05.02.2026 à 12:53
Lou Caubet

"Les ambassadeurs des Vingt-Sept ont trouvé un accord, [mercredi 4 février], sur les paramètres du prêt de 90 milliards d'euros que vingt-quatre pays de l'UE ont décidé en décembre dernier d'accorder à l'Ukraine pour la période 2026-2027", expliquent Les Échos. Après avoir approuvé la structure en décembre, les États membres "devaient encore définir à quelles […]
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"Les ambassadeurs des Vingt-Sept ont trouvé un accord, [mercredi 4 février], sur les paramètres du prêt de 90 milliards d'euros que vingt-quatre pays de l'UE ont décidé en décembre dernier d'accorder à l'Ukraine pour la période 2026-2027", expliquent Les Échos. Après avoir approuvé la structure en décembre, les États membres "devaient encore définir à quelles conditions l’Ukraine pourrait utiliser les fonds qui lui seront versés progressivement" [Le Monde].
"Initialement, une grande partie des États européens souhaitaient utiliser les actifs russes immobilisés sur le Vieux Continent pour financer l’effort de guerre ukrainien. Mais la Belgique a refusé, obligeant les dirigeants européens à trouver une autre solution", qui a pris la forme de ce prêt [Le Monde]. Celui-ci sera "financé par l'émission d'une dette commune, le budget de l'UE servant de garantie pour les investisseurs" [Euronews].
La Hongrie, la Slovaquie et la République tchèque, qui s'étaient opposées à cette nouvelle contribution, "seront totalement exemptées de toute obligation financière, y compris le paiement des intérêts annuels", poursuit la chaîne d'information. Les Échos précisent que ces derniers "devraient se monter à hauteur de 3 milliards d'euros par an environ". Quant au prêt lui-même, il ne sera remboursé "qu’une fois que la Russie aura versé des réparations de guerre à l’Ukraine".
L'accord trouvé hier "prévoit que deux tiers de l’argent serve à des achats de matériel militaire, tandis que les 30 milliards restants seront dédiés au soutien des finances publiques ukrainiennes via une aide 'macro-économique'" [RTL info].
Sur le volet défense, "le texte initial imposait que 65 % de la valeur des équipements financés proviennent de l’Union européenne, de l’Ukraine ou de la Norvège — une exigence qui avait suscité de fortes tensions entre les capitales", rappelle Euractiv.
"La France, fervente partisane de la politique du 'Made in Europe', s'est efforcée de limiter autant que possible les achats en dehors du continent", pointe Euronews. Tandis qu'"au nom du pragmatisme et de l’urgence, l’Allemagne et les Pays-Bas défendaient au contraire l’idée d’acheter les équipements nécessaires là où ils étaient disponibles, aux États-Unis si besoin" [Le Monde].
"Pour sortir de l’impasse, les États membres ont affiné les règles permettant à Kiev d’acheter des équipements produits en dehors de l’UE, tout en préservant l’objectif de soutien à l’industrie européenne de défense" [Euractiv].
Ainsi, "des exceptions sont prévues pour certains pays, s’ils ont signé un partenariat de défense et de sécurité avec l’UE et s’ils sont déjà de gros contributeurs d’aide militaire à l’Ukraine" [Ouest France].
Et c'est notamment le cas du Royaume-Uni : "les représentants des Vingt-Sept se sont mis d’accord pour que certains pays tiers, comme [celui-ci], puissent les rejoindre dans la fourniture de systèmes d’armement à l’Ukraine", poursuit le quotidien régional. "En clair, cette disposition ouvre la porte à des achats d'équipements made in UK, du moment que le Royaume-Uni contribue au paiement des intérêts de l'emprunt", soulignent Les Échos.
"Des dérogations seront [aussi] possibles si le matériel nécessaire n’est pas disponible à temps […] et qu’il doit être acheté auprès de sociétés étrangères, notamment américaines ou britanniques" précise RTL info. Le Monde note également que "la France n’a pas fermé la porte [à cette proposition], mais a imposé l’idée d’un contrôle des demandes ukrainiennes, par un comité d’experts qui dépendra du Conseil, et non de la Commission, suspectée d’être trop conciliante vis-à-vis de Washington".
"Le Conseil doit désormais parvenir à un accord avec le Parlement sur les textes juridiques", notamment la réglementation juridique du prêt, l'amendement de la Facilité pour l’Ukraine et la modification du budget pluriannuel de l'UE [RTL info]. Une approbation qui, "selon les diplomates, devrait être faite rapidement afin de permettre à la Commission de commencer à emprunter sur les marchés et d'effectuer un premier versement à l'Ukraine début avril" [Reuters].
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04.02.2026 à 13:31
Agathe Grinon

"À la veille des pourparlers de paix, la Russie frappe des centrales électriques en Ukraine glaciale", titrait hier le New York Times. Des attaques survenues à la veille de nouvelles négociations "[ce] mercredi [4 février] à Abou Dhabi avec les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner et des représentants des deux pays en guerre" […]
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"À la veille des pourparlers de paix, la Russie frappe des centrales électriques en Ukraine glaciale", titrait hier le New York Times. Des attaques survenues à la veille de nouvelles négociations "[ce] mercredi [4 février] à Abou Dhabi avec les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner et des représentants des deux pays en guerre" [La Libre].
"La Russie a lancé 105 drones dans la nuit de mardi à mercredi" en Ukraine, indique Le Monde, faisant notamment deux morts dans la région de Louhansk. "Des installations énergétiques ont été gravement endommagées en Ukraine [privant] plus d'un millier d'immeubles résidentiels à Kiev et plus de 800 à Kharkiv" de chauffage, complète The Moscow Times.
20 minutes relate par ailleurs qu'une alerte aérienne a retenti "pendant la visite du patron de l'Otan à Kiev" durant la journée du 3 février. Le secrétaire général de l'Alliance, Mark Rutte, a jugé que ces frappes "ne témoignaient 'pas d’un réel sérieux envers la paix' de la part de Moscou", rapporte Le Devoir.
Le processus de négociation "sera suivi d’un travail en groupes séparés selon des axes spécifiques, après quoi une synthèse conjointe des positions est prévue", a annoncé sur X Rustem Umerov, chef de la délégation ukrainienne dépêchée à Abou Dhabi [Le Monde].
La rencontre de ce mercredi à Abou Dhabi prolonge les discussions menées en janvier entre l'Ukraine et la Russie, avec les États-Unis. L'objectif principal est clair selon le président Donald Trump : "mettre fin à la guerre" [Libération].
Le média français résume les enjeux de cet accord en discussion : "Moscou réclame notamment que les forces ukrainiennes se retirent des zones encore sous leur contrôle dans la région de Donetsk", tandis que "Kiev pousse de son côté pour un arrêt des combats à la ligne de démarcation actuelle et un gel du front". "'Tant que le régime de Kiev n’aura pas pris la décision appropriée, l’opération militaire spéciale se poursuivra'", a déclaré aux journalistes le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov [Le Monde].
L'Humanité note que "la délégation russe aurait cessé d’exiger les parties des régions de Kherson et de Zaporijia qui ne sont pas déjà sous contrôle russe".
Le principal point de friction se trouve être les territoires de l'est ukrainien. Selon Le Figaro, cette demande n'est pas acceptable pour Kiev car "des dizaines de milliers de soldats ukrainiens sont morts pour défendre cette région et [la capitale ukrainienne] estime que sa perte la priverait d’un rempart vital pour prévenir une nouvelle offensive des forces russes".
En parallèle des discussions trilatérales entre la Russie, l'Ukraine et les États-Unis, se tiendrait un autre plan, pensé cette fois-ci avec les Européens et les Américains mais sans les Russes, révèle le Financial Times.
Dans un premier temps, "toute violation du cessez-le-feu par la Russie entraînerait une réponse dans les 24 heures", d'abord diplomatique selon le média anglophone, puis sous la forme d'un appui à l'armée ukrainienne. La Dépêche résume une seconde phase où, "si les violations devaient persister, des soldats issus de la Coalition des volontaires seraient alors déployés sur le terrain".
Toujours du côté européen, la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, se rendra en Ukraine "pour les quatre ans de la guerre", annonce Le Figaro. Le journal français relaie qu'une conférence internationale sur la reconstruction de l'Ukraine est aussi "prévue en juin à Gdansk, dans le nord de la Pologne", à l'initiative de Donald Tusk.
Les résultats économiques de la Russie en 2025 ont été révélés ce mardi 3 février "lors de la partie télévisée d'une réunion avec son gouvernement consacrée à l'économie", soulignent Les Echos.
Selon le média économique, "les clignotants rouges s'allument les uns après les autres pour l'économie russe". Le plus notable reste la croissance 2025 qui "s'est établie à 1 %". "Ce rythme de croissance est bien plus lent qu'en 2024, alors que le pays peine à se redresser sous le poids de la guerre en Ukraine", commente BFM TV.
Le média poursuit en expliquant qu'"au-delà des sanctions, ce sont aussi les dépenses militaires colossales du pays qui, après avoir tiré l'économie, ont fini par freiner l'activité en alimentant l'inflation, laquelle se situe autour de 8 %". Selon Les Echos, "la Russie a encore les moyens pour son 'opération spéciale' en Ukraine, au moins pour toute l'année 2026".
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03.02.2026 à 11:59
Valentin Ledroit

"En République tchèque, le bras de fer se tend entre le président et le gouvernement", titre La Croix. Dimanche 1er février, 80 000 personnes ont défilé dans les rues de Prague, convergeant vers Staroměstské náměstí, la plus célèbre place de la capitale, à l'initiative du collectif de citoyens "Un million de moments pour la démocratie". […]
L’article République tchèque : des milliers de manifestants dans les rues de Prague pour soutenir le président face au gouvernement populiste est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

"En République tchèque, le bras de fer se tend entre le président et le gouvernement", titre La Croix. Dimanche 1er février, 80 000 personnes ont défilé dans les rues de Prague, convergeant vers Staroměstské náměstí, la plus célèbre place de la capitale, à l'initiative du collectif de citoyens "Un million de moments pour la démocratie". "Brandissant des drapeaux tchèques, européens et ukrainiens" [Le Monde], les manifestants sont venus soutenir le chef de l'État face à son propre gouvernement.
"Nous ne ferons pas la même erreur qu'en Slovaquie. Nous pensons que ce pays a de l'espoir", affirme le président du collectif, Mikuláš Minář, auprès de Novinky. Le site d'information tchèque rappelle que chez le voisin slovaque, "les attaques grossières et les insultes avaient dissuadé [la présidente] Zuzana Čaputová de briguer un deuxième mandat à la tête de l'État [en 2024]”.
Le Soir plante le décor : "d’un côté, le président tchèque pro-européen Petr Pavel. De l’autre, le gouvernement du Premier ministre conservateur Andrej Babiš (ANO) et ses alliés d’extrême droite, le SPD et les Automobilistes, issus des élections législatives d’octobre dernier". Le journal belge rappelle que "depuis plusieurs semaines, les deux camps s’opposent publiquement, notamment sur l’aide à l’Ukraine". "Prévisible, vu le fossé qui sépare l’ancien général atlantiste et pro-Ukraine Petr Pavel du milliardaire Andrej Babiš, souvent qualifié de 'Trump tchèque'", juge La Croix.
"Mais c’est un conflit entre le ministre des Affaires étrangères, Petr Macinka, président du petit parti eurosceptique et écolo-sceptique des 'Automobilistes' […] et le chef de l’État qui a envenimé la situation", note Le Soir. Le 27 janvier dernier, Petr Pavel "a indiqué avoir été menacé de représailles par […] Petr Macinka […] s'il refusait de nommer son camarade de formation, Filip Turek, comme ministre de l'Environnement", rapporte Euronews.
Le profil de Filip Turek soulève une vive indignation. Inconnu du grand public il y a encore trois ans, "cet ex-influenceur tchèque de 40 ans cherche […] à entretenir une image de 'mâle alpha' auprès de ses électeurs, qu’il a conquis sur les réseaux sociaux en seulement quelques mois", écrit Le Parisien qui lui consacre un long portrait.
"En 2024, des images anciennes le montrant en train de faire des saluts hitlériens ou d’arborer des symboles néonazis, refont surface. Il avait alors invoqué un 'humour noir et grossier' pour se justifier", poursuit le quotidien. "Sur son profil Facebook, de vieux messages racistes, misogynes ou encore homophobes ont été retrouvés et diffusés. Dans l’un d’eux, publié en 2009, il qualifie Barack Obama, alors président des États-Unis, de 'nègre'. Dans un autre, il se réjouit ouvertement d’une agression néonazie survenue sur une jeune Rom, brûlée par ses bourreaux".
Enfin, "ce dernier, ex-député européen, fait [également] l’objet d’une enquête pour violences conjugales et viol après une plainte déposée par son ancienne compagne", complète Le Monde.
"Cette longue liste a convaincu Petr Pavel de tenir Turek loin du pouvoir", explique Le Parisien. Le président dénonce également l'attitude de Petr Macinka. "Je considère les propos tenus par le ministre des Affaires étrangères dans ses SMS comme une tentative de chantage", a dénoncé Petr Pavel mardi dernier sur X, dans un message rendant publics ces échanges.
"Il (monsieur le président) aura la paix si j’ai Turek au ministère de l’Environnement. Dans le cas contraire, je brûlerai les ponts d’une manière qui entrera dans les manuels de sciences politiques comme un cas extrême de cohabitation", peut-on lire dans le premier de ces messages cité par Radio Prague. Puis, dans un second : "je suis prêt à me battre contre Petr Pavel pour Turek avec une telle brutalité que cela deviendra un sujet important et durable. Sans scrupules".
"Je juge cela inadmissible et totalement inacceptable dans notre système démocratique" [La Croix], a réagi le président tchèque. Celui-ci, qui a le dernier mot selon la constitution du pays, "se pose en rempart contre le populisme d'extrême droite" en refusant de nommer Filip Turek malgré les pressions, affirme La Libre.
Alors qu'une motion de défiance contre le gouvernement, qui a peu de chances d'aboutir, est étudiée ce mardi 3 février au Parlement, le Premier ministre Andrej Babiš joue la prudence. Selon Deník, "la coalition gouvernementale composée de l'ANO, du SPD et des Automobilistes ne souhaite pas aggraver le conflit avec le Château", le nom donné à la résidence du président de la République.
Interrogé par Le Parisien, Jean-Michel De Waele, professeur de sciences politiques à l'Université libre de Bruxelles, estime que le chef du gouvernement "se retrouve dans de beaux draps". Le spécialiste de l'Europe centrale déclare qu'Andrej Babiš "n’a pas le choix que de passer sous les fourches caudines de ce parti des Automobilistes : il en a besoin pour faire sa coalition. Désormais, la question est : est-ce qu’il est capable de résister à la pression de cette extrême droite ? Ou est-il capable de travailler avec le président ? C’est avec lui que l’Union européenne doit essayer de discuter pour sortir la République tchèque de cette crise".
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