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09.10.2026 à 20:03

Vol flydubai: le co-pilote omanais planifiait une attaque suicide sur l'aéroport de Tel Aviv, selon le procureur

FRANCE24

L'enquête a révélé que le co-pilote omanais "avait commencé à mettre en œuvre un projet terroriste prémédité visant à prendre le contrôle de l'avion et à l'utiliser pour mener une attaque suicide contre le terminal passagers de l'aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv, dans le but de causer le plus grand nombre possible de victimes", a indiqué le procureur général émirati, Hamad Saif Al Shamsi dans un communiqué. Le co-pilote s'est inspiré des attentats du 11 septembre, et "a affirmé avoir agi seul, sans l'implication d'autres personnes", a-t-il ajouté, précisant que l'enquête se poursuivait "afin de vérifier cette affirmation". Cet homme de 29 ans a commencé a être influencé par "l'idéologie takfiri", terme qui désigne généralement les jihadistes ou les partisans de l'islam sunnite radical, à partir de 2017 alors qu’il étudiait en Australie, a-t-il détaillé. Il a ensuite travaillé dans plusieurs compagnies aériennes dans différents pays avant de rejoindre flydubai en janvier 2026. Il remplissait alors toutes "les conditions professionnelles et de sécurité requises à l’embauche, comme la détention d'une licence de pilote, la présentation d'un certificat de bonne conduite et la soumission aux vérifications requises", selon le procureur. "Aucune de ces procédures n’a révélé d’indices laissant supposer ses opinions extrémistes", a-t-il ajouté. Avant le 30 septembre, il avait volé deux fois pour Tel Aviv "afin de se familiariser avec le plan de vol et l'aéroport", a dit le procureur. Selon le procureur, l'enquête a révélé qu'il a attaqué le commandant de bord par surprise avec une hache de secours. Ce dernier a résisté avant d'être entendu par le pilote de service qui se trouvait à bord pour assurer le vol de retour et est intervenu, parvenant, avec l’aide d’un membre du personnel de cabine et de plusieurs passagers, à maîtriser l'agresseur . "Le commandant de bord du vol retour et son copilote ont repris le contrôle de l’avion, modifié sa trajectoire et atterri en toute sécurité à l’aéroport de Tabouk, en Arabie saoudite" a retracé le procureur. Le parquet continue "d'enquêter sur l'implication éventuelle de complices ou d'autres liens", conclut le communiqué, annonçant que de "nouvelles conclusions seront communiquées en temps voulu"

09.10.2026 à 19:55

A69: mise en service annoncée début novembre, nouvelle mobilisation ce week-end dans le Tarn

FRANCE24

"Les travaux de l’A69 seront achevés la semaine prochaine, conformément au calendrier prévu", a affirmé l'entreprise dans un communiqué, précisant que "des contrôles de sécurité sont en cours et se poursuivront pendant les 15 jours suivants". "La mise en service pourra donc intervenir la première semaine de novembre", a souligné Atosca, qui, interrogée jeudi, indiquait encore ne pas être en mesure d'"annoncer de date précise à ce stade". Cette communication intervient alors qu'un groupe d'opposants a commencé à se réunir dans le Tarn pour un week-end de mobilisation annoncé depuis plusieurs semaines. "On a à peu près une centaine de personnes sur place et une cinquantaine de véhicules, une trentaine de (personnes à) vélos sont venus depuis Toulouse pour rejoindre ce campement", a affirmé vendredi soir le préfet du Tarn, Simon Bertoux, lors d'une conférence de presse. Dès jeudi, des militants anti-A69 en charge de l'organisation de ce rendez-vous avaient pris position dans une zone agricole privée, située sur la commune de Cambounet-sur-le-Sor (Tarn), à un peu plus d'un kilomètre de la future autoroute, a appris l'AFP auprès d'une de leurs porte-parole et de la préfecture du Tarn. "La Dé-fête" Cette dernière avait, dans la matinée de jeudi, menacé d'évacuer par la force un premier campement installé "de façon provocatrice, sur un terrain situé le long de l'autoroute", a-t-elle indiqué dans un communiqué. Pour les promoteurs du rassemblement, cette mobilisation, baptisée "la Dé-fête" et organisée sur trois jours, est une occasion de célébrer, même si les travaux sont en passe de se terminer, ce qui a pu naître dans les mois de contestation contre un projet d'infrastructure qu'ils jugent écocide et d'un autre temps. "Dans ce mouvement, toutes les occasions ont été belles pour lutter et cela a résonné un peu partout, donc ce weekend c'est pour commémorer tout ça, promouvoir les belles choses qui ont émergé de ce combat, malgré le fait que localement, la nature a disparu pour laisser place à cette grosse merde de bitume", a expliqué à l'AFP un des organisateurs. Vendredi, le préfet du Tarn a indiqué que "les manifestants déclar(aient) vouloir accueillir à peu près 1.000 à 1.500 participants", estimant cet ordre de grandeur "plausible". "Il y aura des manifestants pacifiques (...) mais nous savons aussi que dans cette manifestation seront présentes un certain nombre de personnes du milieu radical que l'on a malheureusement connues lors de manifestations précédentes contre l'A69 et qui nous obligent à être extrêmement vigilants", a affirmé le préfet. Dispositif policier "robuste" "Plus de 800 policiers et gendarmes" seront mobilisés samedi, a-t-il détaillé, qualifiant ce dispositif de "robuste". Le préfet avait pris samedi dernier un arrêté d'interdiction de rassemblement sur les zones les plus proches de l'autoroute dans les 17 communes traversées par son tracé, arguant du fait que "la mobilisation militante contre l'autoroute A69 a donné lieu à des troubles à l'ordre public répétés et de gravité croissante sur la période 2022 - 2025". Les anti-A69 mobilisés souhaitent organiser une manifestation sur la voie publique depuis leur campement samedi après-midi et ont échangé en ce sens avec la préfecture. "Nous sommes tout à fait ouverts à achever les discussions pour trouver un parcours (...) pour que les manifestants puissent exprimer sur la voie publique leurs revendications mais le tout dans des conditions strictement pacifiques", a affirmé à cet égard M. Bertoux. Il y a un an, le ministre des Transports Philippe Tabarot avait annoncé la mi-octobre comme l'échéance prévue pour l'inauguration de ce tronçon autoroutier de 53 km qui, depuis le début des travaux, a fait l'objet d'une vive contestation. Interrogé sur l'échéance annoncée vendredi par Atosca, le préfet du Tarn a répondu : "S'ils font cette annonce, c'est qu'ils seront prêts à cette date-là et je m'en réjouis".

09.10.2026 à 19:51

Washington annonce sanctionner la CPI, l'UE et le Japon en soutien de la Cour

FRANCE24

Pour Washington, ces sanctions se justifient par la nécessité de "défendre la souveraineté américaine et ses citoyens contre la menace que représente la Cour pénale internationale", selon un communiqué publié par le département d'Etat. "Ils veulent plus de pouvoir et le veulent à nos dépens", a affirmé le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, qualifiant au passage la CPI de "tribunal voyou". Ces sanctions, une fois appliquées, entraîneront l'interdiction de toute transaction financière avec la CPI, afin de "la couper de ses ressources et réduire sa capacité à opérer", a-t-il précisé. Elles n'entrent cependant pas immédiatement en vigueur, le gouvernement américain les assortissant d'une période de grâce de six mois qui vise à "donner du temps pour que les États parties démontrent des programmes visibles afin de répondre aux inquiétudes des États-Unis concernant la CPI", selon le communiqué. La Cour a aussitôt réagi, estimant que ces sanctions étaient "une attaque contre l'Etat de droit et les fondements même de l'ordre juridique international, qui porte un coup au principe fondamental selon lequel nul n'est au-dessus des lois". L'Union européenne (UE) a de son côté jugé qu'elles étaient "profondément regrettables" et s'est dite "prête à prendre toutes les mesures nécessaires pour permettre à la Cour de poursuivre son travail". "Attaque existentielle" Plusieurs États européens, l'Allemagne, le Danemark, la France, l'Italie, les Pays-Bas et le Royaume-Uni, ainsi que le Canada et le Japon ont assuré "rester unis" derrière la Cour. Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a déploré par l'intermédiaire de son porte-parole des sanctions qui "portent un coup sérieux à notre action collective en faveur de la justice pénale internationale". Le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Volker Türk, les a également jugées "inacceptables" et a rappelé que Washington avait déjà précédemment ciblé un certain nombre de juges et responsables de la CPI. L'organisation de défense des droits humains Amnesty International a de son côté exhorté la communauté internationale à "résister" à ces sanctions, y voyant une "attaque existentielle (qui) doit être tenue en échec". Lui-même visé depuis 2024 par un mandat d'arrêt de la CPI pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité à Gaza, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a en revanche salué ces sanctions, accusant la CPI de ne pas être "un tribunal" mais "une entité politique". Avant même l'annonce de ces sanctions, la juriste sud-africaine Navi Pillay, lauréate vendredi du prix Nobel de la paix précisément notamment pour son travail au sein de la CPI, avait dénoncé "les attaques" visant la Cour, en référence aux critiques virulentes et répétées de Donald Trump contre l'institution. Consensus à Washington Le président américain avait notamment qualifié le mois dernier la Cour de "malfaisante" et de "voyou", appelant les États membres à la quitter. Dans son communiqué, M. Rubio a lui rappelé le consensus transpartisan à Washington concernant la CPI, en soulignant que "Républicains comme démocrates ont toujours rejeté l'idée (qu'elle) puisse poursuivre des citoyens, des membres de nos forces armées ou des responsables politiques américains". "Les États-Unis n'ont jamais adhéré à cette Cour, nous n'en avons pas besoin et nous n'en voulons pas", a-t-il insisté. Le délai de six mois doit permettre à "nos alliés (de) calmer les ardeurs de la Cour", a-t-il ajouté. "Dans le cas contraire, les États-Unis continueront de démanteler la CPI, brique par brique, jusqu'à ce que les Américains ne puissent plus être menacés". Cette durée pourra être ajustée "en réponse aux succès ou échecs de ces efforts". Si le secrétaire d'État a assuré que les États-Unis avaient cherché une "solution diplomatique", il a estimé que "ni la Cour ni les États parties (n'avaient) jusqu'ici pris la moindre mesure pour prendre en compte nos inquiétudes". Les sanctions ne concernent toutefois pas les activités de maintenance ou de services de logiciels et accès au "cloud", de même que le fonctionnement du système de retraite de la CPI ou certaines des activités liées aux personnes détenues par la Cour.
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