19.03.2026 à 07:56
En réalité, la grande panique a déjà commencé. Dans l'univers des fonds, on tente de donner des signes de bonne volonté et de produire des valorisations un peu plus plausibles des actifs. Mais c'est une gageure. Quand les produits sont des titres négociables, on peut encore se raccrocher aux pratiques dites du mark-to-market, c'est-à-dire de la valorisation au prix des dernières transactions enregistrées — pour autant d'ailleurs que celles-ci aient encore un sens, car la formation des prix « de marché » verse à son tour dans le parfait n'importe quoi lorsque surviennent les ventes de détresse et la ruée hors des compartiments toxiques. Que dire alors des actifs de private credit, qui ne sont ni négociables, ni par conséquent liquides, et rendent le mark-to-market parfaitement impossible ? Pour ne rien dire de ce que, shadow oblige, nul au dehors n'a la moindre idée de ce qu'il y a dans la saucisse, asymétrie d'information qui n'est pas précisément une aide à la décision tempérée.
19.03.2026 à 00:03
« Je ne savais pas encore que j'étais devenu un objet. Je me découvrais objet au milieu d'autres objets », écrit Frantz Fanon en 1952. Le 17 mars 2026, Apolline de Malherbe reprend une fake news d'extrême droite en interrogeant Bally Bakayoko, élu maire de Saint-Denis : il aurait appelé celle-ci « ville des Noirs ». Fanon savait.
18.03.2026 à 17:28