20.05.2026 à 12:04
Valentin Ledroit

"Le Brexit revient au cœur de la vie politique britannique, sur fond de crise interne au sein du Parti travailliste et de recomposition du paysage électoral face à la montée de [la formation d'extrême droite] Reform UK", souligne La Tribune. Dix ans après le vote des Britanniques en faveur d'un départ du Royaume-Uni de l'Union […]
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"Le Brexit revient au cœur de la vie politique britannique, sur fond de crise interne au sein du Parti travailliste et de recomposition du paysage électoral face à la montée de [la formation d'extrême droite] Reform UK", souligne La Tribune. Dix ans après le vote des Britanniques en faveur d'un départ du Royaume-Uni de l'Union européenne, le sujet "a repris le centre du débat" mais reste "un vrai tabou" [RFI].
"La séquence a été déclenchée par la sortie de l’ex-ministre de la Santé Wes Streeting, désormais candidat potentiel à la succession [du Premier ministre Keir] Starmer", rapporte La Tribune. Après avoir qualifié le Brexit d'"erreur catastrophique", Wes Streeting "a fait valoir ce week-end que le Royaume-Uni devrait réintégrer l'Union européenne à l'avenir", complète The Guardian.
L'ancien ministre de la Santé ne cache pas son envie de remplacer Keir Starmer à la tête du pays, d'autant que celui-ci est particulièrement fragilisé après un revers subi lors des dernières élections locales. "La crise est d’autant plus visible au Royaume-Uni post-Brexit, qui avec cinq chefs de gouvernement en six ans change aussi souvent de Premier ministre que Chelsea d’entraîneur. Il ne reste que Larry, le chat de Downing Street, pour assurer un semblant de stabilité", ironise The Economist, relayé par Courrier international.
"Pour certains observateurs, cette offensive vise aussi à compliquer la trajectoire d’autres prétendants", explique La Tribune. Les propos de Wes Streeting "ont ravivé des dissensions sur l'Europe, restées longtemps en sommeil, au sein de la direction du Parti travailliste au pouvoir" [The Guardian].
Le quotidien britannique rappelle qu'"Andy Burnham, maire du Grand Manchester, qui brigue un retour à Westminster pour défier le Premier ministre, a déjà déclaré qu'il souhaitait que la Grande-Bretagne réintègre l'Union européenne de son vivant. Il a toutefois précisé lundi qu'il ne tenterait pas de concrétiser ce projet s'il devenait Premier ministre à court terme".
Quant à Keir Starmer, sa position sur l'UE "a déjà évolué à plusieurs reprises", note Politico. Le média rappelle que l'actuel Premier ministre avait défendu, en 2019, "la libre circulation des personnes", avant d'en faire "une ligne rouge, au même titre que le refus de rester dans l'union douanière et le marché unique de l'UE". "Une fois au pouvoir, il a incontestablement encore changé de cap, faisant d'un rapprochement avec l'Europe l'un des traits marquants de son mandat de Premier ministre".
Pour le Financial Times, "l'attitude du Parti travailliste vis-à-vis du Brexit est comparable à celle du pays envers l'Église". "Oui, la plupart des gens marmonneront qu’ils essaient de mener une vie vaguement chrétienne, mais très peu sont suffisamment engagés pour aller à l’église le dimanche. Il en va de même pour le Parti travailliste et l'UE".
La presse française s'amuse à penser que ce trait de caractère est propre aux Britanniques dans leur ensemble. "Les Anglais ont toujours eu un rapport compliqué avec l’Union européenne. Ils ont toujours voulu en faire partie, et en même temps, ils ont passé tout leur temps à s’en plaindre. Un 'je t’aime moi non plus' perpétuel", résume RMC.
Interrogé par The Guardian, Georg Riekeles estime que la situation a bien changé depuis le référendum de 2016 lors duquel les Britanniques ont voté en faveur du "leave". "Le monde du Brexit n’existe plus", explique-il, faisant allusion "au militarisme russe, à la coercition économique chinoise et à la politique 'America first' de Donald Trump". "Je pense que toute personne sensée devrait comprendre que le Royaume-Uni et l’UE font partie du même espace stratégique", ajoute-t-il.
Mais "pour beaucoup à Bruxelles, pour véritablement progresser dans ce rapprochement avec l’UE, le Royaume-Uni devra abandonner ses lignes rouges actuelles – sur les relations économiques et commerciales ou sur les normes agricoles par exemple", avance RFI. L'ancien commissaire européen britannique entre 2016 et 2019, Julian King, estime également que "la porte est ouverte, mais [qu'il] ne faut pas s'attendre à une offre spéciale" similaire aux exceptions dont bénéficiait le pays avant son départ [The Telegraph].
Symbole de cette perte de privilèges, le Royaume-Uni devrait renoncer définitivement au fameux rabais budgétaire obtenu autrefois par Margaret Thatcher. Par conséquent, le Royaume-Uni "devrait payer au moins 5 milliards de livres sterling de plus par an pour son adhésion qu'avant le Brexit", selon Julian King [The Telegraph]. Et ce n'est pas tout. En plus de cette ristourne budgétaire, "le Royaume-Uni bénéficiait [durant ses 47 ans d'appartenance à l'UE] de dérogations concernant l'adhésion à l'euro, à l'espace Schengen à la politique d'asile", poursuit le journal britannique.
Georg Riekeles estime que les États membres pourraient donc accueillir une nouvelle demande d'adhésion du Royaume-Uni de manière "très chaleureuse", mais aussi "très ferme". En d'autres termes : "le prix à payer pour une réintégration serait une adhésion à des conditions normales".
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19.05.2026 à 12:42
Manon Mazuir

"Le locataire de la Maison-Blanche venait à peine d’achever vendredi sa visite, la première d’un président américain en Chine depuis neuf ans, que la venue du chef du Kremlin a été officialisée", attaque Sud Ouest. "Vladimir Poutine est attendu ce mardi soir à Pékin, pour deux jours de visite chez son homologue chinois Xi Jinping", […]
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"Le locataire de la Maison-Blanche venait à peine d’achever vendredi sa visite, la première d’un président américain en Chine depuis neuf ans, que la venue du chef du Kremlin a été officialisée", attaque Sud Ouest. "Vladimir Poutine est attendu ce mardi soir à Pékin, pour deux jours de visite chez son homologue chinois Xi Jinping", informe Le Soir.
Vladimir Poutine cherche-t-il à "se mettre dans la roue de son homologue américain" ? "Pas du tout, a rappelé l’agence [russe] Tass, selon laquelle le choix de la date [est lié] au 25e anniversaire de la signature du traité de bon voisinage et d’amitié" [Le Monde]. "Il s'agit de la vingt-cinquième visite en Chine de Poutine, a rappelé la diplomatie chinoise, pointant un déplacement presque de routine sous le signe de la connivence stratégique entre deux dirigeants qui se sont rencontrés à plus de quarante reprises", poursuit Le Figaro.
Les présidents russe et chinois vont discuter des moyens de "renforcer" le partenariat stratégique bilatéral et "échanger leurs opinions sur les grandes questions internationales et régionales", selon la présidence russe citée par Sud Ouest. Élément révélateur des enjeux de la rencontre : "la Russie envoie une délégation fournie, avec ministres adjoints et dirigeants d'entreprises publiques comme privées", précisent Les Échos.
Cette visite d'État de deux jours consacre "l’ascendant du géant chinois face à un Kremlin anxieux du pas de deux sino-américain", analyse Le Figaro. Xi Jinping peut tirer bénéfice de la "rivalité de l’image entre Trump et Poutine. Recevoir à Pékin, chez lui, coup sur coup, le président des États-Unis et le président de la Russie, donne au leader chinois l’aura de celui que les puissants se relayent pour saluer", décrypte la RTBF.
Les discussions à venir "comprendront un important volet de politique internationale, compte tenu des répercussions de la guerre en Iran et en Ukraine pour les deux pays", selon Le Grand Continent. Et de poursuivre : "l’aspect le plus confidentiel de ces négociations concernera sans doute la contribution chinoise à l’effort de guerre russe, au-delà d’achats de gaz dont Moscou espère qu’ils compenseront la fermeture du marché européen".
"La visite de Vladimir Poutine à Pékin peut lui servir à afficher symboliquement le soutien chinois et à tenter de le renforcer", complète la RTBF. "Un soutien que la Chine n’a jamais explicitement exprimé. Elle n’a jamais condamné la Russie pour son offensive en février 2022 et elle se présente comme neutre face au conflit", explique le média belge. Mais dans les faits, "la Russie dépend du soutien économique de la Chine pour maintenir son effort de guerre en Ukraine" [Sud Ouest].
Depuis l’invasion de l’Ukraine, en 2022, "la Chine est devenue le principal partenaire commercial de la Russie sous sanctions occidentales, s’affirmant comme le plus gros acheteur de ses hydrocarbures", relève Le Monde. "Renforcer le rôle de fournisseur fiable d’énergie de son pays auprès du partenaire chinois au moment où la fermeture du détroit d’Ormuz bouleverse les approvisionnements mondiaux en pétrole et en gaz naturel : tel est l’objectif du président russe", fait valoir le quotidien du soir.
"À bien des égards, la Russie, contrainte de vendre son pétrole et son gaz à prix cassés, est devenue l’otage d’une relation déséquilibrée", note Le Monde. Pékin est "désormais son unique bouée de sauvetage, représentant à elle seule 30 % des revenus russes à l’exportation et 40 % des importations, entre autres celles de biens technologiques destinés à alimenter la machine de guerre du Kremlin".
"Les deux présidents devraient aborder le projet 'Force de Sibérie 2', un gazoduc qui relierait la Sibérie au nord-est de la Chine et qui permettrait à la Chine d’absorber plus massivement encore le gaz extrait en Russie" [RTBF]. Ce pipeline "avait été présenté en 2023 comme 'l’affaire du siècle' pour la Russie par Vladimir Poutine. Mais depuis lors, la Chine semble traîner des pieds", Pékin cherchant "à diversifier ses sources d’approvisionnement" [France 24]. "Les deux pays ont signé en septembre dernier un mémorandum, mais selon un observateur à Moscou il ne faut pas s'attendre à un premier coup de pioche avant environ deux ans", complètent Les Échos.
"En attendant, d'autres accords bilatéraux doivent être signés et une rencontre avec le Premier ministre chinois Li Qiang [est également prévue] pour discuter de la coopération économique et commerciale entre Moscou et Pékin" [Les Échos].
"Vladimir Poutine peut voir, dans ses contacts répétés avec cet autre régime autoritaire, la poursuite de ses intérêts politiques, de sa vision des relations internationales" et "l’idée d’une alliance autoritaire et antidémocratique" [RTBF]. "Moscou, comme Pékin, considère l’Iran comme un partenaire crucial pour contrebalancer l’influence occidentale au Moyen-Orient. Vladimir Poutine met l’accent, pour sa part, sur l’existence d’un axe émergent Russie-Chine-Corée du Nord", explique Le Monde.
"Il est impossible de séparer la Chine et la Russie. Les deux pays se font davantage confiance qu’ils ne font confiance à l’Occident. Ils ont des intérêts stratégiques communs", prévient un haut diplomate cité par Le Figaro. Pour autant, comme sur le plan économique, c'est à nouveau "un mouvement asymétrique, la Chine ne cherchant pas à entrer dans les alliances régionales russes", avance la RTBF.
"Il n’empêche que si Vladimir Poutine peut repartir de Pékin mercredi 20 mai avec un engagement un tant soit peu concret sur l’un ou l’autre des sujets qui seront abordés - militaire ou économique -, il aura déjà fait mieux que Donald Trump", conclut France 24. "Le Kremlin a d’ores et déjà annoncé que cette rencontre devrait se conclure par la signature d’une déclaration commune et de documents bilatéraux dont la nature et le contenu concret restent encore inconnus" [Le Grand Continent].
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18.05.2026 à 12:05
Léa Deseille

"Les ministres des Finances du G7 en quête d'unité à Paris face au chaos mondial", titrent Les Echos. Ces derniers "se réunissent à Paris lundi [18 mai] pour deux jours de discussions visant à former un front uni alors que la guerre au Moyen-Orient perturbe les perspectives économiques mondiales", commente France 24. "Une réunion [qui […]
L’article G7 : les ministres des Finances, réunis à Paris, tentent de faire renaître le multilatéralisme est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

"Les ministres des Finances du G7 en quête d'unité à Paris face au chaos mondial", titrent Les Echos. Ces derniers "se réunissent à Paris lundi [18 mai] pour deux jours de discussions visant à former un front uni alors que la guerre au Moyen-Orient perturbe les perspectives économiques mondiales", commente France 24. "Une réunion [qui rassemble] des ministres de l'Économie allemand, britannique, canadien, états-unien, français, italien et japonais" [RFI].
"Cette [rencontre] fait suite à un sommet à Pékin [le 15 mai dernier] entre le président américain Donald Trump et le président chinois Xi Jinping, qui n'a abouti qu'à peu de percées économiques concrètes", estime Reuters. "Roland Lescure [ministre de l'Économie et des Finances, ndlr], hôte du sommet, veut éviter que chaque pays négocie seul avec Pékin, au risque de torpiller le front occidental", note La Tribune. "L'objectif affiché : démontrer que 'le multilatéral peut fonctionner', selon les mots du [ministre français], même si [ce dernier] reconnaît que 'les discussions ne sont pas faciles, y compris évidemment avec nos amis américains'", rapporte le journal.
"Tous plancheront sur le creusement des grands déséquilibres économiques mondiaux, un constat établi par le Fonds monétaire international dès 2025", rappelle Le Monde. "La façon dont l’économie mondiale s’est développée au cours des dix dernières années est clairement insoutenable", estime le locataire de Bercy, cité par Reuters, "soulignant une tendance dans laquelle la Chine sous-consomme, les États-Unis sur-consomment et l’Europe sous-investit". "L’approche combative et transactionnelle de Trump vis-à-vis de ses alliés comme de ses rivaux a déstabilisé les dirigeants du G7, déjà aux prises avec la menace d’une croissance stagnante et d’une inflation galopante découlant de la guerre au Moyen-Orient", insiste France 24. "Les discussions s'annoncent compliquées, les Européens n'ont toujours pas bien digéré de se voir imposer de nouveaux droits de douane par l'administration Trump", ajoute RFI.
L'objectif de ces échanges pendant deux jours est de "trouver des positions communes sur les tensions commerciales ou les approvisionnements en terres rares", écrit Le Figaro. "Sur ce plan, le consensus est quasiment assuré. 'Il faut qu'on fasse, pour les matériaux critiques, ce qu'on a fait sur l'énergie dans les années 1970. Être capable de comprendre les marchés de manière à pouvoir répondre en cas de bouleversement potentiel', a expliqué Roland Lescure", citent Les Echos.
"La France espère créer une 'boîte à outils commune' pour lutter contre les perturbations du marché des matières premières essentielles, a déclaré [le ministre de l'Économie], via des accords commerciaux stratégiques ou des mesures interventionnistes telles que des prix planchers, des quotas ou des droits de douane", dévoile France 24. "Elle souhaite également promouvoir des 'projets multilatéraux' entre les pays afin de développer leurs propres capacités d'extraction et de raffinage", ajoute le média.
Par ailleurs, "le ministre allemand des Finances, Lars Klingbeil, a déclaré que le G7 constituait 'le cadre idéal' pour discuter avec les États-Unis de la fin de la guerre en Iran", souligne France 24. "Avec la crise du détroit d’Ormuz, le club des pays riches s’est finalement trouvé une nouvelle raison d’être", pointe Le Monde. "La décision de libérer des stocks stratégiques de pétrole mi-mars, à la suite d’une concertation au sein de ses membres, a en effet permis de calmer la flambée des cours du pétrole pendant quelques jours", poursuit le journal du soir.
"Comme lors de l’édition 2019, la France a choisi d’inviter d’autres pays à participer aux travaux et aux discussions du G7, à savoir l’Inde, le Kenya, le Brésil et la Corée du Sud. Bercy espère que cette initiative fera résonner les propositions du G7 dans d’autres enceintes internationales, et participera ainsi à la construction d’un consensus international", constate Le Monde. "Même une reconnaissance partagée des difficultés serait considérée comme une victoire pour le gouvernement français, qui espère publier deux déclarations communes à l'issue des discussions" [France 24], "dont une avec quatre pays associés (Kenya, Brésil, Inde, Corée du Sud) - pour alimenter le sommet des dirigeants prévu du 15 au 17 juin à Évian" [La Tribune].
"Enfin, le sommet du G7 se penchera sur la réforme de l’aide au développement dont les budgets ont été en chute libre partout dans le monde en 2025, surtout aux États-Unis (-57 %) et en France (-19 %)", indique Le Monde. "Paris veut remplacer l’aide au développement par une logique de partenariat dans lequel le secteur privé jouerait un rôle plus important, au motif que les pays pauvres d’hier se sont enrichis et concurrencent désormais les pays riches", précise le quotidien.
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