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▸ Les 15 dernières parutions

23.01.2026 à 22:57

A Paris, la mode façon comédie musicale de Willy Chavarria

FRANCE24

Pour ce nouveau vestiaire hivernal mixte, mélange de culture mexicano-américaine et de streetwear, le styliste a opté pour une mise en scène cinématographique, avec un décor représentant des rues des Etats-Unis du milieu du siècle dernier. Une Cadillac et une cabine téléphonique trônent notamment au milieu de l'immense salle. Le show a commencé par une performance musicale de la Chilienne Mon Laferte. De nombreux autres artistes se sont ensuite produits, comme le Portoricain Lunay, l'Italien Mahmood ou le groupe latino Santos Bravos. Parmi eux, les mannequins parmi lesquels Romeo Beckham et Farida Khelfa ont déambulé dans des vestes aux larges épaulettes et des pantalons amples ceinturés à la taille, inspirés des pachucos. Ces Mexicains nés aux Etats-Unis revendiquaient dans les années 1940 leurs origines à travers des vêtements très élégants et des chapeaux à large bord. Côté femmes, les manteaux sont très structurés, les robes près du corps, les jupes crayons et les pantalons cigarette, dans une esthétique à la fois affirmée et sensuelle. Le vestiaire urbain occupe également une place importante, avec des blousons en cuir, des bombers surdimensionnés, des pantalons larges ou des ensembles monochromes. La palette chromatique mêle des tons sombres (noir, marine, brun) à des éclats plus vibrants comme le rouge, le bleu électrique ou le rose profond. Un défilé spectaculaire sur la forme, mais plus sage sur le fond que ses deux précédents shows parisiens. Ouvertement militant, défenseur des migrants et pour les droits des personnes LGBT+, le créateur né en 1967 avait fait beaucoup parler en juin en mettant en scène plusieurs hommes tatoués, vêtus de blanc, agenouillés, dans une image qui rappelait les prisons au Salvador. Pour ses débuts dans la capitale, en janvier dernier, il avait fait résonner le discours pro-LGBT+ de l'évêque Mariann Budde lors de l'investiture du président américain Donald Trump. Ce nouveau défilé, baptisé "Eterno", est tourné vers la coexistence et la fraternité. "Nous sommes ensemble dans cette histoire. Tous. Et sans amour, sans les uns et les autres, nous sommes foutus. Alors, s'il vous plaît, soyez bons avec vos frères et sœurs", pouvait-on lire dans le livret distribué aux invités.

23.01.2026 à 22:45

JoeyStarr au tribunal face à son ex-manager: une histoire d'argent et d'amitié brisée

FRANCE24

Pour celui qui a formé avec Kool Shen un des groupes majeurs du hip-hop des années 1990, Suprême NTM, la chose est entendue: Sébastien Farran, qui fut également le dernier manager de Johnny Hallyday, l'a escroqué au milieu des années 2010, en profitant de son "aversion pour les chiffres" et de la "confiance absolue" qu'il lui accordait. Les deux hommes se sont rencontrés un peu avant le premier album de Suprême NTM qui allait faire du jeune graffeur et danseur de Seine-Saint-Denis une immense star dans les années 1990. Rapidement, "il a pris les rênes de tout ça. C'est lui qui a géré le business", "monsieur s'occupait de tout", dit JoeyStarr. "Monsieur", donc, et plus "Terror Seb", le surnom de Sébastien Farran durant cette ère bénie de la scène hip-hop française, traversée côte à côte, créant ensemble le label B.O.S.S. Ce "Monsieur", c'est l'acte de décès de ce que le président du tribunal, Guillaume Daïeff, décrit comme "26 ans de compagnonnage" clos en 2014. Les quinquagénaires qui se font désormais face sont, selon le procureur, les représentants d'"un monde ancien", celui des rappeurs vieille formule qui exprimaient "un désintérêt complet pour l'aspect financier" de leur travail. Quitte à en laisser la maîtrise à d'autres en s'accommodant d'une rigueur gestionnaire catastrophique. Que des signatures aient été falsifiées au bas de deux contrats pour un événement et une campagne publicitaire, ou que des chèques aient été émis depuis le compte de l'artiste vers celui de sa société, Sébastien Farran ne le nie pas: "On signait absolument tout pour M. Morville, il ne signait rien". Mais JoeyStarr était au courant de tout, affirme-t-il. - "Je me faisais fumer" - Sa société, Lickshot, s'occupait du quotidien de l'artiste qui avait "des besoins importants", selon Sébastien Farran: courses, pensions alimentaires, loyers, y compris quand une tournée de reformation de Suprême NTM est annulée en raison des déboires judiciaires de l'artiste et que la situation financière devient compliquée. "Je ne l'ai pas lâché", dit-il. Selon l'avocat de Sébastien Farran, Thomas Klotz, les relevés bancaires montrent que les flux financiers s'équilibrent. Comment peut-il y avoir escroquerie s'il n'y a pas préjudice, demande-t-il. Sur les chèques signés à sa place, JoeyStarr concède qu'il était "parfois" au courant. "J'étais payé de la main à la main, je ne savais pas forcément à quoi ça correspondait", poursuit-il. Mais au final, assure Joey Starr, "je me faisais fumer", "il s'est carrément servi et comme je n'étais pas regardant..." "S'il avait des besoins financiers, je me chargeais de les couvrir. C'est comme ça qu'on fonctionnait", réplique Farran. Sans contrat. "J'ai passé 25 ans de ma vie avec lui, j'ai tout fait pour lui", dit l'ex-manager. "Y compris m'enfumer correctement", riposte JoeyStarr, dont la défense ne chiffre pas la somme qu'il estime lui avoir été volée. Depuis la séparation, "je n'ai plus de contrôle fiscal", "je vis mieux", dit JoeyStarr. "Peut-être que vous vous êtes un peu assagi", tente Guillaume Daïeff qui se tourne vers Sébastien Farran: quand il a commencé à s'occuper de Johnny Hallyday, n'aurait-il pas négligé son ami? "Nos relations ont commencé à se tendre", répond le prévenu. Selon le procureur, dans cette histoire "humainement sensible", le tribunal doit se concentrer sur la "simplicité juridique" de l'escroquerie et de la complicité de faux qui justifient que le tribunal condamne Sébastien Farran à 80.000 euros d'amende dont 25.000 avec sursis. Réponse le 23 février.

23.01.2026 à 22:43

ICE: Quand la Maison blanche manipule les images avec l’IA

Marc PAUPE

La Maison blanche est accusée d’avoir modifié la photo de l’arrestation d’une avocate, figure de proue de la lutte contre ICE la police anti-immigration dans le but de la faire paraitre en détresse. C’est vrai. Cette manipulation fait entrer la communication de la Maison Blanche dans une nouvelle dimension.
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