19.06.2026 à 12:02
Léa Deseille

"Quarante petites minutes pour balayer tous les sujets de l’actualité", attaque Libération. "Le président de la République était interrogé dans l’émission 'L’Événement', au lendemain du sommet du G7 à Évian [jeudi 18 juin]" [Le Monde]. "Il a évoqué, pêle-mêle, la situation au Proche-Orient, la guerre en Ukraine et les débats autour de la mort de […]
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"Quarante petites minutes pour balayer tous les sujets de l’actualité", attaque Libération. "Le président de la République était interrogé dans l’émission 'L’Événement', au lendemain du sommet du G7 à Évian [jeudi 18 juin]" [Le Monde]. "Il a évoqué, pêle-mêle, la situation au Proche-Orient, la guerre en Ukraine et les débats autour de la mort de Lyhanna", résume le journal du soir.
"Face à Caroline Roux, le président de la République est notamment revenu sur le protocole d’accord entre l’Iran et les États-Unis, signé mercredi soir à Versailles (Yvelines)", relate Le Parisien. "Mais interrogé sur le conflit déclenché il y a près de quatre mois par Washington, il a surtout répété une chose : la France n’a jamais vraiment compris quels étaient les objectifs poursuivis par les États-Unis", analyse le HuffPost. "Lorsqu’on lui demande qui a gagné cette guerre après 108 jours de combats, Macron refuse d’ailleurs d’entrer dans 'cette logique'", ajoute le pureplayer.
"Alors que des voix critiques s’élèvent, notamment outre-Atlantique, pour dénoncer une 'capitulation' américaine, en référence aux reculades des États-Unis dans plusieurs dossiers, le chef de l’État a refusé d’utiliser ce terme" [Le Monde].
"C'est toujours mieux d'avoir un accord que la guerre, surtout quand il peut y avoir des risques d'escalade", a ajouté le président français [La Libre]. "On rentre dans une nouvelle phase qui est celle de la coopération, du dialogue, qui est mieux que la guerre". "Malgré tout, le locataire de l’Élysée ne veut pas être utopiste, expliquant ne 'pas croire du tout' que la guerre 'soit totalement terminée'", cite Libération.
"Pour [que les négociations] se finissent, la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni sont indispensables", considère le président [France info]. "Macron, qui n'a pas participé aux négociations sur la guerre en Iran, ne peut s'attribuer le mérite de la décision de Trump de signer l'accord. Mais il a permis d'obtenir ce moment historique, replaçant ainsi l'Europe au cœur d'une guerre que les États-Unis et Israël ont lancée conjointement sans consulter leurs alliés occidentaux", analyse le média américain Greenwich Time.
Le président a tout de même "noté une conséquence : une baisse progressive des prix à la pompe. Concernant le Liban, il a appelé Benyamin Netanyahou à 'faire preuve de responsabilité et de rationalité'" [Ouest France].
"Le président de la République a également évoqué la situation en Ukraine, abordée lors du sommet [du G7], où était invité Volodymyr Zelensky", explique Le Parisien. "Le chef de l’État s’est montré optimiste quant au retour de Washington à la table de négociations", observe le quotidien. "Je suis convaincu que le président Trump va […] mettre plus d’engagement pour qu’on puisse collectivement aider l’Ukraine", a-t-il expliqué sur France 2, estimant que Donald Trump pourrait "mettre plus de pression sur la Russie".
"Habituellement réticent à soutenir Kiev, Donald Trump a assuré lors de ce sommet que la Russie 'devrait conclure un accord'. Il a aussi affirmé que Washington pourrait rétablir les sanctions contre le pétrole russe, alors que les cours du brut sont en baisse depuis l’annonce d’un accord entre l’Iran et les États-Unis", développe Libération. "Une victoire pour les dirigeants européens et pour le président ukrainien Volodymyr Zelensky après son désastre diplomatique à la Maison-Blanche en mars 2025", retrace le Greenwich Time.
Enfin, Emmanuel Macron a également évoqué la politique intérieure. "À propos de l’affaire Lyhanna, cette jeune fille de 11 ans retrouvée morte dans le Gers, [il] a estimé que 'nos sociétés vivent dans une violence avec des situations inacceptables'. Selon lui, 'si on veut qu’elle soit féconde, [l’indignation générale, ndlr] doit se traduire par des gestes utiles'", cite L'Opinion.
"La mort de la jeune fille a soulevé une immense émotion dans le pays en raison notamment du profil du suspect, jamais poursuivi alors qu’il a été visé par plusieurs plaintes pour agressions et viols sur mineurs", rappelle Libération. "Je l'ai dit dès le premier jour, il y a des choses qui n'ont pas été bien faites", a-t-il ajouté [France info]. "Un travail d'inspection a été demandé. Il sera rendu le 22 juin", conclut le média.
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18.06.2026 à 12:02
Florian Chaaban

"Les nouveaux OGM ont le champ libre en Europe", titre Mediapart. Le 17 juin, l'institution a donné son ultime feu vert à "des nouvelles techniques génomiques (NGT) dans l'agriculture" [Le Temps]. Celles-ci "peuvent rendre des plantations plus résistantes à la sécheresse ou aux maladies mais inquiètent des défenseurs de l'environnement et des petits exploitants", poursuit […]
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"Les nouveaux OGM ont le champ libre en Europe", titre Mediapart. Le 17 juin, l'institution a donné son ultime feu vert à "des nouvelles techniques génomiques (NGT) dans l'agriculture" [Le Temps]. Celles-ci "peuvent rendre des plantations plus résistantes à la sécheresse ou aux maladies mais inquiètent des défenseurs de l'environnement et des petits exploitants", poursuit le média suisse.
"Variétés moins gourmandes en eau ou en pesticides, blé pauvre en gluten… Ces NGT permettent de modifier le génome d'une plante mais sans introduire d'ADN étranger, contrairement aux OGM de première génération", observe La République des Pyrénées. "Les semences obtenues par NGT sont donc bien des organismes génétiquement modifiés mais ne sont pas 'transgéniques'", précise Sud Ouest.
Le débat sur ces biotechnologies divise le monde agricole européen. "C'est peut-être l'un des textes les plus clivants de cette mandature concernant l'agriculture", avance Public Sénat. "Au Parlement, la rapporteuse de la loi, l'eurodéputée suédoise Jessica Polfjärd (PPE, droite), vante une technologie qui 'permettra de cultiver des plantes résistantes au changement climatique et d'obtenir des rendements plus élevés sur des surfaces plus réduites'" [Le Monde]. Leur autorisation "était réclamée par la puissante organisation agricole Copa Cogeca ainsi que les grands semenciers, au nom de la compétitivité européenne face aux États-Unis et à la Chine, qui y ont déjà recours", complète le journal du soir.
En face, "nombre de scientifiques, syndicats paysans et associations écologistes pointent des risques importants pour l'environnement, la viabilité de l'agriculture biologique (qui interdit les organismes génétiquement modifiés – OGM) ou encore l'information des consommateurs" [Vert].
Ces dernières semaines, la société civile s'était fortement mobilisée, "avec des manifestations devant le Parlement européen à Strasbourg, des centaines de milliers de signatures recueillies [sur une pétition] et des dizaines d'organisations engagées pour défendre la transparence alimentaire", rapporte le magazine italien TerraNuova.
"Le Parlement européen, la droite et l'extrême droite se sont couchés face aux lobbys agrochimiques américains et chinois, c'est une véritable capitulation", a réagi dans les colonnes de Vert Christophe Clergeau (S&D) à l'issue du scrutin. Le député européen avait "déposé une quinzaine d'amendements – tous rejetés". "Nous avons créé un modèle européen souverain des nouvelles techniques génomiques qui servira nos agriculteurs. […] Il ne s'agit pas d'importer le modèle américain ou brésilien", fait quant à lui valoir l'eurodéputé centriste Pascal Canfin [La République des Pyrénées].
Jusqu'à présent, "les contrôles environnementaux étaient si complexes et coûteux que l'autorisation de mise sur le marché n'en valait souvent pas la peine. Les variétés génétiquement modifiées devaient faire l'objet d'analyses approfondies afin d'évaluer leurs risques potentiels pour l'environnement. Après la réforme, ces évaluations de risques devraient disparaître", analyse la Tagesschau.
Concrètement, "l'accord voté par le Parlement européen sépare les NTG en deux catégories : la première, où les végétaux modifiés sont autorisés au même titre que toute plante conventionnelle ; la deuxième, pour les mutations complexes (plus de 20 opérations), où les plantes sont considérées comme des OGM 'classiques', avec un processus de surveillance, de traçabilité et d'étiquetage" [Vert].
"Les NGT résistantes aux herbicides ou produisant des insecticides ne seront pas autorisées sur le marché, au nom de la durabilité. Et dans l'agriculture biologique, aucune NGT ne sera autorisée", souligne le quotidien suisse Le Temps, qui rappelle que "l'autorité européenne de sécurité alimentaire (EFSA) s'était montrée favorable à l'approche de Bruxelles visant à autoriser une partie des NGT".
S'agissant de la propriété, "l'Union européenne souhaite à l'avenir autoriser les brevets sur ces nouvelles variétés et technologies, contrairement aux semences conventionnelles", explique la Tagesschau. Ses institutions tablent sur "une base de données publique dans laquelle tous les brevets portant sur les méthodes de génie génétique et les semences seront enregistrés".
Par ailleurs, "entre la phase de test des nouvelles variétés et leur commercialisation, il faudra plusieurs années avant que des aliments produits avec des NGT arrivent dans les assiettes des Européens", tempère Sud Ouest. Mais des organisations environnementales comme Pollinis s'alarment déjà "de l’absence d'étiquetage sur les produits finaux, le moment venu", ajoute le quotidien régional.
Selon le média espagnol Demócrata, "le règlement entrera en vigueur 20 jours après sa publication au Journal officiel de l'Union européenne, mais son application effective sera reportée de deux ans ; les nouvelles dispositions devraient donc s'appliquer à partir de 2028".
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17.06.2026 à 12:10
Valentin Ledroit

"C’est une déclaration de Donald Trump, étrangement publiée dans le tabloïd américain New York Post en plein combat de MMA à la Maison-Blanche, qui a réchauffé le conflit technologique entre les États-Unis et la France, et plus largement l’Union européenne", rapporte Libération. "J’ai demandé [à Emmanuel Macron] de ne pas taxer les entreprises américaines, et […]
L’article Au G7 d'Évian, l'Europe et les États-Unis se livrent à un bras de fer sur la souveraineté numérique est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

"C’est une déclaration de Donald Trump, étrangement publiée dans le tabloïd américain New York Post en plein combat de MMA à la Maison-Blanche, qui a réchauffé le conflit technologique entre les États-Unis et la France, et plus largement l’Union européenne", rapporte Libération.
"J’ai demandé [à Emmanuel Macron] de ne pas taxer les entreprises américaines, et si [il] le fait, je n’aurai d’autre choix que d’appliquer un droit de douane de 100 % sur tous les champagnes et tous les vins provenant de France", a déclaré le président américain, mardi 16 juin, juste avant de s'envoler pour Évian où il assiste à la réunion du G7 sous présidence française. "On a connu meilleure entrée en matière entre un hôte et un invité", ironise le quotidien.
La Croix rappelle qu'en début de semaine, l'administration Trump "a ordonné à la start-up américaine d’intelligence artificielle Anthropic de suspendre à 'tout ressortissant étranger' l’accès à ses deux modèles les plus puissants, Claude Fable 5 et Mythos 5". Cité par le journal, le ministre français des Affaires européennes, Benjamin Haddad, constate que "les États-Unis assument désormais ouvertement l’IA comme un instrument stratégique relevant de la sécurité nationale. Une arme de domination à ne pas mettre entre toutes les mains".
Dans The Conversation, Johan Linåker, maître de conférences en informatique à l'Université de Lund en Suède, illustre l'absence de maîtrise des Européens sur les infrastructures numériques critiques. "Le contexte est sans appel. Environ 80 % des infrastructures et des technologies numériques européennes proviennent de pays extérieurs à l'UE". Et cette situation est similaire pour d'autres technologies devenues cruciales. D'une part, "l'Europe ne produit qu'environ 10 % des semi-conducteurs mondiaux (la technologie à la base des puces informatiques)". D'autre part, les fournisseurs européens "détiennent environ 15 % du marché" dans le domaine du cloud computing (informatique en nuage), "tandis que trois entreprises américaines en représentent environ 70 %" [The Conversation].
"Ces déséquilibres ont longtemps été considérés comme une conséquence naturelle de la mondialisation. Mais dans un contexte de tensions géopolitiques, ils constituent de plus en plus une vulnérabilité stratégique", affirme Johan Linåker dans le média en ligne.
En réponse à ces difficultés, la Commission européenne a présenté le 3 juin dernier son "paquet souveraineté", une proposition "très attendue pour stimuler les technologies européennes locales et protéger l'UE des interférences étrangères", note The Guardian. Pour Max von Thun, directeur d'un groupe de réflexion spécialisé dans la lutte contre les monopoles, ce paquet "constitue une reconnaissance bienvenue, quoique tardive, du fait que la dépendance vis-à-vis des entreprises technologiques américaines n’est pas seulement un problème économique : il s’agit d’une menace directe pour l’indépendance, la résilience et la sécurité du continent", rapporte le journal britannique.
La proposition de l'exécutif européen veut notamment permettre de "réserver certains contrats aux groupes européens. Une manière, sans le dire frontalement, d’effacer autant que possible Microsoft ou Amazon des administrations du Vieux Continent", souligne Libération. La proposition est notamment défendue par Paris. "Comme en matière de politique industrielle ou de défense, la France s’est fait l’avocat le plus ardent de l’idée consistant à diriger prioritairement les dépenses européennes et la commande publique des 27 vers des fournisseurs européens" [La Croix].
Mardi 16 juin, le gouvernement français est passé à l'acte en faisant une "annonce hautement symbolique", relève France Inter. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a indiqué que le contrat liant les services de renseignement français, la DGSI, "à la société américaine Palantir serait rompu et attribué à une startup française, Chapsvision", poursuit la radio. Un peu plus tôt, c'est l'Allemagne qui avait également "choisi [l'entreprise française] pour éviter […} Palantir dans l’analyse de données de ses services secrets", complète France Culture.
Pour France Inter, l'entreprise américaine, dont "[le] fondateur, Peter Thiel, est un libertarien qui soutient Donald Trump depuis la première heure", "fait les frais de la quête de souveraineté numérique française".
Ces récents épisodes ne manqueront pas d'alimenter les discussions du déjeuner de travail à Évian. Pour Blick, il ne fait aucun doute que "ce déjeuner au sommet du G7 aura bel et bien l’allure d’un duel entre les quatre pays européens (Italie, France, Royaume-Uni, Allemagne, plus l’Union européenne) et les États-Unis". Le journal suisse estime en effet que "cette guerre numérique est celle que Trump, enlisé dans le conflit au Moyen-Orient, ne peut pas perdre".
Libération confirme en écrivant que "ce déjeuner sera un sacré billard à trois bandes, avec le duel global entre l’UE et les États-Unis, la bataille commerciale relancée par Trump contre la France et la présence dans une même pièce du président américain et du patron d’Anthropic".
Côté français et européen, "c’est aussi l’occasion de dire à tous ces grands patrons de l’IA et de la tech que ce côté de l’Atlantique veut de la régulation dans cette révolution qui s’empare de pans entiers de la société, de la vie privée jusqu’aux entreprises les plus sensibles" [Libération].
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