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14.02.2026 à 11:09

"Incroyablement négatif": le rugby gallois en crise profonde avant d'affronter le XV de France

FRANCE24

Avant de recevoir la France dimanche (16h10) pour la deuxième journée, le pays de Galles reste sur une série de douze défaites consécutives dans les Six nations: ils n'ont plus gagné un match dans cette compétition depuis le 11 mars 2023 et un déplacement en Italie. Depuis, ce sont deux cuillères de bois, avec cinq défaites en 2024 et 2025 et une édition 2026 commencée par une fessée contre le rival historique anglais (48-7). Signe d'un désintérêt croissant, plus de 15.000 places du mythique Principality Stadium de Cardiff, ex-Millenium, n'avaient pas trouvé preneur à deux jours du match, selon le site officiel de la billetterie, et il en reste encore 30.000 pour le match contre l'Italie. Or, la fédération galloise est propriétaire du stade de près de 74.000 places, qui lui assure une part non-négligeable de ses revenus. Le problème est plus profond qu'un creux générationnel pour cette nation de trois millions d'habitants. En janvier, la Fédération galloise de rugby, fondée en 1881, en grave crise financière, a entamé le processus de suppression de l'une de ses quatre franchises professionnelles, les Ospreys. Depuis sa création, en 2003, l'équipe basée à Swansea a été quadruple vainqueur du championnat celtique et vu passer des joueurs stars comme Alun Wyn Jones, Dan Biggar ou le All Blacks Justin Marshall. Seuls les Scarlets à Llanelli, les Dragons, qui jouent à Newport, et l'équipe de Cardiff sont assurés de subsister après 2027. Ce nouvel épisode du feuilleton de la fédération galloise intervient après des années de difficultés, notamment des accusations de culture de travail toxique, des menaces de grève de la part des joueurs internationaux et le risque d'une assemblée générale extraordinaire convoquée par les clubs locaux. "Tout cela n’est-il pas épuisant ?" a écrit avant le début du Tournoi l'ancien troisième ligne gallois Jonathan Thomas, 67 sélections, sur ses réseaux sociaux. "Mais si Cardiff, les Dragons et les Scarlets restent et pas les Ospreys, alors comptez sans moi", a déclaré Thomas. "Vous êtes en train, à vous seuls, de détourner les gens de ce sport." "Plus long que prévu" L'effectif actuel des Ospreys comprend les co-capitaines du pays de Galles Dewi Lake et Jac Morgan. Mais si le talonneur Lake était titulaire contre l'Angleterre, le troisième ligne Morgan devrait lui manquer l’intégralité du Tournoi en raison d'une blessure. Dans ce climat d'incertitude, les deux joueurs ont déjà accepté de rejoindre le club anglais de Gloucester la saison prochaine. "Je ne vois pas comment cela pourrait fonctionner", a déclaré Morgan à la chaîne galloise S4C la semaine dernière, au sujet du plan de la fédération, qui aimerait créer dans le même temps un centre de formation. "Il y a tellement de talent dans les villages de la région des Ospreys. Nous avons tous grandi en soutenant les Ospreys. Où irions-nous ensuite ?" Dimanche, l’entraîneur Steve Tandy, lui aussi ancien des Ospreys, et son équipe accueillent la France. Son bilan comptable est mauvais: il a encaissé en moyenne 49,6 points lors des cinq matches qu'il a dirigés et ne compte qu'une seule victoire, contre les modestes Japonais. "Je peux vous garantir qu’il n'y aura personne au pays de Galles qui travaillera plus dur que lui pour rendre l'équipe plus compétitive et obtenir des résultats", a en tout cas assuré l'ouvreur star gallois Dan Biggar à l'AFP. "Je suis sûr qu'il fera progresser cette équipe. C’est simplement un processus un peu plus long qu'il ne l'avait prévu.

14.02.2026 à 10:33

Un président au Smic? La proposition de Ruffin entre populisme et devoir d'exemplarité

FRANCE24

Arguant que le chef de l'Etat est déjà logé, nourri et blanchi et que son salaire est comme de l'"argent de poche", le député de la Somme entendrait faire passer la rémunération présidentielle d'environ 16.000 euros brut mensuels à 1.800 euros brut. Une annonce dans la continuité de sa décision de se payer au Smic depuis son arrivée à l'Assemblée. "Lorsque je me suis présenté en 2017, les gens chez moi disaient que je faisais ça pour l'argent. Je voulais montrer que c'était faux", rembobine le fondateur de Debout, engagé dans le processus de primaire de la gauche pour 2027. Mais son idée ne séduit pas les familiers du palais présidentiel. "C'est complètement démago", tacle un proche d'Emmanuel Macron. Reconnaissant auprès de l'AFP un "appel louable à la modestie et à l'économie pour l'exercice de la fonction présidentielle", François Hollande voit quand même des "limites" à cette idée. "Sauf à vouloir vivre hors de l'Elysée sans chauffeur ni protection et en faisant soi-même sa cuisine", dit-il. "Ce qui est attendu d'un président, c'est d'abord de changer la vie des Français plus que la sienne", ajoute l'ancien président socialiste. Populisme de gauche Surtout, grâce à ses livres et ses films, François Ruffin peut compter sur un matelas qui lui permet de ne se payer qu'au salaire minimum. "Il risque de s'exposer à des critiques qui vont le renvoyer à son appartenance à la bourgeoisie, de fait, et à son origine sociale et sa condition de privilégié", prévient le politologue Christian Le Bart. "Moi, j'ai du stock, j'ai +Merci patron+ (son documentaire, ndlr). Ca a été mon ticket de loto. Le Smic, la précarité, je l'ai connu, (...) et je n'en fais pas, loin de là, un idéal. Avec mon train de vie modeste, oui, je suis tranquille pour un bout de temps", assume l'intéressé. Et les accusations en démagogie glissent sur l'élu picard. "C'est une proposition bélier qui vient poser la question de quels métiers doivent être bien rémunérés. Ça interroge sur la place de l'argent dans le monde politique", justifie-t-il. Lui, populiste? "J'assume le terme", rétorque-t-il, "quand il s'agit de la critique des élites qui ont trahi le pays depuis 40 ans". "Il y a une part de démagogie inhérente à toute forme de choix politique", décrypte l'historien et politologue Marc Lazar. "Le populisme intègre la démagogie et la pousse à l'excès. Et il y ajoute cette opposition entre un peuple censé être homogène et des élites corrompues", ajoute-t-il. Mujica, Trump ou Aulas? Pour appuyer sa proposition, François Ruffin convoque la figure de l'ancien président uruguayen de gauche Pepe Mujica, qui vivait avec le salaire moyen de son pays et avait refusé les avantages liés à sa fonction. Mais d'autres exemples, plus récents, ne proviennent pas de sa famille politique. En 2016, le milliardaire Donald Trump s'était notamment fait élire aux Etats-Unis sur la promesse de ne pas toucher son salaire. Plus récemment, à Lyon, c'est l'homme d'affaires millionnaire et ancien patron du club de foot de l'OL, Jean-Michel Aulas, qui a promis de renoncer à ses indemnités de maire s'il était élu. "Au début du XXe siècle, c'est la gauche qui poussait pour l'indemnisation politique, pour permettre aux classes populaires de devenir parlementaires. Et la droite, de manière un peu hypocrite, refusait puisque leurs arrières étaient assurés, c'était des bourgeois et des notables", note Christian Le Bart. Le débat intervient alors que les polémiques autour de la déconnexion entre les responsables politiques et la réalité des Français se multiplient. Comme quand la candidate Reconquête à la mairie de Paris, Sarah Knafo, ne connait pas le prix du passe Navigo ou que l'ancien ministre socialiste de l'Intérieur Daniel Vaillant se plaint de ne plus avoir de chauffeur payé par l'Etat, près de 25 ans après son départ de Beauvau. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a en effet publié un décret supprimant les avantages "à vie" de ses précédecesseurs et ex-ministres de l'Intérieur. "Les avantages des politiques ne sont plus compris par la population aujourd'hui", souligne Marc Lazar. "La proposition de Ruffin peut faire mouche dans ce contexte", complète Christian Le Bart.

14.02.2026 à 10:27

Le ministère américain de la Sécurité intérieure entre en paralysie budgétaire

FRANCE24

Dans les jours qui viennent, des milliers de fonctionnaires vont être mis au chômage technique, tandis que des milliers d'autres, dont les fonctions sont considérées comme essentielles, devront continuer de travailler. Dans les deux cas, leur salaire ne sera pas versé jusqu'à ce que le Congrès s'entende sur un budget pour le DHS, ministère dont dépend l'ICE. Les démocrates justifient le blocage -qui risque d'affecter les contrôles dans les aéroports ou encore la gestion des catastrophes naturelles- par les agissements de l'ICE, auxquels ils veulent imposer d'importantes restrictions. Leur opposition aux pratiques de cette agence n'a fait que s'amplifier après la mort à quelques semaines d'intervalle en janvier de Renee Good et d'Alex Pretti, deux Américains tués par balle par des agents fédéraux à Minneapolis. "Les dollars des contribuables devraient être utilisés pour rendre la vie plus abordable pour les Américains, pas pour les brutaliser ou les tuer", a martelé le chef de la minorité démocrate à la Chambre, Hakeem Jeffries. La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a elle fustigé l'opposition, affirmant sur Fox News vendredi que "des raisons politiques et partisanes" étaient à l'origine du blocage. Rare voix dans les rangs démocrates à s'opposer au "shutdown", le sénateur John Fetterman a souligné que la paralysie fédérale aura "littéralement zéro impact" sur la police de l'immigration. Cette dernière pourra en effet continuer d'opérer pendant la durée du blocage, en raison de fonds déjà approuvés l'an dernier par le Congrès. Vacances parlementaires D'autres agences du DHS seront principalement concernées par le blocage, comme la Fema, chargée de l'aide après des catastrophes naturelles. La TSA, responsable des contrôles de sécurité dans les aéroports, a elle averti sur X qu'une paralysie prolongée pourrait provoquer des pénuries de personnel avec "des conséquences notables aux aéroports, notamment des retards, des délais d'attente plus longs, et des annulations de vols". En raison des règles en vigueur au Sénat américain, 60 voix sur 100 sont nécessaires pour adopter un texte budgétaire, et les républicains, même s'ils disposent de la majorité, ont donc besoin de l'appui de plusieurs élus de l'opposition pour adopter leur proposition de budget pour le DHS. Les démocrates exigent comme préalable que de profonds changements soient apportés à la manière dont l'ICE opère à travers le pays. Ils exigent notamment la fin des patrouilles volantes, l'interdiction pour les agents de se dissimuler le visage, et l'obligation d'obtenir un mandat judiciaire avant l'arrestation d'un migrant. La Maison Blanche s'est dite prête à négocier et avait envoyé une contre-proposition mercredi soir. "La Maison Blanche s'est très investie dans des discussions et des négociations sérieuses avec les démocrates", a assuré Karoline Leavitt vendredi. Le chef des républicains au Sénat, John Thune, a averti jeudi les membres de l'opposition qu'ils n'obtiendraient "jamais tous les souhaits sur leur liste". Mais l'opposition a rejeté tout de go la proposition de l'exécutif, et signifié l'échec des négociations pour le moment. Les parlementaires sont partis en vacances pour une semaine jeudi soir, mais pourraient être rappelés rapidement à Washington en cas d'avancées dans les discussions. Cette paralysie fédérale partielle représente la troisième depuis le début du second mandat de Donald Trump après celle de quelques jours début février, déjà autour de la question de l'ICE, et celle d'octobre-novembre dernier, qui avait battu un record de longévité avec 43 jours de blocage.
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