12.05.2026 à 12:41
Manon Mazuir

"La Commission européenne a annoncé lundi 11 mai à l'AFP son intention d'inviter prochainement des responsables talibans à Bruxelles", informe France info. Au programme des futures discussions : "le renvoi de migrants vers l'Afghanistan". "Aucune date précise n’a encore été évoquée pour leur venue", mais "de sources proches du dossier, une lettre va être envoyée […]
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"La Commission européenne a annoncé lundi 11 mai à l'AFP son intention d'inviter prochainement des responsables talibans à Bruxelles", informe France info. Au programme des futures discussions : "le renvoi de migrants vers l'Afghanistan".
"Aucune date précise n’a encore été évoquée pour leur venue", mais "de sources proches du dossier, une lettre va être envoyée de façon 'imminente' à Kaboul afin de fixer une date pour un rendez-vous dans la capitale belge" [RTBF].
"Cette visite, coordonnée avec la Suède, fait suite à deux déplacements de responsables européens en Afghanistan", portant sur la question migratoire, précise La Libre. "L'idée est désormais de 'poursuivre ces discussions' au 'niveau technique' à Bruxelles", explique un porte-parole de l'exécutif européen, cité par le média belge. "Cette confirmation met fin à plusieurs semaines de silence de la part de Bruxelles concernant [ce] projet de visite", souligne Euractiv.
"Portés par une volonté commune de durcir leurs politiques migratoires, une vingtaine de pays de l’UE cherchent des voies pour renvoyer des migrants - et, particulièrement, ceux condamnés par la justice - vers l’Afghanistan", explique Le Soir. Dans une lettre envoyée en octobre 2025, plusieurs pays "ont exhorté l'UE à trouver des moyens diplomatiques et concrets pour faire avancer ce dossier", rappelle France 24. "'C'est dans ce contexte' qu'une visite a eu lieu à Kaboul, en janvier" dernier, explique un porte-parole de la Commission cité par France info.
"En 2025, les Afghans étaient encore - de loin - la nationalité la plus représentée parmi les demandes d’asile dans l’UE", relève Le Monde. "Les pays de l'UE ont reçu environ un million de demandes d'asile déposées par des Afghans entre 2013 et 2024. Environ la moitié […] ont été acceptées au cours de cette période", précise France 24.
"Mais après avoir accompagné des centaines de milliers d’entre eux durant la guerre qui a déchiré leur pays pendant des décennies, l’Europe met désormais un frein à l’accueil", ajoute Le Monde.
"Pionnière en la matière, l’Allemagne a déjà brisé ce tabou en procédant, depuis 2024, à l’expulsion groupée d’une centaine d’Afghans, qui avaient tous été condamnés par la justice, par des vols charters facilités par le Qatar", poursuit le journal du soir, qui contextualise : "plusieurs attaques perpétrées par des Afghans, dont une à la voiture bélier en 2025, ont eu un retentissement médiatique très fort dans le pays".
"L’Autriche lui a depuis emboîté le pas. Et a reçu mi-septembre une délégation de représentants talibans, à Vienne. Nombre d’autres États membres de l’UE, dont la Belgique ou la Suède, cherchent désormais à suivre ces exemples, vivement plébiscités par les partisans d’une ligne migratoire plus ferme" [Le Soir].
"Ces visites posent toutefois une avalanche de questions pratiques et éthiques", s'alarme la RTBF. D'abord parce qu’elles "impliquent de dialoguer avec les responsables talibans, au pouvoir depuis 2021, mais que l’Union européenne ne reconnaît pas officiellement", note le média belge. Pour entrer en Belgique, pays hôte des institutions européennes, "ces responsables talibans devraient se voir accorder des exemptions, ce que les autorités belges seraient, en théorie, prêtes à faire" [La Libre].
Cette campagne de rapatriement suscite de "vives critiques de la part des ONG et de la gauche politique" [France 24]. "Renvoyer des Afghans dans un pays où près de la moitié de la population ne parvient pas à se nourrir n’est pas une politique migratoire, c’est une décision qui pourrait coûter des vies", a alerté Lisa Owen de l'ONG International Rescue Committee, citée par France 24.
"D’autres associations de protection des migrants craignent que ce déplacement à Bruxelles permette aux responsables talibans d’identifier certaines personnes qu’ils veulent renvoyer en Afghanistan, au risque de mettre leurs droits fondamentaux en péril", indique Le Monde.
"Plusieurs sources diplomatiques sollicitées par l’AFP rétorquent que cette visite sert avant toute chose à régler des détails d’ordre pratique" [Le Soir]. Lors de leurs déplacements en Afghanistan, les Européens s'étaient ainsi "renseignés sur la capacité d’accueil de l’aéroport de Kaboul, ou d’autres détails techniques, selon des sources proches des discussions".
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11.05.2026 à 12:03
Florian Chaaban

"De Rome, à New York en passant par Londres, le constat [était] le même samedi 9 mai. La célèbre parade annuelle [organisée] à Moscou pour célébrer la victoire de l'URSS sur l'Allemagne nazie a été en demi-teinte cette année" [Courrier international]. "Un symptôme des difficultés actuelles auxquelles fait face le Kremlin", estime le média. "Le défilé […]
L’article Guerre en Ukraine : Vladimir Poutine propose la médiation d'un ex‑chancelier allemand et maintient la pression sur l'UE est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

"De Rome, à New York en passant par Londres, le constat [était] le même samedi 9 mai. La célèbre parade annuelle [organisée] à Moscou pour célébrer la victoire de l'URSS sur l'Allemagne nazie a été en demi-teinte cette année" [Courrier international]. "Un symptôme des difficultés actuelles auxquelles fait face le Kremlin", estime le média.
"Le défilé s'est déroulé sans le déploiement habituel de chars et de missiles, en raison de préoccupations sécuritaires : les autorités craignaient en effet que l'Ukraine ne prenne pour cible la place Rouge à l'aide de drones", relate la BBC. "Un cessez-le-feu de dernière minute entre Moscou et Kiev, négocié par le président américain Donald Trump, a permis de réduire le risque d'attaque et [la parade] s'est déroulée sans incident", poursuit la radio publique britannique.
Le même jour, le président russe "a assuré que la guerre en Ukraine 'touchait à sa fin', fustigeant les pays occidentaux pour leur soutien à Kiev" [Le Figaro]. Mais le dirigeant a rappelé que "la situation reste grave".
Fidèle à sa rhétorique, "[Vladimir] Poutine a accusé les pays occidentaux d'aggraver le conflit avec la Russie, affirmant qu'une 'aile mondialiste des élites occidentales nous combat par l'intermédiaire des Ukrainiens'" [The Kyiv Independent]. Le chef du Kremlin "a déclaré que la Russie menait une guerre 'juste' et qualifié l'Ukraine de 'force agressive' qui était 'armée et soutenue par l'ensemble du bloc de l'Otan'", abonde la BBC. "Une affirmation qui fait abstraction du fait que c'est la Russie qui a lancé une invasion à grande échelle de l'Ukraine en 2022" [The Kyiv Independent].
"Loin d’avoir piégé l'Occident, c'est Moscou qui se retrouve enlisé dans une guerre interminable", écrit Le Point, se faisant l'écho du média ukrainien. "Cette guerre, qui en est désormais à sa cinquième année, a fait des centaines de milliers de morts et est devenue la plus meurtrière qu'ait connue l'Europe depuis la Seconde Guerre mondiale" [France 24].
Dans ce contexte, une question se pose : l'UE peut-elle encore avoir sa place dans les négociations visant à trouver une issue au conflit ? La semaine dernière, "le président du Conseil européen, António Costa, a déclaré qu'il estimait qu'il existait un 'potentiel' pour que l'UE négocie avec la Russie et discute de l'avenir de l'architecture de sécurité en Europe" [The Guardian].
"Lorsqu'on a demandé à Poutine s'il était disposé à entamer un dialogue avec les Européens, il a répondu que la personnalité qu'il préférait était l'ancien chancelier allemand Gerhard Schröder", relaie la RTVE. "En Ukraine comme en Europe, nombreux sont ceux qui verront d'un mauvais œil la participation de Schröder, compte tenu de ses liens étroits avec Poutine et de ses antécédents en matière de relations avec des entreprises et des projets russes, tels que les gazoducs Nord Stream" [The Guardian].
Hier, Berlin "a rejeté [cette] proposition" de médiation [Le Monde], laquelle constitue selon des sources gouvernementales "'une offre de façade' et fait partie de la 'stratégie hybride russe'". D'après ces sources, "l'option de négociation n'est pas crédible, la Russie n'ayant pas modifié ses conditions. Un premier test de crédibilité serait une prolongation du cessez-le-feu", complète le journal du soir. Certains membres du SPD, "parti minoritaire de la coalition de Friedrich Merz […] traversé par un courant pacifiste, se montrent plus ouverts à la proposition de Vladimir Poutine", nuance Le Parisien. Selon le magazine d'actualité allemand Der Spiegel cité par Le Monde, l'Allemagne envisagerait plutôt "la candidature du président, Frank-Walter Steinmeier, au poste de négociateur".
Ce lundi matin, c'est la "cheffe de la diplomatie de l'Union européenne, Kaja Kallas, [qui] s'est montrée sceptique" [Le Figaro]. "'Avant de discuter avec la Russie, nous devrions discuter entre nous de ce dont nous souhaitons parler avec eux'", estime-t-elle.
Preuve que l'ouverture est encore lointaine, Vladimir Poutine a par ailleurs "déclaré le 9 mai qu'une rencontre avec Volodymyr Zelensky dans un pays tiers était envisageable - mais uniquement pour signer un accord déjà finalisé, pas pour ouvrir des négociations", souligne L'Indépendant, citant le média ukrainien Hromadske. "Une position qui réduit de facto tout sommet bilatéral à une simple cérémonie de clôture". "Côté ukrainien, [Volodymyr] Zelensky s'était dit prêt dès avril 2026 à rencontrer [son homologue] en Azerbaïdjan", note L'Indépendant, qui précise que "Kiev n'a posé aucune condition préalable sur le contenu d'un éventuel accord".
Ces déclarations interviennent dans un contexte sensible. Alors que Russie et Ukraine s'accusent mutuellement "de violer le cessez-le-feu en vigueur depuis samedi et pour trois jours" [Ouest-France], un autre sujet préoccupe directement l'UE et l'Ukraine : l'avenir des enfants ukrainiens.
Ce lundi après-midi à Bruxelles, l'UE et le Canada "[coprésideront] une réunion de la Coalition internationale pour le rapatriement des enfants ukrainiens, où des représentants de haut niveau discuteront de la façon […] [d']accélérer les efforts visant à identifier et à contacter les enfants enlevés" [Radio-Canada]. "L'Ukraine estime que la Russie a kidnappé 20 000 enfants, bien qu'un groupe de l'Université de Yale, aux États-Unis, estime ce nombre à 35 000".
Selon la Commission européenne, "l'événement réunira des ministres et des hauts représentants d'une cinquantaine de pays et d'organisations internationales", avec pour objectif "de soutenir davantage les efforts déployés par l'Ukraine pour retrouver, rapatrier et réintégrer les enfants qui ont été transférés de force et expulsés illégalement par la Russie, tout en veillant à ce que [Moscou] réponde de [ses] actes".
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07.05.2026 à 13:22
Amélie Philotas

"Faire étalage de sa puissance militaire sans prendre part à la guerre" [Le Monde] et donner "du poids diplomatique" à la position des Européens [Le Figaro]. Mercredi 6 mai, le ministère français des Armées a annoncé que le porte-avions Charles de Gaulle et ses escorteurs franchissaient le canal de Suez en direction du golfe d'Aden. […]
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"Faire étalage de sa puissance militaire sans prendre part à la guerre" [Le Monde] et donner "du poids diplomatique" à la position des Européens [Le Figaro]. Mercredi 6 mai, le ministère français des Armées a annoncé que le porte-avions Charles de Gaulle et ses escorteurs franchissaient le canal de Suez en direction du golfe d'Aden. Dans une semaine, le groupe aéronaval pourrait être en mesure de contribuer à une éventuelle mission dans le détroit d'Ormuz.
Ce mouvement accompagne les efforts de "Paris et Londres [pour] monter une mission 'neutre' afin de rétablir la navigation dans le détroit d'Ormuz" [France 24], dont le blocage a entraîné une envolée des prix du pétrole et du gaz. Depuis plusieurs semaines, la France et le Royaume-Uni travaillent sur une proposition visant à y sécuriser le transit maritime "une fois que la situation se sera stabilisée ou que le conflit aura été résolu" [Reuters]. Une proposition qui aurait, selon Emmanuel Macron, "le soutien d'une quarantaine de pays et des États riverains" [L'Express], une douzaine ayant "fait part de leur volonté de participer" d'après l'agence Reuters.
Outre la préparation d'une éventuelle mission, le déploiement doit permettre à la France de mieux observer la situation dans la région et d'être prête à coordonner les moyens des pays qui voudraient y participer, explique le ministère français des Armées. Il vise aussi à rassurer les "acteurs du commerce maritime", inquiets pour la sécurité de cette route stratégique [20 Minutes].
Si le détroit d'Ormuz est bloqué depuis le début du conflit, le 28 février, "le déplacement du Charles de Gaulle s'inscrit dans un timing précis", observe Le Parisien. "Mardi en fin d'après-midi, un porte-conteneurs de la compagnie française CMA CGM a été touché par un projectile iranien à proximité du détroit". Un navire pourtant "sous escorte américaine au moment de son franchissement du détroit, dans le cadre de l'opération 'Projet liberté' lancée par Donald Trump la veille" et suspendue dès le lendemain.
Or "Paris et ses partenaires disent ne plus attendre un cessez-le-feu complet entre Washington et Téhéran" pour sécuriser le détroit, précise Le Monde. "La France prétend pouvoir agir afin de faire baisser les primes exigées par les assureurs dès qu’elle obtiendra une forme de 'clarté politique' de la part des deux protagonistes garantissant que les tirs ne viseraient pas les bateaux".
En outre, la France a proposé aux États-Unis et à l'Iran de "traiter la question d'Ormuz à part" du reste du conflit et des négociations, car "elle est d'intérêt commun", a déclaré mercredi l’Élysée [Ouest France]. Elle a également présenté ses "exigences" pour lancer une mission multinationale de sécurisation du détroit.
Plus exactement, l'Iran devra "s'engager à négocier sur son programme nucléaire et balistique et son rôle dans la région, en échange de quoi nous laisserons passer leurs tankers", indique l'Élysée. Et à Washington, les États-Unis devront "empocher un accord de l'Iran à s'asseoir à la table des négociations", afin que Téhéran lève son blocus sur le détroit [Le Parisien].
Selon les spécialistes interrogés par Le Monde, ces exigences ont toutefois de faibles chances d'aboutir. "L'Iran pourrait être incité à autoriser un passage limité vers l'Europe. Mais le détroit reste l'un des rares outils dont dispose le régime pour dissuader de nouvelles attaques israéliennes et américaines. Sans cela, il ne lui resterait plus grand-chose compte tenu des dommages subis par ses capacités militaires et ceux infligés à ses affidés". En outre, "il est peu probable [que la France] soit en mesure de forcer Washington à modifier les fondements de sa stratégie". Entre les exigences iraniennes, les priorités américaines et les risques militaires, la sortie de crise reste donc très incertaine.
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