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05.08.2026 à 22:49

La sécheresse prive la Hongrie d'électricité, le ministre de l'Énergie redécouvre les jeux de société

L'ironie climatique est brutale. La canicule qui sévit — plus de 41 à 42 °C par endroits — fait grimper le recours à la climatisation, tandis que la sécheresse étrille la principale source d'électricité censée l'alimenter. Les panneaux solaires (8 gigawatts de puissance installée fournissent un tiers de l'électricité du pays) soulagent le réseau électrique le jour, puis s'effacent quand les habitants rentrent chez eux le soir. Entre 17 et 22 heures, la production solaire chute quand la consommation, elle, monte.
Le gouvernement a donc appelé chacun à reporter ses machines à laver, lave-vaisselle, recharge des voitures électriques et climatisation lorsque cela est supportable. Les administrations sont passées au télétravail, les éclairages décoratifs ont été éteints et les trains de marchandises mis à l'arrêt. Même la présidente de la République par intérim, Ágnes Forsthoffer, a mis la main à l'interrupteur : fermeture des volets et extinction de l'illumination nocturne au palais.
Sur ses réseaux sociaux, István Kapitány, le ministre de l'Énergie — ancien haut dirigeant de Shell, plus habitué aux stations-service qu'aux veillées à la bougie — a relayé des témoignages de familles qui ont ressorti les jeux de société plutôt que d'allumer leur poste de télévision. Ironique comme un ancien dirigeant pétrolier se retrouve ainsi à organiser, sous la contrainte d'un Danube exsangue, la première grande expérience hongroise de sobriété électrique. En temps normal, le faible prix de l'électricité — 10 centimes par KWh, contre 22 centimes en France — n'incite pas aux économies.
Source: Reporterre

05.08.2026 à 21:54

The rise of the military-technology complex | Bernice Yeung

How Silicon Valley tech firms remade US defense contracting. And then opened the Pentagon's checkbook—wide.

05.08.2026 à 07:59

La crise climatique est une question de nourriture plus que de température

Prenons un produit de consommation courante, utilisé au quotidien par la plupart des gens : l'huile d'olive. Cet été des oliveraies ont brûlé en Grèce, en Italie et au Portugal. D'autres sont indirectement affectées par les émanations de fumée et par la sécheresse, provoquant une baisse de la production. Le bouleversement climatique favorise également la prolifération de parasites et de maladies. Résultat : le prix de l'huile d'olive, qui a déjà explosé ces dernières années, risque de monter massivement dans les mois à venir. Sarah Vachon, fondatrice du Citizens of Soil olive oil group, explique : « À moins que les conditions climatiques ne reviennent bientôt à la normale, il faut s'attendre à une augmentation du prix de l'huile d'olive dès cet automne ». Et le « retour à la normale » n'est pas prévu.
L'huile d'olive n'est qu'un exemple. Les élevages ont été durement touchés par la chaleur, et le secteur de la volaille a perdu entre 2,5 et 3 millions de têtes rien que lors de la première vague de chaleur dans l'ouest. Une hécatombe qui se répercutera sur les prix. Un produit aussi banal que la salade aussi devient une denrée rare. Le Parisien explique que les producteurs ont subi des pertes massives, un maraîcher du Finistère dit n'avoir pu récolter une seule salade depuis plusieurs semaines, faute d'irrigation. Un autre cultivateur explique sur TF1 avoir perdu la moitié de sa production. Chez Carrefour, le prix d'une salade fraîche a augmenté de 50%.
Dans un bulletin du 10 juillet, le syndicat de producteurs Légumes de France, lié à la FNSEA, estimait qu'entre 25 et 30% du potentiel de récolte serait perdu. Cette chute de la production atteint 30% des récoltes de fraises, 20 à 30% des carottes, y compris pour les productions d'automne car les semis ont brûlé, 50% des poireaux de printemps, 20 à 30% en navets, 30 à 40% des pois et haricots. Et ce n'est qu'un bilan provisoire, ce bulletin date d'il y a un mois, et il n'a toujours quasiment pas plu une goutte sur la majorité des terres cultivables françaises. D'autres légumes de base, comme les oignons, sont aussi concernés. Les vignes sont aussi touchées, ce qui se répercutera sur le prix du vin dès cet automne.
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