LePartisan.info À propos Podcasts Fil web Écologie Blogs Revues MÉDIAS
Retrouvez toute l'actualité internationale en continu - France 24
 
Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ Les 15 dernières parutions

05.06.2026 à 02:29

Colombie: après le soutien de Trump au candidat de droite, Petro accuse Washington de s'allier avec des "narcotrafiquants"

FRANCE24

Mardi, Donald Trump a annoncé apporter son soutien "total et complet" à Abelardo de la Espriella, représentant de la droite dure et admirateur du président américain, pour le second tour de l'élection présidentielle en Colombie, prévu le 21 juin. "Vos alliés en Colombie sont issus de la gouvernance narco-paramilitaire, ce sont des génocidaires et des narcotrafiquants", a estimé Gustavo Petro dans un entretien avec l'AFP au siège de la présidence à Bogota. La gauche colombienne accuse régulièrement les groupes paramilitaires d'implication dans le narcotrafic et d'avoir commis un "génocide" à l'encontre des mouvements de gauche au plus fort du conflit qui a secoué le pays dans les années 1980 et 1990. "Je regrette que des personnalités et des gouvernements qui précisément prétendent lutter contre le narcotrafic contribuent à porter au pouvoir politique le crime en Colombie", a ajouté M. Petro, accusant M. de la Espriella de représenter le "fascisme mafieux". Abelardo de la Espriella, homme d'affaires millionnaire, avocat de profession, a notamment défendu devant les tribunaux des paramilitaires accusés de narcotrafic, dans ce pays qui est le premier producteur mondial de cocaïne. Novice en politique et surnommé "El Tigre", il a salué le soutien du milliardaire américain, promettant d'établir des relations "comme jamais auparavant" avec les Etats-Unis, pays qui "joue un rôle déterminant dans la lutte contre la criminalité et le narcoterrorisme". "Ingérence" Admirateur de Donald Trump et des présidents salvadorien Nayib Bukele et argentin Javier Milei, l'homme d'affaires promet la mort ou la prison pour les membres des organisations criminelles, reprenant une rhétorique de "main de fer" qui a récemment valu plusieurs victoires à la droite en Amérique latine. C'est à cette même droite que Donald Trump multiplie les signes de soutien sur le continent sud-américain. "En tant que président, Abelardo réussirait de façon exceptionnelle à faire croître l'économie, créer des emplois, promouvoir le commerce, stopper l'immigration illégale, réprimer le crime et la drogue, et restaurer l'ORDRE", a écrit mardi le milliardaire républicain sur son réseau social. Ivan Cepeda, le candidat de gauche au second tour, proche de M. Petro, avait dénoncé mercredi une "velléité d'ingérence" de Washington, dénonçant "un risque grave pour la souveraineté et l'intégrité du peuple et de la nation colombiens". Les relations entre MM. Petro et Trump ont été houleuses depuis le retour du magnat républicain à la Maison Blanche. Trump a qualifié son homologue de "chef du narcotrafic", Petro rétorquant que c'est la droite en Colombie qui "a toujours été liée au narcotrafic", dans le pays premier producteur au monde de cocaïne. Devenu en 2022 le premier président de gauche du pays, M. Petro ne peut pas briguer de second mandat aux termes de la Constitution.

05.06.2026 à 01:41

Présidentielle au Pérou: dernière bataille de campagne avant un scrutin très serré

FRANCE24

Keiko Fujimori, héritière d'une dynastie politique, et le candidat de gauche Roberto Sanchez tiennent des rassemblements à Lima avant le scrutin de dimanche. Leurs partisans, agitant drapeaux et banderoles, défendent chacun la vision politique de leur candidat. "Nous ne pouvons pas les laisser gagner avec le communisme et le terrorisme", affirme Mérida Delgado Pérez, 65 ans, partisane de Keiko Fujimori, exprimant sa crainte qu'une victoire de la gauche n'entraîne le Pérou sur la voie empruntée selon elle par le Venezuela ou Cuba. Les derniers sondages donnent les deux candidats au coude-à-coude, avec encore près d'un électeur sur cinq indécis à quelques jours du vote. Keiko Fujimori, 51 ans, fille de l'ancien président autocrate Alberto Fujimori, promet une politique de fermeté face à l'insécurité, tandis que Roberto Sanchez, 57 ans, allié de l'ancien président emprisonné Pedro Castillo, se présente comme le candidat du changement au service des régions pauvres et rurales. "La sécurité s'est fortement dégradée au Pérou et nous espérons que la personne qui prendra le pouvoir pourra améliorer la situation", explique à l'AFP Jeanette Cordon, infirmière de 32 ans, qui votera Keiko Fujimori. Lima a enregistré 23 homicides pour 100.000 habitants en 2025, soit trois fois plus que cinq ans plus tôt, selon les données officielles. Les partisans de Keiko Fujimori saluent le rôle joué par son père dans la défaite des guérillas qui ont ensanglanté le pays dans les années 1980 et 1990, et la stabilisation de l'économie, tandis que ses détracteurs rappellent sa condamnation pour corruption et violations des droits humains. Roberto Sanchez s'est quant à lui présenté comme la voix des électeurs pauvres et ruraux, promettant un "changement radical" et accusant les élites ainsi que le Parlement d'être responsables d'années d'instabilité. "Keiko représente la continuité d'une dictature héritée de son père. En revanche, Roberto Sanchez va redonner une voix aux habitants de la Sierra (des Andes, ndlr) qui ont été totalement oubliés", dit Cristina Sotomayor, 63 ans. "J'ai vécu l'époque de son père, qui a été marquée par une corruption totale", ajoute cette administratrice dans une entreprise frigorifique. Près de 27 millions d'électeurs sont appelés aux urnes dimanche.

05.06.2026 à 00:51

Venezuela: des transferts de prisonniers alimentent des incertitudes sur le sort de la célèbre prison de l'Hélicoïde

FRANCE24

Sa fermeture serait un signal fort, mais les proches des détenus, qui se sont rassemblés mercredi devant cette prison de Caracas, dénoncent l'opacité de la procédure et déplorent que leurs proches soient envoyés dans des établissements éloignés, dans des conditions qui compliquent les visites. L'Hélicoïde, joyau architectural transformé en prison politique, restait en activité bien que la présidente par intérim Delcy Rodriguez en avait ordonné la fermeture près d'un mois après son arrivée au pouvoir, après la capture du président Nicolas Maduro par l'armée américaine en janvier. Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio a déclaré mardi que "la prison infâme, l'Hélicoïde, a été fermée" alors que des détenus y étaient encore incarcérés. Des transferts se sont produits mercredi, prenant de court les familles. Aucune autorité ne leur a indiqué où les détenus étaient emmenés. L'activiste Andreina Baduel, fille d'un célèbre général décédé en prison et soeur d'un détenu politique incarcéré à la prison de Rodeo 1 (40 km de Caracas), a affirmé à l'AFP que l'Hélicoïde est "totalement vide, il n'y reste ni des détenus (de droit commun) ni des prisonniers politiques". "Ce sont des sources internes, et ce sont aussi les familles qui, grâce à leur réseau de solidarité, d'informateurs et de soutien, ont informé à ce sujet. Les prisonniers politiques eux-mêmes l'ont également confirmé", a-t-elle ajouté. L'AFP n'a pu confirmer cette affirmation de source officielle ni auprès d'ONG de défense des prisonniers. "Plus personne" Les abords de la prison étaient calmes jeudi. L'un des agents chargés de la surveillance des lieux a indiqué à une journaliste de l'AFP qu'il "ne restait plus personne" à l'intérieur. Pour l'ancien député Renzo Prieto, qui a passé "quatre ans et 23 jours" dans la prison, "la seule solution à considérer ce n'est simplement pas la fermeture de l'Hélicoïde et d'autres centres de torture, c'est que l'Etat change sa politique, qu'il mette fin à sa politique répressive. Sinon, ce n'est que du show". "Nous exigeons des autorités qu'elles informent immédiatement sur le lieu où se trouvent toutes les personnes transférées", a indiqué jeudi l'ONG Observatoire vénézuélien des prisons (OVP) sur son compte officiel X. Mercredi, des dizaines de proches s'étaient regroupés autour de la prison. "Où ont lieu les transferts et pour quelle raison sont-ils effectués ?", avait dénoncé Jean Carlos Cariel, frère du prisonnier politique Ricardo Cariel. Après des heures d'angoisse, ce sont les prisonniers eux-mêmes, à leur arrivée sur leurs nouveaux lieux de détention, qui ont appelé leurs proches. La fermeture annoncée de l'Hélicoïde s'opère dans le sillage de libérations de prisonniers et une loi d'amnistie promulguée par Mme Rodriguez sous la pression de Washington. Selon les chiffres officiels, depuis janvier, 1.280 prisonniers politiques ont été libérés, dont 395 dans le cadre de l'amnistie. Foro Penal recense en revanche un peu plus de 800 libérations, à peine un quart d'entre elles au titre de l'amnistie. L'ONG comptabilise 404 prisonniers politiques toujours derrière les barreaux. Fin février, Mme Rodriguez avait demandé que la prison soit convertie en "centre social, sportif, culturel et commercial". Les défenseurs des droits humains réclament eux un "centre de mémoire". "Ceux qui dirigent actuellement le pays ne le feront pas, car ce serait exposer toute l'horreur qu'ils ont perpétrée", avait déclaré en février à l'AFP le célèbre défenseur des droits humains Marino Alvarado.
3 / 15
  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Ctrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique ‧ Asie ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
Infomigrants
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
G.I.J
I.C.I.J
 
  OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Conspirationnisme
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
Wokisme
🌓