L'outil de détection est accessible en ligne aux utilisateurs de Deezer ainsi qu'à une vingtaine d'autres services de streaming dont Spotify, Apple Music, YouTube Music, Tidal ou encore Qobuz.
"La majorité des gens veulent savoir si de la musique générée par l'IA leur est recommandée", a assuré Alexis Lanternier, le patron de Deezer, estimant que ce détecteur serait "une révélation pour les auditeurs du monde entier".
En pratique, l'utilisateur se connecte au compte de sa plateforme audio depuis le site de détection, puis le scanner passe au crible une partie de sa bibliothèque, soit uniquement les playlists qu'il a lui-même créées.
Le résultat est exprimé en pourcentage du volume total, sans préciser les titres concernés.
Avec le progrès des logiciels de création musicale par IA, les morceaux de ce type se perfectionnent, devenant presque impossibles à repérer à l'oreille. Certains connaissent même un réel succès, comme "Magique" de Willy l'Ancien, alias d'un producteur mystère qui cumule plusieurs millions d'écoutes.
Leur nombre ne cesse de croître: près de la moitié des titres mis en ligne chaque jour sont désormais générés en entier par l'IA, soit près de 75.000 morceaux sur Deezer, première à les signaler via une mention spécifique.
La plateforme a aussi choisi de les démonétiser, en les retirant des recommandations algorithmiques et de ses playlists éditoriales. La consommation de cette musique reste toutefois infime, entre 1 et 3% du nombre total de streams, note Deezer.
En parallèle, une proposition de loi visant à protéger les contenus culturels utilisés par les fournisseurs d'intelligence artificielle est à l'étude au parlement, mais elle suscite l'opposition farouche de certaines entreprises de la tech.
L'accord-cadre d'une durée de cinq ans doit permettre de "consolider" la collaboration débutée en 2015 entre l'institut de recherche sur l'énergie et le prévisionniste spécialisé dans la météo et le climat, indiquent-ils dans un communiqué commun.
Cet accord définit trois axes de recherche prioritaires: l'estimation de la capacité de production des parcs éoliens, "l'étude de l'interaction entre la couche limite atmosphérique et les éoliennes" - pour déterminer dans quelle mesure les éoliennes modifient vent, température, humidité ou nuages localement - et enfin "l'analyse de l'impact du changement climatique sur l'énergie éolienne".
Sur ce dernier point, les chercheurs se pencheront notamment sur les conséquences des modifications du climat "sur la ressource en vent".