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▸ Les 15 dernières parutions

12.10.2026 à 13:13

L'ambassadrice américaine en Grèce de plus en plus sur la sellette

FRANCE24

M. Trump devrait trancher rapidement le sort de celle qui fut l'ex-fiancée de son fils aîné, Don Junior, a précisé CNN dimanche. Ces derniers jours, le Wall Street Journal a publié une série d'articles très embarrassants pour cette ancienne animatrice de Fox News devenue une figure du mouvement trumpiste Make America Great Again. Selon le quotidien, Kimberly Guilfoyle a ainsi demandé à Eric Deters, un influent soutien de Donald Trump, de lui effacer une dette personnelle de 100.000 dollars figurant sur son compte de carte de crédit. Une allégation rendue publique alors que le secrétaire d'État Rubio effectuait la semaine dernière une tournée européenne passant justement par Athènes. Dernière révélation en date, le Wall Street Journal a rapporté samedi, enregistrements à l'appui, des conversations dans lesquelles l'ambassadrice se vante de voyages et de séjours luxueux payés par de riches hommes d'affaires grecs. Dans un autre échange cité par le journal, Kimberly Guilfoyle exprime sa fureur, en débitant des jurons, de ne pas figurer sur la liste des invités d'un dîner en marge du forum économique de Davos de janvier dernier. La presse américaine s'est aussi fait l'écho ces derniers jours d'autres possibles conflits d'intérêts impliquant Kimberly Guilfoyle, qui fut également l'épouse du gouverneur démocrate de Californie Gavin Newsom. bur-seb/bpi/kal

12.10.2026 à 13:05

L'Arabie saoudite reconnaît être "mise à l'épreuve" par les frappes houthies

FRANCE24

"Ces circonstances ont mis à l'épreuve nos infrastructures, nos institutions, nos équipes et notre résilience", a déclaré Abdulaziz ben Salmane. Il s'exprimait lors d'une conférence sur l'énergie à Ryad, où doit également parler dans la journée le patron du géant pétrolier saoudien Aramco - dont les infrastructures sont sous le feu des Houthis pro-iraniens depuis des semaines. "La sécurité énergétique ne peut être considérée comme acquise", a reconnu le ministre du premier exportateur mondial de pétrole. Les hostilités ont repris en juillet entre les Houthis et les forces gouvernementales yéménites, ainsi que l'Arabie saoudite qui appuie militairement ces dernières au Yémen, et se sont intensifiées en septembre. Mais l'ampleur des attaques sur le royaume a atteint ces derniers jours un niveau sans précédent, et révélé les fragilités défensives du royaume qui investit pourtant des sommes considérables dans des équipements militaires de pointe. Boule de feu à l'aéroport Les autorités saoudiennes, qui s'étaient jusqu'ici montrées réticentes à dévoiler les dégâts causés par les attaques, ont publié dans la nuit les images de la vidéosurveillance de l'attaque de l'aéroport samedi, qui a causé la mort de 13 personnes et entraîné sa fermeture. On y voit des passagers vêtus de la traditionnelle tenue blanche de pèlerinage avancer en ligne pour franchir un contrôle, avant qu'une boule de feu ne fasse voler en éclats le toit. Ils tentent de se mettre à l'abri ou de prendre la fuite, sous un nuage de fumée et des débris du plafond. Une façon pour Ryad, très seule face aux Houthis, d'attirer l'attention des pays musulmans sur ce qui se passe sur leur sol. Pour les pèlerins, octobre marque généralement, avec la fin des chaleurs estivales, le début de la haute saison, quand des millions de musulmans du monde entier affluent vers le royaume. La clémence des températures lance aussi habituellement la saison des grands événements - conventions, divertissements - attirant des hauts dirigeants et grands patrons. La ministre allemande de l'Economie Katherina Reiche s'est retrouvée bloquée à Ryad après l'attaque de l'aéroport. "Plusieurs possibilités de retour en Allemagne sont en cours de discussion", selon un porte-parole du gouvernement. Pour le moment aucun grand événement n'a été annulé, même si l'inquiétude est palpable dans la capitale parmi les habitants interrogés par l'AFP, notamment à cause de la communication au compte-gouttes des autorités. "Je veux partir d'ici", confiait dimanche à l'AFP un habitant de Ryad, excédé. "Faciliter le dialogue" Les Houthis du Yémen ont revendiqué dimanche des "opérations d'envergure", notamment "en trois phases" contre l'aéroport de Ryad. L'attaque de samedi, la plus meurtrière sur le territoire depuis 10 ans, a fait 309 blessés outre les 13 morts - quatre Saoudiens, deux Bangladais, un Américain, un Égyptien, un Argentin, un Syrien, un Palestinien, un Soudanais et un Indien. Et dimanche, une nouvelle attaque contre l'aéroport a fait au moins un mort - un Pakistanais - et 11 blessés, selon l'Autorité saoudienne de l'aviation civile. L'aéroport de Dammam a également été visé, ainsi que deux sites énergétiques d'Aramco, tous dans l'est du pays, et l'ensemble de l'espace aérien saoudien reste perturbé. L'Iran, qui soutient les Houthis, s'est redit lundi "vivement préoccupé par l'évolution de la situation". Téhéran est disposé à "faciliter le dialogue entre les parties", a déclaré le porte-parole de la diplomatie Esmaïl Baghaï, sans condamner les attaques. Au Yémen, les hostilités se poursuivent après l'offensive éclair lancée en septembre par les Houthis, qui ont pris à cette occasion le contrôle sur la mer Rouge du détroit stratégique de Bab el-Mandeb, déclenchant une contre-offensive gouvernementale. Les Houthis ont dénoncé une "brutale agression saoudienne", faisant état de 124 frappes aériennes depuis samedi contre différents sites du pays, dont la capitale Sanaa, sous leur contrôle. Des sources militaires du camp gouvernemental ont indiqué samedi à l'AFP que les forces yéménites avaient progressé autour du détroit, sans parvenir à le sécuriser. burx-mdh/anb

12.10.2026 à 13:03

Allemagne: la coalition de Merz fragilisée par le départ de la ministre du Travail

FRANCE24

Cette annonce surprise survient dans un contexte de tensions entre les deux alliés au sein du gouvernement, qui peinent à s'entendre sur les réformes sur fond d'impopularité record du chancelier et de sondages au plus haut pour l'opposition d'extrême droite. Mme Bas, 58 ans, a affirmé que ces "attaques publiques" envers elle ont été récurrentes ces derniers temps, y compris "de la part du partenaire de coalition", dans un message adressé aux membres de son parti pour expliquer son départ soudain. La pression s'était accrue ces dernières semaines sur la ministre au sein même de la coalition. Des responsables de la CDU/CSU, le bloc conservateur de M. Merz, lui reprochaient de ralentir des réformes jugées nécessaires dans le domaines social et des retraites. "Besoin de temps" Dans son message, Mme Bas évoque d'entrée le décès de sa belle-fille, une épreuve personnelle qui fait qu'elle a "besoin de temps" pour faire son deuil, pour expliquer sa double démission, car elle quitte aussi la coprésidence du parti. Le visage grave devant la presse, son coprésident Lars Klingbeil, chef de file du SPD au sein de gouvernement dont il occupe les fonctions de ministre des Finances et vice-chancelier, s'est dit "très triste" et a tancé les conservateurs sans jamais les nommer directement. Déplorant la situation "indécente" que vient de subir sa collègue, pour qui des "limites" ont été "atteintes", il a appelé les partis modérés à ne "pas participer au jeu destructeur de l’extrême droite" dont le mode d'emploi est que "les forces démocratiques doivent se déchirer entre elles". Il a également souligné que, de manière générale, "les femmes occupant des postes de direction de premier plan" subissent des attaques personnelles "de plus en plus fortement". Le chef du SPD en Bavière, Sebastian Roloff, a plus précisément dénoncé auprès du quotidien Handelsblatt des "attaques au sein du gouvernement" et "en provenance de la direction de la CDU". "Critiques infondées" Dans un message posté sur X, le chancelier, aussi président de la CDU, a remercié Mme Bas pour son "engagement" à ses côtés au gouvernement, tout en s'abstenant de répondre aux accusations de la ministre démissionnaire. "En tant que père et grand-père, je ne peux qu'imaginer le poids d'une telle perte", a-t-il seulement ajouté, en référence au décès de sa belle-fille. Interrogé en conférence de presse sur la succession de Mme Bas, le porte-parole de M. Merz, Stefan Kornelius, a réagi par un grand soupir, puis appelé les partenaires "à mettre un terme aux critiques infondées et à se concentrer sur le travail", c'est-à-dire à "présenter désormais effectivement la loi sur les retraites". Alors que le parti d'extrême droite AfD vient de remporter deux élections régionales dans l'est du pays, le gouvernement, qui promet d'accélérer le rythme des réformes, reste divisé notamment sur l'avenir de la retraite à 63 ans, ce qui doit figurer dans le projet de loi en cours de préparation au ministère de Mme Bas. Un dossier dont va hériter son successeur désigné lundi, Alexander Schweitzer, 53 ans, élu de Rhénanie-Palatinat (sud-ouest) et un des vice-présidents du SPD. Ancienne présidente du Bundestag (2021-2025), Mme Bas dit quant à elle vouloir conserver son mandat de députée de Duisbourg, une ville au coeur de l'ancien bassin minier de la Ruhr.
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