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18.05.2026 à 20:09

La fusillade de Nice liée à une "guerre de territoires", trois suspects mis en examen

FRANCE24

Parmi ces trois personnes figure le tireur présumé arrivé en trottinette, un homme de 30 ans soupçonné d'avoir ouvert le feu en pleine journée sur une place commerçante du quartier populaire des Moulins, dans la périphérie niçoise, a indiqué lors d'une conférence de presse le procureur de Marseille Nicolas Bessone. Le contexte est celui d'une escalade "entre deux équipes de narcotrafiquants" de l'ouest et de l'est de Nice, a précisé le commissaire Eric Antonetti, chef du service interdépartemental de la police judiciaire des Alpes-Maritimes. "Nous sommes dans des faits de narchomicides, des faits de guerre territoriale en lien avec le trafic de stupéfiants", a précisé le procureur de Marseille. Dans ces rivalités, "il y a des équipes qui sont projetées et qui viennent de Marseille", a-t-il ajouté, son homologue de Nice, le procureur Damien Martinelli, évoquant également des "influences parisiennes". Nouveau drame "évité" Outre le tireur présumé, ont été mis en examen un homme de 19 ans ayant convoyé des véhicules ayant servi aux opérations criminelles. Mais aussi une femme de 26 ans à qui il est reproché "un rôle de logisticienne" pour avoir mis à disposition de l'équipe des appartements. "Ces trois personnes nient en partie les faits qui leur sont reprochés", a souligné M. Bessone, l'enquête sur la fusillade ayant été placée sous la direction de la juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Marseille. Il a ajouté que les interpellations, intervenues quelques jours après les faits, avaient permis "d'éviter un nouveau drame": une autre opération criminelle était en préparation dès le lendemain, présentant le même mode opératoire. Lundi 11 mai, le tireur en trottinette avait fait feu sur la place des Amaryllis, devant un café et un magasin de bonbons, tuant Ahmed, 57 ans, et Adilson, entraîneur de foot de 39 ans, deux pères de famille étrangers au trafic de stupéfiants, selon l'enquête. La fusillade a fait six blessés, des hommes âgés entre 23 et 52 ans. Cinq d'entre eux sont "totalement hors de danger" a précisé Nicolas Bessone. Mais la sixième victime risque des séquelles en raison "des blessures très sérieuses" aux jambes. Implication croissante de mineurs Dans le quartier des Moulins, les violences liées au narcotrafic ont fait onze victimes collatérales en moins de deux ans et se sont intensifiées ces dernières semaines. Ainsi, l'attaque du 11 mai serait liée à des violences survenues quelques jours plus tôt: des tirs et une explosion contre une épicerie le 8 mai, puis des tirs le lendemain visant des jeunes à un carrefour, dans un autre quartier de la ville. Et en octobre 2025, cette même place des Amaryllis avait déjà été le théâtre d'un double meurtre -- pour lequel sept personnes sont mises en examen: les autorités judiciaires évoquent à leur propos "des jeunes désœuvrés" qui commencent à s'engager sur des points de deal. "Il y a une véritable explosion de la présence des mineurs dans les trafics de stupéfiants, tout particulièrement aux Moulins", a reconnu le procureur de Nice Damien Martinelli. "Si je prends Nice dans sa globalité, nous avons entre 2020 et 2024 une progression de 300% en termes d'implication des mineurs dans les trafics de stupéfiants", a-t-il regretté. Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez avait affirmé la semaine dernière sa "détermination" à "gagner" la "guerre" contre le narcotrafic, au lendemain d'une autre fusillade, cette fois à Nantes, dans laquelle un adolescent de 15 ans a trouvé la mort. Quelques jours plus tôt, trois personnes étaient mortes lors d'un incendie criminel dans un immeuble en banlieue de Lyon, la piste d'un règlement de comptes entre narcotrafiquants étant jugée "sérieuse".

18.05.2026 à 20:05

Société Générale condamnée à 20 millions d'euros pour manquements à ses obligations

FRANCE24

L'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) fait état d'un "non-respect très étendu des dispositions législatives et réglementaires méritant d'être fermement sanctionné", après un contrôle sur place en 2023 et 2024. Assortie d'un blâme, il s'agit de la plus forte amende infligée par la commission des sanctions de l'ACPR depuis 2018. La banque est prise en défaut en sa qualité d'intermédiaire d'assurance, puisqu'elle commercialise automatiquement dans son offre groupée de services "Sobrio", aux côtés de produits essentiels comme la carte de paiement, une assurance dommages. Selon le superviseur bancaire, adossé à la Banque de France, la Société Générale "n'a pas respecté les obligations d'information précontractuelle et le devoir de conseil qui s'imposent à elle en sa qualité de distributeur de ce contrat assurance". La commission des sanctions de l'ACPR a estimé par ailleurs "qu'en retenant, en toute connaissance de cause, une analyse juridique de la nature du contrat et de ses obligations envers les assurés conforme à ses intérêts mais inexacte, la Société Générale a manqué à son devoir d'agir, en tant que courtier d’assurance, au mieux de l'intérêt de ses clients". La Société Générale "n'a manifestement pas agi au mieux des intérêts de ses clients et a privilégié ses propres intérêts financiers", écrit par ailleurs l'ACPR, qui fait état de "manquements graves et répétés à des obligations qui ne sont pas nouvelles et qui ont été prescrites dans le but de protéger les clients". Contactée par l'AFP, la banque prend acte de la décision et assure avoir "réagi dès l'identification de certains dysfonctionnements soulevés par l'enquête de l'ACPR de 2024". "Pour ce qui nous est reproché dans le cadre de l'offre groupée de services Sobrio", elle examine "avec précision les suites à donner à cette décision y compris l'éventualité d’un recours devant le Conseil d'Etat". D'autres contrats comme "Certicompte", "Certi Epargne" ou "Mon Assurance Mobile" font également l'objet de manquements, aussi sanctionnés par le superviseur bancaire. La décision, rendue publique lundi, date du 13 mai. La Société Générale a déjà subi les foudres de l'ACPR en 2024 pour sa filiale Treezor (un million d'euros d'amende) ou encore en 2017 (5 millions d'euros) pour des manquements dans sa lutte contre le blanchiment d'argent. Le record reste détenu par la Banque Postale: l'ACPR lui avait infligé une amende de 50 millions d'euros en décembre 2018 pour des manquements dans son dispositif de lutte contre le financement du terrorisme.

18.05.2026 à 19:57

L'indien Adani accepte de payer 275 millions de dollars à Washington pour avoir acheté du pétrole iranien sous sanctions

FRANCE24

L'entreprise était soupçonnée d'avoir fait fi des sanctions américaines en achetant à 32 reprises du gaz de pétrole liquéfié (GPL) d'origine iranienne entre novembre 2023 et juin 2025, rapporte le service pilotant ces sanctions (OFAC) au sein du ministère des Finances. Le GPL était acheté "auprès d'un négociant basé à Dubaï qui prétendait fournir du gaz omanais et irakien. Des signaux importants auraient dû alerter AEL (l'entreprise) sur le fait que le GPL provenait en réalité d'Iran", estime l'OFAC. Adani était passé par des institutions financières américaines pour régler une facture cumulée de plus de 192 millions de dollars, est-il précisé. Le groupe a confirmé avoir conclu cet accord avec les autorités américaines en transmettant lundi un communiqué à la Bourse de Bombay. L'accord, qui a été mis en ligne, souligne notamment qu'"à au moins quatre reprises entre mars 2023 et février 2024, AEL a été informée par des tiers que des cargaisons fournies par le fournisseur de Dubaï pourraient provenir d'Iran". Il est également souligné que le prix de vente, "en deçà du marché", aurait dû interpeller Adani car l'Iran est "pratiquement seul" au Moyen-Orient à vendre du GPL "avec une large décote". Le conglomérat indien avait dit en février qu'il coopérait avec les Etats-Unis dans le cadre de cette enquête. Il avait contacté l'OFAC après que le quotidien américain Wall Street eut révélé, en juin 2025, que ses achats de GPL étaient passés au crible par la justice américaine. Les activités d'Adani s'étendent de l'énergie aux ports, en passant par le ciment et les médias. Le groupe est dirigé par le milliardaire Gautam Adani, considéré comme un proche du Premier ministre nationaliste hindou Narendra Modi. En novembre 2024, M. Adani avait été inculpé pour corruption aux Etats-Unis, soupçonné d'être impliqué dans le versement de pots-de-vin à des fonctionnaires indiens pour obtenir des marchés dans l'énergie solaire en Inde, au détriment d'investisseurs américains. Vendredi, le groupe a annoncé avoir payé une amende de 18 millions de dollars dans cette affaire, sans reconnaître sa culpabilité.
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