23.03.2026 à 12:28
Manon Mazuir

"Rendez-vous aux antipodes pour Ursula von der Leyen" [L'Opinion]. "La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, est arrivée lundi en Australie pour trois jours de visite destinés à conclure un accord de libre-échange", rapporte France 24. "Accompagnée du commissaire [européen] au Commerce, Maroš Šefčovič", elle doit notamment se rendre à Sydney et "rencontrer […]
L’article Nouvel accord de libre‑échange : Ursula von der Leyen en Australie pour boucler les négociations est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

"Rendez-vous aux antipodes pour Ursula von der Leyen" [L'Opinion]. "La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, est arrivée lundi en Australie pour trois jours de visite destinés à conclure un accord de libre-échange", rapporte France 24.
"Accompagnée du commissaire [européen] au Commerce, Maroš Šefčovič", elle doit notamment se rendre à Sydney et "rencontrer à Canberra le Premier ministre Anthony Albanese, mardi, et espère y signer un accord de libre-échange", précise Le Figaro.
"Cet accord mettra fin aux droits de douane sur la plupart des échanges entre l’UE et l’Australie et pourrait faire augmenter le PIB européen de 4 milliards d’euros d’ici à 2030", affirme la cheffe de l’exécutif européen, dans une tribune publiée ce matin dans plusieurs journaux européens, dont Ouest-France.
Le texte prévoit en effet de "supprimer des droits de douane sur les importations vers l'Europe de lithium, de terres rares ou d'hydrogène" [France info]. La présidente de la Commission européenne insiste "sur le rôle stratégique de l’Australie dans les matières premières critiques, en particulier le lithium, essentiel pour fabriquer des batteries de véhicules électriques", explique France 24.
Ursula von der Leyen, dans sa tribune, entend démontrer le potentiel du partenariat UE-Australie : "avec une économie de 1 700 milliards d’euros, ce pays est déjà le troisième partenaire commercial de l’UE et sa deuxième destination d’investissement" [Ouest-France]. Canberra suggère de son côté "qu'elle pourrait supprimer sa taxe de voiture de luxe sur les véhicules européens en échange d'un meilleur accès agricole", indique RFI.
La dirigeante de l’UE ne s’étend pas en revanche "sur les produits agricoles, pourtant au cœur du bras de fer entre Bruxelles et Canberra autour de ce projet d’accord jusqu’ici", souligne Sud Ouest. "L'Australie souhaite un meilleur accès à ses exportations agricoles, en particulier le bœuf et l'agneau, sur le marché de l'UE" [RFI]. Mais ces dernières semaines, les négociations "butaient encore sur les quotas détaxés de bœuf australien importé. L’Union européenne ne voulait pas aller au-delà de 30 000 tonnes quand l’Australie réclamait 40 000 tonnes par an", relève Sud Ouest.
C'est d'ailleurs à cause du volet agricole que les négociations "avaient été suspendues en octobre 2023, en raison de désaccords considérés alors comme insolubles. Sur le fond, rien n'a changé", constate Le Figaro. "En revanche, le contexte international et géopolitique, lui n'est plus du tout le même", note le média. Ce qui explique le retour des négociations entre l'UE et l'Australie : "dans un monde incertain, les partenariats renforcent la souveraineté au lieu de l’affaiblir", justifie la cheffe de l'exécutif européen [Ouest-France].
"L’agressivité du président américain sur le plan commercial, relevant unilatéralement les droits de douane y compris avec ses alliés, a incité Canberra, comme Bruxelles, à mettre de l’eau dans leur vin", relève Le Figaro.
"Bruxelles espère éviter une nouvelle levée de boucliers des agriculteurs, déjà en colère contre un autre accord commercial, celui signé mi-janvier avec les pays latino-américains du Mercosur", analyse BFM TV. Ce qui semble déjà compromis puisque "le Copa-Cogeca, qui rassemble les principaux syndicats agricoles européens, a haussé le ton à propos des négociations avec l'Australie", explique le média.
Le puissant lobby agricole met en garde : "accorder des concessions disproportionnées risque de nuire aux agriculteurs européens, de fausser les marchés et d'affaiblir l'engagement de longue date de l'UE en faveur de normes de production élevées" [BFM TV]. Même inquiétude du côté de l'Interbev, l'interprofession française du bétail et des viandes, qui craint, bien que "Bruxelles n'indique pas les quantités négociées", que cet accord "permette l'importation sans droits de douane de 20 000 tonnes de viande ovine australienne, élevées dans des conditions aux antipodes des normes européennes" [France info].
"Les dimensions d'exploitation ne sont pas les mêmes, le coût de la main-d'œuvre n'est pas le même", s'inquiète Patrick Soury, vice-président de la Fédération nationale ovine, cité par France info. Les Australiens "pratiquent […] le 'mulesing', qui est la scarification à vif des agneaux pour limiter le parasitisme. Et on vient nous parler de bien-être animal dans notre pays ?", s'indigne l'éleveur en Charente. "Avec ses collègues éleveurs bovins, l'autre filière concernée, ils se mobilisent en signant, par exemple, une lettre ouverte à Emmanuel Macron pour lui demander d'agir", rapporte le média.
Selon le Canberra Times, l'accord devrait toutefois "être signé mardi à la suite de pourparlers entre Mme von der Leyen et le Premier ministre Anthony Albanese."
L’article Nouvel accord de libre‑échange : Ursula von der Leyen en Australie pour boucler les négociations est apparu en premier sur Touteleurope.eu.
20.03.2026 à 12:58
Manon Mazuir

Dans un communiqué commun publié jeudi 19 mars, "la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas et le Japon, [rejoints par le Canada], ont annoncé être 'prêts à contribuer' à sécuriser le détroit d'Ormuz, bloqué en raison de la guerre entre l'Iran, Israël et les États-Unis" [France info]. Le président américain Donald Trump avait "exhorté […]
L’article Détroit d'Ormuz : sept États, dont cinq européens,"prêts à contribuer" à la sécurisation de la zone est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

Dans un communiqué commun publié jeudi 19 mars, "la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas et le Japon, [rejoints par le Canada], ont annoncé être 'prêts à contribuer' à sécuriser le détroit d'Ormuz, bloqué en raison de la guerre entre l'Iran, Israël et les États-Unis" [France info].
Le président américain Donald Trump avait "exhorté [samedi] les autres puissances mondiales, ainsi que l'Otan, à aider à rouvrir le détroit d'Ormuz à la navigation commerciale, mais celles-ci [avaient] rejeté son appel à court terme tout en affirmant rester ouvertes aux discussions et à la planification" [Euronews]. Un refus que le président américain avait qualifié mardi d'"erreur vraiment stupide", rappelle France info.
Les États signataires "précisent être 'prêts à contribuer aux efforts appropriés' : une façon de rappeler qu’il n’est pas question, pour eux, de s’inscrire dans des actions offensives menées par les États-Unis vis-à-vis de l’Iran", analyse L'Opinion.
C'est également le sens des propos d'Emmanuel Macron, jeudi devant la presse, à l'issue d'un sommet européen à Bruxelles. Le chef de l'État a assuré que la France ne participera "à aucune ouverture de force du détroit d'Ormuz" [BFM TV], mais qu'elle était toutefois "prête, avec d'autres nations, à prendre la responsabilité d'un système d'escorte de navires dans le détroit" [Le Figaro].
Le président français a par ailleurs "évoqué la possibilité d’un 'cadre onusien' pour une future mission visant à sécuriser la navigation dans [le détroit], une fois que les armes se seront tues, estimant que cela 'pourrait aider'", informe Le Parisien. Le locataire de l’Élysée "a expliqué en avoir parlé avec le secrétaire général de l'ONU António Guterres, avec le Premier ministre indien Narendra Modi et plusieurs dirigeants européens", selon Le Figaro. "Il y a une démarche exploratoire que nous avons commencée et nous verrons dans les prochains jours si elle a une chance d'aboutir", a-t-il ajouté.
Même son de cloche du côté des voisins européens. "Londres travaille avec des partenaires européens, du Golfe et les États-Unis à un plan pour rétablir la circulation maritime. Mais cette perspective reste conditionnée à une désescalade du conflit", précise 20 Minutes. En Allemagne, Boris Pistorius, le ministre de la Défense, "a indiqué que toute participation dépendrait 'de la situation après un cessez-le-feu' et nécessiterait un mandat international ainsi qu’un accord du Bundestag". Son homologue italien, Guido Crosetto, "a insisté sur l’absence de 'mission de guerre' et sur la nécessité d’une 'trêve' et d’une 'initiative multilatérale'".
Les sept pays condamnent également "les récentes attaques menées par l'Iran contre des navires commerciaux non armés dans le Golfe, les attaques contre les infrastructures civiles, notamment les installations pétrolières et gazières, et la fermeture de facto du détroit d'Ormuz par les forces iraniennes", souligne TF1 Info.
Ils demandent "un moratoire immédiat et général sur les attaques contre les infrastructures civiles, notamment les installations pétrolières et gazières" dans le Golfe [La Libre].
Cette déclaration intervient après les frappes de Téhéran "sur le plus grand champ gazier du Qatar voisin, Ras Laffan, causant selon Doha des 'dommages significatifs' et provoquant une rupture diplomatique entre les deux pays", explique Euronews. L'opération iranienne est une "réponse à une attaque israélienne sur South Pars, le plus grand gisement de gaz naturel au monde partagé entre l'Iran et le Qatar", poursuit le média européen.
Le blocus iranien du détroit "paralyse le trafic maritime commercial à travers ce goulet d'étranglement crucial, par lequel transite en temps de paix un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié mondiaux" [Euronews]. L'Organisation maritime internationale, qui estime qu'environ "20 000 marins patientent aujourd'hui à bord de 3 200 navires" près du détroit, a demandé jeudi "la création d'un 'corridor maritime sûr' pour évacuer les navires bloqués dans le Golfe" [BFM TV].
Ces attaques ne font "qu'exacerber la crise mondiale des prix du pétrole". Avant les frappes contre les champs énergétiques de l'Iran et du Qatar, "le prix du baril de Brent oscillait autour de 100 dollars, déjà en hausse de 40 % par rapport à avant-guerre. […] Le prix a grimpé jusqu'à 108 dollars le baril" ensuite, note Euronews.
Face aux tensions, les États membres de l'Agence internationale de l’énergie (AIE) ont déjà "puisé 400 millions de barils" dans leurs réserves stratégiques pour tenter de stabiliser les marchés [France info].
L’article Détroit d'Ormuz : sept États, dont cinq européens,"prêts à contribuer" à la sécurisation de la zone est apparu en premier sur Touteleurope.eu.
19.03.2026 à 12:20
Léa Deseille

"C'est une tradition qui a bien du mal à être respectée à Bruxelles", constate RFI. "Le Conseil européen, qui s'ouvre ce jeudi 19 mars à Bruxelles en présence des 27 dirigeants de l'Union européenne, devait initialement être consacré à l'Ukraine et aux questions économiques". Or "Ursula von der Leyen ne devrait pas présenter […] sa […]
L’article Conseil européen : la guerre en Iran et la crise énergétique bousculent le programme est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

"C'est une tradition qui a bien du mal à être respectée à Bruxelles", constate RFI. "Le Conseil européen, qui s'ouvre ce jeudi 19 mars à Bruxelles en présence des 27 dirigeants de l'Union européenne, devait initialement être consacré à l'Ukraine et aux questions économiques".
Or "Ursula von der Leyen ne devrait pas présenter […] sa ‘One Europe, One Market Roadmap’" (feuille de route Une Europe, un Marché, en français), poursuit Euractiv. "Donald Trump avait d’autres projets", ironise Politico. "La guerre au Moyen-Orient et la hausse des factures énergétiques risquent d'éclipser les discussions prévues sur une économie plus compétitive", écrit le Financial Times. "Les dirigeants européens devraient appeler à la désescalade et à la plus grande retenue […], condamner les frappes militaires menées par l'Iran dans la région" et afficher leur préoccupation concernant "l'escalade des hostilités au Liban", avance The Guardian.
Toutefois, "l'Europe reste divisée sur la manière de répondre à Donald Trump", estime Politico. "Un camp mené par le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez fait pression […] pour appeler au respect du droit international, ce qui équivaudrait à une réprimande indirecte de Donald Trump et du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou", explique le média. Un autre "hésite à franchir cette étape susceptible d’irriter le président américain".
Les Vingt-Sept devront également traiter de la flambée des prix du pétrole et du gaz, une conséquence directe du conflit. "Le blocage du détroit d'Ormuz, en réponse aux frappes américano-israéliennes en Iran, confronte l'UE à un second choc énergétique en quelques années", développe RFI.
"Les 27 dirigeants conviennent que les prix de l'énergie, qui sont restés obstinément élevés depuis le bouleversement de 2022 [lié à l'invasion russe de l'Ukraine], constituent un problème majeur, mais ils ne sont pas d'accord sur la manière de s'y attaquer", pointe Euronews. "Les prix de l'électricité varient considérablement d'un État membre à l'autre, ce qui rend encore plus difficile la recherche d'un terrain d'entente".
La révision du marché carbone (ETS) de l'UE, qui taxe les émissions de CO2 des industries polluantes, est notamment "au centre de vifs débats" [RFI]. "Dix États membres, menés par l'Autriche, souhaitent davantage de quotas […] gratuits et une révision du système d'ici la fin du mois de mai", développe le Financial Times. Tandis qu'au nord et à l'ouest de l'Europe, neuf autres le jugent "indispensable pour réduire les émissions de CO2 et encourager les industries lourdes à adopter des sources d'énergie plus respectueuses de l'environnement" [Euronews].
"Éclipsée" par l’Iran, la guerre en Ukraine n'en reste pas moins un enjeu important du sommet [RFI]. D'une part car elle "apparaît comme une victime indirecte de cette nouvelle crise au Moyen-Orient". De l'autre parce que Viktor Orbán menace toujours de bloquer un prêt de 90 milliards d'euros, indispensable pour financer l'effort de guerre de Kiev à partir du 1er avril.
Le Premier ministre hongrois devrait ainsi "faire face à des pressions" des autres dirigeants, avance The Guardian. Avec un "raisonnement […] simple : il faut respecter ses engagements", Budapest ayant validé ce prêt dès le mois de décembre dernier [Politico]. "Le fait qu'Orbán soit dans la dernière ligne droite d'une campagne de réélection éprouvante - en présentant Kiev et Bruxelles comme étant de connivence pour soutenir le leader de l'opposition Péter Magyar - n'est pas passé inaperçu dans d'autres capitales, ce qui a contribué à alimenter l'exaspération” [Euronews].
Parmi les autres sujets à l'ordre du jour figurent le prochain cadre financier pluriannuel, la défense et la sécurité, les migrations, et un échange avec le secrétaire général de l'ONU, António Guterres.
L’article Conseil européen : la guerre en Iran et la crise énergétique bousculent le programme est apparu en premier sur Touteleurope.eu.