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25.01.2026 à 08:49

La cravate au féminin, entre accessoire de mode et symbole d'émancipation

FRANCE24

Qu'elle soit assortie à un tailleur pantalon, comme Nicole Kidman en février 2025 lors de la cérémonie des Critics Choice Awards, ou à une robe noire et une chemise transparente, comme Demi Moore en novembre dernier à Berlin, la cravate, cet accessoire longtemps associé aux hommes en costume et au monde du travail, refait surface depuis quelques saisons dans le vestiaire féminin. Popularisée sur les tapis rouges dans les années 1970 par la regrettée actrice américaine Diane Keaton, la cravate a été plébiscitée récemment par les mannequins Bella Hadid ou Loli Bahia, qui ont toutes deux succombé au style boyish. "On la voit non seulement sur les tapis rouges, mais aussi au cœur des sphères de pouvoir politiques et économiques, où de grandes dirigeantes portent un accessoire qui, jusqu'à récemment, restait presque exclusivement masculin", observe auprès de l'AFP la spécialiste de la mode Patrycia Centeno. "C'est une manière de revendiquer la place des femmes dans un monde et un système qui demeurent profondément patriarcaux", souligne cette experte de la communication non verbale. Les influenceuses ont également contribué à installer la cravate dans les silhouettes féminines. Émancipation féminine Cet accessoire, dont les précurseurs pourraient être les foulards noués autour du cou que portaient les mercenaires croates au XVIIe siècle, avait déjà fait, à plusieurs reprises, son apparition dans la garde-robe féminine. À partir du XIXe siècle, la cravate avait été adoptée par les intellectuelles françaises George Sand et Colette. Elle a aussi été arborée par les suffragettes britanniques au début du XXe siècle. L'accessoire est brandi par certaines féministes comme "un signe de conquête de droits et puis de visibilité dans l'espace public", rappelle Marine Chaleroux, historienne de la mode. L'actrice allemande Marlene Dietrich et la créatrice de mode Coco Chanel s'en sont également emparées. Dans les années 1980-1990, lorsque les femmes commencent à gravir les échelons professionnels, la cravate devient une "symbolique visuelle de cet accès de plus en plus important à des fonctions importantes de dirigeantes de grandes entreprises ou de hauts postes", ajoute Marine Chaleroux. Ces retours cycliques de la cravate dans le vestiaire féminin coïncident souvent "avec des périodes de fragilité où les droits sont remis en question", observe l'historienne. "Politique testostéronée" Un constat qui trouve un écho particulier aujourd'hui, au moment où de nombreuses organisations féministes dénoncent un recul des droits des femmes dans le monde à l'heure où les discours réactionnaires se multiplient. Actuellement, "nous sommes confrontés à une approche politique (...) très testostéronée", souligne Patrycia Centeno, rappelant que la cravate est le grand accessoire représentatif du "symbole phallique". "Le féminisme cherche souvent à s'approprier des signes qui, socialement et culturellement, ont longtemps été réservés aux hommes afin d'affirmer, voire de normaliser visuellement, le fait qu'une femme puisse exercer le pouvoir et diriger", explique-t-elle. Remise au goût du jour par les femmes, la cravate fait par ailleurs depuis peu son retour sur les podiums masculins. Lors des défilés de mode masculine à Paris cette semaine, elle était presque de tous les shows, de Louis Vuitton à Dries Van Noten, en passant par Issey Miyake. Mais sous l'influence d'un usage féminin jugé "plus créatif", la mode masculine voit émerger "des cravates presque streetwear, portées avec des pantalons très amples, sur des tee-shirts, des hoodies, ou même sciemment mal portées", comme chez Dior, souligne Marc Beaugé, directeur du semestriel de mode masculine L'Étiquette. De quoi transformer cet accessoire "totalement inutile, très traditionnel, très masculin, qui exige une grande précision au niveau du col, du nœud et de la longueur" en sorte de "sucrerie fashion", assure-t-il.

25.01.2026 à 08:35

Géants de l'aéronautique cherchent main d'oeuvre pour tenir les cadences

FRANCE24

Derrière un pupitre, le chef du "learning center" du constructeur aéronautique Daher renseigne, en cette fin de semaine, candidats et curieux, au cours d'un "Aéroday", une journée de recrutement dédiée à la filière, dans les entrailles du Stadium de Toulouse, capitale de l'aéronautique française. Pour la ville rose et les départements limitrophes, "ce sont 1.200 postes à pourvoir", explique à l'AFP Jonathan Periquet, responsable de la division aéronautique, défense et spatial pour Randstad, spécialiste RH-intérim et organisateur de l'évènement, décliné le même jour sur tous les bassins d'emploi hexagonaux de la filière. "En période post-Covid, beaucoup de personnes expérimentées sont parties à la retraite ou en reconversion, il y a eu appauvrissement des ressources, avec en parallèle une reprise d'activité côté aviation civile et un phénomène de +ramp up+ (accélération) du volume de livraisons à fournir", explique-t-il. Pénurie D'où une "grosse pénurie en recrutement", au premier chef pour le mastodonte Airbus. "On a été obligé de lancer beaucoup de plans de formation pour faire rentrer des collaborateurs junior", raconte M. Periquet. Le Daher learning center de M. Kaiser, comme trois de ses concurrents présents au Stadium, proposent ainsi des formations rémunérées aux CQPM (certificats de qualification paritaire de la métallurgie), passeport indispensable pour transformer en six mois demandeurs d'emploi ou actifs en reconversion, en futurs professionnels de "l'aéro". C'est la démarche d'Ophélie Canal et Amandine Salles, 27 ans et 29 ans, qui souhaitent tenter une CQPM d'inspectrices qualité, après des parcours pour l'une dans "l'administratif et l'accueil", pour l'autre "en cosmétique". "Ma famille, ils sont à peu près tous chez Airbus ou des sous-traitants, ils nous ont dit qu'ils cherchaient pas mal de postes, même des personnes qui n'ont pas forcément d'expérience aéronautique, du coup on s'est inscrit au salon", raconte Ophélie, en attendant un entretien avec sa copine. "Il y a vraiment de tout, des personnes très motivées, mais aussi des gens, si je puis dire, qui viennent parce qu'ils ont vu de la lumière", explique Richard Lalanne, gérant du centre Sud-Aéro Formation. "Savoir-être" Les profils les plus recherchés en région toulousaine sont ceux des métiers dédiés aux "lignes d'assemblage finales" (FAL) d'Airbus: côté ouvriers, des ajusteurs, mécaniciens système, intégrateurs-câbleurs ou contrôleurs aéronautiques et pour les cols blancs, les métiers du support technique. Pour autant, tout le monde ne fait pas l'affaire. "Il y a une culture aéro de l'engagement et du sérieux, avec un degré d'exigence énormissime", souligne M. Periquet qui insiste sur un mot - le "savoir-être" - que l'on retrouve sur toutes les bouches dans les couloirs du salon. "L'état d'esprit est primordial", insiste Stéphane Le Roux, responsable RH chez Safran Electrical & Power. "A partir du moment où vous avez de moins en moins de gens avec une expertise technique, si vous investissez sur une personne via de la formation, (...) vous devez vous assurer qu'elle est solide sur ses motivations, sa mentalité". Or, aujourd'hui, souligne ce professionnel qui recrute pour de la sous-traitance chez Airbus ou Dassault, c'est difficile de trouver des gens qui acceptent les exigences de l'aéronautique, par exemple en termes d'horaires, pouvant être étalés sur 24h ou les week-ends, en raison des cadences. "L'approche du monde du travail n'est plus la même aujourd'hui", abonde Freddy Bobichon, responsable RH du site de production Latécoère, à Gimont (Gers). Chez les candidats, "le souci prioritaire c'est qu'il faut que le travail s'adapte à la vie privée", résume-t-il, peinant à trouver les ajusteurs-monteurs et les peintres aéronautiques dont il a besoin pour les pièces de Falcon, de Rafale ou d'A320, produites sur son site.

25.01.2026 à 08:12

De la France à l'Australie, indignation après les propos de Trump sur les alliés en Afghanistan

FRANCE 24

En déclarant que les alliés de l'Otan étaient "restés un peu loin des lignes de front" en Afghanistan, Donald Trump a provoqué l'indignation et la colère des dirigeants européens. Alors que l'Australie, qui avait participé à la coalition internationale menée par les États-Unis, s'est elle aussi jointe dimanche aux critiques visant la sortie du président américain, ce dernier est revenu partiellement sur ses propos.
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