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18.07.2024 à 11:29

Elections européennes 2024 : qui sont les nouveaux députés européens de La France fière et de Reconquête ?

Hugo Palacin

En recueillant 5,47 % des voix lors des élections européennes de 2024 en France, Reconquête est parvenu à remplir son objectif principal : envoyer des représentants au Parlement européen. Le parti d’extrême droite, créé en 2021 par Eric Zemmour pour soutenir sa candidature à l’élection présidentielle, compte désormais une députée européenne au sein de l’hémicycle strasbourgeois, […]

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Texte intégral (2084 mots)
Reconquête compte 5 élus au sein du Parlement européen à l'issue des élections européennes de 2024 - Crédits : Parlement européen | Reconquête
Reconquête compte une élue et La France fière quatre élus au sein du Parlement européen à l’issue des élections européennes de 2024 - Crédits : Parlement européen | Reconquête

En recueillant 5,47 % des voix lors des élections européennes de 2024 en France, Reconquête est parvenu à remplir son objectif principal : envoyer des représentants au Parlement européen. Le parti d’extrême droite, créé en 2021 par Eric Zemmour pour soutenir sa candidature à l’élection présidentielle, compte désormais une députée européenne au sein de l’hémicycle strasbourgeois, Sarah Knafo.

Quatre autres députés européens sont issus de la même liste, “La France fière” : Marion Maréchal, Guillaume Peltier, Nicolas Bay et Laurence Trochu. Exclus de Reconquête peu après leur élection, les trois premiers ont créé un microparti lui aussi baptisé “La France fière”. Ils siègent avec Laurence Trochu au sein des Conservateurs et réformistes européens (CRE), tandis que Sarah Knafo est membre du groupe Europe des Nations Souveraines, créé le 10 juillet. 

Pourquoi les cinq élus ne siègent-ils pas tous dans le même groupe ?

Dans le contexte des élections législatives anticipées provoquées par la dissolution de l’Assemblée nationale, Marion Maréchal, Guillaume Peltier, Nicolas Bay et Laurence Trochu se sont prononcés en faveur d’une nouvelle coalition des droites, avec le Rassemblement national. Une prise de position qui a valu aux trois premiers d’être exclus de Reconquête mercredi 12 juin (Laurence Trochu n’étant pas membre de Reconquête).

Des figures de Reconquête élues au Parlement européen

Les cinq premiers candidats qui figuraient sur la liste de Reconquête sont donc élus députés européens. La tête de liste de “La France fière”, Marion Maréchal, retrouve le devant de la scène politique et un mandat d’élue. Députée du Vaucluse de 2012 à 2017 sous les couleurs du Front national (devenu depuis le Rassemblement national), la nièce de Marine Le Pen et petite-fille de Jean-Marie Le Pen siège désormais au sein du Parlement européen.

Elle compte comme collègues l’ancien député LR du Loir-et-Cher, Guillaume Peltier (en 2e position sur la liste) mais aussi la présidente du Mouvement conservateur, Laurence Trochu (5e). Elu en 2014 sur la liste du Front national, réélu en 2019 sur celle du Rassemblement national, Nicolas Bay, qui avait depuis rallié Reconquête, est reconduit pour un troisième mandat consécutif de député européen (il figurait au 4e rang de la liste). La conseillère politique et compagne d’Eric Zemmour, Sarah Knafo (3e) est également élue et se retrouve isolée après la mise à l’écart des quatre autre candidats de la liste.

Les députés européens élus sur la liste “La France fière”

En gras figurent les députés européens réélus.

EurodéputéÂgeProfession/Engagement
Marion Maréchal34Ancienne députée du Vaucluse (2012-2017)
Guillaume Peltier47Conseiller départemental du Loir-et-Cher, ancien député du Loir-et-Cher (2017-2022)
Sarah Knafo31Conseillère politique d’Eric Zemmour, auditrice à la Cour des comptes
Nicolas Bay46Député européen depuis 2014
Laurence Trochu51Présidente du Mouvement conservateur
Consultez notre dossier spécial Elections européennes 2024

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18.07.2024 à 10:56

Hauts-de-France : le Canal Seine-Nord Europe, futur maillon des liaisons durables d’Europe du Nord

Arthur Olivier

C’est un chantier ambitieux. Avec 107 kilomètres de voies, 60 ponts, sept écluses et quatre ports intérieurs, le futur Canal Seine-Nord Europe mérite son surnom de “chantier du siècle”. Traversant 59 communes des Hauts-de-France, cette nouvelle liaison fluviale permettra aux bateaux de transporter des marchandises entre Compiègne (Oise) et Aubencheul-au-Bac (Nord), de part et d’autre […]

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Texte intégral (1888 mots)
Exemple de projet de pont au-dessus du futur canal, dans l'Oise
Exemple de projet de pont au-dessus du futur canal, dans l’Oise - Crédits : Lavigne et Chéron Architectes / SCSNE

C’est un chantier ambitieux. Avec 107 kilomètres de voies, 60 ponts, sept écluses et quatre ports intérieurs, le futur Canal Seine-Nord Europe mérite son surnom de “chantier du siècle”. Traversant 59 communes des Hauts-de-France, cette nouvelle liaison fluviale permettra aux bateaux de transporter des marchandises entre Compiègne (Oise) et Aubencheul-au-Bac (Nord), de part et d’autre de la région. L’objectif : terminer les travaux d’ici à 2030.

Un intérêt commun européen

L’intérêt du canal et de ses quatre zones portuaires déclarés d’utilité publique n’est pas seulement national et régional. Le projet s’inscrit dans le cadre des objectifs de la politique de transports de l’Union européenne : créer un espace unique européen parfaitement intégré et respectueux de l’environnement avec l’achèvement du réseau transeuropéen de transports (RTE-T), en supprimant les principaux obstacles et goulets d’étranglement, en renforçant l’interopérabilité et connectant plus durablement et efficacement les différents modes de transport.

L’UE a structuré le réseau transeuropéen de transports en trois niveaux de priorités. Plusieurs corridors stratégiques, véritable colonne vertébrale du marché unique européen, et deux réseaux (central et global), priorisant les objectifs de développement et d’aménagement à réaliser.

Le Canal Seine-Nord Europe et la réalisation des plateformes multimodales s’inscrit dans le cadre de la liaison fluviale Seine-Escaut, qui s’étend du Havre aux communes du nord de la Belgique, elles-mêmes reliées à des villes néerlandaises. En tout, plus de 20 000 kilomètres de voies fluviales constituent ce vaste réseau.

Le petit canal d’aujourd’hui est un peu le goulet d’étranglement du réseau actuel”, expliquait en septembre 2021 à Touteleurope.eu Jérôme Dezobry, président du directoire de la Société du Canal Seine-Nord Europe (SCSNE), maître d’ouvrage du projet. “Il est obsolète, tant d’un point de vue économique qu’environnemental”.

Le tracé du canal Seine-Nord Europe (en vert)
Le tracé du Canal Seine-Nord Europe (en vert) - Crédits : SCSNE

Le but est de relier plus efficacement les ports maritimes et les ports intérieurs du nord de la France, du Benelux et de l’Europe et ainsi de les rendre plus efficients en améliorant les échanges et la circulation des biens par voie d’eau et en créant des zones portuaires à vocation industrielle et logistique.

Ce projet de développement durable tant d’un point de vue économique, par la fluidité du marché unique européen et la création d’emplois directs et indirect générés, qu’environnemental par le report sur le Canal Seine-Nord Europe des camions qui circulent actuellement sur les autoroutes, contribuera aux objectifs européens d’atteindre la neutralité climatique en 2050.

En effet, cela devrait permettre une réduction des émissions de gaz à effet de serre liées au secteur du transport non négligeable. Plusieurs estimations ont ainsi été réalisées. Alors que l’étude initiale pariait sur un péage afin d’accéder à l’infrastructure, la philosophie du projet a été révisée. “Ce mode de financement a été remis en cause, nous pourrions avoir une recette incitative pour que les entreprises utilisent le canal”, suggère Jérôme Dezobry. Ce qui joue évidemment sur le nombre de bateaux circulant sur la future voie fluviale. L’établissement estime que jusqu’à 760 000 camions pourraient basculer vers ce mode de transport plus écologique.

Des quais de desserte proches de silos céréaliers ou des industries ainsi que des quais au niveau des ports intérieurs profiteront aux entreprises des Hauts-de-France. D’abord pensé pour les containers, le trafic des céréales ou celui des matériaux de construction, le canal pourrait avoir d’autres usagers à terme. La SCSNE reçoit déjà des questions de sociétés de croisière qui cherchent à créer des produits touristiques pour aller jusqu’à Bruxelles ou Liège. Par ailleurs, des quais vont être aménagés afin que des bus puissent accéder aux rives du canal, donnant accès au patrimoine touristique des Hauts-de-France.

Mesures environnementales et clauses sociales

D’ici-là, les responsables de ce chantier ont prévu plusieurs mesures afin de compenser les conséquences environnementales des travaux (respectant ainsi le principe du pollueur payeur). “Sur les 200 kilomètres de berges, 25 sont réservés à la reproduction de différentes espèces de poissons”, précise Jérôme Dezobry. “Ce que nous voulons, c’est faire un canal vivant”, poursuit-il.

Des réunions “très locales” sont aussi organisées avec les habitants afin de “co-construire les projets d’aménagement”, comme les ponts traversant le canal ou la localisation des pistes cyclables dessinées aux abords des berges.

Plus de 400 personnes travaillent déjà sur le projet. La première phase des travaux a été lancée au printemps 2021, sur le secteur sud du canal, et les premiers ponts ont été construits en mars 2023. Par ailleurs, “des clauses d’insertion ont été ajoutées dans les marchés publics”. Les entreprises qui répondent aux appels d’offre doivent ainsi recruter un certain nombre de jeunes de moins de 25 ans ou plus largement des personnes éloignées, voire très éloignées, de l’emploi.

La Société du Canal Seine-Nord Europe pilote localement cette opération, avec pour premier contributeur financier l’Union européenne, via 2,1 milliards d’euros du mécanisme pour l’interconnexion en Europe (MIE) consacrés au projet sur les 5,1 milliards nécessaires. Une enveloppe supplémentaire de 300 millions d’euros a été débloquée par la Commission européenne au titre du MIE le 17 juillet 2024. Les Région Hauts-de-France et Ile-de-France ainsi que les Départements du Nord, de l’Oise, du Pas-de-Calais et de la Somme contribuent pour leur part à hauteur de 1,1 milliards d’euros. L’Etat participe lui aussi avec la même somme que ces collectivités. Enfin, les 0,8 milliard d’euros restants proviennent de l’emprunt.

Découvrez l'Europe concrète en Hauts-de-France
Article cofinancé par l'UE, en partenariat avec l'ANCT

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17.07.2024 à 19:17

Elections européennes 2024 : quelle est la composition du nouveau Parlement européen ?

Hugo Palacin

A quoi ressemble le nouveau Parlement européen ? Après les élections européennes, qui se sont déroulées du 6 au 9 juin 2024 dans les 27 Etats membres, les 720 nouveaux eurodéputés ont pris place dans l’hémicycle mardi 16 juillet. Les principaux groupes politiques sont ainsi constitués, même si le nombre de députés européens qui les […]

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Texte intégral (2719 mots)
Le Parlement européen comptera 720 députés à l'issue du scrutin de juin 2024 - Crédits : Matthieu Cugnot / Parlement européen
Le Parlement européen compte 720 députés à l’issue du scrutin, le 9 juin 2024 - Crédits : Matthieu Cugnot / Parlement européen

A quoi ressemble le nouveau Parlement européen ? Après les élections européennes, qui se sont déroulées du 6 au 9 juin 2024 dans les 27 Etats membres, les 720 nouveaux eurodéputés ont pris place dans l’hémicycle mardi 16 juillet. Les principaux groupes politiques sont ainsi constitués, même si le nombre de députés européens qui les composent peut encore continuer d’évoluer.

Si vous consultez cet article sur mobile, placez votre téléphone en mode paysage pour voir l’intégralité de l’infographie et de la légende (avec tous les groupes politiques). Vous pouvez aussi l’ouvrir dans un nouvel onglet.

Pour former un groupe politique au Parlement européen, il faut réunir au minimum 23 députés issus de 7 pays différents. A noter que lors de la mandature 2024-2029, le Parlement européen est plus fourni que lors de la précédente : 15 sièges supplémentaires ont été attribués à différents Etats membres, faisant passer le nombre de députés européens de 705 à 720.

La droite et la gauche se stabilisent

Le premier enseignement de cette nouvelle composition est la relative stabilité des deux principaux groupes au Parlement européen, qui représentent les familles politiques européennes traditionnelles que sont la droite et la gauche.

Le groupe du Parti populaire européen (PPE), dans lequel siègent, entre autres, les élus français des Républicains (LR) ou les chrétiens-démocrates allemands (CDU/CSU), compte historiquement le plus grand nombre de représentants au sein de cette assemblée. Il conserve sa première place avec 12 élus supplémentaires (188 députés européens, contre 176 à la fin de la mandature 2019-2024).

L’Alliance progressiste des socialistes et démocrates (S&D), groupe politique du Parti socialiste européen (PSE), apparaît dans une situation semblable, mais en très légère baisse, passant de 139 à 136 élus (-3). Elle reste ainsi la deuxième force politique du Parlement européen. Siègent notamment dans ses rangs les eurodéputés français du Parti socialiste et de Place publique (PS-PP), ou ceux du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE).

Percée de l’extrême droite

Autre enseignement important de cette nouvelle composition, le renforcement de l’extrême droite, aujourd’hui partagée entre trois groupes au Parlement européen. Avec 84 membres, le groupe des Patriotes pour l’Europe est actuellement la troisième force politique de l’hémicycle. Officiellement constitué le 8 juillet, il se compose des Hongrois du Fidesz ou des Italiens de la Ligue, mais surtout des 30 députés du Rassemblement national. Le groupe Identité et Démocratie (ID), dont sont issus la plupart des eurodéputés de cette nouvelle alliance politique, comptait 49 eurodéputés à la fin de la mandature 2019-2024.

Du côté des Conservateurs et réformistes européens (CRE), la famille politique de la Première ministre italienne Giorgia Meloni (Fratelli d’Italia), on observe là aussi une hausse des effectifs. 9 élus viennent grossir le contingent de droite radicale, portant son nombre de parlementaires à 78, contre 69 à la fin de la mandature 2019-2024. 4 Français, issus de la liste de Reconquête aux élections européennes, siègent avec les CRE.

Nouveauté de la mandature 2024-2029, le Parlement européen compte trois groupes d’extrême droite. Officialisé le 10 juillet, l’Europe des nations souveraines, composé en grande partie des Allemands de l’AfD, rassemble 25 élus.

Les libéraux et les écologistes dégringolent, la gauche radicale en hausse

En forte progression lors des élections européennes de 2019, les groupes libéraux et écologistes tombent de haut cette année. Renew Europe, qui regroupe notamment les Français de Renaissance (et ses alliés) et les Néerlandais du VVD, perd 25 représentants, passant ainsi de 102 à 77 eurodéputés. C’est le plus grand recul parmi tous les groupes politiques du Parlement européen. Les libéraux abandonnent donc le statut de troisième groupe politique dont ils bénéficiaient entre 2019 et 2024.

Du côté des Verts/Alliance libre européenne (Verts/ALE), la perte est estimée à 18 sièges, soit environ un quart de leurs effectifs. Le groupe, qui compte dans ses rangs les élus français d’Europe Ecologie Les Verts (EELV) et les Allemands de Die Grünen, passe de 71 à 53 élus. Quatrième groupe le plus important lors de la précédente mandature, les écologistes reculent ainsi d’une place.

Enfin, la Gauche au Parlement européen (GUE/NGL) perd son rang de plus petit groupe politique. Rassemblant entre autres les élus de La France insoumise (LFI) ou de Die Linke en Allemagne, elle voit son contingent grossir, à 46 eurodéputés contre 37 précédemment (+9). La gauche radicale bénéficie du ralliement du Mouvement 5 étoiles italien, le 4 juillet, pour gonfler ses effectifs.

Les eurodéputés restants figurent parmi les non-inscrits mais peuvent à tout moment intégrer un des groupes existants.

Consultez notre dossier spécial Elections européennes 2024

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