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30.01.2026 à 12:27

La Commission européenne licencie un haut fonctionnaire accusé de corruption avec le Qatar

Léa Deseille

"La Commission européenne licencie son ancien directeur général des transports Henrik Hololei", titre Le Monde. Cette décision rarissime annoncée le 29 janvier vise l'Estonien "qui s'était mis en retrait de [ses fonctions] en mars 2023, quelques mois après l'éclatement du scandale dit du 'Qatargate', qui avait éclaboussé le Parlement européen", complète le journal du soir. Un […]

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L'Estonien Henrik Hololei était directeur général chargé des transports à la Commission européenne, quand il a été accusé de corruption avec le Qatar - Crédits : Arno Mikkor / Flickr
L'Estonien Henrik Hololei (ici en septembre 2017) était directeur général chargé des transports à la Commission européenne lorsqu'il a été accusé de corruption avec le Qatar - Crédits : Arno Mikkor / Flickr CC BY 2.0

"La Commission européenne licencie son ancien directeur général des transports Henrik Hololei", titre Le Monde. Cette décision rarissime annoncée le 29 janvier vise l'Estonien "qui s'était mis en retrait de [ses fonctions] en mars 2023, quelques mois après l'éclatement du scandale dit du 'Qatargate', qui avait éclaboussé le Parlement européen", complète le journal du soir. Un haut fonctionnaire présenté comme une "figure de longue date de l’exécutif européen" [Euractiv]. 

"Le membre du personnel concerné a enfreint les règles", a indiqué la vice-présidente exécutive de la Commission européenne chargée de la sécurité, de la démocratie et de la souveraineté technologique, Henna Virkkunen, rapporte ERR. Le média estonien ajoute que le collège avait ainsi décidé "d’appliquer des mesures appropriées et proportionnées".

"Je suis déçu, mais j'accepte la décision de la Commission et je suis heureux que ce long processus soit enfin arrivé à son terme", a confié Henrik Hololei à Politico. "C'est la première fois dans l'histoire de la Commission qu'une telle décision est appliquée à un directeur général", souligne l'agence de presse italienne Ansa. "Il devra quitter la Commission à la mi-février" [La Libre]. 

Plusieurs milliers d'euros de cadeaux en provenance du Qatar 

"[Henrik] Hololei a occupé le poste de directeur [au sein de] la Direction générale de la mobilité et des transports de la Commission européenne jusqu'en mars 2023", rappelle ERR. En avril 2023, Politico révélait que le fonctionnaire chargé des transports avait accepté des voyages payés par le Qatar "en pleine négociation commerciale entre l’Union européenne et l’émirat sur le transport aérien", note Le Monde

Il lui "est notamment reproché […] d'avoir accepté des voyages et des séjours, pour lui et sa famille, pour un montant de plusieurs dizaines de milliers d’euros et de lui avoir remis en échange des documents confidentiels relatifs à la négociation, entre 2016 et 2019, de l’accord dit de 'ciel ouvert' entre l’Union européenne et l’émirat", détaille Libération. "Cette affaire avait éclaté dans la foulée du scandale du 'Qatargate', des soupçons de corruption d'élus européens, impliquant le Qatar et le Maroc" [BFMTV].

À la suite de ces révélations, le haut fonctionnaire estonien a été visé par une enquête de l'organisme antifraude de l'UE, du parquet européen, ainsi que par une enquête interne de la Commission [The Telegraph]. "Les enquêtes portaient sur des accusations selon lesquelles l'Estonien aurait enfreint les règles de l'UE en matière de conflit d'intérêts, de transparence, de cadeaux et de divulgation de documents confidentiels", poursuit le quotidien britannique.

Pas de poursuites devant la justice 

"En tant que directeur général, [Henrik Hololei] était chargé d'examiner les conflits d'intérêts potentiels, même dans les cas le concernant directement", rappelle Die Welt. D'après un porte-parole de la Commission, Henrik Hololei aurait pourtant "respecté toutes les règles applicables". "Suite aux critiques, la Commission a néanmoins renforcé sa réglementation", nuance le quotidien allemand. 

Pendant l'enquête, l'Estonien avait alors officiellement demandé à son administration une mutation et "accepté une rémunération moindre, se limitant à conseiller la Commission sur les partenariats internationaux", avance The Telegraph. "Un placard doré qui lui a permis de parcourir la planète pour représenter la Commission sans perdre son salaire mensuel de 23 000 euros net après impôt" [Libération]. 

Si le haut fonctionnaire a enfreint "quatre infractions au règlement" [Politico], il n'est pas pour autant poursuivi devant la justice belge. "Dans son cas, il n'y avait pas besoin d’enquête pénale et de saisie du parquet belge ou du parquet européen", précise-t-on au sein de la Commission, "alors qu'il existe de forts soupçons de conflit d'intérêts, voire de corruption", conclut Libération

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29.01.2026 à 12:46

Numérique : l'UE tente d'accélérer les solutions européennes pour garantir sa souveraineté

Lou Caubet

"Et si les États-Unis restreignaient, voire bloquaient nos accès à Gmail, Teams, Amazon Web Services, ou privaient nos industriels de certains composants ou matières premières essentiels ?", s'interroge Le Nouvel Obs. "Après l’épisode groenlandais, la question de la dépendance numérique de l’Europe vis-à-vis des Américains inquiète au plus haut point". "Les ambitions de Donald Trump sur […]

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Texte intégral (1717 mots)
Henna Virkkunnen, la commissaire au Numérique, est en première ligne pour défendre les lois européennes et la souveraineté européenne - Crédits : Union européenne

"Et si les États-Unis restreignaient, voire bloquaient nos accès à Gmail, Teams, Amazon Web Services, ou privaient nos industriels de certains composants ou matières premières essentiels ?", s'interroge Le Nouvel Obs. "Après l’épisode groenlandais, la question de la dépendance numérique de l’Europe vis-à-vis des Américains inquiète au plus haut point".

"Les ambitions de Donald Trump sur le Groenland ont injecté une dose d'urgence dans les réflexions européennes sur l'autonomie stratégique du Vieux Continent", car ses pressions "s'appliquent désormais à des partenaires historiques" [L'Usine Digitale]. Avant cela, les "pannes de services cloud aux États-Unis", qui avaient temporairement bloqué ou perturbé l'an dernier de nombreux services en Europe, ont fait office de signal d’alerte [Euronews].

"Cette dépendance est un facteur de vulnérabilité économique, stratégique et démocratique", abonde La Dépêche. Car "si un territoire peut devenir un objet de pression stratégique, pourquoi une infrastructure critique, un service de cloud, un logiciel de messagerie ou de cybersécurité ne le deviendrait-il pas à son tour ?", questionne L'Usine Digitale.

Domination américaine

"L'Europe, dans certains secteurs comme le cloud, dépend presque intégralement de services américains", explique dans Le Nouvel Obs Mathilde Velliet, chercheuse à l'Ifri. Et se retrouve "coincée" entre les États-Unis et la Chine, "car elle n'a pas fait le pari initial de l'autosuffisance numérique".

Un constat partagé par le Parlement européen, qui "reconnaît de façon explicite dans sa résolution du 22 janvier dernier [que] l'Union européenne dépend de pays tiers pour plus de 80 % de ses produits, services, infrastructures et propriétés intellectuelles" [L'Usine Digitale]. De plus, elle est "absente du matériel informatique", et"représente moins de 10 % de la production mondiale de semi-conducteurs, très loin derrière l'Asie et les États-Unis".

"Outre l’hébergement de données (Amazon, Microsoft et Google), les géants des États-Unis dominent la recherche en ligne (Google), les assistants d’IA (OpenAI, Google et Meta), les environnements mobiles (Google et Apple) et de bureau (Microsoft), les réseaux sociaux et la vidéo (Meta, X et YouTube)", résume Le Monde. Les Américains sont également "centraux dans les liaisons entre les États-Unis et l’Europe", notamment les câbles sous-marins "indispensables au bon fonctionnement d’Internet".

Quelles solutions européennes ?

"Après un laissez-faire de plusieurs décennies, les expérimentations se multiplient pour rendre les États européens moins dépendants des technologies américaines", explique France 24. En Allemagne par exemple, "les autorités du Land de Schleswig-Holstein viennent d’abandonner Microsoft pour des solutions en licence libre", non sans difficultés.

En France, le gouvernement a annoncé lundi 26 janvier que les plateformes américaines de visioconférence Microsoft Teams et Zoom seraient remplacées au sein des administrations par une solution nationale, Visio. Celle-ci sera déployée "dans tous les ministères et services de l'État d'ici 2027" [Euronews]. Le même jour était lancé "un Observatoire de la souveraineté numérique chargé de mesurer les dépendances critiques et d'éclairer les politiques publiques nationales et européennes" [La Dépêche].

L'Union européenne met aussi en avant "ses propres solutions : Digital Networks Act, open source, initiatives 'Made in EU'" [BFM TV]. Le Parlement européen propose même de "réorienter les marchés publics en faveur des fournisseurs européens dans les secteurs stratégiques comme le cloud, les télécoms ou les infrastructures critiques". En outre, "un règlement européen est en discussion pour bannir certains acteurs chinois des technologies à risques, notamment Huawei et ZTE", précise Le Nouvel Obs.

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28.01.2026 à 13:16

Guerre en Ukraine : Moscou poursuit ses bombardements, près de 2 millions de victimes en quatre ans

Agathe Grinon

"Après une frappe meurtrière sur un train en Ukraine, nouvelle nuit de bombardements russes", titre France 24. Le bilan des civils s'est alourdi en ce début de semaine, notamment "dans l'oblast de Kharkiv" et "près de Kiev" [Le Monde]. D'abord mardi 27 janvier dans la journée, avec "une frappe de drone russe sur un train […]

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Texte intégral (1864 mots)
Près de 4 ans après l'invasion russe en Ukraine, le bilan s'élèverait à 2 millions de personnes blessées, tuées ou disparues, civils et militaires confondus. - Crédits : President of Ukraine / FlickR
Au rythme actuel, le nombre total de soldats russes et ukrainiens blessés ou tués pourrait atteindre 2 millions d'ici au printemps 2026 selon le Center for Strategic and International Studies - Crédits : President of Ukraine / Flickr PDM 1.0

"Après une frappe meurtrière sur un train en Ukraine, nouvelle nuit de bombardements russes", titre France 24. Le bilan des civils s'est alourdi en ce début de semaine, notamment "dans l'oblast de Kharkiv" et "près de Kiev" [Le Monde].

D'abord mardi 27 janvier dans la journée, avec "une frappe de drone russe sur un train de voyageurs dans le nord-est de l'Ukraine" qui a fait au moins cinq morts, note The Guardian. "[Il n'y a pas de] justification militaire pour tuer des civils dans un wagon de train", a réagi le président ukrainien Volodymyr Zelensky sur Telegram [TV5 Monde]. Le média francophone poursuit en indiquant que d'autres frappes dans la région d'Odessa ont eu lieu, où les corps de "trois personnes ont été retrouvés sous les décombres dans la ville même".

"Dans la nuit de mardi à mercredi, l’armée russe a attaqué l’Ukraine avec 146 drones", selon le bilan avancé par Le Monde. L'administration militaire locale fait ici état de 3 personnes tuées et 4 blessées.

Ces nombreuses attaques interviennent alors même que la Russie, l'Ukraine et les États-Unis ont échangé dans une réunion trilatérale à Abou Dhabi, vendredi 23 janvier, et que "des pourparlers doivent reprendre dimanche", selon France info.

Les infrastructures stratégiques, la cible du Kremlin

Les frappes aériennes ont aussi touché des zones sensibles en Ukraine, dans un hiver particulièrement froid. Ainsi, "des coupures de courant d’urgence ont été mises en place dans plusieurs régions ukrainiennes en raison de la situation difficile du système énergétique, causée par les récentes attaques russes sur les infrastructures", relate Le Monde.

Toujours selon le média français, l'armée russe a attaqué "le port Pivdenny dans l’oblast d’Odessa" durant la nuit.

Près de quatre ans après l'invasion, un lourd bilan du côté militaire et civil

"Au rythme actuel, le nombre total de soldats russes et ukrainiens blessés ou tués pourrait atteindre 2 millions d’ici au printemps 2026, estime le Center for Strategic and International Studies" (CSIS), révèle Le Temps. "Le nombre de décès de soldats russes dépasse largement celui des soldats ukrainiens tués au combat", soulignent Les Echos. Le CSIS estime que le nombre de soldats russes touchés atteint "approximativement 1,2 million victimes, dont 325 000 décédés depuis février 2022", contre 600 000 victimes ukrainiennes (dont 100 000 à 140 000 morts tués au combat).

Du côté des civils, selon un rapport de "la mission de surveillance des droits de l'Homme de l'ONU en Ukraine publié début janvier, près de 15 000 civils ukrainiens ont été tués et 40 600 blessés" depuis le début de l'invasion russe [France 24].

L'aide à l'Ukraine des États membres en question

L'aide à l'Ukraine continue de diviser les États membres. Alors que le Parlement européen a voté la semaine dernière en faveur de l'accélération des procédures pour accorder un prêt de 90 millions d'euros à l'Ukraine, "Berlin demande que [ce prêt] profite aux principaux donateurs bilatéraux de Kiev", titre Euractiv.

"Une telle approche avantagerait nettement Berlin, premier contributeur financier à l’Ukraine depuis l’invasion russe à grande échelle lancée en 2022", explique le média, tout en soulignant qu'"à l’inverse, cette proposition risque de susciter des réticences dans des pays comme la France ou l’Italie, dont l’aide bilatérale à Kiev est restée bien inférieure à celle de l’Allemagne".

Dans ce contexte de tensions entre États membres, la Hongrie adopte une position encore plus radicale en lançant "une pétition nationale contre le soutien de l’Union européenne à l’Ukraine", indique La Dépêche.

"Il doit également y avoir une campagne d’affichage ainsi que de communication à la télévision et sur internet", complète 20 minutes. Le média français poursuit en notant que les citoyens pourront exprimer "leur opposition à 'la poursuite du financement de la guerre russo-ukrainienne', au 'financement de l'État ukrainien pour les dix années à venir' et à 'la hausse des prix de l’énergie en raison de la guerre'".

"Cette initiative est la dernière en date d'une série visant à légitimer la politique de Viktor Orbán, qui est resté un partenaire proche du président russe Vladimir Poutine", souligne le média belge La Libre.

Dans un post publié sur X, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a "annoncé [ce mercredi] que son pays souhaitait adhérer à l'Union européenne en 2027" [Euronews].

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