14.04.2026 à 12:59
Manon Mazuir

"Pour sa première conférence de presse, longue de presque trois heures, au lendemain de son écrasante victoire contre le Fidesz de Viktor Orbán, Péter Magyar s’est engagé à mener une politique européenne constructive, en opposition totale avec celle du Premier ministre sortant", constate Courrier international. Il a "appelé à la formation rapide d'un nouveau gouvernement, […]
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"Pour sa première conférence de presse, longue de presque trois heures, au lendemain de son écrasante victoire contre le Fidesz de Viktor Orbán, Péter Magyar s’est engagé à mener une politique européenne constructive, en opposition totale avec celle du Premier ministre sortant", constate Courrier international.
Il a "appelé à la formation rapide d'un nouveau gouvernement, dans le but d'une passation officielle des pouvoirs le 5 mai prochain" [Euronews]. "Le peuple hongrois n'a pas voté pour un simple changement de gouvernement, mais pour un changement complet de régime", a-t-il déclaré.
"En ce qui concerne les nombreux litiges qui ont opposé Budapest à la Commission européenne dans le passé, Péter Magyar dit vouloir obtenir le dégel des fonds européens bloqués par Bruxelles", rapportent Les Echos. Car les enjeux sont de taille, explique Politico : "la Hongrie passe à côté d’environ 10,4 milliards d’euros de prêts au titre de la Facilité pour la reprise et la résilience, de 7 milliards d’euros de fonds de cohésion et de 16 milliards d’euros de prêts SAFE destinés à la défense". Budapest verse également "un million d’euros par jour à la Cour de justice de l’Union européenne pour avoir enfreint les politiques migratoires de l’Union. À cela s’ajoutent les fonds suspendus dans le cadre des programmes Erasmus+ et Horizon Europe", énumère le média.
"Péter Magyar a besoin que la Commission débloque les fonds d'ici la fin du mois d'août, sans quoi la Hongrie pourrait [les] perdre" [Politico]. Dans cette optique, le chef du parti Tisza "a affirmé disposer d’un plan en quatre points pour parvenir à un accord avec Bruxelles, et a indiqué avoir déjà été en négociations avec la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen" [Euronews]. "Il s'agit de mesures de lutte contre la corruption, y compris l'adhésion au Parquet européen", a déclaré le futur Premier ministre, cité par le média européen.
Sont également prévus "le renforcement de l’indépendance du pouvoir judiciaire et des autorités d’enquête, la garantie de la liberté de la presse, ainsi que l’autonomie des universités et la protection de la liberté académique", liste Euronews.
Péter Magyar a "annoncé qu’il était de l''intérêt' de son pays de rejoindre la zone euro", ajoute Courrier international. "Nous étudierons le budget, nos engagements internationaux, et nous aurons un débat public. Cela fait, nous prendrons une décision sur la date et les moyens par lesquels la Hongrie pourra satisfaire aux critères de Maastricht [nécessaires pour l’adhésion à la zone euro]", a-t-il déclaré.
Au cours d'une conférence de presse, le vainqueur des élections "a affirmé vouloir entretenir des relations constructives avec l’ensemble des voisins de la Hongrie, y compris l’Ukraine, et s’est dit prêt à rencontrer le président Volodymyr Zelensky", relate Euronews. Il a souligné "que l'Ukraine ne pouvait être contrainte d'accepter un accord de paix qui l'obligerait à céder des territoires".
En ce qui concerne le prêt de 90 milliards d'euros accordé par l'UE à l'Ukraine, Péter Magyar "a indiqué qu’il était prêt à lever le veto de Budapest" [Politico]. Viktor Orbán, qui avait initialement donné son feu vert "après avoir obtenu de ne pas participer financièrement à ce prêt, […] avait repris sa parole en début d'année", rappellent Les Echos. Son successeur, invoquant la mauvaise situation budgétaire du pays, a toutefois "précisé qu'il comptait rester en dehors de la contribution financière au prêt. La présidence chypriote a indiqué qu'elle remettrait le sujet sur la table des représentants permanents des États membres 'aussi vite que possible'".
Quant au 20e paquet de sanctions contre la Russie, également objet du veto de Viktor Orbán, il "pourrait être prochainement levé, avec un futur gouvernement hostile à Moscou", précise RTL. "Gare toutefois à ne pas surestimer l'enthousiasme du prochain dirigeant hongrois à l'égard de l'Ukraine", tempère un diplomate auprès de l'AFP : "Magyar voudra […] ne pas se laisser caricaturer comme étant la chose de Bruxelles".
D'ailleurs, le chef du parti Tisza a souligné que son parti "avait toujours déclaré ne pas soutenir une adhésion accélérée de l’Ukraine : 'il s’agit d’un pays en guerre, il est totalement exclu que l’Union européenne admette un pays en guerre'", a-t-il confirmé hier [20 Minutes]. "Si l’Ukraine devait être admise, il y aura un référendum en Hongrie. […] Mais je ne pense pas que cela se produira dans un avenir proche, ni dans les dix prochaines années", a-t-il poursuivi.
"L'erreur serait de [voir le nouveau leader hongrois] comme un anti-Orbán absolu. Péter Magyar a des positions assez conservatrices. Il partage notamment la vision de son prédécesseur sur les questions d'immigration", complète Radio France. "La Hongrie adopte une position très stricte à l'égard de l'immigration clandestine. Elle n'acceptera aucun pacte ou mécanisme de répartition, et nous conserverons la clôture de la frontière méridionale - et nous colmaterons les brèches qui s'y trouvent actuellement", a-t-il précisé, cité par Euronews.
Le conservateur pro-européen a néanmoins "exprimé sa volonté de trouver une solution aux amendes quotidiennes d’un million d’euros infligées par la CJUE pour non-respect des règles en matière d’asile", tempère le média européen : "il y a d'autres pays qui ont réussi à se conformer à la législation de l'UE sans permettre aux migrants irréguliers d'entrer. Si la Slovaquie et la Pologne ont pu résoudre ce problème, nous le pouvons aussi", a assuré Péter Magyar.
Pour Politico toutefois, si "la victoire de [l'opposant à Viktor Orbán] ne doit pas être interprétée comme le rejet d’une forme de conservatisme national suscitant des inquiétudes dans certains cercles de l’UE, […] Bruxelles et Magyar y voient tous deux une occasion de redéfinir fondamentalement les relations de la Hongrie avec [l'UE]".
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13.04.2026 à 10:16
Florian Chaaban

"La démocratie a triomphé" en Hongrie, résume l'hebdomadaire allemand Die Zeit. Dimanche 12 avril, "le conservateur pro-européen Péter Magyar [a détrôné] le nationaliste Viktor Orbán" lors d'élections législatives particulièrement scrutées en Europe [Le Figaro]. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, "n'a attendu que 17 minutes pour se réjouir de la lourde […]
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"La démocratie a triomphé" en Hongrie, résume l'hebdomadaire allemand Die Zeit. Dimanche 12 avril, "le conservateur pro-européen Péter Magyar [a détrôné] le nationaliste Viktor Orbán" lors d'élections législatives particulièrement scrutées en Europe [Le Figaro].
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, "n'a attendu que 17 minutes pour se réjouir de la lourde défaite d'Orbán", relève Politico. "La Hongrie a choisi l'Europe. L'Europe a toujours choisi la Hongrie. L'Union s'en trouve renforcée", a réagi l'Allemande.
Les résultats sont sans appel. "Le parti de Péter Magyar, Tisza, a remporté plus de 53 % des voix, loin devant le Fidesz du Premier ministre, qui en décroche à peine 38 %. Tisza devrait obtenir 138 des 199 sièges du Parlement [contre 55 pour le Fidesz, ndlr], ce qui lui assure une supermajorité constitutionnelle", écrit Le Monde ce lundi matin. Et de souligner : "ce résultat est d'autant plus spectaculaire qu'il intervient après une participation record de près de 80 % des électeurs, du jamais-vu depuis la chute du communisme".
"Fidèle à sa réputation de ville libérale et fêtarde, Budapest a dansé et exulté jusqu'au bout de la nuit" à l'annonce des résultats [Le Monde]. Ces dernières semaines, le scrutin "s'était transformé en un vaste référendum pour M. Orbán et sa diplomatie prorusse", contraint de tirer "sa révérence après 16 ans au pouvoir" [Le Figaro].
"Concrètement, la Hongrie avait le choix entre l'autoritarisme et la démocratie, entre le regard tourné vers Moscou ou vers Bruxelles. Un enjeu crucial, qui s'est avéré mobilisateur", analyse l'envoyée spéciale du Temps à Budapest, Valérie de Graffenried. "Les urnes ont parlé : la majorité des Hongrois ne veulent plus de la 'démocratie illibérale' revendiquée par Viktor Orbán, plus des affaires de connivences avec la Russie".
Celui qui briguait un cinquième mandat consécutif (le sixième au total) n'a pas tardé à "appeler Magyar pour le féliciter de sa victoire. Il s'est ensuite présenté devant ses partisans pour reconnaître sa 'douloureuse' défaite", souligne El País. "Un résultat déterminant non seulement pour la Hongrie, mais aussi pour l'ensemble de l'Union européenne", poursuit le quotidien espagnol.
Le départ d'Orbán "sera un immense soulagement pour l'UE, dont il a mis en évidence et exploité les faiblesses systémiques pendant des années, notamment en aidant récemment [Vladimir] Poutine à bloquer une aide européenne de 90 milliards d'euros destinée à l'Ukraine", écrit Politico dans un autre article. "Péter Magyar n'a pas précisé s'il lèverait le veto hongrois sur cette aide financière à l’Ukraine, mais il a évoqué de manière plus générale, dimanche soir, la nécessité de clarifier les 'questions en suspens' avec les voisins européens", ajoute le média européen.
Pour rappel, "le prêt à l'Ukraine est bloqué depuis des mois en raison d'un différend entre le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy et Viktor Orbán au sujet de l'oléoduc Droujba, que la Hongrie accuse Kiev de refuser de réparer après qu'il a été endommagé lors d'une attaque russe" [Politico].
De manière générale, "les dirigeants de l'UE se réjouissent de la victoire de Péter Magyar" [The Guardian], eurodéputé rattaché au groupe du Parti populaire européen. "Les félicitations affluent de toute l'Union européenne, les dirigeants d'Espagne, de Pologne, de France, de Grande-Bretagne, du Danemark, de Roumanie, de Suède et d'ailleurs saluant l'ouverture d'un nouveau chapitre". "La défaite de Viktor Orbán est au contraire une mauvaise nouvelle pour la Russie, qui comptait [notamment] sur Budapest pour bloquer ou ralentir les sanctions contre le Kremlin" [Les Echos].
Selon Die Zeit, ces élections marquent un tournant. "Une nouvelle ère s'ouvre pour les Hongrois, qui offrent à l'Europe un cadeau inestimable. Il est temps à présent d'en tirer pleinement parti".
Fraîchement élu, Péter Magyar s'est exprimé dans le centre de Budapest devant des milliers de partisans : "la Hongrie sera à nouveau un allié solide représentant les intérêts hongrois, car la place de notre pays est en Europe", a-t-il prononcé [Euronews], "donnant le ton de la nouvelle législature". "Avec plus des deux tiers des députés, la nouvelle majorité devrait avoir les mains libres pour modifier la Constitution. Cette dernière a été systématiquement réformée, ces dernières années, pour favoriser le parti de Viktor Orbán", observent Les Échos.
Si l'identité du vainqueur ne "fait guère de doute" [hvg 360], le résultat du scrutin n'est pas définitif. "Les votes des électeurs ayant changé de circonscription et ceux déposés dans les bureaux de vote à l'étranger puis rapatriés ne seront comptabilisés que le 18 avril. Dans les circonscriptions individuelles où les résultats sont serrés, cela pourrait même […] modifier quelques sièges sur les 199", précise le média hongrois. Il faudra ensuite "épuiser toutes les voies de recours, les résultats de chaque circonscription pouvant être contestés".
Il n'empêche. "Cette élection a remodelé l'intégralité de l'élite politique, analyse Rudolf Metz, chercheur en sciences politiques à l'université ELTE de Budapest", dans les colonnes des Échos. "Il n'y a jamais eu autant de nouveaux députés entrant au Parlement depuis 1990".
L'avenir dira si Péter Magyar propose une réelle politique de rupture avec son prédécesseur, notamment sur l'état de droit ou la question des minorités. Une chose est néanmoins certaine, selon Le Monde : "avec la victoire de Péter Magyar, Budapest va désormais perdre son statut de phare de l'internationale réactionnaire, que Viktor Orbán avait patiemment bâti à coups de groupes de réflexion et d'invitations de figures de l'extrême droite mondiale".
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10.04.2026 à 12:04
Léa Deseille

"Une 'taupe' au sein de l'UE", alerte 20 Minutes. "La Commission européenne a réclamé jeudi [9 avril] dans les 'plus brefs délais' des explications à la Hongrie, après des informations faisant état de conversations téléphoniques avec la Russie au sujet de documents internes de l’Union européenne", détaille Le Devoir. "Depuis quelques jours, des médias révèlent des […]
L’article La Commission européenne exhorte la Hongrie à s'expliquer sur des échanges téléphoniques avec la Russie est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

"Une 'taupe' au sein de l'UE", alerte 20 Minutes. "La Commission européenne a réclamé jeudi [9 avril] dans les 'plus brefs délais' des explications à la Hongrie, après des informations faisant état de conversations téléphoniques avec la Russie au sujet de documents internes de l’Union européenne", détaille Le Devoir.
"Depuis quelques jours, des médias révèlent des conversations téléphoniques qui attestent du soutien apporté par le ministre hongrois des Affaires étrangères, Péter Szijjártó, à son homologue russe, Sergueï Lavrov, quand il siège à Bruxelles", écrit Le Parisien. "Ils ont publié une conversation téléphonique entre les deux hommes datant de juillet 2024 et dans laquelle le Hongrois assure au Russe qu’il va 'immédiatement' lui transmettre un document concernant les négociations d’adhésion de l’Ukraine à l’UE", rapporte 20 Minutes.
Le consortium de médias "composé de The Insider, Vsquare et Delfi" ainsi que le "Washington Post avant lui" [Le Parisien] avaient déjà fait des révélations sur ce sujet. "[Les médias ont] affirmé le mois dernier que le ministre hongrois des Affaires étrangères, Péter Szijjártó, avait fourni à Moscou un accès 'direct' à des 'informations stratégiques sur des questions cruciales'", relate la chaîne de télévision et de radio nationale irlandaise RTÉ. Selon les médias, le chef de la diplomatie hongroise a notamment "agi à la demande de Sergueï Lavrov pour obtenir la radiation de la sœur du milliardaire russe Alicher Ousmanov des listes de sanctions de l’Union européenne" [Le Parisien].
Ces révélations ont provoqué de vives réactions au sein de l'Union européenne. "Ursula von der Leyen prévoit de soulever la question des allégations de fuites d'informations de la Hongrie vers la Russie au plus haut niveau de la direction européenne", a annoncé Paula Pinho, porte-parole de la Commission européenne [Euronews]. "Ces informations sont 'extrêmement préoccupantes' avec la 'possibilité alarmante qu'un gouvernement d'un État membre ait coordonné ses actions avec la Russie […] contre la sécurité et les intérêts de l'Union européenne'", a-t-elle ajouté, selon France info. "L'implication directe de la présidente de la Commission européenne met en lumière l'indignation et le malaise généralisés suscités par les liens exceptionnellement étroits de Budapest avec Moscou, de plus en plus perçus comme une menace pour la sécurité intérieure", estime Euronews.
À la suite des premières révélations le mois dernier, la Hongrie avait tout de suite réagi. "Péter Szijjártó avait nié ces affirmations, évoquant des 'fake news', ainsi qu’un 'très grand scandale'. Il avait aussi fustigé 'l’interception de ses appels par des services secrets étrangers, qui les ont rendus publics', estimant que c’était 'dans l’intérêt de l’Ukraine'", rappelle Le Parisien. En plus de "Bruxelles", le gouvernement de Viktor Orbán a fait de "Kiev" l'une de ses cibles préférées ces dernières semaines, maintenant son veto sur un prêt exceptionnel de 90 milliards d'euros destiné à l'Ukraine et s'opposant à l'ouverture de toute nouvelle étape dans le processus d'adhésion du pays à l'UE.
Face aux nouvelles révélations, Péter Szijjártó a choisi une autre stratégie. Le ministre hongrois "n'a pas nié le contenu des révélations. Il a en revanche présenté le flot de témoignages comme une tentative clandestine d'ingérence dans les élections du 12 avril", raconte Euronews. Dimanche, les Hongrois sont appelés aux urnes pour des élections législatives sous tensions. Le Premier ministre actuel, Viktor Orbán pourrait briguer un cinquième mandat, mais son opposant conservateur Péter Magyar est en tête dans les sondages.
Par ailleurs d'autres scandales sous-jacents entourent cette élection. "Durant l’été 2025, révèle le média d’investigation Direkt36, les services secrets hongrois ont tenté de 'paralyser les systèmes informatiques du parti Tisza' de l’opposant Peter Magyar et des policiers ont 'effectué une descente sur de fausses accusations' de pédopornographie 'chez deux informaticiens proches du parti qui avaient programmé de divulguer cette affaire'", expliquait Courrier international fin mars.
"Des eurodéputés s'inquiètent d'une possible ingérence russe dans les élections hongroises", note The Guardian. Un groupe de parlementaires transpartisan "souhaite une évaluation urgente 'avant et immédiatement après' le jour du scrutin, afin de déterminer si les conditions d'une concurrence libre et loyale sont compromises par la désinformation, la manipulation étrangère, le détournement des ressources de l'État", ajoute le quotidien britannique.
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