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03.08.2026 à 13:09

Des dizaines de milliers d'évacués face aux feux dans le nord-ouest américain

FRANCE24

Le chef de la police locale, Kevin Hall, a chiffré à environ 60.000 personnes le nombre d'évacués en urgence durant le week-end. "Des centaines de maisons et de bâtiments ont été détruits. Nous sommes encore en train d'évaluer la possibilité que des vies aient été perdues", a déclaré la maire de Spokane, Lisa Brown, lors d'une conférence de presse dimanche soir. Des images de l'AFP montrent des maisons réduites en cendres, des véhicules calcinés et des paysages noircis après les feux. "Simplement conduire en regardant les maisons, c'est l'une des choses les plus déchirantes que j'ai vues de ma vie", a confié à l'AFP Geoff Beadles, un habitant de Spokane qui a dû quitter dans l'urgence son foyer avec sa fiancée et leurs deux chiens. Le shérif local John Nowels a indiqué qu'aucune victime n'avait été recensée pour le moment, mais que cela pourrait évoluer "en raison de l'étendue" de la catastrophe. Etat d'urgence Aucun des incendies n'est contenu à ce stade, selon les pompiers. Une météo plus favorable est attendue lundi avec des vents faiblissant mais les craintes sont entretenues par des prévisions de nouvelle hausse des températures dans le courant de la semaine. La fumée s’accumulant au-dessus de Spokane devrait rendre la qualité de l’air "très malsaine" lundi, a prévenu l’agence régionale de protection de l’air. Bob Ferguson, gouverneur de l'Etat de Washington dans lequel se trouve Spokane, a déclaré l’état d’urgence. Il a dit s'être entretenu de la catastrophe avec des responsables fédéraux et le président Donald Trump qui a, selon lui, compris "à quel point la situation est grave". L’Etat subit sa quatrième année consécutive de sécheresse, a souligné le gouverneur qui a pointé les conditions propices aux feux destructeurs créées par le réchauffement climatique. Le directeur du Département des ressources naturelles de l’Etat de Washington, David Upthegrove, a averti que l’incendie de Spokane n’était "qu’un parmi 15 grands feux qui ravagent actuellement l’Etat de Washington". "Cette année est déjà l'une des années les plus chargées en matière d'incendies de forêt jamais enregistrées, et nous ne faisons que commencer le mois d'août", s'est-il alarmé, évoquant un été "hors norme" dans le nord-ouest du Pacifique. Les trois incendies actifs à Spokane et ses environs ont ravagé un total d'environ 2.180 hectares, selon CNN. Le plus important, baptisé Old Trails Fire, a franchi la rivière Spokane samedi après-midi, avant de pénétrer dans la ville d'environ 230.000 personnes. Des vidéos tournées samedi par des habitants montraient déjà des maisons englouties par les flammes ou réduites en cendres, alors que des incendies attisés par le vent progressaient de manière incontrôlable dans des conditions de chaleur intense et de sécheresse extrême. Des files de voitures s'étiraient sur les routes alors que les habitants fuyaient leur domicile pour se mettre à l'abri. Les autorités ont émis une alerte d'évacuation maximale, intitulée "Go Now" (Partez maintenant), pour de vastes secteurs du nord de Spokane où vivent plusieurs milliers de personnes. "Il y avait probablement des centaines et des centaines de voitures", a témoigné auprès de l'AFP Tena Risley, prise dans un embouteillage alors qu'elle tentait de fuir. Elle a raconté que les flammes avaient bloqué plusieurs routes à l'extérieur de la ville. La Garde nationale de l'Etat de Washington a indiqué sur X qu'elle procédait à une "mobilisation rapide" de ses unités afin de prêter main-forte aux secours. Ce corps de réserve affirme aussi que ses forces aériennes ont déversé environ 3.497.000 litres d'eau en 137 heures pour tenter d'éteindre ces feux.

03.08.2026 à 12:38

Art et protection du vivant : des sculptures contre les chalutiers en Italie

Myriam MASCARELLO

Vous avez déjà entendu parler de la Casa dei Pesci, la "maison des poissons", en Italie ? Au départ, il y a le combat solitaire de Paolo Fanciulli, un artisan pêcheur révolté par la destruction des océans. Au fil des années, il a fédéré autour de lui des artistes comme Emily Young ou Maurizio Cattelan. Ensemble, ils ont bâti un musée sous-marin qui défend concrètement le vivant. Un barrage contre la surpêche et la bataille d’une vie.

03.08.2026 à 12:37

Trump annonce une reprise des négociations lundi, l'Iran dément

FRANCE24

Le président américain avait menacé il y a quelques jours de "frapper fort" la République islamique, avant de faire une nouvelle fois volte-face et d'annoncer une suspension de ses plans de bombardements massifs. "Bien sûr qu'ils ne veulent pas être attaqués. Ils connaissaient l'ampleur de cette attaque car ils la voyaient prendre forme", a-t-il déclaré dimanche soir dans son avion présidentiel. "Ce que l'on fait maintenant, c'est parler avec eux sous la forme d'une négociation", a ajouté M. Trump, en précisant que ces discussions devaient commencer lundi après-midi, sans autre détail. Ce scénario s'est répété à plusieurs reprises ces dernières semaines, alors que le dirigeant américain cherche une issue à ce conflit impopulaire aux Etats-Unis, qui a fait flamber les cours du pétrole et ébranlé l'économie mondiale. Recul du pétrole La réponse de l'Iran est arrivée lundi lors du point presse hebdomadaire de la diplomatie iranienne. "Nous ne négocions pas avec les Etats-Unis en ce moment. Nous négocions avec Oman pour sécuriser un passage dans le détroit d'Ormuz", a affirmé Esmaïl Baghaï, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères. La veille déjà, ce porte-parole avait parlé d'un accord proche avec Oman pour rouvrir cette voie cruciale pour le commerce mondial d'hydrocarbures, de nouveau verrouillée depuis que le protocole d'accord américano-iranien a volé en éclat début juillet. L'Iran, qui ne veut pas d'un retour à la situation d'avant-guerre, n'autorise pour l'heure qu'un seul itinéraire le long de ses côtes. Le sultanat omanais, qui avait déclenché la colère de Téhéran en juin en ouvrant une route alternative dans le détroit, n'a pas fait de déclaration pour l'instant. "Nous sommes sur le point de parvenir à un accord sur une route acceptable pour les deux parties - ni la route nord, ni la route sud -, dans le respect des droits souverains de chaque pays et la garantie de nos intérêts nationaux et de notre sécurité", avait assuré dimanche Esmaïl Baghaï. Ces apparentes avancées ont été suivies d'une chute des prix du pétrole lundi matin, le baril de Brent, référence du marché mondial, reculant de plus de 5% pour s'échanger autour de 82 dollars. Il avait brièvement dépassé les 100 dollars fin juillet. En attendant, la situation dans le détroit d'Ormuz reste tendue: une explosion près d'un pétrolier y a été rapportée dans la nuit de dimanche à lundi par l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO. "Nouveau mensonge" M. Trump avait conditionné la suspension annoncée des frappes américaines à la conclusion rapide d'un accord avec Téhéran, en particulier sur le détroit, et avait évoqué des progrès diplomatiques. Les hostilités, déclenchées fin février par une offensive américano-israélienne sur Téhéran, ont globalement cessé en avril avant de reprendre début juillet. Selon des médias américains, Washington envisageait de nouveaux bombardements massifs au cours du week-end. CBS News avait notamment mentionné la possibilité de frappes contre des raffineries de pétrole et des centrales électriques, menées par les Etats-Unis mais aussi Israël, ce qui aurait été une première depuis deux mois. M. Trump a dit avoir renoncé à cette nouvelle attaque à la demande de pays de la région, qui selon lui "pensent qu'on a un accord". "Il y a un accord sur Ormuz, et il y aura ensuite un accord sur le nucléaire, on pourrait même dire sur la dénucléarisation de l'Iran", a-t-il déclaré. Il a affirmé que la requête provenait de l'Arabie saoudite, des Emirats arabes unis, du Qatar et de l'Iran lui-même - ce que Téhéran a également démenti, évoquant un "nouveau mensonge" du président américain. D'après l'agence de presse officielle saoudienne, le prince héritier saoudien Mohamed ben Salmane, allié clef de Washington dans la région, a appelé M. Trump à "privilégier le dialogue afin de réduire les tensions". La guerre s'est étendue récemment, avec un nouveau front en mer Rouge, où les rebelles yéménites houthis, soutenus par l'Iran, ont annoncé qu'ils imposaient un blocus aux ports saoudiens. Depuis, ils ont revendiqué des attaques contre des pétroliers et des installations pétrolières du royaume. burx-mdh/anb/er
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