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22.05.2026 à 08:57

Enlisement du conflit en Ukraine, difficultés économiques : Poutine face à des défis croissants

FRANCE24

La liste des éléments défavorables au président russe s'allonge. Que ce soit sur le champ de bataille, en matière d'indicateurs économiques ou, plus prosaïquement, dans les témoignages mécontents de Moscovites privés d'internet mobile pour "raisons de sécurité". Après quatre années d'une guerre terriblement meurtrière, l'objectif de Vladimir Poutine, au pouvoir depuis 26 ans, de s'emparer de la totalité de la région industrielle ukrainienne du Donbass, dans l'est, n'est toujours pas atteint. Et pour la première fois depuis l'été 2023, selon une analyse par l'AFP des données de l'Institut pour l'étude de la guerre (ISW), les forces russes ont perdu du terrain en Ukraine entre mars et avril. La Russie occupe aujourd'hui un peu plus de 19% de ce pays voisin, dont environ 7%, en Crimée et dans les zones du Donbass, étaient déjà sous contrôle russe ou prorusse avant la vaste offensive de février 2022. "Seuil psychologique" "On a franchi le seuil psychologique des quatre ans, certains ont compris que tout ne se déroulait pas tout à fait comme prévu", souligne Konstantin Kalatchev, un politologue russe interrogé par l'AFP. Le ministère russe de la Défense, prompt à annoncer la prise de la moindre localité ukrainienne depuis le début de l'invasion, diffuse désormais moins souvent ce type de communiqués triomphalistes. A la veille du 9-Mai, le jour où la Russie célèbre la capitulation de l'Allemagne nazie, la tension est à son comble : la Russie, qui bombarde régulièrement Kiev sans prévenir, appelle cette fois ambassades et population à évacuer la capitale ukrainienne. Elle promet un déluge de feu, sur notamment "les centres de décision", si l'Ukraine ose perturber le traditionnel défilé sur la place Rouge, sans matériel militaire lourd pour la première fois en près de vingt ans. L'escalade n'aura pas lieu : une trêve de trois jours, annoncée in extremis le 8 mai par Donald Trump, est acceptée par les deux parties. Et le président ukrainien Volodmyr Zelensky se fend d'un décret inédit, inimaginable quelques mois auparavant, pour dire à son armée de ne pas lancer de drones sur la place Rouge. Au soir du 9 mai, Vladimir Poutine lâche une formule qui fera les gros titres de la presse internationale : il évoque l'hypothèse d'une "fin" proche de la guerre, tout en reprochant l'aide occidentale à l'Ukraine. Selon des analystes, il s'agit d'un message à l'intention de l'opinion publique dans un difficile exercice d'équilibriste. "Un déclencheur" "Il veut envoyer un message : +je comprends que cette guerre doit bientôt se terminer mais elle doit se finir selon mes conditions+", estime Stefan Meister, analyste au German Council on Foreign Relations, cité dans le New York Times. Les services de renseignement lettons, attentifs à la menace du voisin russe, notent, quant à eux, que les restrictions et les blocages liés à internet ou l'augmentation de la TVA ont aussi eu des répercussions sur "les groupes proches du régime et les élites". Ils relèvent, auprès de l'AFP, que des membres des élites discutent des "personnalités susceptibles de remplacer, à terme, les dirigeants actuels vieillissants par des responsables plus jeunes qu'ils jugent aptes à représenter au mieux leurs intérêts". Le politologue Konstantin Kalatchev se dit, pour sa part, loin de "dramatiser la situation". "Pour qu’il y ait une crise, il faut deux facteurs : un déclencheur et un leader. La coupure d'internet n'est pas devenue ce déclencheur grâce aux VPN, et un leader... Notre système n'est pas de ceux dans lesquels peuvent émerger des leaders non autorisés", juge le politologue. Dans une société travaillée par une propagande sans relâche, où toute critique est passible de lourdes peines judiciaires, Vladimir Poutine, 73 ans, garde une forte emprise sur son pays. Parallèlement, l'économie russe, tournée vers l'effort de guerre et sous le coup de sanctions occidentales, montre de sérieux signes d'essoufflement. Le produit intérieur brut s'est contracté de 0,2% au premier trimestre, enregistrant son premier recul trimestriel en trois ans. "Que se passe-t-il à Moscou ?", interroge dans un article l'expert français Michel Duclos, de l'institut de réflexion Montaigne. "On serait tenté de se référer aux années 1980, écrit-il, lorsqu'au Kremlin les choses commencèrent à bouger : la Russie d'aujourd'hui bute sur l'obstacle ukrainien comme l'URSS jadis +cala+ devant la résistance afghane". burx/bds

22.05.2026 à 08:57

Bolloré et son empire au centre du jeu avant 2027

FRANCE24

Financier redoutable et fervent catholique, le Breton de 74 ans est accusé à gauche de mener bataille pour les idées d'extrême droite. Lui-même s'en défend: "Tout ça, c'est des tartes à la crème. (...). Je n'ai aucun projet idéologique", jurait-il en 2024 lors d'une audition à l'Assemblée nationale. Pour autant, il a lancé un cercle de réflexion, l'Institut de l'Espérance, dont le manifeste est attendu prochainement. Son but: "Ramener du bon sens et de la prospérité pour la France et les Français", a-t-il dit début avril devant la commission parlementaire sur l'audiovisuel public. Via les groupes dans son giron, le magnat est présent dans la télévision (groupe Canal+), la radio (Europe 1), la presse (JDD et magazines du groupe Prisma) et l'édition (Hachette). Un vaste empire qui fait des remous. En avril, des dizaines d'écrivains claquent la porte de l'éditeur Grasset après le limogeage du PDG Olivier Nora, qu'ils imputent à M. Bolloré. Celui-ci réplique dans le JDD en moquant "une petite caste" et en balayant les "attaques" sur son "idéologie": "Je suis chrétien démocrate". Puis, au démarrage du Festival de Cannes, une tribune de professionnels dénonce "l'emprise" d'un "patron d'extrême droite" sur le cinéma français, dont Canal+ est le premier financeur. Une crise éclate et Canal+ menace de ne plus travailler avec les signataires. Papier à rouler Côté médias, CNews, Europe 1 et le JDD sont accusés par la gauche de promouvoir une vision d'extrême droite dans leur traitement des questions d'insécurité ou d'immigration. "CNews est un succès parce que CNews raconte la vérité", rétorquait M. Bolloré devant les députés en 2024. Quinzième fortune de France selon Challenges, il tient fermement les rênes de la holding familiale. Sous son contrôle, deux de ses fils, Cyrille et Yannick, dirigent respectivement les groupes Bolloré et Havas. La source de cette saga est la manufacture de papier d'Odet, dans le Finistère, fondée en 1822 puis reprise par l'aïeul de M. Bolloré. Alors jeune banquier d'affaires à Paris, celui-ci sauve l'entreprise familiale en 1981 en reprenant avec son frère les usines Odet-Cascadec-Bolloré (OCB), à l'agonie. Il passe du papier à cigarettes au film plastique, puis aux condensateurs électriques. Bolloré Technologies entre en Bourse en 1985. Cette aventure lui donne une image de patron sympathique, proche de la jeune droite libérale - François Léotard, Alain Madelin et Gérard Longuet, son beau-frère par alliance. "Diable" Ses affaires se développent, les raids s'enchaînent, ciblant notamment les médias: Bouygues (maison mère de TF1), Pathé, Havas, Ubisoft. "C'est un prédateur. Il se cache puis, comme un diable qui sort de sa boîte, il agit", juge un ex-collaborateur. Au lancement de la télévision numérique terrestre (TNT) en 2005, Vincent Bolloré gagne sa première chaîne, Direct 8. Il la revend à Canal+ contre des parts de sa maison mère Vivendi, dont il prend le contrôle en 2014 et qui est scindée fin 2024. Sous sa houlette, Canal+ change: éviction de cadres, fin du "Zapping" ou des "Guignols". La rédaction d'iTélé (qui deviendra CNews) entame une grève historique, comme celles d'Europe 1 puis du JDD plusieurs années après. Une autre télé de la galaxie Bolloré, C8 (anciennement Direct 8), perd son autorisation d'émettre en 2025, à cause des dérapages de son animateur vedette, Cyril Hanouna. En 2022, le groupe Bolloré se sépare de son emblématique branche logistique en Afrique (ports, entrepôts, etc.). Les activités africaines du milliardaire lui vaudront d'être jugé en décembre à Paris, notamment pour corruption au Togo entre 2009 et 2011. Malgré les critiques, Vincent Bolloré jure qu'il n'est "pas du tout un Attila" et nie "inspirer la terreur": "Je ne l'inspire qu'à des gens qui ne m'ont jamais vu et qui croient un certain nombre de petites lettres me décrivant comme un type épouvantable qui fait des choses horribles".

22.05.2026 à 08:53

Dans le sud du Liban, Israël accusé de rayer des villages de la carte

FRANCE24

Des images satellites et des photos prises par l'AFP dans la région, comme les témoignages d'habitants déplacés et de responsables, font état de destructions d'une ampleur inégalée. Les autorités libanaises accusent Israël de commettre un véritable "urbicide" dans le sud du pays, une stratégie militaire visant à oblitérer des villes. Elles ont recensé plus de 50.000 bâtiments détruits ou endommagés depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah pro-iranien le 2 mars, ainsi que quelque 56.000 hectares de terres agricoles. Ecoles, lieux de culte, infrastructures vitales: la destruction n'a rien épargné, dans les zones occupées par Israël comme dans celles qu'il pilonne intensivement. "Tout a été détruit, il ne nous reste que les souvenirs et des photos que nous essayons de compiler avec les voisins pour préserver notre mémoire, et pour pouvoir raconter à nos enfants à quoi ressemblait Yaroun", confie Hala Farah. C'est à l'aide d'images satellites que cette femme de 33 ans, déplacée dans le nord de Beyrouth, a vu il y a deux semaines sa maison réduite en ruines. "J'espérais voir mes filles grandir dans la maison familiale (...) mais la guerre nous a tout pris", ajoute-t-elle, arborant sur son T-shirt noir un pin's à l'effigie de son village, tout près de la frontière avec Israël, où vivaient chrétiens et musulmans. "Ni armes, ni tranchées" Certains déplacés de localités interdites d'accès par l'armée israélienne se cotisent pour acheter des images satellites, au prix de 140 dollars l'une. Les réseaux sociaux foisonnent d'images de bâtiments avant et après leur destruction: un militant anti-Hezbollah regrette la maison à trois étages de son grand-père à Nabatiyé, un écrivain chevronné pleure sa bibliothèque à Bint Jbeil, un internaute déplore la perte de la mosquée de cette ville, dont les pierres, restées intactes depuis quatre siècles, ont été pulvérisées par des frappes. "Israël tente de nous arracher toutes les ressources vitales à notre retour", assène Hala Farah, inconsolable. La poursuite des destructions après l'entrée en vigueur de la trêve le 17 avril "confirme le projet israélien d'urbicide dans tout le sud", affirme-t-elle, faisant défiler les photos et vidéos sur son téléphone portable. Les opérations ont ciblé "la salle paroissiale, un couvent de religieuses et l'école Saint-Georges (..). Il n'y avait certainement pas de tranchées ni d'armes" sous ces bâtiments, s'insurge-t-elle. L'armée israélienne dit viser des objectifs et infrastructures militaires du Hezbollah. Une grande partie de Yaroun semblait déjà détruite début 2025, après la précédente guerre, selon une analyse d'images effectuée par l'AFP. Dans les clichés de mai 2026, les secteurs jusque-là restés debout sont anéantis. - "Urbicide" - A Bint Jbeil, à environ six km de la frontière, aucune destruction majeure n'apparaissait sur les images satellitaires début avril 2026. A peine un mois plus tard, la quasi-totalité de la ville est rasée, y compris son stade où l'ancien chef du Hezbollah Hassan Nasrallah avait prononcé un discours emblématique en 2000, après le retrait israélien. "La plupart des bâtiments de Bint Jbeil ont été détruits", confirme à l'AFP Chadi Abdallah, secrétaire général du Conseil national de la recherche scientifique (CNRS), en projetant sur un écran géant des images Selon lui, "la plupart des opérations de minage et de démolition à l'explosif" ont eu lieu pendant la trêve. "Les Israéliens détruisent la terre, les hommes et la pierre". "Ils tentent d'arracher les populations à leur terre, d'effacer la mémoire des habitants et d'en effacer l'histoire", poursuit l'expert, dont l'équipe travaille jour et nuit à évaluer l'impact des actions israéliennes. D'après une étude du CNRS libanais, les attaques israéliennes dans le sud ont détruit et endommagé depuis la dernière guerre en 2023 plus de 290.000 logements. Dont 61.000 depuis mars et 12.000 pendant la trêve. "C'est la première fois dans son histoire que le Liban connaît une telle destruction", affirme la chercheuse Hana Jaber, originaire de Bint Jbeil, alors que les frappes ont fait plus de 3.000 morts. Les déplacés, qui dépassent un million, majoritairement chiites, vivent "un déracinement (...) qui aura des conséquences effroyables", estime-t-elle. "A l'agonie" Parmi eux, Imad Bazzi, un ingénieur de 60 ans, déplore la destruction récente du siège de sa société à Bint Jbeil. Bâtiments résidentiels, réseaux d'eau et d'électricité, hôpital, écoles et stations-service: "c'est un changement géographique manifeste, une destruction systématique", décrit ce conseiller municipal. La ville a été détruite à plus de 75%, soit l'équivalent de 4.000 unités d'habitation, selon ses estimations. Israël, dont les soldats opèrent à l'intérieur d'un périmètre délimité par une "ligne jaune", se situant à 10 km de la frontière, affirme vouloir mettre sa population à l'abri des menaces du Hezbollah. Le Liban et Israël ont entamé malgré l'opposition du Hezbollah des négociations directes, les premières depuis des décennies,que Hala Farah souhaite voir aboutir. Elle se dit déterminée à rebâtir son village. "Nous espérons que cette guerre sera la dernière, car nos villages du sud sont actuellement à l'agonie", dit-elle. "Nous espérons qu'Israël se retirera de chaque parcelle de notre terre et nous laissera (...) créer de nouveaux souvenirs pour nos enfants".
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