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22.06.2026 à 12:02

L'Europe en souffrance face à une vague de chaleur "exceptionnelle par son intensité, sa précocité et son étendue spatiale"

Florian Chaaban

"L'Europe frappée par une deuxième canicule en un mois", titre le journal québécois La Presse. Partout sur le continent, "les autorités multiplient les alertes concernant des conditions météorologiques extrêmes" [Deutsche Welle]. L'Europe, qui se réchauffe environ deux fois plus vite que la moyenne mondiale, subit de plein fouet l'intensification des épisodes de chaleur. "Depuis les […]

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Texte intégral (2308 mots)
Ces prochains jours, la France et Paris vont connaître des températures exceptionnelles, avec un mercure avoisinant les 40 degrés - Crédits : Marc Bruxelle / iStock
Ces prochains jours, la France et Paris vont connaître des températures exceptionnelles, avec un mercure avoisinant les 40 degrés - Crédits : Marc Bruxelle / iStock

"L'Europe frappée par une deuxième canicule en un mois", titre le journal québécois La Presse. Partout sur le continent, "les autorités multiplient les alertes concernant des conditions météorologiques extrêmes" [Deutsche Welle].

L'Europe, qui se réchauffe environ deux fois plus vite que la moyenne mondiale, subit de plein fouet l'intensification des épisodes de chaleur. "Depuis les années 1980, on est passé de deux à trois jours de canicule à sept à dix jours par an en moyenne, avec des seuils fréquemment explosés − le record à Paris est de 42,6 degrés", relate Telerama dans un article présentant un documentaire d'Arte sur le sujet. "Quant aux décès liés à la chaleur, ils ont doublé entre 2018 et 2023".

Un phénomène qui traverse les frontières

"La situation météorologique à laquelle nous faisons face actuellement est exceptionnelle. Exceptionnelle, par son intensité, sa précocité et son étendue spatiale", alerte la RTBF. Depuis plusieurs jours, "de la chaleur venue de l'Afrique du Nord est entraînée en direction de l'Espagne, de la France, du Benelux. Cette vague de chaleur [qui forme un dôme], tout comme l'ensemble des phénomènes météorologiques, quels qu'ils soient, ne s'arrête pas aux frontières des pays", poursuit la radio-télévision belge.

En France, "les chaleurs étouffantes qui frappent le pays depuis près d'une semaine 'montent d'un cran' ce lundi avec 49 départements et 35 millions de Français placés en vigilance rouge canicule par Météo-France" [France 24]. Ce jour "pourrait être la journée la plus chaude jamais mesurée en France depuis 1947, tous les mois confondus", prévient Ouest-France. "C'est du côté de Bordeaux que la température maximale pourrait être atteinte, le mercure avoisinant les 43 °C dans l’après-midi. Plus au nord, les températures pourraient atteindre 41 °C à Saumur et à Chinon et jusqu'à 40 °C à Rennes, Alençon et au Mans".

Au Royaume-Uni, "les températures devraient augmenter lundi et mardi dans certaines régions" [BBC]. "Le Meteorological Office a émis une alerte 'orange' pour certaines zones, les experts estimant que les températures pourraient atteindre 36 ou 37 °C (97-99 °F) [et battre le record de chaleur pour le mois de juin de 35,6 degrés, datant de 1957 et 1976]. Les températures les plus élevées sont attendues dans le sud et l'est de l'Angleterre, ainsi que dans certaines régions du sud du Pays de Galles" [Sky News].

L'Allemagne, l'Espagne, le Portugal, la Suisse ou encore l'Italie ne sont pas non plus épargnés. Selon le Conseil national de la recherche italien, "les données montrent que certains étés sont désormais plus chauds en juin qu'en août", écrit la Rai. Et les prévisions confirment que l'été 2026 "sera plus chaud que la moyenne, avec des écarts compris entre 1 et 2 degrés sur l'ensemble du pays".

Incendies, santé, économie : des effets déjà visibles

Cette vague de chaleur a d'abord des conséquences environnementales. Elle "assèche les sols et renforce le risque d'incendies de forêt", rappelle 20 minutes. "Les premiers départs de feu ont déjà été signalés dans plusieurs pays". En Corse, "un incendie s'est déclaré jeudi dernier dans la commune de Castello-di-Rostino. En Espagne, les localités de Badajoz et Peraleda del Zaucejo ont été touchées, nécessitant l'intervention d'hélicoptères pour appuyer les secours, [tandis qu'en] Italie, un incendie s'est déclaré près du site archéologique de Longola, rapidement maîtrisé", énumère le média.

Le coût humain est lui aussi lourd. "La chaleur a tué plus de 60 000 personnes en Europe par an en 2023 comme en 2024, selon les estimations de référence", analyse La Presse. "Les chiffres de 2025 ne sont pas encore [connus], car ces estimations, publiées par la revue Nature Medicine, sont longues et complexes à mener", précise le quotidien. En France, "trois personnes, âgées de 80 à 95 ans, sont décédées [dimanche 21 juin] en Gironde, probablement en raison des fortes chaleurs" [Le Parisien].

Quant aux incidences économiques, "la France, l'Espagne et l'Italie figurent parmi les économies européennes les plus exposées aux coûts de la chaleur extrême, qui pourraient réduire la production de 7 % d'ici 2030, selon Allianz Trade" [Euronews]. L'Hexagone "arrive en tête du classement européen, avec des pertes potentielles de 240 milliards de dollars (209 milliards d'euros) au cours des cinq prochaines années", poursuit le média. Parmi les raisons de ce déclin : "la fatigue physique, [les] troubles cognitifs et la dégradation du sommeil provoqués par la chaleur", entraînant une baisse de productivité.

Les pouvoirs publics contraints de s'adapter

"À l'issue d'une réunion de crise, le Premier ministre Sébastien Lecornu a pris la décision préventive d'interdire la consommation d'alcool dimanche lors des festivités annuelles de la Fête de la Musique et des autres événements publics dans 35 régions" [Reuters]. Hier, le ministre de l'Éducation nationale a quant à lui annoncé "la fermeture de 845 écoles et collèges" à travers le pays ce lundi [La Provence]. Quelque 1 800 autres établissements, sur les 60 000 que compte la France, devaient aménager leurs horaires.

"Les températures élevées constituent un risque pour l'ensemble de la population, mais surtout pour les personnes les plus vulnérables", rappelle par ailleurs la RTVE. "C'est pourquoi il est essentiel de prendre des mesures de prévention pour éviter la déshydratation, l'épuisement dû à la chaleur ou les redoutables coups de chaleur". Le média espagnol redonne quelques conseils de base, parmi lesquels "réduire l'utilisation des appareils électroménagers" chez soi, "utiliser une protection solaire" ou encore "éviter de pratiquer une activité physique intense ou d'effectuer des travaux exigeants en plein air pendant les heures les plus chaudes de la journée".

Certaines villes adaptent aussi leurs équipements à la demande de fraîcheur. À Paris, la Ville a annoncé mardi dernier "autoriser [dès le 17 juin] la baignade dans une portion du canal Saint-Martin, dans l'est de la capitale, une ouverture anticipée face aux fortes chaleurs attendues et pour faire de ce point d'eau un 'véritable outil de rafraîchissement'" [Le Figaro].

En France, "une nouvelle cellule interministérielle de crise sur la canicule est attendue dans la journée de lundi, a annoncé dimanche soir le président de la République, Emmanuel Macron" [Le Monde].

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19.06.2026 à 12:02

Accord entre l'Iran et les États-Unis, guerre en Ukraine, G7… ce qu'il faut retenir de l'interview d'Emmanuel Macron

Léa Deseille

"Quarante petites minutes pour balayer tous les sujets de l’actualité", attaque Libération. "Le président de la République était interrogé dans l’émission 'L’Événement', au lendemain du sommet du G7 à Évian [jeudi 18 juin]" [Le Monde]. "Il a évoqué, pêle-mêle, la situation au Proche-Orient, la guerre en Ukraine et les débats autour de la mort de […]

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Le président Emmanuel Macron prononce un discours lors du Conseil européen, le jeudi 19 mars à Bruxelles - Crédits : Conseil européen
Le président Emmanuel Macron prononce un discours lors du Conseil européen, le jeudi 19 mars à Bruxelles - Crédits : Conseil européen

"Quarante petites minutes pour balayer tous les sujets de l’actualité", attaque Libération. "Le président de la République était interrogé dans l’émission 'L’Événement', au lendemain du sommet du G7 à Évian [jeudi 18 juin]" [Le Monde]. "Il a évoqué, pêle-mêle, la situation au Proche-Orient, la guerre en Ukraine et les débats autour de la mort de Lyhanna", résume le journal du soir.

"Face à Caroline Roux, le président de la République est notamment revenu sur le protocole d’accord entre l’Iran et les États-Unis, signé mercredi soir à Versailles (Yvelines)", relate Le Parisien. "Mais interrogé sur le conflit déclenché il y a près de quatre mois par Washington, il a surtout répété une chose : la France n’a jamais vraiment compris quels étaient les objectifs poursuivis par les États-Unis", analyse le HuffPost. "Lorsqu’on lui demande qui a gagné cette guerre après 108 jours de combats, Macron refuse d’ailleurs d’entrer dans 'cette logique'", ajoute le pureplayer.

"Alors que des voix critiques s’élèvent, notamment outre-Atlantique, pour dénoncer une 'capitulation' américaine, en référence aux reculades des États-Unis dans plusieurs dossiers, le chef de l’État a refusé d’utiliser ce terme" [Le Monde].

Renforcer le rôle de l'Europe

"C'est toujours mieux d'avoir un accord que la guerre, surtout quand il peut y avoir des risques d'escalade", a ajouté le président français [La Libre]. "On rentre dans une nouvelle phase qui est celle de la coopération, du dialogue, qui est mieux que la guerre". "Malgré tout, le locataire de l’Élysée ne veut pas être utopiste, expliquant ne 'pas croire du tout' que la guerre 'soit totalement terminée'", cite Libération.

"Pour [que les négociations] se finissent, la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni sont indispensables", considère le président [France info]. "Macron, qui n'a pas participé aux négociations sur la guerre en Iran, ne peut s'attribuer le mérite de la décision de Trump de signer l'accord. Mais il a permis d'obtenir ce moment historique, replaçant ainsi l'Europe au cœur d'une guerre que les États-Unis et Israël ont lancée conjointement sans consulter leurs alliés occidentaux", analyse le média américain Greenwich Time.

Le président a tout de même "noté une conséquence : une baisse progressive des prix à la pompe. Concernant le Liban, il a appelé Benyamin Netanyahou à 'faire preuve de responsabilité et de rationalité'" [Ouest France].

Washington pourrait rétablir les sanctions contre la Russie

"Le président de la République a également évoqué la situation en Ukraine, abordée lors du sommet [du G7], où était invité Volodymyr Zelensky", explique Le Parisien. "Le chef de l’État s’est montré optimiste quant au retour de Washington à la table de négociations", observe le quotidien. "Je suis convaincu que le président Trump va […] mettre plus d’engagement pour qu’on puisse collectivement aider l’Ukraine", a-t-il expliqué sur France 2, estimant que Donald Trump pourrait "mettre plus de pression sur la Russie".

"Habituellement réticent à soutenir Kiev, Donald Trump a assuré lors de ce sommet que la Russie 'devrait conclure un accord'. Il a aussi affirmé que Washington pourrait rétablir les sanctions contre le pétrole russe, alors que les cours du brut sont en baisse depuis l’annonce d’un accord entre l’Iran et les États-Unis", développe Libération. "Une victoire pour les dirigeants européens et pour le président ukrainien Volodymyr Zelensky après son désastre diplomatique à la Maison-Blanche en mars 2025", retrace le Greenwich Time.

La politique intérieure également évoquée

Enfin, Emmanuel Macron a également évoqué la politique intérieure. "À propos de l’affaire Lyhanna, cette jeune fille de 11 ans retrouvée morte dans le Gers, [il] a estimé que 'nos sociétés vivent dans une violence avec des situations inacceptables'. Selon lui, 'si on veut qu’elle soit féconde, [l’indignation générale, ndlr] doit se traduire par des gestes utiles'", cite L'Opinion.

"La mort de la jeune fille a soulevé une immense émotion dans le pays en raison notamment du profil du suspect, jamais poursuivi alors qu’il a été visé par plusieurs plaintes pour agressions et viols sur mineurs", rappelle Libération. "Je l'ai dit dès le premier jour, il y a des choses qui n'ont pas été bien faites", a-t-il ajouté [France info]. "Un travail d'inspection a été demandé. Il sera rendu le 22 juin", conclut le média.

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18.06.2026 à 12:02

Le Parlement européen donne son accord définitif à une nouvelle génération d'organismes génétiquement modifiés

Florian Chaaban

"Les nouveaux OGM ont le champ libre en Europe", titre Mediapart. Le 17 juin, l'institution a donné son ultime feu vert à "des nouvelles techniques génomiques (NGT) dans l'agriculture" [Le Temps]. Celles-ci "peuvent rendre des plantations plus résistantes à la sécheresse ou aux maladies mais inquiètent des défenseurs de l'environnement et des petits exploitants", poursuit […]

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Les nouvelles techniques génomiques modifient le génome des plantes sans introduction d'ADN étranger - Crédits : AlexRaths / iStock
Les nouvelles techniques génomiques modifient le génome des plantes sans introduction d'ADN étranger - Crédits : AlexRaths / iStock

"Les nouveaux OGM ont le champ libre en Europe", titre Mediapart. Le 17 juin, l'institution a donné son ultime feu vert à "des nouvelles techniques génomiques (NGT) dans l'agriculture" [Le Temps]. Celles-ci "peuvent rendre des plantations plus résistantes à la sécheresse ou aux maladies mais inquiètent des défenseurs de l'environnement et des petits exploitants", poursuit le média suisse.

"Variétés moins gourmandes en eau ou en pesticides, blé pauvre en gluten… Ces NGT permettent de modifier le génome d'une plante mais sans introduire d'ADN étranger, contrairement aux OGM de première génération", observe La République des Pyrénées. "Les semences obtenues par NGT sont donc bien des organismes génétiquement modifiés mais ne sont pas 'transgéniques'", précise Sud Ouest.

Débat tendu en Europe

Le débat sur ces biotechnologies divise le monde agricole européen. "C'est peut-être l'un des textes les plus clivants de cette mandature concernant l'agriculture", avance Public Sénat. "Au Parlement, la rapporteuse de la loi, l'eurodéputée suédoise Jessica Polfjärd (PPE, droite), vante une technologie qui 'permettra de cultiver des plantes résistantes au changement climatique et d'obtenir des rendements plus élevés sur des surfaces plus réduites'" [Le Monde]. Leur autorisation "était réclamée par la puissante organisation agricole Copa Cogeca ainsi que les grands semenciers, au nom de la compétitivité européenne face aux États-Unis et à la Chine, qui y ont déjà recours", complète le journal du soir.

En face, "nombre de scientifiques, syndicats paysans et associations écologistes pointent des risques importants pour l'environnement, la viabilité de l'agriculture biologique (qui interdit les organismes génétiquement modifiés – OGM) ou encore l'information des consommateurs" [Vert].

Ces dernières semaines, la société civile s'était fortement mobilisée, "avec des manifestations devant le Parlement européen à Strasbourg, des centaines de milliers de signatures recueillies [sur une pétition] et des dizaines d'organisations engagées pour défendre la transparence alimentaire", rapporte le magazine italien TerraNuova.

"Le Parlement européen, la droite et l'extrême droite se sont couchés face aux lobbys agrochimiques américains et chinois, c'est une véritable capitulation", a réagi dans les colonnes de Vert Christophe Clergeau (S&D) à l'issue du scrutin. Le député européen avait "déposé une quinzaine d'amendements – tous rejetés". "Nous avons créé un modèle européen souverain des nouvelles techniques génomiques qui servira nos agriculteurs. […] Il ne s'agit pas d'importer le modèle américain ou brésilien", fait quant à lui valoir l'eurodéputé centriste Pascal Canfin [La République des Pyrénées].

Des évaluations réduites à néant ?

Jusqu'à présent, "les contrôles environnementaux étaient si complexes et coûteux que l'autorisation de mise sur le marché n'en valait souvent pas la peine. Les variétés génétiquement modifiées devaient faire l'objet d'analyses approfondies afin d'évaluer leurs risques potentiels pour l'environnement. Après la réforme, ces évaluations de risques devraient disparaître", analyse la Tagesschau.

Concrètement, "l'accord voté par le Parlement européen sépare les NTG en deux catégories : la première, où les végétaux modifiés sont autorisés au même titre que toute plante conventionnelle ; la deuxième, pour les mutations complexes (plus de 20 opérations), où les plantes sont considérées comme des OGM 'classiques', avec un processus de surveillance, de traçabilité et d'étiquetage" [Vert].

"Les NGT résistantes aux herbicides ou produisant des insecticides ne seront pas autorisées sur le marché, au nom de la durabilité. Et dans l'agriculture biologique, aucune NGT ne sera autorisée", souligne le quotidien suisse Le Temps, qui rappelle que "l'autorité européenne de sécurité alimentaire (EFSA) s'était montrée favorable à l'approche de Bruxelles visant à autoriser une partie des NGT".

Pas d'incidence à court terme

S'agissant de la propriété, "l'Union européenne souhaite à l'avenir autoriser les brevets sur ces nouvelles variétés et technologies, contrairement aux semences conventionnelles", explique la Tagesschau. Ses institutions tablent sur "une base de données publique dans laquelle tous les brevets portant sur les méthodes de génie génétique et les semences seront enregistrés".

Par ailleurs, "entre la phase de test des nouvelles variétés et leur commercialisation, il faudra plusieurs années avant que des aliments produits avec des NGT arrivent dans les assiettes des Européens", tempère Sud Ouest. Mais des organisations environnementales comme Pollinis s'alarment déjà "de l’absence d'étiquetage sur les produits finaux, le moment venu", ajoute le quotidien régional.

Selon le média espagnol Demócrata, "le règlement entrera en vigueur 20 jours après sa publication au Journal officiel de l'Union européenne, mais son application effective sera reportée de deux ans ; les nouvelles dispositions devraient donc s'appliquer à partir de 2028".

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