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09.02.2026 à 06:31

Thaïlande: vers des négociations de coalition après la victoire surprise des conservateurs

FRANCE24

Le Bhumjaithai qu'il dirige est crédité de près de 200 sièges à la Chambre basse, selon les projections à la sortie des urnes des médias locaux vers 10H00 (03H00 GMT), devançant nettement le Parti du peuple qui obtiendrait un peu plus de 100 sièges, quand le parti Pheu Thai, longtemps dominant sur la scène politique thaïlandaise, arrive troisième. Sans obtenir la majorité absolue à la Chambre basse qui compte 500 députés, le parti d'Anutin devra chercher des alliés. Pheu Thai pourrait être l'un d'eux; les deux partis formaient une coalition avant qu'Anutin ne s'en défasse à l'été 2025, sur fond de différend sur la gestion du conflit frontalier avec la Première ministre issue du Pheu Thai, Paetongtarn Shinawatra, fille de l'ancien dirigeant Thaksin. Ce dernier, présent depuis le début du siècle dans la politique thaïlandaise, est désormais emprisonné pour corruption, mais de nombreux observateurs s'attendent à ce qu'il soit libéré plus tôt que prévu dans le cadre d'un potentiel accord politique. Nationalisme et monarchie Le parti pro-militaire et pro-monarchie a réalisé sa meilleure performance électorale à ce jour. Les analystes ont noté qu'il a tiré parti des faiblesses de ses principaux rivaux et de la montée du nationalisme. Bhumjaithai "a remporté des victoires en mettant l’accent sur son engagement envers le nationalisme et le roi", a déclaré à l’AFP Paul Chambers, chercheur senior associé à l’ISEAS–Yusof Ishak Institute à Singapour. Les conservateurs ont également bénéficié de la "persistance de l'impopularité du Pheu Thai" après la fuite d'un enregistrement téléphonique dans lequel l'ancienne première ministre Paetongtarn qualifiait l’ancien dirigeant cambodgien Hun Sen d'"oncle", une marque de politesse courante en Asie, mais jugée inappropriée dans une discussion au plus haut niveau de l'Etat. Elle a par ailleurs décrit un commandant militaire thaïlandais comme son "adversaire". Le politologue Napon Jatusripitak prévoit que le parti "agisse rapidement" pour former un gouvernement. "Compte tenu de la répartition des sièges, Bhumjaithai est susceptible de diriger un gouvernement dans lequel son influence sera prédominante et déterminante dans l'orientation et la mise en œuvre des politiques", a-t-il déclaré à l'AFP. - "Rien ne changera" - Quel qu'il soit, le prochain gouvernement de ce royaume d'Asie du Sud-Est devra gérer une économie morose, concurrencée par le Vietnam en pleine expansion, et dont le secteur touristique vital n'a pas retrouvé son niveau d'avant la pandémie. Les électeurs ont aussi confié leur préoccupation vis à vis du conflit frontalier avec le Cambodge, qui a dégénéré à deux reprises en affrontements meurtriers l'année passée, faisant souffler un vent de nationalisme chez les électeurs Une touche sur laquelle Anutin, saxophoniste et pianiste à ses heures, a su appuyer pour s'octroyer la victoire. C'est "la première fois depuis très longtemps qu'un parti conservateur remporte le plus grand nombre de sièges", a souligné Napon Jatusripitak. Avec ce résultat dans les urnes, "la Thaïlande évoluera comme elle l'a fait au cours des trois derniers mois. Nous verrons du nationalisme, une position forte sur le Cambodge et des mesures économiques. Rien ne changera", a déclaré Virot Ali, professeur de sciences politiques à l'université Thammasat. Peu après avoir été choisi comme Premier ministre par le Parlement en septembre 2025, suite à la destitution de ses deux prédécesseurs du Pheu Thai, Anutin a autorisé les forces armées à prendre toutes les mesures qu'elles jugeaient appropriées à la frontière, sans en référer au gouvernement au préalable. L'armée thaïlandaise a pris le contrôle de plusieurs zones contestées lors des derniers combats en décembre et un cessez-le-feu fragile est en vigueur. Pour Paul Chambers, une victoire de Bhumjaithai dans les urnes "permettra à l'armée de devenir encore plus autonome par rapport au contrôle civil". La vie démocratique thaïlandaise est déjà contrainte par des institutions conservatrices dotées d'importants pouvoirs par la Constitution, héritée du coup d'Etat militaire de 2014 et des cinq années de régime militaire qui ont suivi.

09.02.2026 à 06:17

Venezuela: l'opposition dénonce l'enlèvement d'un de ses chefs tout juste sorti de prison

La figure de l'opposition au Venezuela Juan Pablo Guanipa a été enlevé à Caracas par "des hommes fortement armés" peu après avoir été libéré de prison dimanche, a affirmé la cheffe de l'opposition et prix Nobel de la paix Maria Corina Machado.

09.02.2026 à 05:55

Venezuela: trois opposants libérés à l'avant-veille du vote d'une loi d'amnistie générale

FRANCE24

Depuis l'Espagne où il vit en exil, Edmundo González Urrutia, qui revendique la victoire à la présidentielle de 2024 au Venezuela, a exigé "la libération immédiate" de tous les prisonniers politiques, dans un message sur X. Arrêté en mai 2025, M. Guanipa a montré dans une vidéo publiée sur X ce qui semble être son ordre de mise en liberté. "Caché pendant dix mois, détenu ici pendant presque neuf mois" à Caracas, a-t-il commenté. "Nous sortons, libres, après un an et demi", a ajouté cet ancien vice-président du Parlement, âgé de 61 ans, ajoutant qu'il y a "beaucoup à dire sur le présent et l'avenir du Venezuela, toujours en mettant la vérité au premier plan". Freddy Superlano, un dirigeant de l'opposition vénézuélienne connu pour avoir remporté le poste de gouverneur de l'Etat de Barinas, la terre natale d'Hugo Chávez, et Perkins Rocha, conseiller juridique de Mme Machado, ont également été relâchés par les autorités. "L'accolade à la maison a eu lieu ! Nous avons déjà parlé à nos enfants", a commenté sur X l'épouse de M. Rocha, Maria Constanza Cipriani, déplorant toutefois que son retour chez lui soit assorti de "strictes mesures de précaution" qu'elle n'a pas précisées. Freddy Superlano (49 ans) et Perkins Rocha (63 ans) avaient été arrêtés il y a un an et demi, après la réélection contestée de Nicolas Maduro le 28 juillet 2024. "Très bientôt, nous nous retrouverons et nous nous embrasserons dans un Venezuela libre, et nous remercierons ces héros pour tout ce qu'ils ont donné afin de faire du Venezuela le pays que nous méritons. Que Dieu nous bénisse", a salué Mme Machado dans un message audio publié sur X. Loi d'amnistie Le 8 janvier, le gouvernement intérimaire vénézuélien a promis, sous la pression des Etats-Unis, un processus de libération d'un "nombre significatif" de prisonniers. Depuis, des familles et des ONG dénoncent le fait que cela se fasse au compte-gouttes. Mardi, le Parlement vénézuélien doit entériner une loi d'amnistie générale proposée par la présidente par intérim Delcy Rodriguez, qui occupe ses fonctions depuis la capture de Nicolas Maduro par des militaires américains le 3 janvier. "Des centaines de Vénézuéliens sont encore injustement emprisonnés. Nous exigeons la libération immédiate, totale et inconditionnelle de TOUS les prisonniers politiques", a lancé dimanche Ramon Guanipa après avoir annoncé sur X la libération de son père. "A l'issue de près de plus de huit mois d'emprisonnement injuste et de plus d'un an et demi de séparation, toute notre famille pourra bientôt s'embrasser de nouveau", s'est-il à cette occasion exclamé. Condamné à la clandestinité pendant des mois, la dernière apparition publique de Juan Pablo Guanipa avant sa vidéo de ce week-end remontait au 9 janvier 2025, lorsqu'il avait accompagné Mme Machado à un rassemblement de contestataires rejetant l'investiture de Nicolas Maduro pour un troisième mandat consécutif. Arrêté en mai 2025 sur des accusations de complot électoral, il avait depuis été inculpé de terrorisme, blanchiment d'argent et d'incitation à la violence et à la haine. "Liberté pour TOUS !" L'opposant Edmundo González Urrutia, s'il s'est "réjoui" de la remise en liberté de M. Guanipa, a pour sa part estimé sur X que celle-ci et les autres récemment intervenues n'étaient "pas synonymes de liberté pleine et entière". "Tant que des procédures judiciaires restent ouvertes et que demeurent des mesures restrictives, des menaces ou une surveillance, la persécution continue", a-t-il insisté. María Corina Machado a aussi salué la libération de Juan Pablo Guanipa. "Mon cher Juan Pablo, j'ai tellement hâte de te serrer dans mes bras ! Tu es un héros et l'histoire le reconnaîtra A JAMAIS. Liberté pour TOUS les prisonniers politiques !", a-t-elle écrit sur X. L'ONG Foro Penal a recensé au moins 35 nouvelles libérations ce dimanche. Selon elle, près de 400 personnes détenues pour des raisons politiques ont été remises en liberté depuis le 8 janvier.
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