29.06.2026 à 12:37
Manon Mazuir

"Le pavé de Berlin, brûlant comme jamais", des pompiers "déployés dans les rues [de Prague] pour brumiser la vieille ville", des "problèmes cardiaques et de déshydratation [qui] s'accumulent [à Liège]" énumère France info. Le week-end dernier, "le Vieux Continent [a une nouvelle fois été] en surchauffe". "Au moins 193 millions d’habitants en Europe, dont 75 millions en […]
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"Le pavé de Berlin, brûlant comme jamais", des pompiers "déployés dans les rues [de Prague] pour brumiser la vieille ville", des "problèmes cardiaques et de déshydratation [qui] s'accumulent [à Liège]" énumère France info. Le week-end dernier, "le Vieux Continent [a une nouvelle fois été] en surchauffe".
"Au moins 193 millions d’habitants en Europe, dont 75 millions en Allemagne, ont connu des températures supérieures à 35 °C à un moment de la journée" samedi 27 juin, selon les calculs de l’Agence France-Presse [Le Monde].
"Les records se sont accumulés : le Danemark n’a jamais eu aussi chaud depuis la création des relevés météo en 1874, avec une température montant jusqu’à 37 °C. La République tchèque a, elle, enregistré son record de température à 40,6 °C. L’Allemagne a aussi battu, samedi, un nouveau record, avec 41,5 °C", liste le journal du soir.
Mais ce n'est pas tout. Aux Pays-Bas aussi, pays pourtant au nord de l'Europe,"une alerte rouge inédite est [entrée] en vigueur" vendredi dernier. "La plupart des écoles sont restées fermées vendredi et les autorités ont demandé de limiter les déplacements", explique Libération. La Pologne a également "battu son record historique de chaleur avec des températures atteignant 40,5 °C à Słubice, à la frontière polono-allemande", de même que la Hongrie "avec 40,7 °C enregistrés à Budakalász" [The Guardian].
"La canicule se déplace désormais vers le sud-est. Les Balkans sont en alerte rouge, notamment sur toute la côte Adriatique croate. Des températures de 39 °C sont attendues jusqu’à [aujourd'hui] en Serbie, en Macédoine du Nord, en Bosnie et au Monténégro", relate Libération.
Des températures qui ont déjà un impact sanitaire considérable : "déjà 1 300 morts [sont] imputables à la canicule en Europe", d'après le bilan provisoire de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), informe RFI. Avec un nombre élevé en France : selon Santé publique France, entre le 24 et le 28 juin "environ 1 000 décès supplémentaires ont été observés par rapport aux décès enregistrés les mois précédents" [Euronews].
"Dans plusieurs pays, le phénomène climatique et son cortège de pollution ont mis les systèmes de santé sous tension. […] Personnes âgées, malades chroniques, enfants, adolescents, personnes à la rue… la chaleur tue, par noyade, hyperthermie [ou] crise cardiaque", constate Le Monde. Selon les estimations, le nombre de décès en Europe est “disproportionnellement élevé par rapport à d’autres régions du monde”, avance Politico.
Plusieurs raisons peuvent être invoquées. Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur général de l'OMS, a souligné dimanche que "les maisons, les lieux de travail et les écoles européens n'étaient pas construits pour ces températures", rapporte Euronews. Un constat corroboré par Politico : "les mesures prises pour protéger les Européens face à des étés de plus en plus chauds sont bien en deçà de ce qu’elles devraient être". "Le quotidien suisse Le Temps rappelle 'l’inadaptation des logements' en France, où budgets contraints et politique 'court-termiste' risquent d’entraîner, par exemple, la remise en location de 'passoires thermiques'", décrypte Courrier international.
Par ailleurs, "la climatisation reste peu répandue en Europe, y compris dans les établissements de santé. Or, selon une étude de 2007, [elle] permettrait de réduire de 75 % les décès liés à la chaleur", relaie Courrier international se faisant l'écho de CBS News,"alors que seulement 20 % des Européens en sont équipés, contre 90 % des Américains" à ce jour. Surtout, l'Europe a une population vieillissante, et donc plus à risque.
Au-delà des conséquences sanitaires, les répercussions économiques de ces épisodes de très fortes chaleurs "sont de plus en plus documentées, et loin d'être négligeables", alerte France Culture. Selon une étude récente publiée par l'assureur Allianz Trade, "les pertes cumulées dans les économies les plus exposées pourraient atteindre 5 à 7% du PIB sur la période 2026-2030, ce qui représente 210 milliards d'euros pour la France", détaille le média français. Et de poursuivre : "l'impact économique est particulièrement prononcé pour la France, y compris au sein de l'Europe" .
L'agriculture n'y échappe pas. Exemple représentatif de ce phénomène : le fleuve Pô en Italie qui "irrigue la plaine du même nom, inquiète. Celui-ci n’est jamais descendu aussi bas, aussi tôt dans la saison, et la chaleur précoce fait craindre une sécheresse destructrice pour les cultures dès le mois de juillet" [RFI]. Résultat : "les agriculteurs pourraient abandonner une partie de leurs récoltes".
"Les canicules à répétition sont un marqueur sans équivoque du changement climatique", rappelle Le Monde. "Le Vieux Continent se réchauffe deux fois plus vite, en moyenne, que le reste du monde. En 2025 - la troisième année la plus chaude depuis qu’il existe des relevés -, la quasi-totalité de l’Europe (au moins 95 % du territoire) a connu des températures annuelles supérieures à la moyenne calculée sur la période 1991-2020", s'alarme Courrier international.
La position géographique de l'Europe l'expose "à des modifications des courants de l’atmosphère induites par le changement climatique. La partie nord du continent est aussi proche de l’Arctique, une région qui se réchauffe encore plus vite, avec des conséquences pour le climat européen", fait valoir RFI. Autre explication de la radio française : "le continent est également celui où la qualité de l’air s’est le plus améliorée. Une bonne nouvelle pour la santé, mais la réduction des particules polluantes - qui renvoient une partie de la chaleur du soleil vers l’espace – accentue paradoxalement le réchauffement".
"La canicule actuelle montre une nouvelle fois que le réchauffement produit déjà des dégâts appelés à s’aggraver. Malgré cela, les mesures d’adaptation adoptées par le continent sont insuffisantes", a estimé récemment le Conseil scientifique consultatif européen sur le climat, conclut RFI.
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26.06.2026 à 12:00
Léa Deseille

"L’Italie et la France sont des partenaires indispensables", titre Quotidiano Nazionale. "Le premier entretien bilatéral officiel entre Emmanuel Macron et Giorgia Meloni était attendu depuis quatre ans, tout comme le premier sommet intergouvernemental entre l’Italie et la France depuis le traité conclu en 2021, qui renforçait la coopération bilatérale traditionnelle", rappelle Euronews. Les deux chefs […]
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"L’Italie et la France sont des partenaires indispensables", titre Quotidiano Nazionale. "Le premier entretien bilatéral officiel entre Emmanuel Macron et Giorgia Meloni était attendu depuis quatre ans, tout comme le premier sommet intergouvernemental entre l’Italie et la France depuis le traité conclu en 2021, qui renforçait la coopération bilatérale traditionnelle", rappelle Euronews.
Les deux chefs d'État ont fait plusieurs annonces lors de cette réunion attendue. "La France et l’Italie veulent mettre en place une 'coalition' multinationale à la fin du mandat de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) en décembre pour renforcer la 'souveraineté au Liban'", note Le Monde. "Nous avons décidé conjointement de lancer une coalition pour soutenir le Liban après la fin de la Finul et pourrions prochainement envisager la tenue d'une conférence internationale pour initier ce projet", a déclaré la Première ministre italienne, Giorgia Meloni, cite Le Spiegel.
Le président français Emmanuel Macron souhaite lancer ce projet "naturellement en collaboration avec l'Union européenne et les Nations unies, afin de renforcer la souveraineté du Liban et d'empêcher que son territoire ne devienne le point de départ d'une nouvelle escalade régionale", rapporte l'agence de presse italienne Ansa.
"La Finul compte actuellement 7 500 Casques bleus, provenant d'une cinquantaine de pays. Ils sont déployés dans le sud du Liban, le long de la Ligne bleue qui s'étend sur 120 kilomètres, traçant une frontière de facto entre le Liban et Israël", rappelle L'Orient-Le Jour. "Le mandat de la Finul prend fin en décembre et elle ne sera pas renouvelée en tant que telle. Rome et Paris sont d'importants contributeurs à cette mission et veulent donc préparer le relais", poursuit le quotidien francophone libanais.
"'L'Italie et la France peuvent absolument faire la différence. […] Il est nécessaire, de notre point de vue, de garantir une présence internationale qui évite un vide sécuritaire extrêmement dangereux', a renchéri la Première ministre italienne Giorgia Meloni" [RFI]. "Bien sûr, un cadre juridique international est nécessaire. Et il lui faut un mandat qui puisse réellement faire la différence – ce qui a peut-être en partie fait défaut à la mission de la Finul ces dernières années"', a précisé la Première ministre italienne, poursuit Le Spiegel.
"Cette annonce intervient deux jours après un entretien téléphonique entre Emmanuel Macron et le président libanais, Joseph Aoun, au cours duquel le chef de l'État français avait indiqué qu'il mènerait des consultations avec plusieurs pays", écrit L'Orient-Le Jour. "Cette initiative bénéficie du soutien de plusieurs pays de l'Union européenne, dont la France, l'Italie et l'Espagne", ajoute le quotidien.
Les discussions lors du sommet à Antibes ne se sont pas arrêtées au Liban. "Les deux pays ont signé au total sept accords, entre le sommet intergouvernemental d’Antibes et le Forum économique qui s’est tenu en parallèle", note Euronews. "Les accords signés entre les deux pays dans plusieurs secteurs, à commencer par la défense et l’espace, sont bien là."
Les chefs d'État sont également revenus sur les rumeurs autour de leur relation. "Je crois que la coopération entre l'Italie et la France démontre que nos relations n'ont pas été glaciales, mais plutôt entre des personnes sérieuses qui discutent de politique", a lancé Giorgia Meloni, rapporte Quotidiano Nazionale. "J’avoue être un peu amusée par toutes les histoires qui circulent sur les coulisses de notre relation. Nous sommes deux personnes, comme l’a justement dit le président Macron, qui défendent leurs intérêts nationaux, mais qui savent travailler ensemble", a-t-elle ajouté.
"En esquivant les divergences sur l’Ukraine […], sujet déjà abordé à Berlin, les deux dirigeants ont préféré insister sur leurs principaux points d’accord", analyse Euronews. "Le sommet organisé jeudi à Antibes a donné lieu à des déclarations d’entente des deux dirigeants sur les principaux points, mais il faudra voir ce qu’il en restera lors des prochains rendez-vous internationaux qui les attendent", conclut le média européen.
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25.06.2026 à 13:44
Amélie Philotas

"Un pistolet dans chaque main et des coups de feu qui fusent" [El Mundo]. C’est ainsi que l'un des principaux quotidiens espagnols décrit l’intervention du chef du gouvernement espagnol, confronté à la multiplication des affaires judiciaires visant son entourage et le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE). Après l'affaire des masques et l'affaire Zapatero, les scandales […]
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"Un pistolet dans chaque main et des coups de feu qui fusent" [El Mundo]. C’est ainsi que l'un des principaux quotidiens espagnols décrit l’intervention du chef du gouvernement espagnol, confronté à la multiplication des affaires judiciaires visant son entourage et le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE). Après l'affaire des masques et l'affaire Zapatero, les scandales se succèdent et fragilisent l’exécutif.
Alors que mercredi 24 juin, Pedro Sánchez tentait de défendre son gouvernement au Parlement, son épouse Begoña Gómez, inculpée pour détournement de fonds, trafic d’influence, corruption dans des opérations commerciales et malversations, remettait son passeport aux autorités. Un nouveau coup dur pour le Premier ministre socialiste qui, un peu plus encore, se voit sommé de donner sa démission.
Pour le chef du gouvernement espagnol, "l'un des rares dirigeants de gauche en Europe" [Le Monde], l'ambiance n'est pas au beau fixe. Mercredi, le dirigeant européen a nié toute "corruption générale" au sein de son gouvernement et a assuré qu'il n'aurait pas "toléré" de pratiques illicites, rapporte Perfil. Les affaires touchent son mentor José Luis Rodríguez Zapatero, son frère David Sánchez, son ancien ministre des Transports José Luis Ábalos, et désormais son épouse.
Fin mai, José Luis Rodríguez Zapatero, "icône de la gauche" pour avoir légalisé le mariage homosexuel et réhabilité les victimes du franquisme, avait été mis en examen pour "trafic d’influence" et "blanchiment" [Le Point]. "Il est soupçonné d’être intervenu de façon irrégulière dans le sauvetage à 53 millions d’euros d’une compagnie aérienne en 2021" [Le Monde] et d'entretenir des contacts avec des entrepreneurs véreux au Venezuela.
Le 22 juin, la Cour suprême a condamné José Luis Ábalos "[à 24 ans de prison] pour association de malfaiteurs, corruption, détournement de fonds et trafic d’influence, dans une affaire liée à l’achat de masques pendant la pandémie de Covid-19." [La Nación]. "L'ancien conseiller ministériel, Koldo García, et l'homme d'affaires Víctor de Aldama ont également été condamnés dans la même affaire, à 19 ans et huit mois et quatre ans et demi, respectivement", précise le journal espagnol.
Nouveau rebondissement mercredi : alors que Pedro Sánchez s'expliquait devant l’hémicycle espagnol, son épouse, Begoña Gómez, "a remis son passeport […] au tribunal de la Plaza de Castilla (Madrid), conformément à la décision du juge Juan Carlos Peinado" [El Mundo].
Elle est désormais interdite de quitter l’Espagne jusqu’à son procès. "Cette décision s’inscrit dans une enquête ouverte en avril 2024", rappelle Ouest-France. En avril 2026, l'épouse du chef du gouvernement a été formellement inculpée pour plusieurs délits financiers.
La mesure a provoqué de vives réactions. Le ministre de la Justice, Félix Bolaños, a dénoncé sur X "un jour funeste pour ceux d’entre nous qui [croient] en la justice", estimant que "la raison et la vérité finiront par l’emporter".
Face à ces scandales, les appels à la démission se multiplient. Selon le politologue Pablo Simón, Pedro Sánchez a une capacité "à tenir bon [pendant que] beaucoup d'autres leaders auraient flanché" [Le Point]. Toutefois, la fébrilité gouvernementale se fait toujours plus persistante et les voix se lèvent en faveur de sa démission, ou au moins, d'élections anticipées.
Le leader du parti d’extrême droite Vox, Santiago Abascal, a quant à lui déclaré : "Nous ne supportons plus tous ces scandales. […] La corruption, c’est vous ! […]. Vous n’éprouvez même pas un minimum de honte", avant d'exiger la convocation d'élections "dès maintenant" [Le Monde]. Une position reprise par le parti indépendantiste catalan Junts, ce dernier appelant le Premier ministre à faire comme son homologue britannique, Keir Starmer, qui a démissionné en début de semaine.
Sans budget depuis trois ans, à la tête d’un exécutif minoritaire, le leader socialiste doit bientôt annoncer la date des prochaines élections générales. "Avec tout ce qu’il se passe, il est indécent qu’il reste un jour de plus", lui a lancé le chef de l’opposition libérale Alberto Núñez Feijóo. Même Gabriel Rufián, allié de gauche du leader socialiste, appelle de ses vœux "la fin de cette agonie" [Le Point].
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