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15.07.2026 à 13:34

Un 14 juillet d'une ampleur "massive" aux couleurs de l'Europe et de l'Ukraine

Amélie Philotas

Un 14 Juillet "XXL aux couleurs de l'Ukraine et de ses alliés" [France 24]. C'est avec un esprit très européen que s'est déroulé, ce mardi, le traditionnel défilé sur l'avenue des Champs-Élysées, à Paris. Une parade d'une ampleur "massive", mobilisant 6 700 militaires à pied, 98 avions, 31 hélicoptères et 315 véhicules. Le défilé a […]

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Texte intégral (2008 mots)
Cette année, le défilé du 14 juillet mettait à l'honneur la coalition des volontaires pour l'Ukraine - Crédits : Christophe Licoppe / Commission européenne
De nombreux chefs d'État et de gouvernement européens étaient présents dans la tribune officielle - Crédits : Christophe Licoppe / Commission européenne

Un 14 Juillet "XXL aux couleurs de l'Ukraine et de ses alliés" [France 24]. C'est avec un esprit très européen que s'est déroulé, ce mardi, le traditionnel défilé sur l'avenue des Champs-Élysées, à Paris. Une parade d'une ampleur "massive", mobilisant 6 700 militaires à pied, 98 avions, 31 hélicoptères et 315 véhicules.

Le défilé a également réuni 500 soldats venus des 35 pays de la "coalition des volontaires", en présence d'un bon nombre de leurs dirigeants respectifs. Des militaires ukrainiens ont aussi pris part au cortège, tandis que le président Volodymyr Zelensky a assisté à l'événement depuis la tribune.

Cette édition, qui marque la dernière du double quinquennat d'Emmanuel Macron, a mis en avant le "réveil stratégique de l’Europe" et une armée "prête au combat", selon l’Élysée [Le Monde]. Le chef de l'État "qui quittera le pouvoir en 2027, [a souhaité] aussi montrer la remontée en puissance des armées françaises en dix ans de présidence, au cours de laquelle le budget de défense français aura doublé" [Sud Ouest].

Mettre en lumière la coalition des volontaires

"L’objectif de ce dixième et dernier défilé d'Emmanuel Macron en tant que chef d’État : illustrer de la manière la plus convaincante possible le soutien français et européen à l'Ukraine, et montrer au monde la force retrouvée de la nouvelle coalition européenne face à la Russie", résume L'Express.

La coalition des volontaires est une initiative portée par la France et le Royaume-Uni afin de garantir une paix durable en Ukraine après un hypothétique cessez-le feu avec la Russie. Elle réunit "la quasi-totalité des pays européens, membres ou non de l'Union européenne, ainsi que la Turquie et le Canada, deux membres importants de l'Otan, mais aussi l'Australie, le Japon ou la Nouvelle-Zélande", rappellent les Échos.

Ce mardi, sur les Champs-Élysées, près de 500 soldats de 35 pays de la coalition des volontaires pour l’Ukraine ont ouvert le défilé sous les yeux de leurs chefs d’État ou de gouvernement respectifs, notamment l’Allemand Friedrich Merz, le Britannique Keir Starmer ou encore le Polonais Donald Tusk. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le général Grynkewich, commandant suprême de l'Otan, ont aussi été conviés à l'événement.

"Les États-Unis, eux, sont les grands absents de cette coalition. Le rédacteur en chef de la revue Conflit [Jean-Baptiste Noé] rappelle que cette coalition est née durant une période de tension entre l’Ukraine et les États-Unis. Une bonne manière pour les Européens d’exister en dehors de l’Otan", souligne RCF.

La présence ukrainienne, un symbole

La parade militaire est une autre manière pour Emmanuel Macron de réaffirmer son soutien à l'Ukraine : l'ouverture du défilé par la Patrouille de France, "accompagnée de deux Mirage 2000 français, avec à leur bord des copilotes ukrainiens formés en France" [France 24]. Au sol également, l'Ukraine était à l'honneur. Le défilé a été marqué par la présence de vingt-cinq militaires ukrainiens, "applaudis par la tribune présidentielle et notamment par le président ukrainien Volodymyr Zelensky, lui-même ovationné à son arrivée", complète le média international.

Selon le président français, la présence de militaires ukrainiens sur la célèbre avenue parisienne apparaît comme un "symbole de fraternité, de courage et de destin partagé" [TV5 Monde]. La veille, le président ukrainien a pris part à un sommet de la coalition des volontaires pour l’Ukraine, qui accueillait deux nouveaux participants : la Moldavie et la Macédoine du Nord.

Avec ces deux ajouts, la coalition des volontaires compte désormais 36 membres. En effet, mardi, la Bulgarie a annoncé son retrait de l'alliance. "Nous ne faisons pas partie d’une coalition qui insiste sur la poursuite de l’aide financière et militaire à l’Ukraine", a ainsi déclaré le Premier ministre pro-russe Roumen Radev à l'issue du défilé [Ouest-France].

Soutien accru à Kiev

Au cours de cette rencontre, les pays membres "ont convenu de soutenir Kiev dans la durée, y compris pour certains par l'envoi de soldats sur le terrain une fois un hypothétique cessez-le-feu conclu avec la Russie" [TV5 Monde]. La France et l'Ukraine ont également conclu une "feuille de route" prévoyant l'acquisition par Kiev de 16 avions de combat Rafale et leurs armements. "Les premiers doivent voler dans les airs ukrainiens dès 2028-2029", a annoncé le président français [Les Échos].

Pour renforcer sa défense antiaérienne, l'Ukraine va également se doter "d'une première série de batteries SAMP/T de nouvelle génération qui viennent compléter les systèmes qui seront livrés avec leurs missiles dans les semaines à venir", a ajouté Emmanuel Macron, cité par le journal économique.

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10.07.2026 à 12:45

Espionnage : l'Italie expulse deux agents russes sous couverture diplomatique

Manon Mazuir

"À Rome, la diplomatie russe vient de perdre deux attachés militaires et un peu de discrétion", entame L'Express. L'Italie a annoncé, jeudi 9 juillet, "l'expulsion de deux agents des services de renseignement russes présents sur son territoire sous couverture diplomatique, dénonçant une 'ingérence grave et inacceptable'", informe Libération. "Le gouvernement italien a décidé d'expulser deux […]

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Texte intégral (1882 mots)
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a dénoncé l'utilisation par la Russie d'armes hybrides contre l’Italie et l’Occident - Crédits : Дмитрий Шулейко / iStock
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a dénoncé l'utilisation par la Russie d'armes hybrides contre l'Italie et l'Occident. Ici, l'ambassade russe à Rome - Crédits : Dmitri Chouleyko / iStock

"À Rome, la diplomatie russe vient de perdre deux attachés militaires et un peu de discrétion", entame L'Express. L'Italie a annoncé, jeudi 9 juillet, "l'expulsion de deux agents des services de renseignement russes présents sur son territoire sous couverture diplomatique, dénonçant une 'ingérence grave et inacceptable'", informe Libération.

"Le gouvernement italien a décidé d'expulser deux attachés militaires de l'ambassade de la Fédération de Russie en Italie, impliqués dans des activités d'espionnage", a écrit sur X le ministre des Affaires étrangères, Antonio Tajani [Le Figaro]. Le chef de la diplomatie italienne a ainsi "communiqu[é] à l'ambassadeur russe à Rome qu'Ivan Petrovich Gorbachev et Mikhaïl Astakhov [devaient] quitter [la capitale italienne] dans un délai de trois jours" [France 24].

Une décision forte, à laquelle Moscou a promis "une réponse appropriée", relate le média français, citant l'agence de presse Ria Novosti. De son côté, l'ambassadeur russe à Rome, Alexeï Paramonov, s'en est pris "à la diplomatie italienne, accusée de vouloir limiter l'influence russe dans la péninsule" [L'Express].

Des informations liées à l'Ukraine et à la sécurité européenne

"Au moins un des deux agents russes a collecté, en échange d'argent, des informations relatives au système franco-italien de défense antiaérienne SAMP/T, que l'Ukraine doit recevoir cette année pour le tester, et aux missiles franco-italiens Aster déjà livrés à Kiev", précise Libération. Il "s'intéressait également à la mission de l'Otan en Bulgarie ainsi qu'à l'entreprise italienne Avio, qui produit des moteurs de drones et des missiles supersoniques", complète le quotidien français.

L'annonce de ces expulsions "intervient deux jours après l'arrestation de deux anciens agents des services de renseignement italiens accusés d'avoir livré à Moscou des informations sensibles relatives notamment à l'aide militaire à l'Ukraine", explique Le Télégramme.

Les deux affaires seraient liées, l'un des agents russes étant "accusé d'avoir rémunéré l'un des deux ex-espions italiens, selon une enquête de la justice italienne", poursuit le journal régional. Comme le révèlent des écoutes, "de nombreux fichiers [auraient] été transmis [par Gavino Raoul Piras, ancien des services de renseignement italien] à l'agent des services secrets russes, Mikhaïl Astakhov, l'un des deux fonctionnaires expulsés", rapporte la Rai.

"Les juges italiens décrivent des documents classifiés, allant du 'confidentiel' au 'secret', et parfois marqués 'Nato (Otan) Secret'" [L'Express]. Il n'y aurait cependant, selon la justice, aucun "risque potentiellement préjudiciable de manière exceptionnellement grave aux intérêts de la République", dans la mesure où "aucune information ne semble en effet avoir été classée 'très secret'", nuance la Rai.

Guerre hybride

"Ceci n'est que la partie émergée de l'iceberg", a estimé mardi dernier le ministre italien de la Défense, Guido Crosetto, cité par France 24, dénonçant "un conflit hybride" mené par Moscou. Même son de cloche du côté d'Antonio Tajani, pour qui la Russie "continue d'utiliser des 'armes hybrides' contre l'Italie et l'Occident" [L'Express].

Moscou n'en est pas à son premier coup d'essai en Italie. En 2021, "deux diplomates russes avaient déjà été expulsés après l'arrestation de Walter Biot, officier de la marine italienne accusé d'avoir vendu à l'ambassade russe des documents italiens et de l'Otan" [L'Express].

"Depuis le sommet de l'Otan à Ankara, le ministre de la Défense a reconnu sans détour la vulnérabilité du pays face à la pénétration russe" : "je ne suis pas surpris, les espions sont partout", a-t-il déclaré [L'Opinion]. Avant de rappeler que l'offensive de Moscou "ne se limite pas à la recherche d'informations classifiées, mais vise aussi l'espace public, à travers les réseaux sociaux, les opérations d'influence et la manipulation de l'opinion, à un an des élections législatives de 2027", souligne le quotidien français.

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09.07.2026 à 12:14

Sommet de l'Otan à Ankara : attaques contre l'Espagne, visées sur le Groenland, "beaucoup d'amour"… Donald Trump souffle le chaud et le froid envers ses alliés européens

Valentin Ledroit

"L'Otan résiste à l'épreuve de Trump lors d'un sommet chaotique à Ankara", titre La Vanguardia. Le président américain "avait déjà plusieurs dossiers à distribuer [lors de ce rendez-vous] : l'Iran, le Groenland, les dépenses militaires européennes, les alliés jugés insuffisamment mobilisés. Mais mercredi 8 juillet, c'est l'Espagne qui a concentré ses attaques", entame L'Express. L'Espagne, […]

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Texte intégral (1991 mots)
Le président américain, Donald Trump aux côtés du Secrétaire général de l'Alliance, Mark Rutte, lors de la première journée du sommet, lundi 7 juillet
Le président américain, Donald Trump aux côtés du Secrétaire général de l'Alliance, Mark Rutte, lors de la première journée du sommet, lundi 7 juillet - Crédits : Otan

"L'Otan résiste à l'épreuve de Trump lors d'un sommet chaotique à Ankara", titre La Vanguardia.

Le président américain "avait déjà plusieurs dossiers à distribuer [lors de ce rendez-vous] : l'Iran, le Groenland, les dépenses militaires européennes, les alliés jugés insuffisamment mobilisés. Mais mercredi 8 juillet, c'est l'Espagne qui a concentré ses attaques", entame L'Express.

L'Espagne, nouvelle cible privilégiée de Donald Trump

Dès l'ouverture du sommet, le Républicain a qualifié Madrid de "cause perdue" et de "terrible partenaire au sein de l'Otan", relate la BBC. Donald Trump "n'a manifestement pas pardonné au gouvernement de Sánchez, dirigé par les socialistes, de ne pas avoir autorisé les États-Unis à utiliser les bases de Morón et de Rota pour des missions s'inscrivant dans le cadre de la guerre contre l'Iran", poursuit le média britannique.

Autre grief : les dépenses militaires. "Donald Trump veut pousser les alliés de l'Otan à consacrer 5 % de leur PIB à la défense [à horizon 2035]". Un objectif jugé irréaliste par Madrid qui affirme, par ailleurs, "pouvoir respecter ses engagements avec 2,1 % du PIB", note L'Express.

En guise de représailles, le pensionnaire de la Maison-Blanche a agité ses traditionnelles menaces commerciales. "Je ne veux pas faire affaire avec eux, d'accord ?", a déclaré le président américain avant d'affirmer qu'il allait préparer un "menu de produits espagnols à mettre sous embargo" [Reuters].

Face à ces menaces, le gouvernement de Pedro Sánchez a choisi de "ne pas donner l'importance que d'autres voudraient" à ces propos, privilégiant la carte de la retenue, relaie El Mundo. L'épisode a également provoqué une réaction du côté de la Commission européenne. "Un porte-parole de l'exécutif européen a assuré que Bruxelles 'veillera toujours' à protéger les intérêts de l'Union et de tous ses États membres", souligne L'Express. Le magazine rappelle aussi que "l'Espagne appartient à l'Union européenne", que "[sa] politique commerciale relève de la Commission européenne", et que le pays "ne peut donc pas être traité comme un partenaire commercial isolé du reste du marché unique".

L'obsession du Groenland

Outre le dossier espagnol, Donald Trump a également ravivé les tensions avec le Danemark en réitérant son souhait d'acheter le Groenland. "[Ce territoire] est très important pour les États-Unis, mais n'est pas important pour le Danemark", a affirmé le milliardaire, cité par 20 Minutes. Le média note que "l'Alliance atlantique a traversé de graves turbulences en début d'année, quand Donald Trump a menacé de s'emparer, éventuellement par la force, du Groenland, jugé indispensable à la sécurité des États-Unis". Avant que le président américain ne fasse marche arrière.

Depuis le début d'année, les dirigeants groenlandais et danois ont répété que le territoire n'était "pas à vendre", "ce qu'a réitéré la Première ministre danoise, Mette Frederiksen, mercredi" [BBC]. Une position, là encore, soutenue par la Commission européenne qui a précisé que "[c'était] aux Groenlandais et aux Danois qu'il appartenait de prendre les décisions concernant le Groenland".

Du vitriol à "l'amour"

Pourtant, à l'issue des séances de travail, le ton a radicalement changé. Après avoir fustigé ses partenaires, Donald Trump a même vanté l'harmonie des échanges à huis clos : "il y avait beaucoup d'amour dans la pièce, beaucoup d'unité" [Courrier international]. Plus tard, Pedro Sánchez a même déclaré lors d'une conférence de presse que lui et Trump "avaient évoqué la Coupe du monde de football, organisée par les États-Unis, ainsi que le golf, mais pas les dépenses militaires", rapporte Reuters.

Ce revirement s'est également traduit par une annonce majeure concernant l'Ukraine. "Donald Trump a donné son feu vert à l'Ukraine pour la fabrication sous licence de missiles Patriot", une technologie essentielle "pour la défense antimissile de [Kiev] face aux salves russes" [Le Monde]. "De cette façon, vous ne pourrez plus vous plaindre que nous ne vous en donnons pas assez", a lancé le dirigeant américain [The Guardian]. Mais les contours de cette promesse restent flous, tant la construction de telles armes sera un processus "cher, complexe et long", pointe le quotidien britannique.

Citant El País, Courrier international relève toutefois que "l'inconstance" des déclarations de Donald Trump a "jeté une ombre sur la réunion", pourtant "soigneusement orchestrée". "À tel point que l'alliance n'a pas encore fixé de date pour le prochain sommet, initialement prévu l'année prochaine en Albanie et qui pourrait être reporté".

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