08.04.2026 à 12:16
Anne-Sophie Simpere
Dans les deux semaines qui ont suivi les attaques américano-israéliennes contre l'Iran, les six principales majors pétrolières occidentales - ExxonMobil, Chevron, Shell, BP, Eni et la française TotalEnergies – ont vu leur capitalisation boursière augmenter de pas moins de 130 milliards de dollars.
Les marchés financiers anticipent les « superprofits » réalisés grâce à la hausse des cours du pétrole et du gaz, comme après l'invasion russe en Ukraine. Depuis le début de l'année, le cours de (…)
Dans les deux semaines qui ont suivi les attaques américano-israéliennes contre l'Iran, les six principales majors pétrolières occidentales - ExxonMobil, Chevron, Shell, BP, Eni et la française TotalEnergies – ont vu leur capitalisation boursière augmenter de pas moins de 130 milliards de dollars.
Les marchés financiers anticipent les « superprofits » réalisés grâce à la hausse des cours du pétrole et du gaz, comme après l'invasion russe en Ukraine. Depuis le début de l'année, le cours de l'action de TotalEnergies, par exemple, a augmenté de plus de 40%.
Cette hausse est nettement supérieure à celle du cours en bourse des entreprises d'armement, qui ont elle aussi. connu un bond depuis le début du conflit dans le Golfe persique, avant de se tasser.
Selon le cabinet d'étude Rystad Energy, les producteurs de pétrole états-uniens pourraient engranger 63 miliiards de dollars de profits supplémentaires cette année grâce à la hausse du prix du baril.
01.04.2026 à 08:00
Olivier Petitjean
L'influence des multinationales dans les grandes écoles est souvent montrée du doigt. Quelques cas emblématiques ont suscité des levées de bouclier, comme les tentatives avortées de TotalEnergies et LVMH de s'implanter à Polytechnique. Au-delà de ces controverses, la présence des poids lourds du secteur privé est devenue structurelle dans l'enseignement supérieur.
Quelles sont les entreprises les plus concernées ? Quelles formes prend leur influence, et avec quels objectifs ? Comment leur (…)
L'influence des multinationales dans les grandes écoles est souvent montrée du doigt. Quelques cas emblématiques ont suscité des levées de bouclier, comme les tentatives avortées de TotalEnergies et LVMH de s'implanter à Polytechnique. Au-delà de ces controverses, la présence des poids lourds du secteur privé est devenue structurelle dans l'enseignement supérieur.
Quelles sont les entreprises les plus concernées ? Quelles formes prend leur influence, et avec quels objectifs ? Comment leur présence affecte-t-elle concrètement la nature de l'enseignement et le fonctionnement des écoles ?
Le travail du collectif d'étudiants EIES (Entreprises illégitimes dans l'enseignement supérieur), disponible sur leur site, permet d'apporter des éléments de réponse plus précis à ces questions. Ses membres ont rassemblé des données sur plus de 8000 liens d'influence de divers types entre multinationales et grandes écoles : présence au conseil d'administration, mécénat, événementiel, financement d'associations étudiantes par exemple.
Parmi les groupes les plus présents dans l'enseignement supérieur, on retrouve sans surprise des fleurons nationaux comme EDF, Orange ou TotalEnergies, mais aussi des firmes du secteur de l'armement comme Thales ou Safran. Un grand nombre d'entre eux sont présents en Israël et dans les colonies illégales, pointe le collectif EIES, voire collaborent activement au génocide encore en cours à Gaza.
Toutes ces données ont fait l'objet d'un travail d'analyse sous forme de cartographie de réseaux qui permet d'identifier les principaux « clusters » de l'influence des multinationales dans les grandes écoles. Le regroupement central - le mieux identifié dans le débat public – associe les grandes écoles d'ingénieur polyvalentes comme Polytechnique ou CentraleSupélec et les grands groupes industriels de l'énergie ou de la défense.
Mais on observe aussi d'autres regroupements autour de la chimie industrielle (où sont très présents des groupes comme Saint-Gobain, Solvay, BASF, L'Oréal ou encore Michelin), de la finance et de l'assurance en Ile-de-France (avec toutes les grandes entreprises du conseil et de la banque), le numérique et les télécoms (avec des groupes français ou étrangers) et enfin un dernier cluster, à Grenoble, autour des industries électroniques.
L'analyse complète est à lire ici.
Sur ce sujet, on lira aussi notre rapport Polytechnique, une école d'État sous emprise.
30.03.2026 à 15:46
A series of investigations about international ultraconservative networks, their funding and their influence in France and Europe.
- The Reactionary InternationalA series of investigations about international ultraconservative networks, their funding and their influence in France and Europe.