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19.01.2026 à 08:01

Japon: la Première ministre sur le point d'annoncer des élections anticipées, selon la presse

FRANCE24

Première femme cheffe de gouvernement dans l'archipel, la conservatrice mise sur les bons sondages d'opinion pour doper les scores de son Parti libéral-démocrate (PLD, droite nationaliste), formation impopulaire dont la coalition n'est majoritaire que de justesse. Après avoir fait état de ses intentions aux responsables du parti la semaine dernière, Mme Takaichi doit confirmer lundi lors d'une conférence de presse son intention de dissoudre la chambre basse et d'organiser un scrutin anticipé -- attendu le 8 février. Le PLD gouverne le Japon presque sans interruption depuis des décennies, mais a vu sa popularité minée par des scandales de financement et son incapacité à juguler une flambée inflationniste. Mme Takaichi a pris ses fonctions en octobre, propulsée à la tête du parti après que le PLD a perdu la majorité dans les deux chambres du Parlement sous son prédécesseur Shigeru Ishiba. Or, malgré l'image en berne du PLD, le gouvernement Takaichi caracole dont les sondages avec une popularité de 60 à 70%. Contrer l'inflation Certes, le PLD et son nouveau partenaire de coalition, le Parti de l'innovation, ont retrouvé de justesse la majorité à la chambre basse en novembre à la faveur du ralliement d'une poignée d'élus, mais cette majorité est restreinte, et ils sont minoritaires à la chambre haute. De quoi entraver l'adoption du programme de Sanae Takaichi qui comprend des dépenses "proactives" pour doper l'activité et l'augmentation du budget de la défense. "Si le PLD peut obtenir à lui seul la majorité à la chambre basse, cela l'aidera à mener ses politiques" sans concessions aux autres partis, décrypte Sadafumi Kawato, professeur à l'Université de Tokyo. Dans la foulée d'un colossal plan de relance adopté fin 2025, le gouvernement a approuvé un nouveau budget record (équivalant à 665 milliards d'euros) pour l'exercice 2026 commençant en avril, promettant d'obtenir l'aval du Parlement au plus vite afin de mieux contrer l'inflation et soutenir la consommation. Les partis d'opposition estiment qu'une dissolution retarderait l'adoption du budget. Pour Jun Azumi, du principal parti d'opposition, le Parti démocrate constitutionnel (PDC), cela "sacrifierait" les besoins des ménages nippons. Dans les rues de Tokyo, Masaaki Tokuno, 64 ans, gestionnaire de parkings à vélos, confie à l'AFP que "l'adoption de politiques pour lutter contre l'inflation devrait passer en premier". Conscient de la sensibilité du sujet, le PLD envisage selon la presse de faire campagne sur une baisse de la taxation des produits alimentaires afin d'atténuer l'impact de l'envolée des prix (+2,9% sur un an en novembre, produits frais inclus). Tensions avec Pékin Des élections anticipées interviendraient sur fond de bras-de-fer sino-japonais. La dirigeante, qui a accueilli en fanfare à Tokyo le président américain Donald Trump et participé à des sommets dès sa prise de fonctions, se montre active sur la scène internationale. Mais les relations avec Pékin se sont détériorées depuis que Mme Takaichi a suggéré en novembre que Tokyo pourrait intervenir militairement si la Chine lançait une attaque contre Taïwan. Or, d'après Mikitaka Masuyama, doyen de l'Institut national d'études politiques, la Chine pourrait intensifier davantage sa pression si Takaichi l'emporte, soucieux d'envoyer aux électeurs "le message que soutenir une dirigeante +faucon+ pourrait générer des souffrances accrues" via notamment des sanctions commerciales. Pékin a déjà annoncé un durcissement des restrictions sur l'exportation de produits à "double usage", civil et miliaire, vers le Japon, ce qui pourrait affecter les acheminements de terres rares, composants cruciaux pour l'électronique et l'automobile dont la Chine a un quasi-monopole. Selon un sondage du journal Asahi, 60% des personnes interrogées se disent inquiètes de l'impact économique de la dégradation des relations nippo-chinoises. L'élection à la chambre haute en juillet, qui a scellé la perte de majorité du PLD, avait vu le Sanseito gagner du terrain: cette formation populiste qualifie l'immigration d'"invasion silencieuse", alors même que les résidents nés à l'étranger représentent 3% seulement de la population. Sur ce sujet majeur pour l'opinion, Sanae Takaichi, au ton déjà virulent contre les étrangers, pourrait rapidement annoncer un durcissement des règles à leur encontre. Dans l'opposition, le petit parti bouddhiste Komeito (centre droit), ex-partenaire du PLD, et le Parti démocrate constitutionnel du Japon sont convenus d'unir leurs forces en espérant séduire les électeurs indécis.

19.01.2026 à 07:59

Dans l'Inde du Sud, la passion du jallikatu, l'autre tauromachie

FRANCE24

"J'ai commencé à l'âge de 18 ans", raconte l'ouvrier du bâtiment, qui en a 31 aujourd'hui. "Ca m'a toujours intéressé, j'ai grandi en regardant le jallikatu". A l'âge où ses copains d'un petit village du district de Madurai se passionnaient pour l'incontournable cricket ou le foot, Saravanan B admirait déjà les corps musclés et l'adresse de ceux qui défiaient les taureaux. Dans cette forme centenaire de tauromachie, pas de muleta ou de banderilles, et encore moins de mise à mort. Ici, les toreros défient l'animal à main nue dans un champ ouvert, et s'efforcent de le maîtriser en lui grimpant sur le dos, un peu comme dans un rodéo. Un art dangereux, qui fait régulièrement des morts. "J'ai été blessé plusieurs fois, j'en ai encore les marques sur le corps", témoigne Saravanan B. Malgré les risques, le jeune homme s'entraîne deux fois par semaine en vue du grand rendez-vous annuel de la spécialité, pendant la fête des moissons de Pongal. Pour le plaisir, mais jamais pour l'argent, assure-t-il. "Je ne blesse jamais l'animal" "Je combats les taureaux parce que j'aime ça. En général, quel que soit le montant de la récompense, je la cède à quelqu'un d'autre", explique Saravanan B, "gagner est d'abord une question de fierté". Comme la tauromachie traditionnelle, le jallikatu n'échappe aux critiques des défenseurs du bien-être animal. Certains accusent les organisateurs de faire boire de l'alcool aux taureaux, de leur jeter de la poudre urticante sur les yeux ou d'affuter leurs cornes. D'autres soulignent les graves blessures infligées aux bêtes. Les promoteurs du spectacle s'en défendent et insistent sur les règles qui encadrent ce qu'ils considèrent comme une part essentielle de la culture du Tamil Nadu. "Les gens qui ne connaissent pas le jallikatu peuvent croire que ça fait mal au taureau, je ne crois pas", se défend le matador. "Je l'ai toujours considéré comme mon ami, je ne blesse jamais l'animal". Dans deux mois, Saravanan B prendra pour épouse une femme qui, sans surprise, partage sa passion. "C'est même", dit-il, "pour ça que nous nous marions".

19.01.2026 à 07:45

Vietnam: début du congrès quinquennal du parti communiste

FRANCE24

Plus de 1.500 délégués représentant les quelque cinq millions de membres du parti unique du Vietnam se sont rassemblés pour rendre hommage au héros national Hô Chi Minh, devant son mausolée de la capitale, avant de participer à une session préparatoire à huis clos. La cérémonie d'ouverture officielle du rassemblement sera diffusée en direct mardi matin, selon les médias d'Etat, et To Lam devrait y prononcer un discours. Pays de 100  millions d'habitants, le Vietnam est à la fois un Etat autoritaire et un pôle économique régional grandissant, fort d'une croissance de 8% en 2025. Depuis sa nomination à la tête du parti il y a seulement 17  mois, To Lam a mené une campagne anticorruption vigoureuse, réduit la bureaucratie et accéléré les investissements dans les infrastructures. Selon des sources au sein du parti communiste, le dirigeant de 68 ans conservera son poste de secrétaire général à l'issue du congrès, organisé jusqu'à dimanche. Mais il vise également la présidence du pays, à l'instar de Xi Jinping chez le voisin chinois. Son influence dépendra de ceux qui obtiendront les autres postes clés du politburo, en particulier au sein de la faction militaire plus conservatrice, qui s'oppose à ses réformes. Une source proche des délibérations internes a indiqué à l'AFP que les ambitions de To Lam avaient été provisoirement approuvées. Il pourrait toutefois avoir à mettre de côté ses ambitions présidentielles afin d'obtenir le soutien nécessaire à son programme de réformes. To Lam pourrait être le premier à être nommé simultanément aux deux plus hauts postes du pouvoir vietnamien par un congrès du parti plutôt que d'y accéder à la suite d'un décès.
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