29.04.2026 à 12:13
Valentin Ledroit

"Faut-il une définition commune du viol au sein de l'Union européenne ? Oui, répond le Parlement européen réuni cette semaine à Strasbourg" [France Culture]. Après une première tentative manquée en 2023, les eurodéputés ont décidé de relancer le débat en adoptant, mardi 28 avril, une résolution sur ce sujet. L'objectif : pousser la Commission européenne […]
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"Faut-il une définition commune du viol au sein de l'Union européenne ? Oui, répond le Parlement européen réuni cette semaine à Strasbourg" [France Culture]. Après une première tentative manquée en 2023, les eurodéputés ont décidé de relancer le débat en adoptant, mardi 28 avril, une résolution sur ce sujet. L'objectif : pousser la Commission européenne à "légiférer 'dans les plus brefs délais' pour intégrer la notion de consentement dans la définition du viol", poursuit la radio.
"Le silence, l'absence de résistance, l'absence d'un 'non', un consentement antérieur, le comportement sexuel passé ou toute relation actuelle ou antérieure ne doivent pas être interprétés comme un consentement", affirment les eurodéputés dans un communiqué publié après l'adoption du rapport [Reuters]. "Seul le 'oui' veut dire oui. Tout le reste, c'est non !", résume l'eurodéputée Evin Incir (social-démocrate), rapporteuse du texte, dans les colonnes de L'Humanité.
L'adoption du texte par une majorité de députés (447 voix pour, 160 contre et 43 abstentions) "a suscité une salve d'applaudissements dans l'hémicycle à Strasbourg", rapporte The Guardian. Pour l'Écologiste Mélissa Camara, interrogée par l'AFP, il s'agit d'"un signal politique fort envoyé aux victimes de violence et à la Commission européenne" [Le Nouvel Obs]. De son côté, Ouest-France rapporte que "la commissaire européenne [en charge de l'Égalité], Hadja Lhabib, s’est déclarée favorable à avoir un texte sur le sujet d’ici la fin de la mandature, en 2029".
Le quotidien régional relève que le rapport fait consensus, sauf du côté de "l’extrême droite [qui] en fait une ligne rouge […]. Dans les différentes interventions des députés issus des trois groupes d’extrême droite, on entendait que le problème venait des migrants, des femmes trans, de l’idéologie 'woke' et des féministes radicales qui veulent détruire l’hétérosexualité", poursuit le média. Et de citer l'eurodéputée centriste Laurence Farreng (Renew Europe), selon qui "les droits des femmes sont encore un problème non réglé au sein des Patriotes, le groupe politique du Rassemblement national".
Derrière cette mobilisation parlementaire se cache une réalité statistique alarmante. Selon un rapport du Parlement européen cité par The Guardian et basé sur des entretiens menés auprès de 42 000 femmes dans toute l'Union européenne, "une femme sur dix a subi une forme de violence sexuelle depuis l'âge de 15 ans, et une sur vingt a été violée". Malgré ce constat, la réponse pénale demeure dérisoire : "seuls 0,5 % des viols en Europe débouchent sur une condamnation", déplore Evin Incir auprès du quotidien britannique.
Cette impunité est alimentée par un ensemble de lois nationales disparates. "Jusqu'à présent, les définitions pénales de ce qui est considéré comme un viol variaient considérablement d'un pays à l'autre en Europe", constate Deutsche Welle. Plusieurs pays appliquent aujourd'hui le principe du "seul un 'oui' est un oui", promu par les eurodéputés dans leur rapport. D'abord "mis en place en Suède", il s'est étendu à "de nombreux autres pays de l'Union européenne, tels que la Belgique, le Danemark, la Croatie, la Grèce, l'Espagne et les Pays-Bas", puis la France plus récemment, poursuit le média allemand.
D'autres pays, comme l'Allemagne, l'Autriche et la Pologne appliquent quant à eux le principe du "non veut dire non" : "le viol est considéré comme un délit si l'acte est commis contre la volonté manifeste de la victime, c'est-à-dire si celle-ci refuse activement de donner son consentement" [Deutsche Welle]. Plus grave encore, "huit pays, allant de l'Italie à la Hongrie en passant par la Roumanie, font encore figure d'exceptions, puisqu'ils exigent toujours des victimes qu'elles prouvent, dans une certaine mesure, qu'elles ont manifesté une résistance verbale, qu'elles ont été contraintes ou qu'elles se sont défendues physiquement", complète The Guardian.
Le Parlement européen n'en est pas à sa première tentative de légiférer sur le sujet. "Ce nouvel appel du pied intervient trois ans après l’échec d’une telle harmonisation législative", retrace Libération. Dans le cadre d'une directive sur les violences faites aux femmes, finalement adoptée en 2024, "le Conseil avait entravé l’adoption de cette mesure. Plus précisément, douze pays avaient fait barrage, dont l’Allemagne, les Pays-Bas, la République tchèque, la Roumanie, la Hongrie ou encore… la France", souligne le quotidien. "Les États opposés à cette mesure assuraient que l’UE n’avait pas la compétence d’intervenir dans le domaine du droit pénal. Ce que des juristes, ONG et universitaires avaient contredit" [Libération].
"Mais les temps ont changé", affirme l'eurodéputée polonaise Joanna Scheuring-Wielgus (social-démocrate), car "la question du consentement a fait irruption sur le devant de la scène publique en 2024" [The Guardian]. "L’onde de choc de l’affaire Gisèle Pelicot, victime de viols commis par des dizaines d’hommes recrutés par son ex-mari et devenue une figure mondiale de la lutte contre les violences sexuelles, avait [notamment] poussé la France à adopter par la suite, en novembre 2025, une législation au niveau national incluant la notion de consentement", explique ainsi Ouest-France.
"Son courage et sa prise de parole ont ouvert les yeux même aux opposants les plus conservateurs à ce changement", salue Joanna Scheuring-Wielgus [The Guardian].
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28.04.2026 à 12:44
Manon Mazuir

"Regain de tension entre l'Ukraine et Israël", attaque Euronews. "L'ambassadeur d'Israël en Ukraine [Michael Brodsky] a été convoqué ce mardi matin après l'arrivée au port de Haïfa d'un navire chargé selon Kiev de grain ukrainien volé par la Russie, a indiqué lundi le chef de la diplomatie ukrainienne", Andrii Sybiha [20 Minutes]. Un épisode qui […]
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"Regain de tension entre l'Ukraine et Israël", attaque Euronews. "L'ambassadeur d'Israël en Ukraine [Michael Brodsky] a été convoqué ce mardi matin après l'arrivée au port de Haïfa d'un navire chargé selon Kiev de grain ukrainien volé par la Russie, a indiqué lundi le chef de la diplomatie ukrainienne", Andrii Sybiha [20 Minutes].
Un épisode qui n'est pas isolé : "Kiev avait déjà informé Israël mi-avril de l'arrivée au port d'Haïfa d'un […] navire transportant selon elle du grain en provenance de territoires ukrainiens occupés par Moscou" [Le Figaro]. Affirmant hier qu'un "autre navire de ce genre est arrivé à Haïfa", Andrii Sybiha a également déploré le "manque de réponse appropriée d'Israël à la requête légitime de l'Ukraine en ce qui concerne le navire précédent" [Le Monde]. "Nous mettons une fois de plus en garde Israël contre l'acceptation de ce grain volé et contre toute atteinte à nos relations", a-t-il ajouté, selon Le Figaro.
Ce à quoi son homologue israélien Gideon Sa'ar a répliqué, lundi soir sur X, que "les relations diplomatiques, en particulier entre nations amies, ne se mènent pas sur Twitter ou dans les médias" [Politico]. Le chef de la diplomatie a également ajouté que "les allégations ne [constituaient] pas des preuves" [Le Monde] et que Kiev n'avait "même pas soumis une demande d'assistance juridique avant de se tourner vers les médias et les réseaux sociaux" [Euronews]. Et de conclure que "la question [serait] examinée" par les autorités israéliennes, qui "agiront conformément à la loi" [Le Monde].
Selon les services de surveillance du trafic maritime, le navire désormais incriminé, le Panormitis, "transporterait plus de 6 200 tonnes de blé et 19 000 tonnes d'orge" [Euronews]. Selon le journal israélien Haaretz, le cargo attendait dimanche "l'autorisation d'accoster dans le port de Haïfa" [Kyiv Post]. La journaliste d'investigation ukrainienne Kateryna Yaresko, du projet SeaKrime, précise que "le Panormitis a été chargé de céréales provenant des territoires ukrainiens occupés par le biais de transferts d'autres navires et a quitté le port de Kavkaz dans la région russe de Krasnodar" [Euronews].
Cette dernière rapporte également qu'"Israël a autorisé le vraquier russe Abinsk à entrer dans le port de Haïfa début avril, avec à son bord 43 700 tonnes de blé provenant des territoires ukrainiens occupés", note le Kyiv Post. Selon les autorités ukrainiennes, ce dernier "pourrait être impliqué dans les activités de la 'flotte fantôme', que l'État agresseur utilise pour exporter, transporter et vendre illégalement des céréales ukrainiennes volées dans les territoires temporairement occupés et, en fin de compte, pour financer la guerre contre l'Ukraine" [Euronews].
Au début du mois, le chef de la diplomatie ukrainienne avait d'ailleurs "abordé la question directement avec son homologue israélien Gideon Sa'ar", selon le média ukrainien. Mais "malgré les informations fournies et les contacts entre les parties, le navire [avait] été autorisé à décharger dans le port de Haïfa les 12 et 14 avril", explique Kiev [Euronews]. Israël aurait alors "informé Kiev qu'il était trop tard pour intercepter le navire, celui-ci ayant déjà quitté le port" [Kyiv Post].
Outre le chargement du Panormitis, "quatre cargaisons de céréales provenant de l'Ukraine occupée ont déjà été déchargées en Israël cette année", d'après le journal Haaretz [The Times of Israel].
Le porte-parole de l'Union européenne (UE) pour les Affaires étrangères, Anouar El Anouni, a déclaré au journal israélien Haaretz que l'UE "a pris note des informations selon lesquelles un navire de la flotte secrète russe transportant des céréales ukrainiennes volées a été autorisé à décharger au port de Haïfa en Israël, et ce malgré des contacts antérieurs entre l'Ukraine et les autorités israéliennes à ce sujet", relate Le Monde. "Nous condamnons toutes les actions qui contribuent à financer l'effort de guerre illégal de la Russie et à contourner les sanctions de l'UE, et nous restons prêts à cibler de telles actions", a-t-il ajouté.
En mai 2024 déjà, le Conseil européen avait indiqué qu'il existait "des preuves que la Russie s'approprie […] illégalement de grandes quantités (de céréales et oléagineux) dans les territoires ukrainiens qu'elle occupe, et les exporte comme produits prétendument russes", souligne Ouest-France. À ce jour, les troupes russes occupent "un peu plus de 19 % du territoire ukrainien", précise le quotidien régional.
"Selon les estimations de Kiev, au moins 15 millions de tonnes de céréales ukrainiennes ont été volées par la Russie depuis le début de l'invasion à grande échelle en 2022" [Euronews].
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27.04.2026 à 12:04
Florian Chaaban

"Le moment était historique. Pour la première fois, samedi 25 avril, Donald Trump assistait en tant que président au dîner de gala annuel organisé par l'association des journalistes accrédités à la Maison-Blanche (WHCA)", entame Le Monde. L'événement mondain et politique, organisé à l'hôtel Hilton de Washington, s'est finalement "transformé en scène d'enquête criminelle". Il est […]
L’article "Inacceptable", "la violence n'a pas sa place dans une démocratie"… : dirigeants et médias européens réagissent aux coups de feu tirés au gala de la presse à Washington est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

"Le moment était historique. Pour la première fois, samedi 25 avril, Donald Trump assistait en tant que président au dîner de gala annuel organisé par l'association des journalistes accrédités à la Maison-Blanche (WHCA)", entame Le Monde. L'événement mondain et politique, organisé à l'hôtel Hilton de Washington, s'est finalement "transformé en scène d'enquête criminelle".
Il est à peu près "20h36 (0h36 en France)" [France 24] samedi soir lorsqu'un individu "[se précipite] dans le bâtiment et [force] le périmètre de sécurité, avant de tirer plusieurs coups de feu" [Ouest-France]. "Une intrusion qui a entraîné la suspension du gala et l'exfiltration du président américain", ajoute le quotidien régional.
Dimanche dans la journée, les réactions européennes se sont succédé, la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, réagissant la première en se disant sur X "soulagée que tous ceux qui ont assisté à l'événement, y compris le président Trump, soient sains et saufs". "La violence politique n'a pas sa place dans une démocratie", ajoute-t-elle.
"Un membre des forces de l'ordre s'est fait tirer dessus, mais a été protégé par son gilet pare-balles", relate TV5 Monde. "'Ce n'est pas la première fois ces dernières années que notre République est attaquée par un assassin en puissance qui cherchait à tuer', a déclaré le président américain, encore en smoking, pendant une conférence de presse donnée à la Maison-Blanche deux heures environ après l'incident", poursuit la chaîne de télévision francophone. C'est même "la troisième fois, depuis 2024, que le républicain échappe à une tentative d'assassinat" [Le Parisien].
Le suspect se nomme Cole Allen, 31 ans. "Selon une recherche dans les registres, [ce dernier, originaire de Torrance en Californie du Sud] n'a fait l'objet d'aucune poursuite pénale ni d'aucune procédure civile dans le comté de Los Angeles", note The Guardian. "Il se présente sur ses réseaux sociaux comme ingénieur mécanique, développeur de jeux vidéo et professeur. En 2024, il aurait soutenu financièrement la campagne de la démocrate Kamala Harris", décrit France info. D'après la police, "l'assaillant présumé portait deux armes à feu ainsi que de nombreux couteaux, mais n'a pas eu le temps d'atteindre la salle du dîner et n'a pas fait de victime" [Sud Ouest].
"Les enquêteurs estiment que Cole Allen […] visait des personnes liées à l'administration américaine et probablement aussi le président, Donald Trump, selon les déclarations du procureur général par intérim des États-Unis, Todd Blanche", explique El País. "Le procureur a retracé le parcours d'Allen, qui a pris un train de Los Angeles à Chicago, puis s'est rendu de là à Washington, où il a séjourné à l'hôtel Hilton un ou deux jours avant les faits", précise le quotidien espagnol. Le suspect avait par ailleurs "rédigé un manifeste dans lequel il exprimait sa rage envers le gouvernement et raillait le dispositif de sécurité de l'événement" [Le Monde].
Alors que le suspect a été "placé en garde à vue samedi soir" [Politico], une question se pose : le système de sécurité pour l'événement était-il à la hauteur ? "Selon Donald Trump, l'hôtel Hilton de Washington n'est pas 'un bâtiment particulièrement sûr'", relaie TF1. "Des participants ont indiqué qu'un portique de détection de métaux avait été installé à l'extérieur de la salle de bal, mais qu'il n'y avait pas de contrôle de ce type en amont ni à l'entrée même de l'hôtel" [20 minutes].
"Les forces de l'ordre pensent que le suspect s'est enregistré vendredi au Hilton - le lieu qui accueille depuis des années le gala annuel et où un assassin en puissance avait tiré sur l'ancien président Ronald Reagan en 1981" [Politico].
"La justice s'est immédiatement mise en action après les faits : l’auteur présumé des tirs comparaîtra [dès ce] lundi, ont annoncé les autorités américaines lors d'une conférence de presse" [Ouest-France]. "Il sera inculpé de deux chefs d'accusation : le premier pour usage d'une arme à feu lors d'un crime violent et le second pour l'agression d'un agent fédéral à l'aide d'une arme dangereuse, a précisé la procureure de la capitale américaine, Jeanine Pirro".
"Les dirigeants du monde entier ont réagi" [Euronews] à cet événement qui aurait pu s'avérer plus grave. "La présidente de la Commission européenne, [Ursula von der Leyen], a salué la réaction rapide de la police et des secouristes, qui ont assuré la sécurité des invités", indique le média. Et témoigné sur X de "[sa] solidarité" envers le président américain et sa compagne.
"L'attaque armée visant hier soir le président des États-Unis est inacceptable. La violence n'a jamais sa place en démocratie", a publié le président français Emmanuel Macron [BFM TV], tandis que la présidente du Conseil des ministres italien, Giorgia Meloni, a assuré qu'elle ne "[laissera] pas le fanatisme empoisonner les espaces de libre débat et d'information" [Euronews].
Dans une Amérique divisée, marquée notamment par "les arrestations effectuées par les agents de l'ICE" [la police américaine de l'immigration, ndlr] [La Presse] et les tensions qu'elles suscitent, cet épisode traduit, lui aussi, le mal-être de la société. "Le pays, peu à peu, bascule dans la haine", observe Le Parisien. "L'Amérique n'a jamais été aussi polarisée depuis la Guerre civile", prévient dans les colonnes du quotidien le politologue franco-américain Romuald Sciora. "La violence se libère. On peut déjà prédire qu'il y aura de plus en plus d'épisodes de ce type". Espérons qu'il se trompe.
L’article "Inacceptable", "la violence n'a pas sa place dans une démocratie"… : dirigeants et médias européens réagissent aux coups de feu tirés au gala de la presse à Washington est apparu en premier sur Touteleurope.eu.