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06.03.2026 à 07:55

Du champ à l'usine: au Nigeria, les "mères de Chibok", leurs cacahuètes et l'éducation des enfants

FRANCE24

Vêtues de tenues traditionnelles colorées, elles enfilent des charlottes avant de pénétrer dans l'espace de production, où les cacahuètes qu'elles cultivent sont transformées en beurre de cacahuètes et autres produits dérivés, commercialisés sous la toute nouvelle marque "Mothers of Chibok" ("Mères de Chibok"), destinée à financer l'éducation de leurs enfants. "Si nous restons les bras croisés, si nous cessons d'envoyer nos enfants à l'école et d'aller travailler dans nos champs, cela reviendrait à accepter ce que Boko Haram veut : interdire l'éducation occidentale. Nous ne sommes pas d'accord avec cela", affirme Yana Galang, 55 ans, mère de huit enfants, dont Rifkatu, enlevée à l'âge de 18 ans et qu'elle n'a jamais revue. "Le peu d'argent dont nous disposons, nous le dépensons uniquement pour l'éducation de nos enfants, afin de les envoyer dans les meilleures écoles", poursuit la mère de famille. En 2014, l'enlèvement de 276 lycéennes à Chibok, dans l’État de Borno, avait provoqué un tollé international. 12 ans plus tard, une centaine d'entre elles n'ont toujours pas été retrouvées, laissant les familles dans une angoisse permanente. Un avenir meilleur À Chibok, village agricole pauvre où les habitants vivent surtout de la culture du maïs, des cacahuètes, du mil et du riz, la menace d'attaques et d'enlèvements n'a pas disparu. Boko Haram et son rival, l’État islamique en Afrique de l'ouest (ISWAP), continuent de kidnapper et terroriser les populations locales. Au total, neuf habitantes de Chibok collaborent avec Zenfix Nigeria, société vendant des cacahuètes et produits à base de noix, et Ajrena Foods, producteur de la marque de beurre de cacahuète Nutzy, très populaire au Nigeria. Ce partenariat s'est fait grâce à l'aide de Joel Kachi Benson, auteur du documentaire "Mothers of Chibok", sorti en salles la semaine dernière, qui retrace le parcours de ces mères de famille. "Le message est clair, le mal ne triomphera jamais. Ces femmes ne sont pas brisées. Elles sont peut-être en deuil, mais elles ne sont pas brisées. Tout ce dont elles ont besoin, c'est de soutien, de collaboration, d'encouragements pour tenir bon, pour garder espoir", explique Joel Kachi Benson, entouré de ces mères de famille dont beaucoup ignorent si leur fille est encore vivante. Avant la création de Mothers of Chibok, leurs récoltes étaient vendues brutes à des intermédiaires du village, générant des revenus faibles et imprévisibles. Aujourd'hui, elles souhaitent mieux valoriser leur travail, obtenir un revenu stable et toucher un public plus large. La production de cacahuètes de ces femmes est passée de 15 sacs de 100 kg à 27 sacs entre 2024 et 2025. Maryam Ali Maiyanga, 28 ans, ancienne lycéenne kidnappée qui a réussi à s'échapper en 2016, contemple pendant de longues minutes les pots et sachets étiquetés. Chaque produit symbolise pour elle la promesse d'un avenir différent pour son fils Ali, neuf ans, né pendant sa captivité d'un mariage forcé avec un combattant de Boko Haram. "S'il grandit sans instruction, il risque de suivre les traces de son père", confie-t-elle. Inspirer d'autres femmes Ruth Kwakwe, 48 ans, est heureuse d'avoir pu étiqueter elle-même certains produits lors de la visite. Pour cette mère de 10 enfants, Mothers of Chibok porte aussi la revendication de vivre en paix à Chibok. "Je n'ai jamais quitté Chibok. Je n'ai plus peur, mais même si j'avais peur, où serais-je allée ?", demande Mme Kwakwe, dont la fille Awa avait 17 ans au moment de l'enlèvement. Pour Ajrena Foods et Zenfix Nigeria, l'initiative s'inscrit dans un projet de reconstruction sociale et économique qui pourrait inspirer d'autres mères dont les enfants ont aussi été enlevés par Boko Haram, d'autres groupes jihadistes ou des gangs criminels. "Notre rôle est de leur fournir un moyen de sortir du traumatisme qu'elles ont vécu et de créer un commerce durable, pour elles, leurs enfants et leurs communautés", explique Ajay Ramnani, directeur général d'Ajrena Foods. De son côté, Taibat Dayo-Amzat, fondatrice de Zenfix Nigeria, se dit optimiste pour l'avenir de cette collaboration. "Cela crée des emplois, améliore la vie des gens, et a un impact qui va loin. C'était un vrai gagnant-gagnant", se réjouit-t-elle. L'équipe de Mothers of Chibok espère que d'autres femmes les rejoindront bientôt et se prend même à rêver de faire rayonner la marque à l'international. Une décennie après l'enlèvement des lycéennes de Chibok, les kidnappings de masse restent une réalité dans le nord et le centre du Nigeria et sont devenus "une industrie structurée et lucrative" qui a rapporté quelque 1,66 million de dollars (1,43 million d'euros) entre juillet 2024 et juin 2025, selon un rapport récent de SBM Intelligence, un cabinet de conseil basé à Lagos.

06.03.2026 à 07:55

Ligue 1: le PSG retrouve Monaco pour une répétition générale avant Chelsea

FRANCE24

Cette fois il n'y aura plus d'excuses. S'il se défendait d'en demander, l'entraîneur Luis Enrique ces dernières semaines a beaucoup insisté sur les blessures à répétition et la fatigue de son effectif pour expliquer la période délicate de l'équipe depuis janvier. Or le PSG a cette fois-ci bénéficié d'une plage de repos après le déplacement au Havre samedi (victoire 1-0), puisqu'il n'a pas disputé la Coupe de France en milieu de semaine: il avait été éliminé en 16e de finale par le Paris FC. Plus encore, le club a obtenu le report de PSG-Nantes lors de la prochaine journée de Ligue 1, et pourra donc récupérer sereinement après le match aller contre Chelsea mercredi prochain. Luis Enrique a savouré, jeudi: "Quand tu joues tous les trois jours, c'est difficile de travailler car c'est toujours un entraînement post-match, pré-match. Mais ce mois-ci sera important pour travailler sur la tactique, les coups de pied arrêtés, les touches, beaucoup de choses qu'on peut améliorer. On a le temps pour travailler, on est contents, c'est différent de ce qu'on a eu par le passé". C'est donc dans des conditions idéales que le PSG aborde la dernière ligne droite de sa saison, lors de laquelle il ambitionne de se succéder à lui-même au palmarès de la Ligue des champions tout en contenant son dauphin Lens en Ligue 1 (quatre points d'avance). "Moins de confiance" Le retour à l'entraînement mercredi et jeudi d'Ousmane Dembélé, après une nouvelle gêne à un mollet dans sa saison en pointillés, achève de dégager des perspectives au PSG. Il faudra maintenant montrer plus d'envie, de précision et de tonus que lors des dernières semaines, jalonnées de défaites contre le Sporting Portugal (2-1) et Rennes (3-1), d'un nul au Parc contre Newcastle (1-1) ou encore de prestations poussives comme au Havre. "Nous avons moins de confiance que d'habitude", a admis Luis Enrique après la victoire étriquée (1-0) en Normandie. L'entraîneur espagnol devrait aligner ce qui se rapproche le plus de son équipe type, même si Fabian Ruiz (genou) et Joao Neves (cheville) continuent de manquer à l'appel et que l'état de forme de Dembélé interroge. Lors du barrage aller et retour de Ligue des champions qui les a opposés, ces deux dernières semaines, Monaco a offert une résistance inattendue (3-2, 2-2). Le PSG a dû revenir au score puis compter sur une exclusion monégasque lors des deux matches pour décrocher son billet pour les huitièmes de finale. De surcroît, la rencontre de vendredi va mettre les Parisiens aux prises avec une équipe en pleine renaissance, qui a pris 13 points sur 15 possibles lors des cinq dernières journées de Ligue 1 (7e). C'est une autre bonne nouvelle pour Paris: Monaco sera un sparring partner idéal, de niveau Ligue des champions. "Monaco a beaucoup de joueurs de qualité individuelle, leurs attaquants ont un niveau similaire aux nôtres. Quand ils ont le ballon, c'est difficile de défendre", a témoigné Luis Enrique. Attention à ne pas répéter les erreurs d'un passé récent: Lens, qui reçoit la lanterne rouge Metz dimanche, n'attend qu'un faux pas parisien pour combler une partie de son retard.

06.03.2026 à 07:49

Le marché du carbone au cœur d'un bras de fer en Europe

FRANCE24

Et ils accentuent la pression, au moment où la guerre au Moyen-Orient laisse craindre une nouvelle flambée des prix de l'énergie en Europe. La Commission européenne se penche vendredi sur le sujet, avant un sommet des chefs d'Etat et de gouvernement dédié à la compétitivité de l'UE le 19 mars à Bruxelles. . Qu'est-ce que le marché du carbone ? L'Union européenne a créé en 2005 ce marché des quotas d'émissions carbone, un outil pionnier dans la lutte contre le changement climatique. L'objectif: encourager la transition vers une économie bas carbone grâce au principe du pollueur-payeur. Pour couvrir leurs émissions de CO2, les producteurs d'électricité et les industries énergivores (sidérurgie, ciment, chimie...) doivent acheter des "permis de polluer" sur le marché européen des quotas carbone, baptisé "ETS" en anglais. Le prix de la tonne de CO2 varie et s'établit autour de 70 euros actuellement. Le total des quotas baisse au fil du temps pour inciter les industriels à émettre moins. Pour les accompagner dans leur transformation, des quotas gratuits d'émissions sont alloués mais ils sont réduits progressivement, jusqu'à disparaître d'ici 2034. . Pourquoi les critiques s'intensifient ? L'économie européenne souffre, secouée par la concurrence de la Chine et les droits de douane aux Etats-Unis. Et une large partie de l'industrie, notamment la chimie allemande, s'alarme du coût de l'énergie, au moins trois fois plus cher qu'aux Etats-Unis, et impute une part de la facture au prix du carbone. Les secteurs industriels les plus énergivores haussent encore le ton ces derniers jours craignant une envolée des coûts à cause de la guerre au Moyen-Orient. Ils réclament entre autres le blocage des prix du CO2 en 2026 et la poursuite des quotas d'émissions gratuits au-delà de 2034. Des Etats encore très dépendants des énergies fossiles comme la Pologne et la République tchèque mènent de longue date cette fronde. Dans une Europe qui penche de plus en plus à droite, ils ont été rejoints par l'Italie qui appelle à suspendre le marché du carbone afin de le refondre en profondeur, et voudrait une nouvelle réforme du marché de l'électricité, aujourd'hui indexé sur le prix du gaz. L'Allemagne, de son côté, souffle le chaud et le froid. Le mois dernier, un appel du chancelier allemand Friedrich Merz à réviser le mécanisme européen a provoqué une chute du prix du CO2. Dans l'autre camp, les pays scandinaves ou l'Espagne défendent ardemment ce système pour mener la transition. "Abandonner le climat" au nom de la compétitivité serait "une erreur stratégique", a aussi prévenu le président français Emmanuel Macron. Mais le prix du CO2 "pèse beaucoup" pour les pays d'Europe centrale et orientale encore très carbonés, a-t-il reconnu, en attendant de Bruxelles des "solutions concrètes". L'industrie elle-même est divisée: des entreprises comme EDF, qui défend l'électrification des usages, redoutent une remise en cause du système actuel. . Que va faire la Commission européenne ? L'Union européenne avait déjà prévu une révision du marché du carbone courant 2026, a priori en juillet. Mais la Commission plaidait pour des flexibilités à la marge. Elle se retrouve désormais sous très forte pression. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, répète les "clairs avantages" du marché du carbone européen. Depuis 2005, "les émissions ont chuté de 39%" dans les secteurs concernés, qui ont connu "une croissance de 71%. C'est la preuve que décarbonation et compétitivité peuvent aller de pair", assure-t-elle. Mais elle sait qu'elle doit proposer aux Etats membres des options pour contenir le prix de l'électricité comme du CO2. Parmi les pistes: - poursuivre l'allocation de quotas gratuits en échange d'investissements dans la décarbonation; - ajuster les "valeurs de référence", un système complexe qui détermine les quotas gratuits attribués à chaque secteur. L'économiste Marc Baudry, spécialiste du climat, ne pense pas qu'Ursula von der Leyen remettra en cause l'ensemble du marché du carbone, l'un des héritages de son précédent mandat. Ce "serait désastreux" pour des industriels "qui ont déjà fait les efforts et seraient pénalisés", met-il en garde. Une victime collatérale pourrait être en revanche "l'ETS 2", c'est-à-dire l'extension prévue du marché du carbone au transport routier et au chauffage des bâtiments. Très sensible politiquement, la mesure a déjà été repoussée de 2027 à 2028 à la demande de la Pologne ou de la Hongrie notamment. Mais certains spécialistes et des diplomates s'attendent à un nouveau report, voire à un enterrement de première classe.
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