10.02.2026 à 12:13
Valentin Ledroit

"Un nouveau coup dur pour la Norvège dans l'affaire Epstein", titre Politico. L'ambassadrice de Norvège en Jordanie et en Irak, Mona Juul, a démissionné dimanche 8 février "à la suite d'informations faisant état de liens présumés avec Jeffrey Epstein". Une situation qui fait de la diplomate norvégienne la "dernière victime en date, dans ce pays […]
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"Un nouveau coup dur pour la Norvège dans l'affaire Epstein", titre Politico. L'ambassadrice de Norvège en Jordanie et en Irak, Mona Juul, a démissionné dimanche 8 février "à la suite d'informations faisant état de liens présumés avec Jeffrey Epstein". Une situation qui fait de la diplomate norvégienne la "dernière victime en date, dans ce pays nordique, du scandale qui n'en finit pas de grandir autour du prédateur sexuel" mort en 2019.
"Le 30 janvier 2026, le département de la justice américain a rendu publics plus de 3 millions de documents, mettant au jour les noms et relations d’un réseau tentaculaire qui gravitait autour de Jeffrey Epstein", rappelle France Culture. "Une affaire qui dépasse les États-Unis et éclabousse les élites européennes", constate la radio.
Dans le cas de la diplomate norvégienne, les documents "semblent indiquer qu'Epstein a légué 10 millions de dollars aux deux enfants de [Mona] Juul et de [son mari Terje] Rød-Larsen". Ce dernier a ensuite "été nommé exécuteur testamentaire d'Epstein en 2017 (avant que cela ne soit révoqué)", détaille The Guardian.
Politico précise que "d'autres personnalités norvégiennes apparaissent dans les dossiers Epstein, notamment la princesse héritière Mette-Marit et le président du Forum économique mondial et ancien ministre des Affaires étrangères Børge Brende". Enfin, l'ancien "président du Comité Nobel" et "ex-Premier ministre norvégien Thorbjørn Jagland est visé par une enquête pour des soupçons de 'corruption aggravée' du fait de ses relations avec Epstein", complète Libération.
"De la famille royale au gouvernement de Keir Starmer, le Royaume-Uni [est lui aussi] secoué par le scandale", écrit Midi Libre. Le Premier ministre travailliste, "fragilisé par les retombées politiques de l’affaire Jeffrey Epstein, a résisté lundi aux appels à la démission". Il lui est reproché d'avoir nommé Peter Mandelson, un ancien commissaire européen, au poste d'"ambassadeur du Royaume-Uni à Washington en décembre 2024 […]. Le chef du gouvernement l'a démis de ses fonctions en septembre 2025, après la publication de documents détaillant l'ampleur de ses liens avec le délinquant sexuel" [France info].
Dimanche 8 février, c'est le chef de cabinet de Keir Starmer, Morgan McSweeney, qui a démissionné. Ce dernier "avait poussé à la nomination de Peter Mandelson. Il était donc particulièrement sur la sellette", précise la télévision française.
La famille royale est aussi directement visée. L'ex-prince Andrew, "qui avait déjà perdu ses titres de prince et de duc d'York en raison de ses liens avec Epstein, s'est retrouvé à nouveau impliqué dans les dernières révélations. Celles-ci comprenaient une photo du frère cadet du roi Charles III d'Angleterre, âgé de 65 ans, penché sur une femme allongée sur le sol", note France 24. La police britannique enquête également "sur une éventuelle faute professionnelle liée à la fuite de documents confidentiels à l'adresse de Jeffrey Epstein alors qu'Andrew était envoyé commercial du gouvernement". Le roi Charles III se dit "profondément inquiet" de cette situation et "se tient prêt à coopérer avec les autorités si celles-ci le sollicitent" [20 Minutes].
L'onde de choc ne s'arrête pas à la Norvège et au Royaume-Uni. "Sur le Vieux Continent, de nombreux responsables ont été contraints de quitter leur poste dans le sillage de la mise en ligne de ces documents" [L'Express].
En Slovaquie, le Premier ministre Robert Fico a annoncé le 31 janvier dernier avoir accepté la démission d'un de ses conseillers. "D'après un échange de SMS au ton grivois consulté par la BBC, le criminel sexuel [Jeffrey Epstein] promettait en 2018 des 'filles incroyables' en Russie et 'magnifiques' en Ukraine à Miroslav Lajčák, qui était à l'époque ministre des Affaires étrangères de la Slovaquie" [France info].
En Suède, "la présidente de la fondation Sweden for UNHCR, qui collecte des fonds pour le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés", a renoncé à ses fonctions le 2 février dernier, "après la révélation d'un séjour en famille sur l'île privée de Jeffrey Epstein dans les Caraïbes en 2012" [France info].
Enfin, "l'ex-ministre [français] de la Culture Jack Lang a 'proposé' samedi 7 février sa démission de la présidence de l'Institut du monde arabe, à Paris" [L'Express]. Son nom apparaît plus de 600 fois dans les "Epstein Files", évoquant une correspondance suivie avec le financier américain et des invitations à le rencontrer dans la capitale française.
"Toutes ces répercussions tranchent avec l'impact de l'affaire aux États-Unis", affirme L'Express. "Certes, les médias américains ont largement relayé les nouvelles informations disponibles grâce à la publication des 'Epstein Files'. Et certaines figures ont pâti des dernières révélations […]. Mais la majorité des individus évoqués dans les documents publiés ont échappé à toute conséquence professionnelle".
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09.02.2026 à 13:34
Manon Mazuir

"Alors que s’affirme l’impérialisme des grandes puissances, la France - et derrière elle, l’Europe - cherche à faire entendre sa voix, diplomatiquement et militairement" [Le Parisien]. C'est le sens d'Orion 26, "nom que porte l'exercice militaire d'ampleur exceptionnelle qui [a débuté] dimanche 8 février 2026 en France", annonce RTL. "Du 8 février au 30 avril, […]
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"Alors que s’affirme l’impérialisme des grandes puissances, la France - et derrière elle, l’Europe - cherche à faire entendre sa voix, diplomatiquement et militairement" [Le Parisien]. C'est le sens d'Orion 26, "nom que porte l'exercice militaire d'ampleur exceptionnelle qui [a débuté] dimanche 8 février 2026 en France", annonce RTL.
"Du 8 février au 30 avril, les armées françaises vont conduire une série d’opérations visant à tester leur préparation en cas de conflit" [TF1 Info]. "Un exercice grandeur nature qui mobilise 12 500 militaires français, ainsi que 25 navires dont le porte-avions Charles-de-Gaulle, 140 avions et hélicoptères et 1 200 drones de tous types. Des moyens cyber et spatiaux seront également impliqués dans l’exercice", précise RMC. "Tous les domaines de l'armée seront mis à contribution : Terre, Air, Marine, espace, cyberespace et électromagnétique. Des opérations amphibies et aéroportées seront menées, ainsi que des combats aériens", complète RTL.
Selon L'Union, "l’exercice Orion 2026 sera organisé dans 15 départements, du Grand Est au littoral atlantique en passant par la Guyane". Tout au long de l’exercice, "12 ministères seront mobilisés pour tester la réactivité et la coordination des acteurs civils et militaires face aux 'rétroactions', les actions hybrides de l’adversaire sur le territoire national, d'après RMC.
"Des militaires de 24 autres pays, essentiellement européens mais aussi américains, canadiens ou émiratis, doivent y participer", précise TF1 Info. "L'objectif de cet exercice militaire, le plus grand en France depuis la guerre froide, est de tester l'armée française et ses partenaires, tester le commandement, les missions, les hommes et le matériel" [RTL]. "Particulièrement exigeant", il doit permettre "de démontrer la capacité de la France à entrer en premier sur un théâtre d'opérations et à mener une coalition internationale"
, selon le vice-amiral Xavier de Véricourt, chargé de son organisation, cité par TF1 Info.
"Le scénario imaginé par les planificateurs militaires français met en scène Arnland, un pays fictif représentant la France, menacé par son voisin Mercure, une puissance expansionniste située à l’Est cherchant à annexer une partie de son territoire" [La Nouvelle Tribune].
"Voilà le scénario, fictif, que des milliers de soldats vont suivre" [La Tribune]. Une intrigue fictive"mais crédible" [RMC]. "'Orion 2026 s'inspire directement d'un scénario élaboré par l'Otan, il intègre les évolutions récentes du champ de bataille et les nouvelles méthodes de combat', a plaidé le vice-amiral de Véricourt" [TF1 info].
"Après une première en 2023, cette édition se distingue selon [le vice-amiral] par 'un niveau de réalisme particulièrement élevé qui permet de reproduire l'ensemble des phases d'un conflit moderne, de la conflictualité hybride jusqu'à l'engagement de haute intensité'
". "Les armées entendent [par exemple] tester des innovations dans les domaines des drones, du brouillage satellite, ou de la guerre électronique", poursuit TF1 Info.
"L'exercice débutera par une simulation de débarquement amphibie et aérien en Bretagne : environ 700 soldats et une centaine de véhicules seront déployés dans les alentours de Quiberon, dans le Morbihan, les 20 et 21 février", détaille Euronews.
Selon TF1 Info, "cette phase durera jusqu’au 1er mars". Ensuite, "du 7 au 30 avril", l’exercice basculera dans les camps de Champagne au sein "d’une opération intégrée à la chaîne de commandement otanienne" destinée à "illustrer la capacité des armées européennes à s’insérer pleinement" dans les structures de l’Alliance, explique le vice-amiral de Véricourt.
Cette manœuvre militaire intervient à un moment où "les relations entre Paris et Moscou se sont considérablement détériorées" depuis le début du conflit en Ukraine en février 2022, rappelle La Nouvelle Tribune. La France a "multiplié les sanctions économiques contre la Russie et livré du matériel militaire à Kiev, provoquant des menaces répétées du Kremlin. Emmanuel Macron a même évoqué la possibilité d’envoyer des troupes en Ukraine, une déclaration qui a suscité de vives réactions à Moscou", précise le média.
"Pour le ministère des Armées, cet exercice d'ampleur revêt une importance toute particulière 'dans un contexte où un engagement dans un conflit de haute intensité pourrait devenir une réalité'" [Euronews]. L'objectif de cet exercice militaire, "le plus important depuis la guerre froide" comme le souligne plusieurs médias dont La Dépêche, est de "se préparer à une guerre de haute intensité dans un contexte de menace et de guerre en Europe, avec l'invasion russe de l'Ukraine qui dure depuis bientôt quatre ans", explicite RTL.
Orion 26 vise à "éprouver les commandements tout comme les unités de terrain et à s'assurer que les chaînes de transmission et de logistique fonctionnent, de même que l'interopérabilité avec les forces armées des alliés de l'Otan", d'après Euronews.
Car pour Mark Rutte, le secrétaire général de l'Otan, qui "met en garde contre une éventuelle attaque de Moscou contre l'Alliance dans les cinq prochaines années", "il ne fait aucun doute : 'nous sommes la prochaine cible de la Russie'" [Euronews].
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06.02.2026 à 12:43
Léa Deseille

"Au Royaume-Uni, l'affaire Epstein se transforme en scandale d'État", titrait Libération le 4 février. Le 30 janvier, la justice américaine a dévoilé des millions de documents relatifs au pédocriminel Jeffrey Epstein, mort dans une prison de New York en 2019. Une "onde de choc" qui "menace directement le Premier ministre britannique [Keir Starmer]"[Le Monde]. "[L'actuel […]
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"Au Royaume-Uni, l'affaire Epstein se transforme en scandale d'État", titrait Libération le 4 février. Le 30 janvier, la justice américaine a dévoilé des millions de documents relatifs au pédocriminel Jeffrey Epstein, mort dans une prison de New York en 2019. Une "onde de choc" qui "menace directement le Premier ministre britannique [Keir Starmer]"[Le Monde].
"[L'actuel chef du gouvernement] est accusé d'avoir manqué de discernement en validant la nomination de Peter Mandelson comme ambassadeur à Washington en février 2025, alors que l'amitié au long cours entre cette figure du Labour et le financier américain était déjà connue", complète le journal du soir. Dans les documents publiés par la justice américaine, le nom de Peter Mandelson, ex-membre de la Chambre des Lords et commissaire européen au Commerce, apparaît "plus de 5 600 fois" [France 24].
Ses liens d'amitié avec le pédocriminel "avaient déjà été établis en septembre dernier, lui valant d'être limogé de son poste d'ambassadeur" [France 24]. "Cette fois, c'est la transmission d'informations financières sensibles qui préoccupe la classe politique britannique", poursuit la chaîne de télévision internationale.
"Surnommé le 'Prince des Ténèbres' pour son habilité à manœuvrer en coulisses" [El País] Peter Mandelson "aurait partagé des informations sensibles avec Epstein alors qu'il était ministre des Affaires économiques en 2009", avance The Guardian. "Il est accusé d'avoir divulgué des courriels gouvernementaux et des informations confidentielles sur les marchés après la crise financière, notamment en informant Epstein que le gouvernement britannique allait bientôt intervenir pour soutenir l'euro en difficulté", poursuit le quotidien. La police londonienne a ouvert une enquête à son sujet et "Lord Mandelson sera interrogé dans les prochains jours", d'après The Times.
"Autre révélation du dossier Epstein concernant Peter Mandelson : l'ancien ministre et ambassadeur britannique aurait reçu des virements pour un total de 75 000 dollars de la part du pédocriminel américain en 2003-2004", ajoute France 24. "L'Union européenne enquête également sur d'éventuels actes répréhensibles commis par Mandelson lorsqu'il était commissaire au commerce entre 2004 et 2008", relate The Washington Post.
Désormais, c'est sur le Premier ministre britannique que retombe ce scandale. "[Keir] Starmer a voulu calmer la colère de son parti en accusant publiquement le vétéran de la politique travailliste d'avoir 'trahi son pays' et de lui avoir 'menti', mais à ce moment-là, l'attention du scandale s'était déjà portée sur le Premier ministre lui-même", analyse El País. "Une fois le choc des révélations passées, c'est sur Keir Starmer et ses conseillers que la colère est retombée", confirme Libération. Les députés lui reprochent d'avoir nommé le "Prince des Ténèbres" comme ambassadeur alors qu'il avait "connaissance de ses liens avec Epstein", note The Guardian.
Lors d'un discours à Hastings dans le sud de l'Angleterre, jeudi, Keir Stramer s'est "excusé d'avoir [cru] Lord Mandelson [qui a affirmé] qu'il connaissait à peine' le pédophile Jeffrey Epstein avant de le nommer ambassadeur aux États-Unis", a raconté Harriet Harman, ancienne vice-présidente du parti travailliste [The Times]. Le Premier ministre s'est également adressé directement aux victimes du pédophile. "Je suis désolé de ce qui vous a été fait, je suis désolé que tant de personnes en position de pouvoir vous aient laissé tomber. Les victimes d'Epstein ont 'vécu un traumatisme que la plupart d'entre nous peuvent à peine imaginer'" [Die Zeit]. Néanmoins, il a refusé de démissionner. "J'entends poursuivre ce travail important pour notre pays", a-t-il affirmé, selon le quotidien allemand.
"Le parti conservateur d'opposition a déclaré que cette explication n'était pas suffisante et a demandé un vote au Parlement pour exiger la publication des courriels et autres documents relatifs à la nomination de Mandelson", écrit The Washington Post. "Même ses propres députés ont averti que le mandat de Starmer comme Premier ministre était compté", dévoile The Guardian.
Sans doute pour tenter de sortir indemne de ce scandale et "après des heures de débats tendus à la Chambre des communes mercredi en fin de journée, le Premier ministre britannique a fini par céder sous la pression des parlementaires", relaie Le Figaro. "Il a renoncé à contrôler la publication des documents relatifs à la nomination de Peter Mandelson comme ambassadeur du Royaume-Uni à Washington, et a accepté qu'une commission parlementaire puisse consulter l'intégralité des dossiers, sans exception. Une tentative visant à "apaiser la colère croissante" [The Washington Post].
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