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07.04.2026 à 04:41

Espagne: le procès de l'ancien bras droit du Premier ministre s'ouvre à Madrid

FRANCE24

L'audience de ce qui constitue la première grande affaire de corruption éclaboussant le gouvernement socialiste depuis 2018 commence à 10H00 (08H00 GMT) au Tribunal suprême de Madrid. L'affaire est très embarrassante pour ce parti arrivé au pouvoir il y a huit ans à la faveur d'une motion de censure contre le gouvernement de Mariano Rajoy, précisément embourbé dans des affaires de corruption. "Mon sentiment, notre sentiment, c'est l'indignation", a déclaré lundi le premier vice‑président du gouvernement de M. Sánchez, Carlos Cuerpo disant attendre "que la justice fasse son travail et qu'elle le fasse avec fermeté". Ce procès intervient alors qu'approche l'élection régionale du 17 mai en Andalousie. Selon les sondages, les socialistes pourraient essuyer une nouvelle défaite, après celles d'Estrémadure, Aragon et Castille-et-Léon. José Luis Ábalos, ministre des Transports entre 2018 et 2021, est poursuivi pour corruption, détournement de fonds, trafic d'influence et appartenance à une organisation criminelle, en raison de suspicions de contrats irréguliers de vente de masques pendant la pandémie de Covid‑19. L'opposition s'est régalée de ce scandale, réclamant à chaque étape judiciaire la démission de Pedro Sánchez, dont plusieurs proches collaborateurs sont également inculpés. "Rappelons" que Pedro Sánchez "est allé jusqu'à dire qu'il ne connaissait pas personnellement Ábalos, a souligné lundi le porte‑parole du Parti populaire (PP), Juan Bravo, ajoutant "c'était son ami et très probablement son complice". "Pacte criminel" Les socialistes répliquent en rappelant que lundi s'est ouvert à Madrid le procès d'un ancien ministre de l'Intérieur du PP, accusé d'avoir organisé un réseau pour espionner et faire taire un ancien trésorier du parti qui menaçait de révéler des secrets compromettants. Devant le Tribunal suprême de Madrid, José Luis Ábalos - qui plaide non coupable - sera jugé aux côtés de son ex‑conseiller Koldo García et de l'homme d'affaires Víctor de Aldama. Le parquet, qui requiert avant le procès en Espagne, a demandé jusqu'à 24 ans de prison à l'encontre de l'ancien ministre, placé en détention provisoire depuis novembre 2025. Selon le ministère public, le trio d'hommes formait un "pacte criminel" qui recherchait l'enrichissement personnel, en tirant parti de la fonction de José Luis Ábalos pour favoriser l'attribution de marchés à des entreprises liées à Víctor De Aldama. Le scandale est d'autant plus fâcheux pour le parti au pouvoir - qui n'a de cesse de se proclamer féministe - que l'enquête a mis au jour certains enregistrements audio, révélés par la presse, dans lesquels les accusés échangeaient dans un langage cru à propos de rencontres qu'ils organisaient avec des prostituées. Plus de 75 témoins et une vingtaine d'experts sont cités à comparaître dans ce procès, qui devrait se prolonger jusqu'à la fin du mois. Le tribunal n'examinera pas, pour l'instant, les autres volets de l'affaire qui ont éclaboussé Santos Cerdán, successeur d'Ábalos au poste de numéro trois du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), lui aussi inculpé pour corruption dans une procédure parallèle. José Luis Ábalos, Koldo García et Santos Cerdán ont joué un rôle décisif dans le retour de M. Sánchez à la tête du parti socialiste en 2017, après la célèbre "tournée de la Peugeot", pendant laquelle l'actuel président a reconquis les bases du parti. Un passé commun qui leur vaut désormais le surnom de "Bande de la Peugeot". Pedro Sánchez affirme qu'il ignorait totalement les activités visées par l'enquête et nie que le PSOE ait bénéficié d'un financement illégal. Après la mise en examen de Cerdán, il a présenté ses excuses aux citoyens et a pris ses distances avec les accusés. Le Premier ministre devra faire face à d'autres fronts judiciaires : son frère David doit être jugé fin mai pour trafic d'influence présumé et son épouse, Begoña Gómez, est inculpée dans une affaire distincte de corruption.

07.04.2026 à 04:17

Un texte de lutte contre les fraudes en voie d'adoption à l'Assemblée

FRANCE24

Le vote était initialement prévu mardi dernier, mais les débats, marqués par des manœuvres d'obstruction des groupes de gauche, ont traîné en longueur, en dépit d'une affluence parfois très réduite sur les différents bancs. L'exécutif espère que le texte pourra faire entrer rapidement dans les caisses 1,5 milliard d'euros, précieux dans un contexte de réduction des déficits publics, selon le dernier chiffre communiqué il y a huit jours par le Premier ministre Sébastien Lecornu. Pour y parvenir, un large éventail de mesures, visant à mieux détecter les fraudes, renforcer les sanctions et donner davantage de moyens de recouvrement aux organismes publics. Au prix parfois d'un "flicage" des plus précaires, a fustigé la gauche, qui a notamment dénoncé avec vigueur une mesure prévoyant de suspendre à titre conservatoire des allocations chômage à un bénéficiaire lorsque France Travail a des "indices sérieux de manœuvres frauduleuses". Une suspension "sur simple suspicion", s'est étranglé le député LFI Louis Boyard. Le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou a apporté son soutien à des amendements de l'opposition maintenant un montant minimal d'allocation. Flagrance sociale Tout au long de l'examen, LFI, mais aussi les communistes, les écologistes et les socialistes, ont regretté que le texte concentre l'essentiel de ses tirs sur la fraude sociale, alors que le montant estimé de la fraude fiscale est bien plus important. La fraude sociale représenterait 13 milliards d'euros, selon le Haut Conseil du financement de la protection sociale (HCFPS), contre "80 à 100" milliards d'euros pour la fraude fiscale, selon des chiffres fréquemment avancés à gauche. "Plus de deux tiers des articles de ce projet de loi (...) sont consacrés à la fraude sociale", a déploré la socialiste Sandrine Runel. Le ministère du Travail souligne lui que c'est un "devoir républicain de lutter contre les fraudes", et que "la moitié de la fraude sociale concerne la fraude aux cotisations, c'est-à-dire du travail dissimulé, qui concerne les entreprises". Concernant celles-ci, le texte prévoit la création d'une procédure de "flagrance sociale" permettant une saisie à titre conservatoire des actifs d'une entreprise suspectée de travail au noir. Le projet de loi cible "la fraude organisée" et non "les plus modestes", a martelé le député macroniste Daniel Labaronne (Renaissance), co-rapporteur. Eclectique, et de plus en plus épais au fil des discussions, le texte prévoit de mieux réguler le secteur des voitures de transport avec chauffeur (VTC) comme celui de la formation, de s'attaquer à l'inflation d'arrêts maladie en interdisant leur prescription par télémédecine, ou d'obliger les entreprises assurant du transport de patients à équiper leurs véhicules de dispositifs de géolocalisation. Comme il s'y était engagé auprès des médecins libéraux, le gouvernement a fait adopter un amendement supprimant le caractère obligatoire de la "mise sous objectifs" par l'Assurance maladie des médecins qui sur-prescrivent des arrêts de travail par rapport à leurs confrères et consœurs en situation comparable. D'autres mesures particulièrement urticantes avaient été supprimées dès le stade de la commission, ainsi d'une disposition introduite au Sénat, donnant à France Travail l'accès aux données du fichier des compagnies aériennes et aéroportuaires pour mieux détecter les fraudes. Autre motif de satisfaction à gauche, l'adoption contre l'avis du gouvernement d'un article visant à "supprimer entièrement le verrou de Bercy", pour permettre une plus grande judiciarisation des dossiers de fraude fiscale. Le ministre des Comptes publics David Amiel a pointé un risque d'"engorgement" des tribunaux. Le texte une fois voté devrait faire l'objet d'une commission mixte paritaire destiné à concilier les points de vue des deux chambres.

07.04.2026 à 04:11

Emmanuel Macron à Lyon pour un sommet sur la santé et l'environnement

FRANCE24

"On ne peut pas traiter tous ces sujets de manière séparée et c'est l'enjeu de ce sommet", a expliqué l'Elysée à la presse. "Si on veut améliorer durablement la santé des humains, il faut améliorer la santé de notre planète". Ce sommet a débuté lundi, avec un colloque réunissant des centaines de scientifiques. "En réunissant l'ensemble des disciplines et des expertises, nous avons posé les bases d'une approche véritablement intégrée de la santé, capable de répondre aux défis sanitaires contemporains", a estimé Philippe Baptiste, le ministre de la Recherche, dans un communiqué. Mais c'est la journée de clôture, mardi, qui s'annonce la plus politique, avec l'arrivée sur place de M. Macron. Depuis le début de sa présidence en 2017, le chef de l'Etat a régulièrement organisé des sommets "One Planet" pour aborder des thématiques environnementales au niveau international. Celui-ci est le premier consacré aux sujets "One Health". Cette approche, en plein essor depuis plusieurs années dans le monde de la santé publique, vise à aborder simultanément des enjeux sanitaires aux niveaux humain, animal et environnemental, prenant acte de leur interdépendance. Au programme, trois grands axes: l'amélioration de la coopération internationale - partage de données, recherche... -, la lutte contre les maladies infectieuses d'origine animale, rendue emblématique par la pandémie de Covid, et celle contre des pathologies auxquelles l'environnement peut contribuer, comme le diabète ou les maladies cardiovasculaires. L'ampleur du sommet reste toutefois limitée au niveau des Etats participants, dont le nombre s'est peu à peu réduit au fil des événements "One Planet". Cette fois, les ministres d'une vingtaine de pays seront présents, notamment lors de sessions thématiques le mardi matin. Au programme: maladies transmises des animaux à l'humain, résistance aux antibiotiques, alimentation et pollutions. Au plus haut niveau, le sommet accueillera les dirigeants de quatre pays, mis à part M. Macron: le Botswana, le Cambodge, le Ghana et la Mongolie. Un sommet à contretemps ? "L'après-midi on aura cette séquence vraiment de haut niveau avec les chefs d'Etat", a résumé l'Elysée. M Macron participera d'abord à une réunion sur "la réforme de l'architecture de la santé mondiale", avec notamment l'Organisation mondiale de la santé (OMS), puis interviendra publiquement à plusieurs reprises dont la clôture du sommet en fin de journée. Pour quelle issue concrète? L'Elysée a admis que le sommet se tenait dans un contexte "où le multilatéralisme est assez challengé" sur fond notamment de guerre au Moyen-Orient. "Les questions sécuritaires sont au coeur de l'agenda (et) les questions sanitaires vont devoir trouver leur place dans tout cela", a reconnu la présidence de la République. La France tient, par ailleurs, ce sommet au moment même où elle réduit fortement ses financements à la santé mondiale, comme de multiples pays développés, à commencer par les Etats-Unis sous la présidence de Donald Trump. "Il y a un contexte budgétaire qui est très compliqué", mais "ce sommet n'est pas du tout incohérent", s'est justifié l'Elysée. "Politiquement, on est là. Financièrement, on essaie de continuer à être là." Certaines ONG accueillent toutefois fraîchement ce sommet, telle Coalition PLUS qui rassemble plusieurs organisations emblématiques de la lutte contre le VIH. "Un tel sommet tout en coupant les vivres à la lutte (...) constitue non seulement une incohérence majeure, mais surtout un renoncement stratégique", a réagi Vincent Leclercq, son directeur général, auprès de l'AFP. La France "fait en coulisses l'exact contraire de ce qu'elle promeut", a renchéri dans un communiqué Médecins Sans Frontières (MSF).
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