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▸ Les 15 dernières parutions

25.05.2026 à 14:37

Chaleur en France: "globalement très chaud jusqu'à samedi" , prévient Météo-France

FRANCE24

REPONSE: "Cet épisode de chaleur précoce va durer a priori jusqu'au week-end, jusqu'à samedi. Même s'il y aura un léger rafraîchissement en milieu de semaine, sensible dans le nord de la France, il ne touchera pas les régions du sud, au contraire. Le temps va rester à l'échelle nationale globalement très chaud jusqu'à samedi, avant a priori une dégradation et peut-être de la pluie entre samedi et dimanche". R: "Les écarts sont très importants, on est souvent sur des écarts de l'ordre de 10°C voire plus, 12°C localement, voire 14 ou 15. C'est une situation qui montre un écart assez exceptionnel par rapport aux normales". R: "C'est notamment en raison des températures nocturnes très élevées, qui résultent de l'effet d'ilôt de chaleur urbain qui fait qu'avec une même masse d'air très chaude, la chaleur est accentuée la nuit particulièrement sur les zones densément urbanisées comme Paris et la petite couronne. La différence de température est vraiment importante, pouvant aller jusqu'à une dizaine de degrés entre les zones rurales et le coeur de Paris". R: "Pour parler de canicule, l'aspect sanitaire devient fondamental. On ne parle plus seulement de niveau de température, mais d'impact sanitaire engendré par un niveau de température donné. La vigilance canicule est construite en coordination avec les autorités sanitaires, qui évaluent les impacts des niveaux de température sur les populations: nombre de passages aux urgences, de personnes hospitalisées, de consultations..., en lien avec la chaleur. Comme les populations ne sont pas habituées (de la même manière, ndlr), ou vivent dans des environnements ou des bâtiments plus ou moins adaptés à la chaleur, les seuils de température ne sont pas les mêmes selon la région. C'est pour cela qu'il peut faire chaud sans vigilance canicule. Et s'il fait chaud la journée et que les nuits sont relativement fraîches, on ne parlera pas de canicule". R: "Soit les maximales de la journée ne sont pas suffisamment élevées pour dépasser ces seuils, soit les seuils peuvent être atteints en journée mais les nuits restent suffisamment fraîches pour bénéficier d'un peu de repos pour la santé. Donc la vigilance caniculaire est de niveau jaune sur une grosse quinzaine de départements ce lundi. Ce nombre va très probablement évoluer à la hausse en cours de journée. Pour passer à une vraie canicule qui serait de niveau orange, il faudrait qu'on soit vraiment parfaitement dans les seuils, ce qui est un petit peu limite pour le moment sur les départements concernés, et pour une durée de 3 jours et 3 nuits. Mais "on n'est qu'au mois de mai, c'est déjà extraordinaire au sens propre du terme de parler de canicule, ça n'était jamais arrivé avant cette année" aussi tôt". R: "Oui, tout à fait, le réchauffement climatique rend très clairement possible et même probable, comme on le voit cette année, des situations, des niveaux de température en tout cas, qui étaient quasiment impossibles ou improbables il n'y a pas si longtemps que ça. En 30 ou 40 ans, le climat a déjà énormément changé. Donc effectivement, le réchauffement climatique favorise l'existence même et le déclenchement de ce type de phénomène, tel qu'on l'observe cette année. Ca correspond à ce qui est prévu par les climatologues, à savoir un allongement de la durée de l'été qui commence dès le mois de mai certaines années, comme on l'a cette année, et qui peut durer jusqu'en septembre voir octobre".

25.05.2026 à 14:36

Escalade de la violence en Cisjordanie : les attaques contre les Palestiniens se multiplient

FRANCE 2

En Cisjordanie occupée, les colonies israéliennes illégales se multiplient de manière spectaculaire, encouragées par le gouvernement israélien et protégées par l'armée. Parallèlement, les Palestiniens sont victimes d'un nombre croissant d'attaques violentes perpétrées par des colons extrémistes et pour lesquelles ils n'obtiennent presque jamais justice. Reportage en Cisjordanie de nos confrères de France 2.

25.05.2026 à 14:29

Plafonner la population: la question qui divise la Suisse

FRANCE24

"Non à une Suisse à 10 millions d'habitants", c'est le nom de ce projet de réforme lancée par le premier parti du pays, l'Union Démocratique du Centre (UDC), connu pour son opposition à l'immigration et au rapprochement avec l'UE. Selon les promoteurs de cette initiative populaire soumise à référendum, la Suisse - aujourd'hui forte de 9,1 millions d'habitants - subit le poids d'une "immigration de masse" pénalisante. L'UDC semble bien seule sur cette question, la plupart des autres partis suisses plaidant pour le non, mais les sondages placent partisans et opposants au projet au coude à coude. "Pénurie de logements, hausse des loyers, bétonnage du paysage, des bouchons, trains bondés, augmentation de la criminalité, système de santé à bout et baisse de la qualité de l'enseignement" sont les principaux arguments des promoteurs de cette initiative. Ceux-ci entendent "limiter l'immigration à un niveau raisonnable", pour que la population résidente permanente de la Suisse ne dépasse pas le seuil de 10 millions avant 2050. Or selon l'Office fédéral de la statistique, la population suisse devrait atteindre 10,5 millions en 2055. Le texte prévoit notamment que si la population dépasse 9,5 millions avant 2050, les autorités devront prendre des mesures, en particulier en matière d'asile et de regroupement familial. Et si la population devait dépasser la limite fixée, la Suisse devrait, deux ans après, mettre fin à l'accord sur la libre circulation des personnes avec l'UE. Ce qui est vu par beaucoup comme une ligne rouge. Car dans ce cas, les accords bilatéraux signés en 1999 et 2004 - qui permettent à la Suisse d'accéder largement au marché européen -deviendraient caducs, en raison d'un clause "guillotine" selon laquelle la dénonciation d'un volet entraine automatiquement l'annulation de l'ensemble. "La participation de la Suisse aux accords Schengen et Dublin de l'UE et, par conséquent, la coopération étroite en matière d'asile et de sécurité seraient également remises en question", a aussi récemment prévenu le Conseil fédéral (gouvernement), opposé à l'initiative. "Pas une solution miracle" Mesure "anti-étrangers" selon les Verts, "initiative du chaos" selon le Parti socialiste suisse, "solution de façade" selon les centristes. Le texte suscite une large opposition dans le paysage politique suisse. "Je peux entendre que certains considèrent, à tort selon moi, la fin de la libre circulation comme une solution miracle. Mais la rupture de l'ensemble des accords avec l'Europe me paraît totalement contre-productive", a expliqué à l'AFP Cyril Aellen, vice-président du Parti des libéraux radicaux (PLR). En outre, selon lui, l'UDC "sous-estime les conséquences négatives très concrètes d'un ralentissement démographique". Dans cette perspective, plaide-t-il, "il faudra repenser entièrement notre système de retraite (...) Cela signifie aussi que nos systèmes sociaux devront être davantage financés. Il y aura donc un impact extrêmement significatif sur le coût de la vie". Le débat autour de l'initiative fait également apparaître un classique "Röstigraben" (barrière du "rösti", galette typique de la suisse alémanique), entre une Suisse alémanique globalement plus favorable aux restrictions migratoires que la Suisse romande francophone, davantage attachée aux accords avec l'UE. Pour être adoptée, la nouvelle initiative doit reccueillir plus de 50% des suffrages nationaux et emporter l'adhésion de plus de la moitié des 26 cantons. Une récente étude publiée par l'Université de Genève a relevé que la réduction de la population active induite par cette réforme "aurait des effets macroéconomiques négatifs dans un contexte de pénurie structurelle de main-d’œuvre et de vieillissement démographique". Au 31 décembre 2024, les étrangers résidents permanents représentaient 27,4% de la population vivant en Suisse. Depuis l'instauration de la libre circulation des personnes en 2002, la population a augmenté d’environ 1,7 million de personnes, principalement en raison de l’immigration, selon le gouvernement. Selon l'étude, des secteurs ultra-dépendants de la main-d'œuvre étrangère comme l'hôtellerie-restauration (46% d'employés étrangers sans compter les frontaliers), la construction (34%) ou les activités immobilières administratives (34%) "subiraient les effets d'un manque de main-oeuvre qui serait difficile à compenser", à l'exception notable du pourtour frontalier. L'UDC s'était déjà signalée par des initiatives inderdisant les minarets ou la burqa, adoptées en 2009 et 2021. En 2014, les Suisses avaient aussi approuvé une initiative de l'UDC réintroduisant des quotas de migrants, notamment européens, mais le parti estime que Berne ne l'a pas pleinement appliquée.
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