Khamenei", estime El País. "Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a déclaré qu'une frappe distincte avait tué le commandant des forces paramilitaires Bassidj, Gholamreza Soleimani, ainsi que d'autres hauts responsables de ces forces", relate The Guardian. "Les funérailles de son puissant chef de la sécurité Ali Larijani" se tiendront ce mercredi [L'Opinion].
Ali Larijani a occupé des postes clés au cœur de la République islamique d’Iran. "Après un doctorat en philosophie occidentale, il a servi durant la guerre Iran-Irak au sein des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique", raconte RFI. "Ministre de la Culture de 1992 à 1994, il a ensuite dirigé l'audiovisuel d'État […] orchestrant ainsi la propagande et la censure", détaille la radio.
"Il a également été le principal négociateur iranien sur le dossier nucléaire avec l'Occident et le président du Parlement iranien" [BBC]. "Il est soupçonné d'avoir supervisé la répression sans précédent menée par les Bassidj et d'autres forces de sécurité contre les manifestations qui ont secoué l'Iran en décembre et janvier", pointe le radiodiffuseur.
Ces derniers mois, il était devenu de plus en plus important au sein du régime. "Les douze jours de bombardements israéliens en juin dernier ont accru la notoriété de cet homme bien informé", rapporte France 24. "Après la mort d'Ali Khamenei, son conseiller à la sécurité nationale était considéré comme l'homme le plus puissant d'Iran", raconte Der Spiegel. En effet, "bien que le fils de Khamenei, Mojtaba, ait été choisi comme son successeur, il n'a pas été vu en public ni n'est apparu sur aucune photo ou vidéo récente depuis le début de la guerre", précise la BBC. Ali Larijani était donc la figure clé du pays. "Sa mort prive le régime d'une figure centrale de son appareil politique et sécuritaire à un moment de crise aiguë et représente un coup dévastateur", observe The Guardian.
Ali Larijani "était de facto l'artisan de la survie du régime, de sa politique régionale et de sa stratégie de défense. Cet assassinat adresse également un message à la population iranienne. Larijani a joué un rôle absolument central dans la répression de janvier", déclare David Khalfa, codirecteur de l'Observatoire du Moyen-Orient de la Fondation Jean-Jaurès, cité par France 24. Maintenant que "le cerveau de l'opération, Larijani, est mort ; le régime iranien pourrait désormais devenir encore plus agressif", estime pour sa part Der Spiegel. En effet, "le chef de l'armée iranienne, Amir Hatami, a menacé de lancer une riposte ‘décisive et regrettable’ pour ce meurtre", indique The Guardian.
"Les Gardiens de la Révolution ont annoncé dans un communiqué que des frappes qui ont fait au moins deux morts dans la région de Tel-Aviv mercredi à l’aube avaient été lancées 'pour venger le sang' d’Ali Larijani et des autres responsables iraniens", écrit L'Opinion. Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi "a promis [quant à lui] un conflit long et dévastateur", rapporte La Libre. "La vague de répercussions mondiales ne fait que commencer et frappera tout le monde, sans distinction de richesse, de croyance ou de race", a-t-il écrit sur X.
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