09.04.2026 à 13:35
Vincent Lequeux

"Mark Rutte est arrivé discrètement en milieu d'après-midi et en est reparti tout aussi discrètement deux heures et demie plus tard", souligne la chaîne d'information BFM TV. Prévue "de longue date" selon un responsable de l'Alliance atlantique, la rencontre entre le secrétaire général de l'Otan et le président américain ce mercredi visait à "tirer parti […]
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"Mark Rutte est arrivé discrètement en milieu d'après-midi et en est reparti tout aussi discrètement deux heures et demie plus tard", souligne la chaîne d'information BFM TV. Prévue "de longue date" selon un responsable de l'Alliance atlantique, la rencontre entre le secrétaire général de l'Otan et le président américain ce mercredi visait à "tirer parti du succès du sommet de l'Otan à La Haye" l'an dernier. Les pays membres s'y étaient engagés, sous la pression de Donald Trump, à augmenter fortement leurs dépenses militaires.
Or dans le nouveau contexte de la guerre au Moyen-Orient, ce dernier a réitéré ses critiques vis-à-vis des alliés européens. "L'Otan n'était pas là quand nous avions besoin d'eux, et ils ne seront pas là si nous avons de nouveau besoin d'eux. Rappelez-vous du Groenland, ce gros morceau de glace mal géré", a-t-il écrit sur sa plateforme Truth Social dans la soirée [RFI]. Le milliardaire avait notamment réclamé l'aide des Européens pour sécuriser le stratégique détroit d'Ormuz, bloqué par l'Iran en réponse aux attaques israélo-américaines depuis le 28 février.
En amont de la rencontre, la porte-parole de la Maison-Blanche Karoline Leavitt avait déclaré que les Européens "ont été mis à l'épreuve, et ils ont échoué", citant directement le président [France 24]. "J'ajouterais qu'il est assez triste que l'Otan ait tourné le dos aux Américains au cours des six dernières semaines, quand ce sont les Américains qui financent leur défense".
Interrogée sur la perspective d'un retrait américain de l'Otan, dont Donald Trump menace les Européens depuis des mois, Karoline Leavitt a confirmé que "[c'est] quelque chose dont [il] discute et je pense qu’il en discutera tout à l’heure avec le secrétaire général" [Le Monde]. Selon le Wall Street Journal, l'administration Trump réfléchirait notamment à "retirer des troupes américaines" stationnées dans des pays qui n'ont pas soutenu l'offensive militaire contre l'Iran, pour les déplacer "vers des pays jugés plus coopératifs".
Le secrétaire général de l'Otan a également rencontré le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio. D'après un communiqué du département d'État américain, leurs discussions "ont porté sur les opérations militaires contre l’Iran, la guerre en Ukraine et le renforcement de la coordination et du 'transfert de charges' avec les alliés de l’Otan", résume Le Devoir.
Interrogé sur la chaîne CNN à l'issue de son entrevue, Mark Rutte s'est quant à lui livré à un "exercice d'équilibriste" [BFM TV] pour ne pas froisser les Américains sans causer de tort aux Européens. Au journaliste lui demandant si les pays de l'Otan avaient failli à leur mission dans la guerre au Moyen-Orient, le Néerlandais a répondu : "Quelques-uns, oui, mais une large majorité de pays européens, et c’est ce dont nous avons discuté aujourd’hui, ont fait ce qu’ils avaient promis" [La Presse].
Également questionné pour savoir si le monde était plus sûr aujourd'hui qu'avant le début de la guerre, Mark Rutte a affirmé : "Absolument, parce que - et c'est grâce au leadership du président Trump - il est très, très important de dégrader [les capacités militaires de l'Iran]" [BFM TV].
Mais "la 'daddy diplomacy' de [Mark] Rutte s’essouffle, même après le recul de Trump sur l’Iran", estime Euractiv. En effet, "cet exercice est devenu particulièrement difficile avec le lancement des frappes américano-israéliennes contre l'Iran fin février, en raison de la frustration du président américain face à ce qu'il considère comme une dérobade des Européens en Iran", poursuit RFI. Et ce bien que Mark Rutte soit toujours perçu par le locataire de la Maison-Blanche comme "un type formidable, génial" [Le Soir].
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08.04.2026 à 11:49
Florian Chaaban

"Une croisade anti-UE et pro-Orbán", résume Le Soir. En déplacement à Budapest mardi 7 avril, "le vice-président américain [J.D. Vance] est venu soutenir le Premier ministre ultraconservateur hongrois à quelques jours d'élections législatives au résultat incertain, mettant en lumière le rôle central de la Hongrie dans l'internationale Maga" [Les Echos]. Alors que "Viktor Orbán brigue […]
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"Une croisade anti-UE et pro-Orbán", résume Le Soir. En déplacement à Budapest mardi 7 avril, "le vice-président américain [J.D. Vance] est venu soutenir le Premier ministre ultraconservateur hongrois à quelques jours d'élections législatives au résultat incertain, mettant en lumière le rôle central de la Hongrie dans l'internationale Maga" [Les Echos].
Alors que "Viktor Orbán brigue un cinquième mandat consécutif [le sixième au total, ndlr] à la tête du gouvernement hongrois" [Le Parisien], cette visite "est le signal d'une prise de position de plus en plus affichée de l'administration américaine aux côtés des dirigeants jugés compatibles avec ses priorités diplomatiques", écrit Libération. Or, "l'effort américain a peu de chances d'aider le Premier ministre hongrois, vu la maigre popularité de l'administration Trump en Europe", nuance L'Express.
Lors d'une conférence de presse, "le vice-président américain a dénoncé les interférences dans les élections hongroises des 'bureaucrates de Bruxelles' qui auraient, selon lui, cherché à faire monter les prix [avant le scrutin du 12 avril], qualifiant cela de 'pire exemple d'ingérence étrangère'" [Le Figaro].
Selon Politico, J.D. Vance accuse notamment l'UE de "détruire l'économie de la Hongrie" et de saper les "efforts visant à 'réduire l'indépendance énergétique du pays'". En cause d'après lui, une simple affaire personnelle. "[Les dirigeants européens, ndlr] ont fait tout cela parce qu'ils détestent ce type", a-t-il argué sans détour [El País]. "La Commission européenne a réagi en soulignant construire avec les États membres 'une Europe plus forte et plus indépendante'" [Le Monde], se faisant l'écho des propos de l'un de ses porte-parole.
Auprès de "son allié le plus fidèle en Europe" [El País], J.D. Vance a par ailleurs décrit "Viktor Orbán comme un 'partenaire important et constructif pour la paix' en Ukraine", observe Le Monde. La guerre en Ukraine justement, point de friction central entre l'UE et la Hongrie de Viktor Orbán.
"Les décisions prises à l'unanimité continuent de lui accorder un droit de veto. C'est le cas pour le prêt de 90 milliards d'euros accordé par l'UE à l'Ukraine. [Les dirigeants européens ont approuvé ce prêt] en décembre 2025 [avec certaines concessions faites à la Hongrie, à la République tchèque et la Slovaquie], mais lors du Conseil européen du 19 mars, le Premier ministre hongrois a bloqué le versement de l'aide promise à Kiev", retrace Blick. Et d'ajouter que ce dernier "a conditionné son feu vert à la reprise des livraisons de pétrole russe via l'oléoduc Droujba". De son côté, "Bruxelles a retenu des milliards de fonds européens en raison de préoccupations liées à la corruption et à l'État de droit [en Hongrie]" [Euronews].
Outre les dossiers économique et ukrainien, l'UE a fait l'objet d'autres griefs de la part du vice-président américain lors de cette visite. "Il s'en est également pris aux règles numériques de l'Union, notamment à la loi sur les services numériques, qui oblige les plateformes à lutter contre la désinformation et les contenus préjudiciables" [Euronews].
Cette rencontre s'inscrit dans un moment charnière. "Au pouvoir depuis 16 ans, Viktor Orbán fait face à une opposition renforcée. Le leader du parti Tisza, Péter Magyar, a réussi en moins de deux ans à bâtir une alternative crédible, capable de menacer l'hégémonie du dirigeant hongrois", note la Deutsche Welle.
En l'état, "le Premier ministre [illibéral] est donné largement perdant du scrutin de dimanche par les instituts de sondage indépendants. Même si le système électoral, qu'il a façonné pour lui être largement favorable, pourrait atténuer son éventuelle défaite" [Le Monde]. "Proche du président russe, Vladimir Poutine, Viktor Orbán bénéficierait, selon les observateurs, de l'aide secrète de la Russie pour accroître ses chances de victoire face au parti du conservateur pro-européen Péter Magyar", relate Le Parisien. Ces derniers jours, le risque de collusion entre Budapest et le Kremlin a pris de l'épaisseur, marqué par la révélation de l'existence d'un enregistrement sonore compromettant pour Budapest.
Un appui russe, et américain donc. "Bien qu'il ait exprimé son soutien à M. Orbán, M. Vance a déclaré que Washington serait prêt à travailler avec le vainqueur de l'élection, quel qu'il soit", note Euronews. Un scénario que les États-Unis de Donald Trump n'envisagent pas. "C'est Viktor qui va gagner, je n'ai aucun doute là-dessus, pas vrai ?", a déclaré J.D. Vance [Le Figaro]. Et le dirigeant hongrois de rétorquer : "c'est le plan".
"Ce n'est pas la première fois que l'administration Trump s'immisce dans les élections européennes pour soutenir les candidats de droite radicale ou extrême. J.D. Vance avait rencontré en Allemagne la cheffe de l'AfD, Alice Weidel, peu avant les législatives de l'an dernier outre-Rhin", concluent Les Echos.
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07.04.2026 à 13:01
Manon Mazuir

"Penser ensemble la préservation de la santé et la protection de la nature", tel est le mot d'ordre d'Emmanuel Macron alors que se tient le sommet "One Health" (une seule santé) à Lyon du 5 au 7 avril, à l'occasion de la présidence française du G7 [TF1 info]. Un rendez-vous qui culmine ce mardi, avec […]
L’article "One Health Summit" : un sommet mondial sur la santé ce mardi à Lyon pour mieux se préparer aux futures crises sanitaires est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

"Penser ensemble la préservation de la santé et la protection de la nature", tel est le mot d'ordre d'Emmanuel Macron alors que se tient le sommet "One Health" (une seule santé) à Lyon du 5 au 7 avril, à l'occasion de la présidence française du G7 [TF1 info].
Un rendez-vous qui culmine ce mardi, avec la présence de "représentants d’une cinquantaine de pays […] dont une vingtaine au niveau ministériel (dont 5-6 ministres français) et cinq chefs d’État (Ghana, Botswana, Cambodge, Mongolie et France), détaille Le Progrès. Sont également attendus "des ONG, scientifiques, industriels, représentants de la société civile, de la jeunesse, des collectivités territoriales, des banques de développement, des [organisations de philanthropie], etc".
Le "One Health Summit" est "le 9e [sommet] de la série des 'One Planet Summit' consacrés à la lutte contre le réchauffement climatique", poursuit le quotidien local. Ces sommets internationaux "ont été lancés en 2017 à Paris, à l’initiative d’Emmanuel Macron, de la Banque mondiale et de l’ONU, après que les États-Unis ont annoncé leur retrait de l’Accord de Paris sur le climat", explique Le Dauphiné libéré. "Après les forêts tropicales, l’eau, les glaciers et les pôles, c’est le premier consacré à la santé globale", souligne Le Progrès.
"Quatre grandes thématiques seront abordées : les réservoirs zoonotiques et vecteurs [maladies infectieuses transmises aux humains par les animaux], les expositions aux pollutions, les systèmes alimentaires durables et les résistances antimicrobiennes", précise TF1 info.
"La santé, dans tous ses états : humaine, animale, environnementale, sera au centre du sommet" [Le Progrès]. "Ce principe d’une seule santé - ou de santé globale - reconnaît que la santé des humains, des animaux domestiques et sauvages, des plantes et de l’environnement en général (y compris des écosystèmes) est étroitement liée et interdépendante", relève Le Dauphiné libéré.
"La pandémie de Covid nous l'a enseigné : notre santé dépend de la protection du vivant", a lancé Emmanuel Macron dans un communiqué, cité par TF1 info. Les zoonoses et maladies à transmission vectorielle "se sont multipliées ces dernières décennies. Dengue, paludisme, chikungunya… avec le changement climatique, ces infections se répandent sur des territoires de plus en plus vastes", précise le média.
Autre thème au rendez-vous : la résistance aux traitements antibiotiques. "Car à force de les utiliser massivement, parfois à tort, certaines bactéries [y] deviennent insensibles", détaille France Culture. La question de la malnutrition est également au programme : les discussions visent à "promouvoir des pratiques agricoles bénéfiques pour les êtres vivants, le climat et la nature" et à agir "tout au long de la chaîne alimentaire" [TF1 info].
"La pollution figure aussi parmi les préoccupations de ce rendez-vous mondial" [France Culture]. Selon les chiffres de l'Organisation mondiale de la santé, "neuf personnes sur dix dans le monde respirent un air contenant des niveaux élevés de polluants et sept millions de décès prématurés sont attribuables aux effets de la pollution de l'air extérieure et intérieure", précise TF1 info.
Ce sommet "sera avant tout un sommet d’action", a promis Emmanuel Macron, cité par Le Dauphiné libéré. Des actions "destinées à renforcer la capacité des systèmes de santé à faire face aux crises sanitaires, note le quotidien régional. Les chefs d'État et de gouvernement pourraient ainsi annoncer des "engagements internationaux qui viseront à prévenir les risques sanitaires, alimentaires et environnementaux auxquels sont confrontées les populations du monde entier" [TF1 info], souligne, dans le dossier de presse, le président de la République.
Mais pour un collectif d'ONG et de personnalités, "cette ambition louable se heurte à une réalité alarmante : en France comme en Europe, l’action publique contredit frontalement ces objectifs" [Libération]. "Des coalitions entre la droite et l’extrême droite affaiblissent nos normes sanitaires et environnementales", dénonce leur tribune. "Ces dernières années ont été marquées par des scandales sanitaires, le blocage de mesures favorisant une alimentation plus saine et des reculs environnementaux révélant les failles d’un État qui néglige son rôle de protecteur", ajoutent-t-il.
Dans une autre tribune publiée dans les colonnes du Monde, plus de 700 scientifiques, personnalités politiques et membres de la société civile appellent quant à eux "à des décisions ambitieuses, à la hauteur des enjeux aujourd’hui bien documentés par la science, en particulier concernant les pesticides". "Dans ce domaine, le déni des réalités mises en évidence par la science semble faire office de solution sur le plan politique", signale le collectif. Un exemple parmi d'autres : "en Europe, le paquet législatif 'omnibus' [qui] vise à simplifier les procédures de mise sur le marché des pesticides, sous prétexte de gains économiques pour les entreprises". Et qui pourrait ainsi "supprimer la réévaluation régulière des pesticides dans l’Union européenne, en accordant des autorisations sans limite de durée à de nombreuses substances" [France Culture].
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