L'instance souligne qu'« à tous les âges, les inégalités structurelles pèsent sur la santé mentale des femmes », notamment la précarité économique et les discriminations, auxquelles elles sont plus souvent soumises. Les données de l'enquête EpiCov (épidémiologie et conditions de vie sous le Covid-19), menée notamment par la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques, publiée en 2025, montrent que « toutes les formes de discrimination déclarées – liées à l'âge, au sexe, à l'origine, au poids ou au handicap – sont associées à une prévalence plus élevée de syndrome dépressif (18,1 %, contre 8 % pour celles n'en déclarant pas) ». Le HCE reconnaît cependant ne pas pouvoir objectiver d'autres inégalités : « Les données sont souvent ventilées par sexe, mais plus rarement croisées avec d'autres variables comme l'origine, l'orientation sexuelle, le handicap, l'âge ou la situation sociale. »