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09.07.2026 à 12:14

Sommet de l'Otan à Ankara : attaques contre l'Espagne, visées sur le Groenland, "beaucoup d'amour"… Donald Trump souffle le chaud et le froid envers ses alliés européens

Valentin Ledroit

"L'Otan résiste à l'épreuve de Trump lors d'un sommet chaotique à Ankara", titre La Vanguardia. Le président américain "avait déjà plusieurs dossiers à distribuer [lors de ce rendez-vous] : l'Iran, le Groenland, les dépenses militaires européennes, les alliés jugés insuffisamment mobilisés. Mais mercredi 8 juillet, c'est l'Espagne qui a concentré ses attaques", entame L'Express. L'Espagne, […]

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Texte intégral (1993 mots)
Le président américain, Donald Trump aux côtés du Secrétaire général de l'Alliance, Mark Rutte, lors de la première journée du sommet, lundi 7 juillet
Le président américain, Donald Trump aux côtés du Secrétaire général de l'Alliance, Mark Rutte, lors de la première journée du sommet, lundi 7 juillet - Crédits : Otan

"L'Otan résiste à l'épreuve de Trump lors d'un sommet chaotique à Ankara", titre La Vanguardia.

Le président américain "avait déjà plusieurs dossiers à distribuer [lors de ce rendez-vous] : l'Iran, le Groenland, les dépenses militaires européennes, les alliés jugés insuffisamment mobilisés. Mais mercredi 8 juillet, c'est l'Espagne qui a concentré ses attaques", entame L'Express.

L'Espagne, nouvelle cible privilégiée de Donald Trump

Dès l'ouverture du sommet, le Républicain a qualifié Madrid de "cause perdue" et de "terrible partenaire au sein de l'Otan", relate la BBC. Donald Trump "n'a manifestement pas pardonné au gouvernement de Sánchez, dirigé par les socialistes, de ne pas avoir autorisé les États-Unis à utiliser les bases de Morón et de Rota pour des missions s'inscrivant dans le cadre de la guerre contre l'Iran", poursuit le média britannique.

Autre grief : les dépenses militaires. "Donald Trump veut pousser les alliés de l'Otan à consacrer 5 % de leur PIB à la défense [à horizon 2035]". Un objectif jugé irréaliste par Madrid qui affirme, par ailleurs, "pouvoir respecter ses engagements avec 2,1 % du PIB", note L'Express.

En guise de représailles, le pensionnaire de la Maison-Blanche a agité ses traditionnelles menaces commerciales. "Je ne veux pas faire affaire avec eux, d'accord ?", a déclaré le président américain avant d'affirmer qu'il allait préparer un "menu de produits espagnols à mettre sous embargo" [Reuters].

Face à ces menaces, le gouvernement de Pedro Sánchez a choisi de "ne pas donner l'importance que d'autres voudraient" à ces propos, privilégiant la carte de la retenue, relaie El Mundo. L'épisode a également provoqué une réaction du côté de la Commission européenne. "Un porte-parole de l'exécutif européen a assuré que Bruxelles 'veillera toujours' à protéger les intérêts de l'Union et de tous ses États membres", souligne L'Express. Le magazine rappelle aussi que "l'Espagne appartient à l'Union européenne", que "[sa] politique commerciale relève de la Commission européenne", et que le pays "ne peut donc pas être traité comme un partenaire commercial isolé du reste du marché unique".

L'obsession du Groenland

Outre le dossier espagnol, Donald Trump a également ravivé les tensions avec le Danemark en réitérant son souhait d'acheter le Groenland. "[Ce territoire] est très important pour les États-Unis, mais n'est pas important pour le Danemark", a affirmé le milliardaire, cité par 20 Minutes. Le média note que "l'Alliance atlantique a traversé de graves turbulences en début d'année, quand Donald Trump a menacé de s'emparer, éventuellement par la force, du Groenland, jugé indispensable à la sécurité des États-Unis". Avant que le président américain ne fasse marche arrière.

Depuis le début d'année, les dirigeants groenlandais et danois ont répété que le territoire n'était "pas à vendre", "ce qu'a réitéré la Première ministre danoise, Mette Frederiksen, mercredi" [BBC]. Une position, là encore, soutenue par la Commission européenne qui a précisé que "[c'était] aux Groenlandais et aux Danois qu'il appartenait de prendre les décisions concernant le Groenland".

Du vitriol à "l'amour"

Pourtant, à l'issue des séances de travail, le ton a radicalement changé. Après avoir fustigé ses partenaires, Donald Trump a même vanté l'harmonie des échanges à huis clos : "il y avait beaucoup d'amour dans la pièce, beaucoup d'unité" [Courrier international]. Plus tard, Pedro Sánchez a même déclaré lors d'une conférence de presse que lui et Trump "avaient évoqué la Coupe du monde de football, organisée par les États-Unis, ainsi que le golf, mais pas les dépenses militaires", rapporte Reuters.

Ce revirement s'est également traduit par une annonce majeure concernant l'Ukraine. "Donald Trump a donné son feu vert à l'Ukraine pour la fabrication sous licence de missiles Patriot", une technologie essentielle "pour la défense antimissile de [Kiev] face aux salves russes" [Le Monde]. "De cette façon, vous ne pourrez plus vous plaindre que nous ne vous en donnons pas assez", a lancé le dirigeant américain [The Guardian]. Mais les contours de cette promesse restent flous, tant la construction de telles armes sera un processus "cher, complexe et long", pointe le quotidien britannique.

Citant El País, Courrier international relève toutefois que "l'inconstance" des déclarations de Donald Trump a "jeté une ombre sur la réunion", pourtant "soigneusement orchestrée". "À tel point que l'alliance n'a pas encore fixé de date pour le prochain sommet, initialement prévu l'année prochaine en Albanie et qui pourrait être reporté".

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08.07.2026 à 12:05

"Verdict complexe", "peines plus clémentes"… la presse européenne réagit à la condamnation de Marine Le Pen et à sa candidature à la présidentielle

Léa Deseille

"La France se réveille ce mercredi [8 juillet] les yeux encore embrumés", écrit la BBC. "Beaucoup étant encore incrédules face au tumulte politique déclenché la veille par la figure de proue de la droite nationaliste, Marine Le Pen", poursuit la radio britannique. "Condamnée mardi en appel dans l'affaire des assistants parlementaires européens du Front national, […]

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Texte intégral (2376 mots)
Marine Le Pen prononce un discours lors de la Convention "Europa Viva 24", organisée par l'extrême droite européenne, en mai 2024 - Crédits : Flickr Vox España CC0 1.0
Marine Le Pen prononce un discours lors de la Convention "Europa Viva 24", organisée par l'extrême droite européenne, en mai 2024 - Crédits : Flickr Vox España CC0 1.0

"La France se réveille ce mercredi [8 juillet] les yeux encore embrumés", écrit la BBC. "Beaucoup étant encore incrédules face au tumulte politique déclenché la veille par la figure de proue de la droite nationaliste, Marine Le Pen", poursuit la radio britannique. "Condamnée mardi en appel dans l'affaire des assistants parlementaires européens du Front national, la cheffe de file du Rassemblement national a annoncé dans la soirée sur TF1 sa candidature à l'élection présidentielle de 2027", note La Libre.

"Oui, je suis candidate à l’élection présidentielle de 2027 et je ne me retirerai pas", a affirmé fermement Marine Le Pen [Yle]. "J’ai les mains propres", a-t-elle également soutenu, malgré la confirmation de sa culpabilité par la cour d'appel de Paris. Les juges ont notamment estimé que les faits étaient "graves" parce que des fonds publics ont été utilisés pour rémunérer "des personnes travaillant en réalité pour le Front national" [Le Monde]. Ils retiennent aussi que ces détournements étaient destinés à "pallier les difficultés financières" du parti, devenu Rassemblement national en 2018.

La cour a ainsi condamné l'ex-cheffe de file du Front national à "trois ans de prison – dont deux avec sursis et un an sous surveillance électronique (mais comme un recours est en cours elle n'aura pas à le porter) –, à une amende de 100 000 € et à une peine d'inéligibilité de 45 mois, dont 30 avec sursis" [La Stampa]. Un "verdict complexe qui rouvre la porte de l'Élysée à Marine Le Pen tout en la refermant", estime le quotidien italien.

Des peines allégées en appel

Marine Le Pen n'est pas la seule condamnée en appel. "Dix autres cadres du FN puis du RN, pour certains toujours élus, ont aussi reçu leur condamnation", résume Le Nouvel Obs, qui cite notamment le maire de Perpignan Louis Aliot, le député Julien Odoul, les eurodéputés Nicolas Bay et Catherine Griset, ou encore des figures historiques du parti comme Bruno Gollnisch ou Wallerand de Saint-Just.

"Mais les peines sont plus clémentes qu'en première instance", en mars 2025. "Les trois magistrates qui ont présidé le procès ont rendu un verdict permettant à Marine Le Pen de se présenter à l'élection présidentielle du printemps prochain", considère Die Zeit. L'inéligibilité prononcée par le tribunal en mars 2025 a ainsi été "réduite à 15 mois – qu'elle a déjà purgés – les 30 mois restants étant assortis d'un sursis", poursuit The Guardian.

Marine le Pen "a annoncé qu'elle allait [former un pourvoi] devant la plus haute juridiction française, la Cour de cassation", précise le quotidien britannique. Une démarche qui ne permettrait pas de rejuger les faits, mais de contrôler la bonne application du droit. En outre, cette décision "suspendrait de fait" l'exécution de la peine et "instaurerait une période pendant laquelle [Marine Le Pen] ne serait pas équipée d'un bracelet électronique". "Ces dernières semaines, elle [avait] exclu à plusieurs reprises de faire campagne" si elle portait un tel dispositif, rappelle Die Zeit.

Hier, la cour d'appel a également déclaré avoir pris en compte "la liberté de choix de l'électeur, condition préalable à l'expression du suffrage démocratique", ajoute The Irish Independent.

Des répercussions en Europe

"Nombreux étaient ceux qui prédisaient la fin de sa carrière politique", estime la BBC. Mais "le nom de famille réapparaît dans la course à l'Élysée, comme cela a toujours été le cas en France (à la seule exception de 1981) depuis 1974, année où le patriarche Jean-Marie Le Pen avait obtenu un score peu flatteur de 0,75 % au premier tour", pointe Corriere della Sera.

Dans son intervention hier soir, Marine Le Pen "a également promis de nommer Jordan Bardella Premier ministre si elle était élue première femme présidente de la France" [Yle]. "Nous proposons aux Français un duo, président et premier ministre, et ce duo est solide et animé de convictions très fortes", a-t-elle affirmé [Politico]. Selon un sondage Ifop-Fiducial de juin cité par La Stampa, "Jordan Bardella est crédité de 35 à 37 % des voix au premier tour, devançant Marine Le Pen elle-même, qui recueille 32 % des intentions de vote".

Et "cela inquiète les alliés européens", juge la BBC. "Marine Le Pen et son protégé de 30 ans, Jordan Bardella […] sont tous deux eurosceptiques et loin d'être favorables à l'Otan, au financement militaire de l'Ukraine ou à une augmentation significative des dépenses militaires comme l'a promis Macron".

"L'avenir politique de la France a des répercussions bien au-delà de ses frontières et les sondages indiquent que, malgré les obstacles, Marine Le Pen a de bonnes chances de devenir présidente. Même si sa victoire est loin d'être acquise", assure le média britannique. "Ce qui reste incertain, c'est si Le Pen peut réussir là où elle a échoué à trois reprises, surtout avec le fardeau supplémentaire d'une nouvelle bataille juridique et d'une possible condamnation pénale définitive", nuance Politico.

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07.07.2026 à 12:24

Ukraine, réarmement… le sommet de l'Otan qui s'ouvre aujourd'hui s'annonce aussi déterminant qu'imprévisible

Amélie Philotas

"À Ankara, nous allons montrer au monde entier que nous tenons les engagements financiers que nous avons pris à La Haye [aux Pays-Bas] en 2025" [Le Monde]. C'est en ces termes que le secrétaire général de l'organisation, Mark Rutte, a présenté, lors de sa visite à Washington en juin, l'objectif central du sommet organisé pendant […]

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Texte intégral (2307 mots)
Cette année, le sommet de l'Otan se tient à Ankara, alors que la Turquie adopte un rôle toujours plus central dans l'Organisation atlantique - Crédits : NATO North Atlantic Treaty Organization / Flickr (CC BY-NC-ND)
Cette année, le sommet de l'Otan se tient à Ankara, alors que la Turquie occupe un rôle toujours plus central dans l'Alliance atlantique - Crédits : NATO North Atlantic Treaty Organization / Flickr CC BY-NC-ND

"À Ankara, nous allons montrer au monde entier que nous tenons les engagements financiers que nous avons pris à La Haye [aux Pays-Bas] en 2025" [Le Monde]. C'est en ces termes que le secrétaire général de l'organisation, Mark Rutte, a présenté, lors de sa visite à Washington en juin, l'objectif central du sommet organisé pendant deux jours dans la capitale turque.

De son côté, le président ukrainien Volodymyr Zelensky, également présent, entend "rappeler à ses alliés à quel point il a besoin de défenses aériennes [et que la Russie constitue une réelle menace]" [RFI]. Une demande d'autant plus pressante que Moscou a lancé, le week-end dernier, une attaque massive contre l'Ukraine.

Le sommet s'annonce aussi marqué par l'incertitude américaine, et par la volonté des alliés d'afficher leur unité. Il constitue, selon le ministre turc de la Défense, "un tournant important qui démontrera la détermination de l'Otan à s'adapter à l'évolution de l'environnement sécuritaire et façonnera son orientation stratégique future" [TRT].

La guerre en Ukraine, au cœur des discussions

Ce mardi, Volodymyr Zelensky est arrivé à Ankara avec l'espoir que ce sommet "ne sera pas vain", relèvent Les Echos. Sa visite intervient alors que l'Ukraine affirme sa volonté de répondre avec fermeté aux frappes russes. "Au lendemain de bombardements russes particulièrement intenses […] l'Ukraine a lancé une nouvelle vaste attaque aérienne dans la nuit de lundi à mardi" , rappellent Les Echos.

Le sommet doit permettre d'annoncer de nouvelles aides à Kiev. "L'Otan doit s'assurer que l'Ukraine reçoit ce dont elle a besoin, a estimé le secrétaire général de l'Alliance atlantique à la veille de son sommet à Ankara" [BFM TV]. À l'issue de ce rendez-vous, le président ukrainien devrait "repartir avec un nouvel engagement financier de 70 milliards d’euros pour cette année, et 70 milliards d’euros supplémentaires pour 2027, comme le prévoit la déclaration d’une page du sommet", indique Euractiv.

Par ailleurs, si cette même déclaration "ne fera une nouvelle fois aucune référence au 'parcours irréversible' de l’Ukraine vers l’adhésion - une formulation qui ne figurait que dans la déclaration de Washington signée sous l’administration Biden -, Kiev pourrait obtenir une autre reconnaissance significative dans le texte officiel", poursuit le média. L'Ukraine "serait [alors] reconnue non seulement comme bénéficiaire de la sécurité de l’Otan, mais aussi comme 'contributeur'".

Réarmement massif et retrait progressif des États-Unis

Outre le dossier ukrainien, "ce millésime 2026 devrait s’articuler autour de deux thèmes phares : l’achat d’armement et le désengagement américain dans la défense européenne", résume Libération.

"Les dirigeants européens de l’Alliance atlantique veulent démontrer qu’ils peuvent augmenter leurs capacités de défense pour parer à toute attaque". Car, "si des efforts sont désormais engagés, les Européens peinent toujours à les mener de concert" [Le Monde] et "craignent de ne plus pouvoir compter sur le parapluie américain en cas d’attaque de la Russie" [Le Dauphiné Libéré].

"L’an dernier, Donald Trump, qui réclame comme ses prédécesseurs un réel 'partage du fardeau', avait fait planer la menace d’un départ immédiat des quelque 100 000 soldats américains présents sur le Vieux Continent, ce qui aurait laissé les 450 millions d’Européens sous-équipés et désorganisés face à une Russie de plus en plus belliqueuse", rappelle Libération. "Il y a tout juste un an, à La Haye, les membres de l’Alliance atlantique décidaient de la plus importante augmentation de leurs dépenses militaires depuis des décennies", rappelle Contexte. Sous pression, "les membres de l'Alliance se sont engagés [en un an] à dépenser près de 120 milliards de dollars", note L'Express.

La veille du sommet, lors d'une conférence de presse dans la capitale turque, Mark Rutte a promis "de nouveaux contrats de plusieurs dizaines de milliards de dollars qui permettront de [se] doter des équipements essentiels à la dissuasion et à la défense" [BFM TV].

Encore des lacunes, le président turc au "centre du jeu"

"Tous les dirigeants, dont Donald Trump, devraient réaffirmer leur 'engagement inébranlable' en faveur de la défense collective au titre de l'article 5 du traité de l'Atlantique Nord", indiquent Les Echos, qui ont consulté le projet de déclaration finale approuvé vendredi par les 32 ambassadeurs auprès de l'Otan. "Les Européens, sous pression américaine, vont détailler leurs investissements massifs dans la défense", précise le quotidien économique.

Les armées européennes restent confrontées à plusieurs lacunes : munitions, défense aérienne, frappes de longue portée et logistique. Dans cette perspective, l'Ukraine apparaît comme un partenaire industriel prometteur pour accélérer le réarmement européen, en particulier dans les drones et les missiles.

Ankara entend aussi tirer parti de ce sommet. "Trop content d'être au centre du jeu, le président Erdogan va mettre les petits plats dans les grands avec un somptueux dîner prévu le 7 juillet au soir, à l'issue d'une journée consacrée à l'industrie de défense, au cours de laquelle un grand nombre de contrats, joint-ventures ou investissements devraient être dévoilés et plaire au président Trump" [Les Echos].

"La déclaration commune devrait être publiée dès mercredi matin, marquant la fin d’un sommet espéré aussi court que possible pour éviter un nouveau coup de canif de Donald Trump dans le dos de la plus grande alliance défensive de l’histoire", conclut Libération.

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