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23.10.2026 à 19:34

Tuerie dans les Yvelines : "un attentat à connotation raciste, probablement islamophobe" (maire de Trappes)

FRANCE24

"Nous sommes collectivement responsables de ce qui vient de se passer et de ce qui pourrait se passer de nouveau dans notre pays" et "notre responsabilité à tous, c'est la désescalade, c'est la concorde républicaine", a déclaré M. Rabeh à la presse. "Une fillette de 12 ans est entre la vie et la mort au moment où on se parle", elle "a été ciblée par une rafale d'armes automatiques dans notre pays. Son crime, c'est probablement d'être +racisée+", a ajouté l'édile, l'air grave. "C'est probablement l'un des premiers, une première tentative de crimes de masse à connotation islamophobe et raciste", a-t-il poursuivi, saluant également "le courage des forces de l'ordre" qui ont arrêté le tireur présumé dans son périple. "Les gens qui ont été visés aujourd'hui, ça aurait pu être ma mère, mes frères, mes belles-sœurs, etc.", a souligné le maire Générations de cette ville populaire des Yvelines de quelque 35.000 habitants. Et de dénoncer les discours "criminels" qui, selon lui, "arment idéologiquement ceux qui sont capables de passer à l'acte". "Les discours qui consistent, qu'on soit ministre, candidat à la présidentielle, député, à expliquer que tous les maux de cette société sont la responsabilité des arabos-musulmans, ce qu'on a encore entendu récemment de la part d'hommes politiques condamnés par la justice à de nombreuses reprises, mais qui continuent de sévir, librement, et bien tous ces discours font des morts", a accusé l'édile de gauche. "Il faut qu'on soit collectivement lucides sur le fait que les discours qui arment idéologiquement ceux qui sont capables de passer à l'acte sont criminels et qu'il faut donc les condamner comme tels", a-t-il insisté, avant de conclure : "dans un grand pays comme le nôtre, il faut plaider la concorde civile". Un peu plus tôt, le maire avait indiqué que la personne décédée dans sa ville était "d'origine africaine" et une personne "en urgence absolue" "d'origine maghrébine". Le parquet national antiterroriste (Pnat) a ouvert une enquête pour "assassinat en relation avec une entreprise terroriste, avec la circonstance que les faits ont été commis à raison de l'appartenance vraie ou supposée à une prétendue race, une ethnie, une nation ou une religion déterminée".

23.10.2026 à 19:26

États-Unis : en Géorgie, les Afro-Américains mobilisés pour les midterms

FRANCE24

C’est l’un des États clés des élections de mi-mandat. En Géorgie, le siège du sénateur démocrate Jon Ossoff est en jeu, et peut-être avec lui la majorité au Sénat. Les Afro-Américains, qui représentent environ un tiers de l’électorat, sont plus courtisés que jamais. Dans les églises comme dans la rue, on les presse de voter tôt. Reportage à Atlanta. 

23.10.2026 à 19:24

Sacha Baron Cohen ressuscite Ali G, son "dinosaure problématique"

FRANCE24

Ce film, qui marque aussi ses débuts en tant que réalisateur, ressuscite Ali G, né à la télévision britannique et héros de la série "Da Ali G Show". Cet imposteur blanc, adepte de hip-hop et de reggae, avait conquis le public au début des années 2000 grâce à ses interviews de personnalités publiques, comme Donald Trump ou Buzz Aldrin. Le faux documentaire, qui arrive vendredi dans les cinémas américains et n'a pas encore de date de sortie en France, suit cet hurluberlu, amateur de tenues voyantes et de chaînes en or. Il tente d'obtenir une seconde chance à la télévision, car il a besoin d'argent parce que sa petite amie Julie (Morgana Robinson) est enceinte. Dans une tentative de montrer la polarisation actuelle, Baron Cohen interprète également son ennemi juré, le Dr Nira Cain-N'Degeocello, un professeur tellement à gauche qu'il "fait passer Alexandria Ocasio-Cortez pour MAGA", et le colonel Morad, à l'extrême opposé. Mais pour certains, Ali G est un personnage coupable d'appropriation culturelle, totalement dépassé. "Le film comporte quelques rires isolés, mais il est lent et maladroit, et bien moins +pertinent+ qu'il ne le croit", tacle le magazine Variety. "Le ressort comique d'Ali G était qu'il s'agissait d’un Blanc qui se donnait des airs de connaisseur sans rien y comprendre. (...) Son aspect le plus drôle était celui de faire-valoir dans les émissions de débats", ajoute la publication. Mais Sacha Baron Cohen assure comprendre que l'époque a changé. Selon lui, c'est précisément ce qui l'a inspiré à ressortir ce personnage du placard. "J'ai ressuscité Ali G parce que c'est un dinosaure problématique", a déclaré l'acteur lors d'une conférence de presse. "Il me semblait que c'était le moment parfait pour ramener un personnage resté coincé dans les années 2000", a-t-il ajouté. "Je voulais montrer à quel point la société s'est polarisée." – "Plus riche qu'Elon" – Il y a vingt ans, le Britannique a utilisé un autre personnage, le reporter kazakh Borat, pour réaliser un documentaire satirique sur la société américaine. Son travail a été comparé à celui de l'humoriste canadien Nathan Fielder, dont le documentaire "You Can See Everything", sur l'ex-star déchue des biotechnologies Elizabeth Holmes, fait actuellement des débuts remarqués au box-office américain. Sacha Baron Cohen a salué Fielder et estimé que le comédien "a fait quelque chose de complètement différent". L'acteur de 55 ans est arrivé à l'avant-première de son film à Los Angeles, grimé en Ali G. Tout de jaune vêtu, de la tête aux pieds, il est descendu d'une décapotable aux côtés de Julie et a interprété une chanson où il se dit "plus riche qu'Elon" Musk, avec laquelle il tourne en dérision le patron de SpaceX, l'homme le plus riche du monde. Ali G a déclaré à l'AFP que "le monde est parti en vrille. Tu sais, il y a des guerres, il y a le Covid, les gens écoutent Ed Sheeran plus qu'avant. Coldplay existe toujours, c'est (...) assez déprimant". Lors de sa conférence de presse, donnée cette semaine sans son costume, Sacha Baron Cohen a défendu la satire comme le format par excellence pour "provoquer des débats" de société. "Nous traversons un moment vraiment dangereux pour la société, où une poignée de milliardaires contrôlent l'information qui circule, et les sociétés, et les démocraties en particulier, reposent sur des faits partagés", a estimé l'acteur. "Nous glissons vers ces autocraties qui se nourrissent de mensonges partagés, et maintenant nous avons l'intelligence artificielle", a-t-il ajouté. "Qui décide quelles informations y sont introduites ?".
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