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13.01.2026 à 08:51

Corée du Sud: l'heure des réquisitions pour l'ex-président Yoon après son coup de force de 2024

FRANCE24

L'audience finale dans le procès principal de Yoon Suk Yeol a débuté dans la matinée et doit permettre à l'ancien dirigeant de 65 ans de faire sa dernière déclaration avant la mise en délibéré. Le crime d'insurrection, le plus grave pour lequel Yoon Suk Yeol est poursuivi, est passible de la peine de mort, encore en vigueur en Corée du Sud même si aucune exécution n'a eu lieu depuis 1997. Dans la soirée du 3 décembre 2024, l'ancien président conservateur avait sidéré le pays en annonçant par surprise à la télévision l'imposition de la loi martiale, envoyant des troupes au Parlement pour le museler. Il avait fait marche arrière quelques heures plus tard, un nombre suffisant de députés ayant réussi à se faufiler dans l'hémicycle cerné par les soldats et à voter la suspension de son décret. Procureur de carrière, Yoon Suk Yeol est jugé depuis février 2025 à Séoul en même temps que sept autres personnes, dont son ex-ministre de la Défense et l'ancien chef de la police. Le verdict est attendu le mois prochain. Plusieurs procès M. Yoon était devenu en janvier 2025 le premier président sud-coréen en exercice à être arrêté et placé derrière les barreaux. Il s'était retranché pendant des semaines dans sa résidence de Séoul sous la protection de sa garde rapprochée, faisant même échouer un premier raid des autorités sur son domicile. Il a été officiellement destitué en avril 2025 par la Cour constitutionnelle, après des mois de manifestations massives et de chaos politique. Yoon Suk Yeol avait justifié la loi martiale, une mesure sans précédent en Corée du Sud depuis les dictatures militaires des années 1980, par le fait que le Parlement contrôlé par l'opposition bloquait le budget. Dans son allocution télévisée, il avait affirmé agir pour protéger le pays des "forces communistes nord-coréennes" et "éliminer les éléments hostiles à l'Etat". Remis en liberté en mars en raison d'un vice de procédure, M. Yoon a de nouveau été incarcéré en juillet, de crainte qu'il ne détruise des preuves. S'il est reconnu coupable, il sera le troisième ex-président sud-coréen à être condamné pour le crime d'insurrection, après les généraux Chun Doo-hwan et Roh Tae-woo pour un coup d'Etat en 1979. Yoon fait l'objet de plusieurs autres procès pour des délits de gravité moindre liés à son coup de force manqué. Dans l'un, le parquet a requis dix ans de prison pour entrave à la justice, notamment pour avoir résisté à son arrestation. Le verdict dans cette affaire est attendu vendredi. Dans une autre procédure, l'ex-président est accusé par le parquet d'avoir provoqué la Corée du Nord en ordonnant l'envoi de drones au-dessus de Pyongyang dans l'espoir de déclencher une réaction du pays voisin qui aurait jutifié l'imposition de la loi martiale.

13.01.2026 à 08:37

Images dénudées de Grok: la Haute commissaire à l'Enfance française a saisi la commissaire européenne

FRANCE24

"J’ai saisi la justice française, ainsi que l’Arcom (le régulateur de l'audiovisuel) et (la plateforme de signalement des contenus illégaux sur internet) Pharos, parce qu’il y a des contenus à faire retirer immédiatement. Surtout, j’ai saisi la commissaire européenne à la souveraineté numérique parce que ça tombe sous le coup du règlement européen sur les services numériques (Digital Services Act) et du règlement sur les marchés numériques (DMA), aussi bien dans le cas de Crans-Montana mais aussi sur le fait de dénuder des enfants et de faire des images pédocriminelles", a-t-elle déclaré dans une interview publiée mardi. Et d'insister auprès du quotidien: "Ça tombe sous le coup de la loi! On a l’impression que c’est tellement puissant qu’on ne peut pas l’interdire, c’est faux. Une IA qui déshabille des enfants n’a rien d’un jeu: c’est hors la loi". Un mouvement d'indignation internationale grandit autour de l'assistant IA du réseau social X qui permet de dénuder des personnes réelles à partir de photos ou vidéos. L'Indonésie et la Malaisie ont suspendu l'accès à Grok ce week-end, et Londres a durci le ton lundi contre le réseau social d'Elon Musk, avec l'ouverture d'une enquête sur les images à caractère sexuel issues de Grok. Sous le feu des critiques, Grok a désactivé vendredi sa fonctionnalité de création d'images pour les utilisateurs non payants. "Un premier pas", a jugé le ministre français Roland Lescure, chargé de la souveraineté numérique, mais une décision "insuffisante et hypocrite", selon la ministre déléguée au Numérique Anne Le Hénanff. "Ce ne doit être possible pour personne, en payant ou non", a lancé la Haute commissaire à l'Enfance dans Le Parisien. La régulation des géants de la tech est l'objet de tensions croissantes entre Donald Trump et l'Europe, tout particulièrement l'Union européenne, accusée de brimer le développement des entreprises américaines. Bruxelles, qui a annoncé jeudi avoir imposé à X une mesure conservatoire à la suite du scandale Grok, avait infligé début décembre 2025 une amende de 120 millions d'euros au réseau, malgré les menaces récurrentes du président étasunien.

13.01.2026 à 08:33

Face aux pressions chinoises, Tokyo et Séoul resserrent les liens

FRANCE24

Les deux dirigeants se sont serrés la main devant les caméras avant un entretien dans l'ex-capitale impériale de Nara près de Kyoto (ouest), région natale de la dirigeante nationaliste, a constaté une journaliste de l'AFP sur place. Les relations entre la Chine et le Japon enregistre un coup de froid depuis que Mme Takaichi a laissé entendre en novembre que son pays pourrait intervenir militairement si la Chine attaquait Taïwan, considérée comme partie intégrante de la Chine par Pékin. La semaine dernière, Pékin a annoncé des contrôles renforcés sur l'exportation vers le Japon de biens à double usage, civil et militaire, au risque d'affecter l'approvisionnement du Japon en terres rares. "Dans cette situation de plus en plus complexe, au sein d'un ordre international en rapide évolution, nous devons continuer à progresser vers un avenir meilleur (...) la coopération entre nos deux pays est plus importante que jamais, et primordiale", a déclaré Lee Jae Myung au début de la rencontre. Partisant de ne pas se mêler du différend entre Pékin et Tokyo, M. Lee est au Japon pour deux jours. Mme Takaichi, elle, a déclaré à M. Lee que, "tout en faisant progresser leurs relations bilatérales, les deux pays devaient coopérer pour assurer la stabilité régionale et remplir leurs rôles respectifs". Selon la présidence sud-coréenne, les deux pays sont déjà convenus de renforcer leur coopération sur la sécurité économique et l'intelligence artificielle, ainsi que sur les "questions régionales et mondiales". Avant sa visite au Japon, M. Lee s'est rendu il y a une semaine en Chine où il a rencontré son homologue Xi Jinping et mis en scène leur entente dans des selfies largement partagés en ligne. Restrictions chinoises Sa visite au Japon peu de temps après sert à "montrer que Séoul ne favorise pas un camp plutôt qu'un autre", analyse Benoît Hardy-Chartrand, expert de géopolitique au campus de l'Université Temple à Tokyo. En public, Mme Takaichi et M. Lee devraient prôner une "diplomatie de navette" faite de rencontres fréquentes, selon l'expert. "A huis-clos, les dirigeants discuteront certainement de la crise actuelle entre le Japon et la Chine, car les mesures de rétorsion de Pékin, y compris les contrôles à l'exportation, auront également un impact sur la Corée", dit-il. Les chaînes d'approvisionnement des trois pays sont imbriquées, notamment dans l'industrie électronique. La rencontre au sommet intervient aussi après d'importantes manoeuvres militaires chinoises autour de Taïwan et des tirs de missiles balistiques par la Corée du Nord, dont Pékin est proche, en mer du Japon. Dans un entretien avec le diffuseur public nippon NHK diffusé lundi, M. Lee avait déclaré qu'il n'avait pas à "intervenir ou s'impliquer" dans la dispute sino-japonaise. Contrairement à son prédécesseur, tenant d'une ligne dure avec la Corée du Nord, il défend l'apaisement avec Pyongyang, alors que Tokyo s'inquiète des menaces nord-coréennes pour la sécurité régionale. Tokyo et Séoul pourraient également évoquer les relations avec leur allié américain. L'imprévisibilité du président Donald Trump "a remis en question de vieilles certitudes et souligné l'importance de renforcer leurs liens", selon M. Hardy-Chartrand. "Sanae Takaichi se méfiera de la stratégie de la Chine, conçue pour creuser des divisions entre la République de Corée et le Japon, et elle voudra réaffirmer le terrain d'entente partagé entre Séoul et Tokyo", note auprès de l'AFP Yee Kuang Heng, professeur en sécurité internationale à l'Université de Tokyo. Les relations entre les deux voisins ont longtemps été minées par les questions liées à l'occupation brutale de la péninsule coréenne par le Japon entre 1910 et 1945. L'ancien président conservateur sud-coréen Yoon Suk Yeol avait travaillé à un réchauffement diplomatique avec Tokyo. Son successeur, Lee Jae Myung, compare pour sa part la relation entre les deux pays à celle de "voisins partageant un jardin". Sa visite au Japon est la deuxième depuis août lorsqu'il avait rencontré le prédécesseur de Mme Takaichi, Shigeru Ishiba.
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