13.03.2026 à 12:08
Léa Deseille

"Élections locales d'importance nationale", titre Die RheinPflaz. "Un test pour la course présidentielle de 2027", avance de son côté le site web d'actualité italien Notizie Tiscali. Dimanche 15 mars, le premier tour des élections municipales se déroulera en France "dans environ 35 000 communes" [IL Post]. "Les urnes devraient fournir l'indication la plus claire à […]
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"Élections locales d'importance nationale", titre Die RheinPflaz. "Un test pour la course présidentielle de 2027", avance de son côté le site web d'actualité italien Notizie Tiscali. Dimanche 15 mars, le premier tour des élections municipales se déroulera en France "dans environ 35 000 communes" [IL Post]. "Les urnes devraient fournir l'indication la plus claire à ce jour du climat politique à l'approche de l'élection présidentielle", note The Guardian.
"Les élections municipales françaises […] auront certes une portée locale, mais leurs implications sont indéniablement nationales - et européennes", estime Politico. "Un bon résultat pour le Rassemblement national (RN) de Marine Le Pen serait un atout pour la droite nationaliste, alors même qu'elle attend une décision de justice sur sa capacité à se présenter à la présidence de l'État en 2027”, rappelle la BBC.
"La vie politique en France, comme dans une grande partie de l'Europe, est devenue de plus en plus polarisée, et les partis traditionnels ont plus de mal à remporter les élections sans le soutien tacite des formations situées aux extrêmes", poursuit le radiodiffuseur public britannique.
"Les résultats des partis aux prochaines élections locales seront assurément suivis de près", considère Die Zeit, notamment car les résultats sont difficiles à prévoir. "Toute liste de candidats qui obtient 10 % ou plus au premier tour accède au second tour. De plus, les listes obtenant au moins 5 % des voix peuvent fusionner avec des listes plus importantes", détaille The Guardian. Ce système favorise "ainsi les alliances électorales visant à soutenir ou à nuire à certains partis et rendant le second tour extrêmement imprévisible".
Un des scénarios envisagés est une percée de l'extrême droite dans plusieurs municipalités. "Le Rassemblement National demeure faible au niveau local. Il ne gouverne actuellement qu'une quinzaine de communes, dont une seule grande ville : Perpignan", rappelle Il Post. Mais pour ce nouveau scrutin, le RN "semble être [la formation politique] la plus combative", selon Notizie Tiscali.
"Nice, Marseille et Toulon sont trois villes à surveiller pour évaluer si le RN parviendra à transformer son élan national en un véritable pouvoir local", explique Il Post. "À Nice, une lutte fratricide à droite oppose le président sortant Christian Estrosi, du parti Horizons, à Éric Ciotti, dont le petit parti UDR est allié au RN", assure la BBC.
Le résultat sorti des urnes donnera une idée des potentiels candidats à la prochaine élection présidentielle selon les médias étrangers. "Une élection à suivre de près est celle du Havre, ville portuaire où le résultat pourrait s'avérer crucial pour l'élection présidentielle de 2027", écrit The Guardian. "Le maire sortant et ancien Premier ministre, Édouard Philippe, demeure l'une des figures politiques les plus crédibles et capables de rivaliser avec l'extrême droite l'année prochaine", poursuit Politico.
"Une défaite au Havre, cependant, anéantirait les chances présidentielles de Philippe avant même qu'elles ne se concrétisent", ajoute le média. "L'ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron a déjà prévenu que s'il n'était pas reconduit dans ses fonctions, il n'aurait pas le courage de se présenter à l'Élysée" [Notizie Tiscali]. "Preuve en est que nombre de personnalités politiques de renommée nationale possèdent au moins un fief en province, auquel ils doivent souvent leur propre carrière, voire, dans certains cas, leur ascension politique", ajoute le quotidien italien.
Néanmoins, les municipales se distinguent des autres élections, analyse la presse étrangère. "Même lorsque des candidats dans les grandes villes se présentent sous l'étiquette d'un parti national, ce qui compte, ce sont les personnes, leur notoriété et le lien qu'elles ont tissé avec leurs communautés locales", juge le média franco-italo-suisse Nos Alpes. "Les maires sont considérés par les Français comme des personnalités politiques parmi les plus importantes, car ils sont au plus près de leur quotidien", estime Notizie Tiscali.
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12.03.2026 à 13:11
Agathe Grinon

Washington a annoncé, ce mercredi "lancer une série d’enquêtes destinées à documenter des préjudices économiques subis par les Etats-Unis, première étape pour imposer de nouveaux droits de douane après ceux annulés par la Cour suprême" le 20 février [Le Monde]. Les premières concernent "16 partenaires économiques", notent Les Échos. Il s'agit pour l'administration américaine "de faire […]
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Washington a annoncé, ce mercredi "lancer une série d’enquêtes destinées à documenter des préjudices économiques subis par les Etats-Unis, première étape pour imposer de nouveaux droits de douane après ceux annulés par la Cour suprême" le 20 février [Le Monde].
Les premières concernent "16 partenaires économiques", notent Les Échos. Il s'agit pour l'administration américaine "de faire la chasse aux subventions, aux politiques industrielles, aux barrières à l'accès au marché mises en place ou aux normes relatives au travail ou à l'environnement qui permettent à certains pays de réduire leurs coûts de production".
Parmi les cibles figure l'Union européenne. Les Vingt-Sept sont accusés par le représentant au Commerce américain Jamieson Greer d'avoir respecté "environ zéro pour cent" de l'accord commercial bilatéral de Turnberry, conclu en juillet dernier [Deutsche Welle]. "Les excédents commerciaux de l'Allemagne et de l'Irlande avec les États-Unis" sont pour lui "une preuve de la capacité excédentaire de l'UE".
Lors d’un point presse téléphonique, ce dernier a également cité "la Chine […], le Japon, l’Inde ou le Mexique" parmi les pays visés [Le Figaro]. La Suisse en fait également partie, note Le Temps. À l'inverse, "le Canada, deuxième partenaire commercial des États-Unis et à l'égard duquel Donald Trump a pourtant toujours des griefs", semble épargné par cette première série, constatent Les Échos.
D'autres enquêtes "porteront sur les pays soupçonnés de recourir au travail forcé dans la fabrication de biens envoyés aux États-Unis", poursuit Le Parisien. "Elles devraient débuter jeudi et pourraient entraîner, une fois [bouclées], l'interdiction d’importer les produits concernés".
"Les États-Unis, notamment durant le mandat de Joe Biden, avaient déjà pris une série de mesures visant les produits chinois issus du travail forcé des Ouïghours", rappelle La Tribune. Mais "il ne s’agit pas de cibler des conditions locales dans un pays en particulier" cette fois, a insisté Jamieson Greer : "nous pensons que l’enquête va concerner une soixantaine de pays".
Pour Les Échos, "le but de l'administration américaine est relativement clair : préparer l''après' du camouflet imposé par la Cour suprême américaine". Le 20 février, celle-ci avait invalidé de nombreux tarifs douaniers imposés aux partenaires des États-Unis dont l'Union européenne, arguant que Donald Trump "avait dépassé son autorité" [Deutsche Welle].
Le président américain s'était ensuite empressé d'imposer un nouveau "tarif mondial" de 10 % mais que le droit limite à "150 jours", soit jusqu'au 24 juillet prochain. [CNBC]. C'est donc pour trouver une solution avant cette échéance que l'administration fédérale redouble d'efforts.
Les anciennes taxes avaient "généré 166 milliards de dollars de revenus pour l’État fédéral, qui pourraient désormais" devoir être remboursés auprès des entités concernées [Le Temps]. Et l'administration Trump "a clairement indiqué qu'elle cherchait à remplacer [ces] milliards de dollars de revenus perdus […] en utilisant différentes lois pour établir de nouveaux tarifs douaniers", note The Guardian.
En outre, si Jamieson Greer argue qu'il s'agit "de protéger les emplois américains" [The Guardian], cette nouvelle série "pourrait s'inscrire dans le contexte d'une guerre en Iran et d'élections de mi-mandat [prévues en novembre] au cours desquelles les démocrates [soulignent] que le public a droit à des remboursements".
"Ces enquêtes, prévues dans le cadre d’une loi sur le commerce datant de 1974, doivent s’étaler sur plusieurs mois et débuter par l’ouverture d’un appel à commentaires de la part des parties prenantes, avant que des auditions publiques ne soient menées" [Le Figaro].
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11.03.2026 à 12:57
Agathe Grinon

"Le 5 mars, la police hongroise contrôlait deux véhicules d’un convoi blindé en transit entre l’Autriche et l’Ukraine, transportant sept Ukrainiens. Elle confisquait les fonds que ceux-ci convoyaient, à savoir : 40 millions de dollars en espèces, 35 millions d’euros en espèces et environ 9 kg d’or", résume l'Indépendant. Cette nouvelle crise diplomatique entre les deux pays survient peu de temps après […]
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"Le 5 mars, la police hongroise contrôlait deux véhicules d’un convoi blindé en transit entre l’Autriche et l’Ukraine, transportant sept Ukrainiens. Elle confisquait les fonds que ceux-ci convoyaient, à savoir : 40 millions de dollars en espèces, 35 millions d’euros en espèces et environ 9 kg d’or", résume l'Indépendant.
Cette nouvelle crise diplomatique entre les deux pays survient peu de temps après le refus du Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, de soutenir le prêt européen de 90 milliards d'euros à destination de l'Ukraine, "en raison de différends concernant l'oléoduc Droujba, qui a interrompu les livraisons de pétrole russe en janvier" [Euronews].
Le 6 mars, le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andrii Sybiha, avait affirmé que les autorités hongroises avaient "pris en otage sept citoyens ukrainiens", rapporte l'agence de presse ukrainienne Ukrinform.
Le ministre hongrois des Affaires étrangères, Péter Szijjártó, a justifié cette mesure en affirmant "que les fonds pourraient être liés à des activités criminelles" [L'Indépendant].
Si les sept employés de banque "qui avaient été arrêtés par les autorités hongroises ont été libérés", affirme Libération, les tensions persistent au sujet des fonds confisqués par les autorités hongroises. "La banque ukrainienne Oschadbank réclame le remboursement des fonds saisis par la Hongrie", confirme Euronews. De son côté, Viktor Orbán "a ordonné au gouvernement de conserver l'argent et l'or saisis […] pendant une période pouvant aller jusqu'à 60 jours".
"Cet épisode marque une nouvelle escalade dans les relations déjà tendues entre les deux pays" [Euronews].
Les tensions entre la Hongrie et l'Ukraine portent aussi sur l'ambition ukrainienne de rejoindre l'Union européenne. Bien que sa candidature ait progressé, l'adhésion de Kiev est mise à mal par l'opposition hongroise.
Ce mardi 10 mars, "[l'Assemblée nationale de Hongrie] a adopté […] une résolution rejetant l'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne", note The Budapest Times. Cette résolution a été approuvée "par 142 voix pour, 28 contre et quatre abstentions".
Dans un message publié sur Facebook en réaction à cette décision, l'ambassade ukrainienne en Hongrie a affirmé qu'aucune "de ces étapes n'est une surprise pour la partie ukrainienne : de telles positions honteuses des autorités hongroises sont connues depuis longtemps".
Le Parlement hongrois a par ailleurs rejeté l'idée d'un "soutien financier et militaire supplémentaire à la guerre", approuvant ainsi la décision du gouvernement de ne pas soutenir le prêt européen de 90 milliards [The Budapest Times].
La Hongrie peut en principe bloquer la livraison de ce prêt, qui requiert l'approbation de tous les pays membres de l'Union européenne. Néanmoins, le commissaire européen à l'Économie, Valdis Dombrovskis a affirmé à Politico : "nous allons livrer ce prêt d'une manière ou d'une autre".
Le Premier ministre slovaque Robert Fico a déclaré "qu'il allait prendre le relais de la Hongrie pour bloquer le prêt de l'UE à l'Ukraine si le Fidesz ne l'emportait pas le 12 avril prochain lors des élections générales en Hongrie", souligne Euronews.
Selon le média slovaque STVR, à l'instar de la Hongrie, Robert Fico utilise ce prêt comme "un moyen de pression pour rétablir les livraisons de pétrole" russe via l'oléoduc Droujba passant par l'Ukraine.
Après une rencontre ce mardi 10 mars, le dirigeant slovaque a "déclaré être parvenu à un accord avec […] Ursula von der Leyen, sur la nécessité de restaurer l'oléoduc" [Euronews].
"Les dirigeants de l'UE se réuniront pour un sommet à Bruxelles la semaine prochaine, dans l'espoir de convaincre le Premier ministre hongrois Viktor Orbán et son homologue slovaque Robert Fico de s'en tenir à leur promesse [initiale] d'approuver le prêt", rappelle Politico.
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