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▸ Les 15 dernières parutions

17.06.2026 à 20:15

La bulle IA va-t-elle éclater ?

Stéphanie ANTOINE

Au G7 d’Évian, les géants de la tech comme Sam Altman (OpenAI), Dario Amodei (Anthropic) ou Arthur Mensch (Mistral AI) ont été conviés pour parler d’intelligence artificielle. Des patrons devenus aussi importants que des chefs d’État. Mais l’enjeu n’est pas seulement économique, il est aussi démocratique. La décision de Donald Trump de restreindre l’accès aux derniers modèles d’Anthropic souligne la dépendance de l’Europe aux États-Unis, sur fond de bras de fer autour de la régulation de l’IA.

17.06.2026 à 20:13

Ligue 1: décès d'Eric Roy, le coach qui a fait rêver Brest

FRANCE24

"Depuis trois ans et demi, Papa se battait contre un cancer du pancréas. Pendant tout ce temps, il a continué à vivre avec une force qui nous impressionne encore", a écrit la famille de l'entraîneur sur son compte Instagram. La maladie du coach était un secret de polichinelle parmi ceux qui suivaient un peu le club breton ou le football français, mais sa volonté de ne jamais évoquer publiquement son état de santé avait été respectée. Parfois visiblement affecté par les traitements, Roy avait toujours assuré sa fonction et ses responsabilités face à ses joueurs et à la presse avec sa bonhommie habituelle. Le diagnostic de sa maladie semble remonter à peu près au moment où il a pris en main le Stade Brestois, en janvier 2023. Une nomination qui avait alors surpris beaucoup de monde, lui qui avait attendu plus de onze ans une deuxième chance sur un banc de Ligue 1, après avoir entraîné Nice de mars 2010 à novembre 2011. Le miracle de 2024 Venu sauver une équipe menacée de relégation, seul, il s'était fondu dans ce club aux moyens financiers inversement proportionnels à la détermination qu'il a affiché sous ses ordres. Adepte d'un management participatif, il a toujours expliqué son succès par "la qualité des joueurs (...) qui sont capables de s'approprier un projet de jeu et ont la volonté, tous ensemble, de faire des résultats". Après avoir maintenu Brest à l'été 2023, il allait connaître une saison de rêve en portant les Finistériens à une 3e place aussi impensable que méritée, au vu du jeu développé, en Ligue 1 et à une qualification européenne inédite dans l'histoire du club. Il avait été d'ailleurs élu meilleur entraîneur de Ligue 1 cette année là, le seul trophée de sa carrière comme joueur ou coach. La saison suivante, il avait prouvé que cela n'avait rien d'un hasard, Brest parvenant à sortir de la phase de poule de la C1 avant de baisser sèchement pavillon devant le futur vainqueur de la compétition, le Paris SG (0-3, 0-7). Si l'exercice qui vient de s'achever avait été plus terne, Brest, l'un des plus petits budgets de l'élite, avait malgré tout pris une 12e place tout à fait respectable, sans jamais trembler. Lors de la dernière journée, il avait laissé planer le doute sur sa présence à Brest la saison prochaine, mais cela semblait plus à voir avec le départ de son ami Grégory Lorenzi, directeur sportif du SB29 à Marseille, et à la politique sportive incertaine du club, qu'autre chose. Gentleman compétiteur L'émotion provoquée sur la rade par la disparition soudaine du "plus grand entraîneur de l'histoire du Stade Brestois 29", comme le qualifiait Brest On Air, l'un des comptes dédié au Stade Brestois les plus suivis sur X, retranscrivant le sentiment général, est évidemment immense. Un rassemblement doit d'ailleurs se tenir jeudi, à 19h, devant le Stade-le-Blé, théâtre de ses exploits et où résonnait souvent le chant dédié à "King Eric": "quand je vois son jeu, je suis amoureux ! Quand j'entends sa voix, j'suis fan d'Éric Roy !". Mais elle va bien au-delà, tant Roy avait laissé partout, que ce soit à Nice, Lyon et Marseille, comme joueur -- il a aussi tenté l'aventure anglaise à Sunderland (1999-2001) et espagnole au Rayo Vallecano (2001-2002) --, comme dirigeant à Nice, Lens et Watford, ou en tant que consultant dans les médias, l'image d'un gentleman compétiteur. "Il aura marqué le Racing de son empreinte par son engagement, son attachement au club et ses qualités humaines", a ainsi réagi le RC Lens. "Le football français perd aujourd'hui l'un de ses personnages les plus respectés, les plus aimés, et les plus authentiques", a aussi commenté Vincent Labrune, président de la Ligue de football professionnel (LFP), saluant la "passion totale et une intégrité rare" qui l'animait.

17.06.2026 à 19:55

Entassés dans un camp de fortune en Afrique du Sud, des milliers de Malawiens espèrent rentrer chez eux

FRANCE24

La frustration et la colère montent dans ce camp de fortune de Sherwood Park, où certains attendent depuis plusieurs jours des bus qui doivent les ramener au Malawi, à plus de 2.000 kilomètres et plusieurs jours de route. Le camp abriterait, selon des médias locaux, jusqu'à 10.000 personnes, toutes prêtes à partir au plus vite et à abandonner la vie qu'elles ont peiné à construire en Afrique du Sud. Hommes, femmes et enfants s'entassent dans des tentes pour se protéger des fraîches nuits de l'hiver austral. Une poignée d'organisations, religieuses et caritatives, distribuent de la nourriture, de l'eau, des serviettes hygiéniques et des couches pour les nourrissons. Les files d'attente sont omniprésentes dans le camp. Quelques toilettes portatives ont été installées sur le site: elles sont depuis longtemps saturées. Des cas de diarrhée sont signalés dans le camp, où flotte une forte odeur d'urine et d'excréments. Hasani Ahmadi, 25 ans, a participé cette semaine à une manifestation spontanée qui a mis en fuite deux bus de partisans d'un groupe antimigrants qui voulaient apparemment voir le camp - une provocation de plus, selon les migrants concernés. "Pourquoi ces gens viennent-ils ici pour nous harceler?", demande M. Ahmadi. "Ils nous ont dit de partir de chez nous (...) Maintenant que nous sommes ici, en train d'essayer de rentrer chez nous, ils continuent de nous suivre", s'emporte le jeune homme. L'Afrique du Sud est en proie depuis plusieurs mois à des manifestations dans tout le pays réclamant le départ des immigrés clandestins, certaines fixant la date du 30 juin comme une forme d'ultimatum, en dehors de toute légalité. Ces marches n'ont jamais dépassé quelques milliers de personnes, mais elles se sont accompagnées d'un torrent de haine xénophobe en ligne et ont eu un fort écho médiatique. "Tout ce que je veux, c'est rentrer chez moi", lance Hasani Ahmadi, installé depuis 10 ans en Afrique du Sud où il travaillait dans une petite fabrique de cercueils. "Très douloureux" Gazembe Bwana, 44 ans, vivait depuis 14 ans dans le pays. Artisan carreleur, il y a rencontré sa compagne. "J'ai travaillé si dur. Je me suis créé mon travail, je n'ai pris le travail de personne. Et là, je repars avec en tout et pour tout un seul sac", explique-t-il à l'AFP. "Ce qui m'est arrivé en Afrique du Sud est très douloureux", ajoute-t-il en s'apprêtant à embarquer dans un bus pour le Malawi. Sa voiture et ses effets personnels, il les a confiés à sa compagne et lui a conseillé de les vendre, pour qu'elle puisse subvenir à ses besoins. Mercredi, la police a brièvement fait usage de gaz lacrymogène et de tirs de balles en caoutchouc pour disperser un groupe de migrants refusant d'être transférés vers un autre centre où leurs papiers d'identité devaient être vérifiés. Nasira Mbongo, enceinte de huit mois, explique à l'AFP avoir inhalé des gaz et avoir du mal à respirer. "J'attends ici depuis lundi, j'ai signé tous les documents mais mon nom n'a pas encore été appelé", se désole-t-elle. "Tout ce que je veux, c'est rentrer chez moi et accoucher en sécurité. Je n'envisagerai plus jamais de revenir en Afrique du Sud. Si je dois mourir de faim, je préfère mourir de faim là-bas", au Malawi, poursuit-elle. Depuis trois ans, elle vivait à Marianhill, à l'ouest de Durban. "Notre logeuse nous a dit qu'on l'avait prévenue qu'elle devait faire partir tous les étrangers, sinon sa propriété serait brûlée avec les étrangers à l'intérieur. Nous avons été forcés de partir", relate la jeune femme. Quelque 1.340 femmes, enfants et malades ont déjà embarqué dans des bus pour rentrer au Malawi, selon Cyril Mncwabe, chef du département des Affaires intérieures de la province du KwaZulu-Natal. Nombre de Malawiens à Sherwood ont reconnu ne pas avoir de papiers en règle pour se trouver dans le pays, affirmant avoir été attirés en Afrique du Sud par des réseaux leur promettant des emplois dans des usines, des mines ou comme employés de maison. Le Ghana, le Nigeria et le Mozambique ont eux aussi commencé à rapatrier leurs ressortissants en raison de la campagne antimigrants en cours.
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