LePartisan.info À propos Podcasts Fil web Écologie Blogs Revues MÉDIAS
Retrouvez toute l'actualité internationale en continu - France 24
 
Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ Les 15 dernières parutions

22.07.2026 à 12:27

Le Livret A jamais autant boudé au premier semestre depuis 2008

FRANCE24

Sur les six premiers mois de l'année, les retraits ont dépassé les versements de 5,93 milliards d'euros, a indiqué mercredi la Caisse des dépôts. Le bras financier de l’État, qui gère une grande partie de l'encours, n'avait jamais enregistré une telle sortie nette entre janvier et juin depuis 2008, première année couverte par des données consolidées. Combinée à celle du Livret de développement durable et solidaire (LDDS), pour lequel les retraits ont également excédé les dépôts de 960 millions d'euros, la décollecte a totalisé 6,89 milliards d'euros depuis le 1er janvier, selon l'établissement public. A titre de comparaison, la collecte nette pour ces deux livrets avait atteint à la même époque 6,03 milliards d'euros en 2025, plus de 15 milliards en 2024 et près de 26 milliards en 2023, le record. Tous semestres confondus, le record de décollecte du Livret A remonte à juillet-décembre 2015, quand les retraits avaient dépassé les versements de 6,86 milliards d'euros. À l'époque, de nombreux épargnants avaient transféré une partie de leur épargne du Livret A vers leurs plans d'épargne logement (PEL), afin de bénéficier de leur taux de rémunération plus élevé avant la baisse annoncée de celui-ci. Regain d'inflation Au 30 juin 2026, l'encours total du Livret A et du LDDS s'élève à 608,3 milliards d'euros, en baisse de 0,1% sur les douze derniers mois. Pour la première fois, l'"effet capitalisation" ne joue plus: les intérêts versés aux épargnants fin 2025 ne compensent plus la décollecte de cette année. Le livret d'épargne populaire (LEP), plafonné à 10.000 euros et réservé aux ménages modestes, a lui connu une décollecte de 380 millions d'euros depuis le 1er janvier, pour un encours total de 83,5 milliards d'euros fin juin Ce désamour des Français pour le Livret A s'explique par la baisse du taux de rémunération du produit d'épargne le plus populaire en France, tombé à 1,5% en février après un plateau à 3% atteint en 2023. Décidé mi-juillet face au regain d'inflation au premier semestre, le relèvement au 1er août du taux du Livret A à 1,7% - valable aussi pour le LDDS, mais pas pour le LEP maintenu à 2,5% -, applicable jusqu'au 31 janvier 2027, pourrait permettre d'enrayer cette chute. L'ampleur de l'effet positif attendu est néanmoins toujours difficile à anticiper, avec la concurrence des autres produits d'épargne et l'évolution d'autres indicateurs comme le niveau de consommation et le taux d'épargne des ménages. Concurrence de l'assurance vie Le Livret A, comme le LDDS et le Livret d'épargne populaire (LEP), est un produit liquide - chaque détenteur peut retirer ses fonds à tout moment -, garanti par l’État, donc sans risque, et exonéré d'impôts et de prélèvements sociaux. Quelque 358.000 Livret A ont été ouverts en 2025, selon les dernières données disponibles, portant à 57,3 millions le nombre de titulaires en France. Un total en légère progression chaque année depuis 2020 mais loin du pic de 2012 (63 millions), selon les données de la Banque de France. Ils subissent la concurrence des autres produits d'épargne, l'assurance vie en tête: les contrats cumulaient 2.162 milliards d'euros à la fin du mois de mai (soit 117 milliards de plus qu'un an auparavant), selon la fédération professionnelle France assureurs. Le match est déséquilibré depuis plusieurs trimestres, puisque les fonds euros de l'assurance vie, au capital garanti comme le Livret A, proposent une rémunération de 2,63% en moyenne. Le Livret A "reste le placement favori des Français et on va continuer à le suivre comme le lait sur le feu", avait assuré le ministre de l’Économie Roland Lescure, lors de l'annonce du relèvement du taux.

22.07.2026 à 12:23

Recherche en ligne: Google lance ses résumés par IA en France

FRANCE24

Concrètement, les utilisateurs verront s'afficher au-dessus de certains résultats quelques lignes de réponse grâce à cet outil baptisé "Aperçu IA", qui arrive accompagné d'un "mode IA" consistant en une recherche conversationnelle qui permet à l'utilisateur de dialoguer avec le moteur de recherche. Lancées dans de nombreux pays en 2024 et 2025, y compris européens, ces fonctionnalités arrivent finalement en France car "il y avait des blocages de régulation qui étaient là, qu'on pense avoir levés", a expliqué à l'AFP le directeur général de Google en France, Sébastien Missoffe, évoquant une "grande révolution pour les utilisateurs". Confronté à l'essor des outils d'IA conversationnelle depuis le lancement de ChatGPT fin 2023, le premier moteur de recherche mondial tente d'éviter une fuite de ses utilisateurs vers des outils devenus des concurrents. "C'est vraiment la volonté des utilisateurs de ne pas multiplier ces différentes plateformes", selon le dirigeant de la filiale française. Recherches en hausse, trafic en baisse La stratégie semble payer: Alphabet, maison mère de Google, avait indiqué dans ses résultats financiers du premier trimestre que les recherches en ligne atteignaient un "niveau historique". Mais cette évolution s'accompagne aussi d'un risque pour les médias de voir leur audience diminuer, si les utilisateurs se contentent de lire le résumé des résultats de recherche sans cliquer sur les articles en ligne. D'après une étude publiée par le Pew Research Center en juillet 2025, les internautes sont deux fois moins nombreux à cliquer sur un lien de résultat lorsqu'ils disposent d'un résumé par IA. "Le jour où Google lance +Overview+ (nom d'"Aperçu IA" en anglais), on perd 30%" de trafic venant de Google, s'était inquiété il y a peu un patron de presse régionale auprès de l'AFP, sous couvert d'anonymat. L'arrivée de ces nouvelles fonctionnalités pourrait ouvrir une négociation entre le groupe américain et les médias français sur leur rémunération, alors que le secteur est en souffrance. Il est déjà touché par des baisses de revenus (abonnements, publicité...) et des plans de suppressions d'emplois, de Prisma Media (Capital, Femme Actuelle, Voici...) à Centre France et Ebra (Le Progrès, les Dernières nouvelles d'Alsace...). Possibilité de refus En France, Google a déjà conclu des accords avec 450 éditeurs de presse sur les droits voisins, qui permettent aux journaux, magazines ou agences de presse de se faire rémunérer lorsque leurs contenus sont utilisés par les géants du numérique. Début juillet, Google avait envoyé une lettre aux médias français les informant du lancement de ces nouvelles fonctionnalités cet été. Selon une source proche du dossier, le courrier envoyé par Google aux éditeurs de presse précise que les résumés par IA ouvriront également droit à une rémunération au titre des droits voisins. Ces derniers ont également la possibilité de refuser de faire figurer leurs contenus dans les "Aperçus IA" et le "mode IA", une fonctionnalité introduite le mois dernier et uniquement déployée au Royaume-Uni et en France pour le moment. Un tel choix n'impactera pas les résultats de recherche classiques, a assuré le géant américain, qui met en avant des résultats de recherche améliorés et plus pertinents pour l'utilisateur. L'essor de l'IA générative a déjà provoqué de profonds changements économiques pour les médias. Plusieurs acteurs ont noué des partenariats avec des entreprises d'IA, mais certains dénoncent le pillage de leurs contenus. Ces groupes "volent effrontément la propriété intellectuelle" des médias d'information, avait par exemple accusé début juin le patron du journal américain New York Times, Arthur Gregg Sulzberger.

22.07.2026 à 12:11

L'empreinte carbone des mines de métaux plus importante que l'on ne le pensait, selon une étude

FRANCE24

Mais une nouvelle étude publiée mercredi dans Environmental Science and Technology montre que l'empreinte carbone de l'exploitation minière des métaux pourrait être dix fois plus importante qu'on ne le pensait auparavant. "Nous avons identifié une source de CO2, peu prise en compte dans l'industrie minière, qui pourrait être très importante dans certains contextes - bien supérieure aux sources d'émissions habituellement recensées", a expliqué à l'AFP Luke Bridgestock, auteur principal de l'étude. "Nous devons décarboner l'industrie minière, et la seule manière d'y parvenir, est d'identifier d'où viennent ces émissions et mettre en place des stratégies sur mesure pour chacune de ces sources", a-t-il ajouté. L'extraction de métaux est très gourmande en énergie. La majeure partie des émissions de dioxyde de carbone est généralement attribuée aux engins lourds utilisés sur place ainsi qu'au transport assuré par des véhicules roulant au diesel. Eau acide Pour cette étude, les scientifiques se sont focalisés sur le drainage minier acide, un phénomène bien connu mais qui n'a jamais été quantifié. Les minerais extraits contiennent souvent des minéraux sulfurés. Lorsque ces minéraux entrent en contact avec l'eau en surface, riche en oxygène, ils rendent l'eau acide. Quand cette eau réagit avec certaines roches, le calcaire par exemple, elle rejette du dioxyde de carbone dans l'atmosphère. Elle peut également s'écouler vers l'océan où sa réaction chimique entraînera aussi la libération de CO2. Les chercheurs ont travaillé sur la ceinture pyriteuse ibérique, dans le sud-ouest de l'Espagne. Cette région compte 82 mines, en activité ou abandonnées et est le lieu où on retrouve le plus cette réaction dans le monde. En mesurant la composition chimique des rivières, ils ont pu mesurer l'ampleur du phénomène et ont également suivi l'évolution de la composition chimique de l'eau lorsque celle-ci se mélangeait à l'eau de mer. Dans l'ensemble, les résultats ont montré que le drainage minier acide généré depuis le début de l'exploitation minière à grande échelle dans la région, au XIXe siècle, a rejeté une quantité similaire de dioxyde de carbone à celle habituellement comptabilisée. Cela signifie que l'empreinte carbone est deux fois plus importante qu'on le pensait jusqu'à présent. Centaines voire milliers d'années Mais ce n'est pas la seule découverte de l'équipe de chercheurs. Comme les minéraux sulfurés peuvent continuer à réagir avec l'eau pendant des centaines voire des milliers d'années, ils continueront donc à générer des émissions et à alourdir l'empreinte carbone des mines longtemps après leur fermeture. Selon les calculs des chercheurs, de sept à 165 tonnes de dioxyde de carbone sont dégagées par tonne de cuivre produite, en fonction de la teneur en minéraux sulfurés et des conditions géologiques locales. Le point médian de cette fourchette est environ dix fois plus élevé que les estimations habituellement retenues pour l'empreinte carbone. L'équipe teste maintenant l'olivine, un minéral qui se dissout rapidement et qui pourrait être utilisé pour neutraliser les rejets d'eaux acides des mines sans émission de CO2. Selon Luke Bridgestock, la prochaine étape est maintenant d'identifier quelles régions sont les plus à risque, pour cibler les prochaines actions à mettre en place. "Faute de quoi, il sera impossible d'atteindre la neutralité carbone", ajoute-t-il, "puisque ce processus continuera à produire d'importantes émissions liées à l'exploitation minière des métaux", conclut-il.
3 / 15
  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Ctrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique ‧ Asie ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
Infomigrants
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
G.I.J
I.C.I.J
 
  OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Conspirationnisme
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
Wokisme
🌓