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▸ Les 15 dernières parutions

24.10.2026 à 08:53

En Italie, des manifestations contre la vie chère et l'austérité prévues sous haute surveillance

FRANCE 24

L'Italie se prépare à une nouvelle journée de manifestations samedi contre les coupes budgétaires et la vie chère, dans huit villes dont Rome et Milan. Après les violences du week-end dernier, les autorités prévoient un important dispositif de sécurité, avec notamment des drones et des hélicoptères pour surveiller les cortèges.

24.10.2026 à 08:29

Jean-Michel Jarre, "optimiste par subversion" face à l'IA

FRANCE24

Lors d'un entretien accordé vendredi à l'AFP dans le cadre du festival, le musicien de 78 ans s'est exprimé sur son usage de l'IA générative, qu'il utilise dans son travail, et sur l'importance de distinguer l'outil de l'usage que l'on peut en faire. "L'IA pour moi, c'est un petit peu la même chose que quand j'ai commencé avec les synthétiseurs, où d'un seul coup, je pouvais devenir le luthier pour la première fois de mon travail", explique celui qui est considéré comme l'un des pionniers de la musique électronique. "JMJ" se sert notamment de l'IA générative comme d'un "super assistant", lui demandant de trouver des alternatives à des mélodies ou à certaines "textures". Il l'utilise également pour ses créations visuelles qui accompagnent ses concerts. Un demi-siècle après la sortie de son album Oxygene, qui a propulsé sa carrière avec environ 18 millions d'exemplaires vendus dans le monde, Jean-Michel Jarre continue d'accueillir l'innovation technologique à bras ouverts, en contraste avec les inquiétudes liées à l'IA de nombreux musiciens, portant notamment sur les droits d'auteur, la rémunération équitable et le contrôle créatif. "Ce qui est important, c'est l'idée que les artistes puissent s'exprimer librement et ne pas confondre le fait que, encore une fois, si on parle de l'IA, la technologie est neutre et que la malveillance existait avant l'électricité et existera après l'IA", affirme-t-il. "Je ne pense pas du tout que le prochain Bad Bunny ou la prochaine Billie Eilish (...) aient quoi que ce soit à craindre d'une technologie qui arrive. Ce qui fait l'originalité d'un artiste, c'est sa singularité précisément", ajoute-t-il. Pour JMJ, le conservatisme dans le monde de l'art face aux avancées technologiques n'est pas un phénomène nouveau, évoquant la fois où il avait introduit en 1971 la musique électronique à l'Opéra de Paris, suscitant l'indignation de certains musiciens de l'orchestre qui avaient débranché leurs instruments en signe de protestation. "C'est une histoire sans fin qui fait qu'on a peur de ce qu'on ne connaît pas finalement", déplore-t-il. Hallucinations Pour Jean-Michel Jarre, qui a traversé la révolution de la musique électronique, puis celle du passage de l'analogue au numérique, l'IA représente simplement un nouveau tournant, et un nouvel outil qu'il peut manier à sa guise. "Ce qui m'a toujours intéressé dans ma relation à la technologie, c'est de la détourner, de la pirater, c'est-à-dire de créer des accidents", poursuit-il, évoquant son attrait pour les "hallucinations" produites par l'IA. "Dans une vingtaine d'années, on considérera les années 2020 comme l'âge d'or de l'IA", affirme-il, établissant un parallèle entre les débuts du cinéma en noir et blanc et muet, dont les imperfections ont fait naître un style reconnaissable. Durant l'ADE, qui voit le temps d'une semaine le monde de la musique électronique converger le long des canaux d'Amsterdam, Jean-Michel Jarre s'est produit mercredi dans la capitale néerlandaise lors d'un concert célébrant les 50 ans d'Oxygene, tout en lasers et visuels démultipliés sur des écrans géants. "C'était le dernier concert avec cette production-là, aussi bien sur le plan visuel que sur le plan de la musique, puisque je sors un nouvel album au début de l'année prochaine", explique-t-il. Avec sa nouvelle tournée mondiale "Oxygene & Beyond", annoncée en début de semaine et qui débutera à l'automne 2027 en Pologne, l'artiste fera ainsi peau neuve, en phase avec son temps.

24.10.2026 à 08:27

Israël: les partis arabes se voient en faiseurs de rois pour faire tomber Netanyahu

FRANCE24

Dans des entretiens accordés à l'AFP, Mansour Abbas, à la tête de la Liste arabe unie (Raam, une formation islamiste modérée), et Youssef Jabareen, qui dirige la Liste unifiée (une coalition de trois partis aux sensibilités nationalistes et communiste), ont affiché un objectif commun: faire tomber, à l'issue des élections législatives de mardi, le gouvernement du Premier ministre israélien, qu'ils qualifient de "raciste". Tous deux membres de la minorité arabe israélienne, descendante des Palestiniens restés sur leurs terres lors de la création d'Israël en 1948 et qui représente environ 20% de la population, ils représentent des citoyens qui se sentent plus marginalisés que jamais par le gouvernement le plus à droite de l'histoire du pays. Les deux responsables se disent ainsi prêts, sous certaines conditions, à collaborer avec le bloc d'opposition qui s'est constitué autour de l'ancien chef d'état-major Gadi Eisenkot, donné au coude-à-coude avec celui de M. Netanyahu dans les sondages. "Nous voulons être des partenaires influents afin de pouvoir porter des décisions à la table du prochain gouvernement et (...) résoudre les grands problèmes et défis auxquels la société arabe est confrontée", déclare M. Abbas à Nazareth, ville arabe du nord d'Israël. - "Partenariat judéo-arabe" - Malgré les sondages qui placent son bloc loin du seuil des 61 sièges nécessaires pour avoir la majorité à la Knesset, M. Eisenkot écarte pour l'instant toute participation des partis arabes à sa coalition, afin de ménager l'électorat juif. Réaliste, M. Abbas a atténué toute rhétorique liée à Gaza ou à la Cisjordanie, et axé sa campagne sur des questions consensuelles comme la criminalité qui gangrène la société arabe israélienne. Il est aussi allé jusqu'à intégrer à sa liste Yoav Segalovitz, un ancien haut responsable de la police israélienne qui avait été nommé vice-ministre de la Sécurité nationale et premier juif de droite à figurer sur une liste à majorité arabe. Ce choix symbolise selon M. Abbas "un engagement positif en faveur du partenariat judéo-arabe", qui répond aussi à une volonté de s'appuyer sur "une expertise professionnelle considérable dans la lutte" contre la criminalité, qui ne cesse d'exploser depuis quelques années. Alors qu'un grand nombre d'électeurs arabes israéliens voyaient autrefois d'un mauvais œil toute collaboration avec les partis israéliens juifs, ceux rencontrés par l'AFP disent que la priorité est désormais de chasser le gouvernement actuel. "Jamais auparavant (on) n'avait traité les Arabes avec une telle dureté", dit ainsi un ancien directeur de lycée de 68 ans qui a souhaité rester anonyme par crainte de représailles. Le gouvernement a "fait preuve d'hostilité envers les Arabes, il n'y a pas d'autre mot". Hanaa Zraiq Sayegh estime de son côté que le pays "fait marche arrière" dans son "attitude" envers cette minorité. "J'aimerais que les choses changent", confie cette propriétaire d'une école de danse de 40 ans. Pour Ziad Mansour, un barbier de 50 ans, la minorité arabe veut simplement un "gouvernement modéré qui traite bien son peuple et son pays". "Pas de guerres, de problèmes, de violence et de toutes ces choses. Nous en avons assez!", lance-t-il. "Exigences" Plusieurs commentateurs estiment que les listes arabes pourraient soutenir le bloc de M. Eisenkot même sans rejoindre formellement la coalition, ce qui donnerait un gouvernement minoritaire appuyé par les voix arabes à la Knesset. C'est l'option privilégiée par Youssef Jabareen, 54 ans, professeur universitaire spécialisé dans les droits humains. Il se dit ainsi prêt à "coopérer" pour mettre fin au pouvoir de Benjamin Netanyahu, sans toutefois envisager, à ce stade, de participer directement à un gouvernement d'opposition, en raison de positions trop divergentes sur la guerre à Gaza et la colonisation juive en Cisjordanie. Il ne s'agira pas de signer un "chèque en blanc", prévient-il toutefois, conditionnant son soutien à la manière dont ces partis "répondront à notre programme et à nos propositions".
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