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02.04.2026 à 16:51

Face à la grogne des avocats, le flegmatisme affiché de Gérald Darmanin

FRANCE24

Etait-ce la douceur printanière, le millier de kilomètres qui le séparait de Paris ou, plus prosaïquement, la méthode Coué ? Cette semaine, à Madrid, le garde des Sceaux n'était en tout cas que sourire, magnanime au possible face aux annonces de "grèves du zèle" des robes noires partout en France: "Continuons à discuter..." En cause, un projet de loi examiné au Sénat à partir du 13 avril - le barreau de Paris a appelé à une action "justice morte" ce jour-là. Le texte prévoit notamment une "procédure de jugement des crimes reconnus", ou "plaider-coupable" pour les infractions les plus graves. Objectif: réduire les délais, avec des audiences qui pourraient se tenir sur une demi-journée, sans témoins ni experts, quand les procès de cours d'assises ou de cours criminelles nécessitent au moins deux à trois jours de débats. Suffisant pour déclencher l'ire des avocats, dont les représentants craignent "une justice expéditive", "à deux vitesses" et, possiblement, "de faux aveux". "Sans aucun problème" en Espagne Le projet, s'il concerne théoriquement tous les crimes, a pour principale vocation à s'appliquer pour les viols. D'où l'escapade ibérique ministérielle, puisque "les Espagnols ont toujours donné le la" en matière de lutte contre les violences sexistes et sexuelles, reconnaît la procureure générale de la cour d'appel de Paris, Marie-Suzanne Le Quéau, l'un des hauts magistrats embarqués dans le périple. A Ségovie, à une petite centaine de kilomètres au nord-ouest de Madrid, les magistrats d'un tribunal flambant neuf spécialement destiné à juger les affaires de "violences de genre" ont longuement expliqué à leurs collègues français la procédure accélérée espagnole érigée en modèle. D'autant que l'Espagne a élargi en 2024 son système de "conformidad" - le plaider-coupable espagnol - aux crimes, avec le même but que celui affiché par Gérald Darmanin: désengorger les juridictions. Le ministre - socialiste - de la Justice espagnol, Félix Bolaños, jure que la mesure a été adoptée "sans aucun problème", encouragée par "tous les politiques" - elle a en fait été critiquée par les conservateurs et n'a été votée qu'à une courte majorité. Sourire en coin, Gérald Darmanin s'est surtout fait confirmer par son homologue que les avocats espagnols étaient au moins autant impliqués dans ces procédures accélérées que pour les procès "classiques", en ce qu'ils négocient la peine avec le procureur. "Les avocats ont un attachement très fort aux assises et au jury populaire, mais la négociation, ils le font déjà au civil dans les procédures d'arbitrage", relève pour sa part Rémy Heitz, l'avocat général de la Cour de cassation, soutien assumé de la réforme Darmanin. A ses côtés, le premier président de la cour d'appel de Paris, Jacques Boulard, pas moins emballé, note que ce sera d'ailleurs plutôt "au ministère public d'apprendre aussi à entrer dans cette négociation". "Il fait des trucs" Le concert de satisfecit de l'élite des juges français entendait illustrer une magistrature globalement favorable au projet, même si le Syndicat de la magistrature (gauche, minoritaire) s'est rangé dans le camp des opposants. Côté politique, le sénateur écologiste Guy Benarroche, l'un des six parlementaires conviés en Espagne, appuie certes sur quelques éléments "irritants" du texte. Tout en saluant les garde-fous du projet: accord nécessaire de toutes les parties et, surtout, possibilité à tout moment pour chacune de se rétracter pour revenir à une procédure ordinaire. Si le texte ne devrait pas connaître de difficultés majeures à la chambre haute, son examen à l'Assemblée nationale pourrait s'avérer davantage chaotique, tant l'hémicycle éclaté procède d'une "science originale", reconnaît Gérald Darmanin. Dans sa botte, des concertations depuis "neuf mois", un feu vert du Conseil d'Etat et une ouverture affichée à "prendre des amendements". A un an de la présidentielle, celui qui "n'exclut rien", mais que les sondages présentent comme un outsider, joue les modestes autant qu'une victoire personnelle: "Le pouvoir d'incantation et de commentaire, c'est sympathique, mais...", souffle son entourage. "Gérald, il fait des trucs. On aime ou on n'aime pas, mais il essaie".

02.04.2026 à 16:48

Crète : une tempête de poussière venue d’Afrique teinte le ciel en orange

FRANCE24

Une tempête de poussière venue d'Afrique s'abat sur la côte sud de l'île grecque et teinte le ciel de Crète d'une couleur orange. Trois vols à destination d'Héraklion au départ de la Crète ont dû être déroutés, selon l'agence de presse officielle ANA. Les autorités ont émis des alertes en prévision de fortes pluies et de vents violents attendus jusqu'à vendredi 3 avril.

02.04.2026 à 16:43

Catacombes de Paris: la balade entre les morts se réinvente dès le 8 avril

FRANCE24

À vingt mètres sous les pavés, le chantier touche à sa fin: deux restauratrices peaufinent les dernières finitions sur deux piliers peints en noir et blanc, certains panonceaux d'explication, encore bâchés, sont prêts. Ce matin de fin mars, un filage au "casque immersif", est en cours. Le musée souhaite "plonger le visiteur dans un état sensoriel un peu étrange qu'on vit ici au sein des entrailles de Paris", souligne Isabelle Knafou, lors d'une visite des coulisses du chantier. À l'entrée de l'ossuaire, le sol a été refait, de petits spots tamisés "vont mettre en valeur" le bas des murs d'ossements. Ailleurs, le nouvel éclairage rappellera les visites des Catacombes qui se faisaient à la bougie jusqu'en 1974, rappelle Mme Knafou. - "Égalité" face à la mort - Accueillant jusqu'à sa fermeture pour travaux en novembre 2025 quelque 600.000 visiteurs par an -pour les trois quarts étrangers, notamment américains- le musée a vu sa scénographie repensée pour attirer davantage de résidents de la capitale. "J'ai très envie que les Parisiens se réapproprient cette histoire", poursuit l'administratrice. Le parcours est scindé en deux: la découverte des anciennes carrières d'où était extraite la pierre calcaire pour construire la capitale notamment, et la visite de l'ossuaire municipal, composé des os et crânes de millions de Parisiens décédés entre le Xe et le XVIIIe siècles, transférés là à partir des années 1780. Le site est ouvert au public depuis 1809. "On sait qu'il y a toutes les couches de la population, les pauvres comme les riches, les anonymes comme certaines personnalités qui ont fait notre Histoire", explique Isabelle Knafou, citant des acteurs de la Révolution française ou encore Molière. La responsable du musée-cimetière évoque un lieu où l'on prend conscience "de l'égalité des hommes face à la mort". D'où, poursuit-elle, la volonté de préserver cette "intimité" avec les défunts et ne pas protéger les ossements avec des barrières. "Vous êtes invité à ne rien toucher et à ne pas fumer dans l'ossuaire", stipule un écriteau. Une recommandation qui vaut aussi pour les galeries recouvertes de graffitis, qui font partie intégrante de l'"identité" du site, souligne Mme Knafou. "Le principe d'un lieu comme ça, qui est extrêmement fragile, c'est qu'il ne faut toucher à rien", avertit-elle. "Projet de femmes" Devant "une hague" (muret), Florent Bastaroli, maçon du bâti ancien, en tenue bleue de travail, démonte et remonte un mur d'ossements. Une ligne de pierre a notamment été ajoutée au sol pour contrer l'humidité. L'artisan et ses collègues doivent respecter l'esprit du lieu, recréant par exemple une "croix faite de crânes". Son intervention dans les Catacombes, indépendante des travaux en cours, a un côté "insolite": quand il en parle, "les gens sont assez intéressés, d'autres sont un peu effrayés", souligne le sexagénaire. Les bruits de perceuse et les nombreux fils électriques attestent de travaux encore en cours, comme la présence de ces deux grosses brouettes oranges, électriques, "conçues spécialement pour ce chantier". "La grande difficulté du site, c'était l'acheminement et l'évacuation des gravats à 20 mètres sous terre", résume Camille Guérémy, gérante de Artemis Architectes, en charge du projet. Dans leur immense majorité, les gravats sont conservés sur place. Cette architecte évoque un "chantier passionnant" avec un "gros challenge" pour tout boucler en cinq mois, en souterrain. "Dans le bâtiment, on est souvent les seules femmes", remarque par ailleurs Camille Guérémy, avant d'égrainer le nom de toutes les cheffes qui ont participé au projet de rénovation, évoquant un "projet de femmes".
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