LePartisan.info À propos Podcasts Fil web Écologie Blogs Revues MÉDIAS
Retrouvez toute l'actualité internationale en continu - France 24
 
Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ Les 15 dernières parutions

16.03.2026 à 17:11

"Souffler un peu": dans le désert du sud d'Israël, échapper au stress de la guerre

FRANCE24

Fuyant les grandes villes et la vie rythmée par les sirènes d'alerte qui avertissent de l'arrivée imminente de missiles iraniens ou de roquettes du Hezbollah, des milliers d'Israéliens se ruent vers la petite station désertique de Mitzpe Ramon, dans le sud d'Israël, en quête de calme et de sécurité. Juchée au bord de falaises surplombant un cratère de sable et de roche de 40 kilomètres de long, cette ville de 5.000 habitants est prise d'assaut, ses hôtels et appartements de location tous réservés, depuis le début de la guerre avec l'Iran le 28 février. Conseillère scolaire venue de Kiryat Gat, plus au nord, Tair Momo a attendu plusieurs jours qu'un logement se libère avant de se précipiter à Mitzpe Ramon. "On s'est dit: allez, on y va", raconte-t-elle. "Je suis venue ici pour souffler un peu, pour ne plus entendre les sirènes, ne plus entendre les alertes, pour être dans un endroit en pleine nature, plus apaisant". Pic de fréquentation Yaniv Harush, un responsable local, remarque que la petite ville n'a connu qu'une seule alerte depuis le début de la guerre. "C'est comme un îlot de paix et de sécurité", dit-il, assis dans son modeste bureau. D'ordinaire, Mitzpe Ramon attire les visiteurs pour la randonnée, le camping et son ambiance détendue, un peu hippie. Des bouquetins se promènent librement dans les rues. Ces dernières semaines, la fréquentation a bondi de 80% par rapport à la normale, avec l'arrivée d'environ 2.000 personnes. "Tout est complet", affirme M. Harush. Assis à l'extérieur du café bondé dont il est le propriétaire, Sami Elkrnwi explique que les 100 chambres des quatre hôtels qu'il gère sont toutes occupées. "Les affaires vont très bien", assure cet entrepreneur bédouin. "Il n'y a pas d'explosions ici, tout est parfait". Ce n'est pas la première fois que Mitzpe Ramon accueille des Israéliens en quête de refuge. Après l'attaque du Hamas contre Israël, le 7 octobre 2023, la ville avait hébergé des habitants des zones proches de la bande de Gaza durement frappées. "J'avais ouvert mon hôtel, tout était gratuit", se souvient-il. "Pas des vacances" Assise à une terrasse, Michal Gat est venue passer la journée à Mitzpe Ramon depuis le village où sa famille s'est installée chez des proches. "Nous avons déménagé le matin où la guerre a commencé, car notre maison n'a pas d'abri", explique cette habitante de Tel-Aviv, qui continue de gérer à distance son cabinet de conseil et reste en contact avec ses amis et voisins restés en ville. "Ce ne sont pas des vacances. Vous pensez à tous les gens que vous connaissez", dit-elle. "Nous sommes de tout cœur avec les habitants du centre et du nord d'Israël". Sa fille de 18 ans, Dror, est occupée à préparer avec ses amis, en ligne, sa fête de fin d'école prévue en juillet. Ils prévoient un sketch sur leurs "six ans de Zoom", qui ont commencé avec la pandémie de Covid et se sont prolongés sous les tirs de roquettes répétés. "J'espère que nous pourrons le jouer en présentiel", dit-elle. De l'autre côté de la ville, au bord du cratère, Haggai Landa, qui travaille dans la high-tech, ajuste son harnais avant de descendre en rappel la falaise de 40 mètres avec ses deux fils. La première nuit de guerre, les vitres de leur maison à Tel-Aviv ont volé en éclats lorsqu'un missile a frappé à proximité. Après avoir passé leurs nuits dans un abri public, lui et sa femme ont décidé de partir avec les enfants dans le désert. "Nous dormons la nuit, nous sommes moins anxieux", confie-t-il. Dans deux jours, ils prévoient de retourner à Tel-Aviv, pour retrouver leurs proches. "Si la guerre continue encore et encore, on repartira peut-être", ajoute le père de famille.

16.03.2026 à 17:05

Toutes les bases de l'ADN détectées sur un nouvel astéroïde

FRANCE24

Ryugu fait partie des corps les plus primitifs du système solaire, renfermant des indices précieux sur les premières années de son histoire et sur les conditions qui régnaient à l'époque où la vie aurait pu se former sur notre planète. En 2014, la sonde japonaise Hayabusa-2 est allée à sa rencontre à quelque 300 millions de kilomètres de la Terre et en a rapporté deux échantillons de 5,4 grammes. Une première étude, publiée en 2023, y a révélé la présence d'uracile, une des quatre briques de base de l'ARN. Si l'ADN, avec sa double hélice, porte l'information génétique, l'ARN, constitué d'un seul ruban, est un messager permettant la mise en œuvre des instructions contenues dans l'ADN. De nouvelles analyses menées par une équipe japonaise et dévoilées lundi dans Nature Astronomy montrent que les échantillons contiennent en fait l'ensemble des bases azotées constituant l'ARN et l'ADN: uracile, mais aussi adénine, guanine, cytosine et thymine. La présence de ces bases "ne signifie pas que la vie a existé sur Ryugu ou son corps parent", l'astéroïde primitif dont il a été éjecté après une collision, explique à l'AFP Toshiki Koga, biogéochimiste à l'Agence japonaise pour les sciences et technologies marines et terrestres (Jamstec) et principal auteur de l'étude. Elle "indique plutôt que les astéroïdes primitifs pouvaient produire et conserver des molécules importantes pour la chimie liée à l'origine de la vie", poursuit-il. Sans exclure une apparition de ces molécules dans les océans primitifs ou même dans l'atmosphère de notre planète, leur présence "généralisée dans tout le système solaire", renforce "l'hypothèse selon laquelle les astéroïdes carbonés ont contribué à l'inventaire chimique prébiotique (antérieur à l'apparition de la vie, ndlr) de la Terre primitive", note l'étude. Ces résultats ne sont "ni surprenants ni nouveaux, et c'est précisément là que réside leur intérêt", a réagi auprès de l'organisme Science Media Center César Menor Salvan, astrobiologiste à l'Université d'Alcalá (Espagne), pour qui les scientifiques ont désormais une "idée très claire des matériaux organiques pouvant se former dans des conditions prébiotiques n'importe où dans l'Univers". Voie de synthèse méconnue Car ce n'est pas la première fois que ces briques élémentaires de la vie sont retrouvées sur des matériaux d'origine extraterrestre. L'année dernière, des études avaient déjà révélé leur présence dans des fragments de l'astéroïde Bennu, rapportés sur Terre par la Nasa. Des scientifiques en ont également retrouvé sur les météorites carbonées Orgueil et Murchinson, des fragments d'astéroïdes tombés sur Terre. M. Koga et ses collègues ont mené des études comparatives et découvert des différences importantes dans la proportion de chaque base azotée dans ces échantillons. Ryugu contient des quantités comparables de bases puriques (adénine et guanine) et de bases pyrimidiques (cytosine, thymine et uracile), qui s'assemblent par paires pour former l'ADN. La météorite Murchison est plus riche en bases puriques, tandis que Bennu et Orgueil le sont davantage en bases pyrimidiques. Selon les auteurs, ces résultats reflètent probablement les "histoires chimiques et évolutives distinctes" de leurs corps parents respectifs. Les chercheurs ont également mis en évidence l'existence d'une corrélation entre le ratio bases puriques/bases pyrimidiques et la concentration d'une autre molécule azotée, l'ammoniac. "Aucun mécanisme de formation connu ne prédit une telle relation, ce qui pourrait indiquer une voie de synthèse encore méconnue pour la formation des bases nucléiques dans les matériaux du système solaire primitif", souligne M. Koga auprès de l'AFP. Une découverte qui "a des implications majeures pour comprendre comment les molécules biologiquement importantes ont pu se former à l'origine et favoriser la genèse de la vie sur Terre", estime Morgan Cable, maître de conférences en sciences spatiales à l'Université Victoria de Wellington (Nouvelle-Zélande), dans une réaction à l'ONG Australian science media center.

16.03.2026 à 16:57

Berlin et Londres écartent toute mission de l'Otan pour rouvrir le détroit d'Ormuz

FRANCE24

Un peu plus tôt, le Japon et l'Australie, alliés historiques des Etats-Unis dans la région indo-pacifique, ont exclu tout envoi de moyens dans le détroit, axe majeur pour le transport notamment d'hydrocarbures, dont le blocage a fait flamber les prix du brut. Le Premier ministre britannique Keir Starmer a déclaré lundi lors d'une conférence de presse que le Royaume-Uni travaillait avec ses alliés sur un "plan collectif viable permettant de rétablir la liberté de navigation dans la région le plus rapidement possible". Ce plan "ne sera pas et n'a jamais été envisagé comme une mission de l'Otan", a-t-il insisté, alors que le président américain Donald Trump a affirmé que cela serait "très mauvais" pour l'Otan si les alliés de Washington refusaient de se mobiliser. "Il devra s'agir d'une alliance de partenaires, et c'est pourquoi nous collaborons avec des partenaires, tant en Europe et dans le Golfe qu'avec les États-Unis", a ajouté le dirigeant britannique. Peu auparavant, Berlin avait souligné que la guerre engagée par Israël et les Etats-Unis contre l'Iran n'avait "rien à voir avec l'Otan". "L'Otan est une alliance pour la défense du territoire" de ses membres et "il manque le mandat permettant de faire intervenir l'Otan" en dehors de ses frontières, a déclaré le porte-parole du gouvernement allemand Stefan Kornelius. S'opposant à toute "nouvelle escalade militaire" dans la région, l'Allemagne n'offrira "aucune participation militaire" mais est prête "à garantir, par la voie diplomatique, la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz", a également affirmé le ministre allemand de la Défense Boris Pistorius. Les ministres des Affaires étrangères lituanien et polonais, historiquement atlantistes, ont eux estimé que les pays de l'Otan devraient "étudier" une demande américaine de contribution si elle était officiellement soumise à l'Alliance. Mais "le président (Karol) Nawrocki a déjà écarté toute participation des forces armées polonaises", a rappelé le ministre des Affaires étrangères Radoslaw Sikorski. Un responsable de l'Otan a indiqué à l'AFP "savoir que certains alliés discutent individuellement avec les Etats-Unis et d'autres pays" de mesures supplémentaires, ajoutant que l'Alliance atlantique avait déjà "renforcé" son engagement en Méditerranée, où ses forces ont intercepté trois missiles tirés d'Iran entrés dans l'espace aérien turc. Mission européenne Aspides? Les ministres des Affaires étrangères des pays de l'UE devaient discuter lundi d'un possible recours dans le détroit d'Ormuz à la mission Aspides de protection du trafic maritime, selon la cheffe de la diplomatie de l'UE Kaja Kallas, plusieurs ministres écartant toutefois une décision à court terme. Cette mission, conçue à l'origine pour protéger les navires marchands des attaques des rebelles houtis, alliés de l'Iran, est actuellement déployée en mer Rouge. La France avait évoqué le 9 mars une mission internationale "purement défensive" pour rouvrir le détroit, sans préciser si elle devait se faire dans le cadre de l'opération Aspides, qui comprend trois navires militaires en patrouille: un grec, un français et un italien. Mais plusieurs ministres européens, notamment espagnol, allemand et néerlandais, se sont montrés prudents. "Il ne faut rien faire qui ajoute encore plus de tension, encore plus d'escalade", a affirmé le ministre espagnol José Manuel Albares, en marge de cette réunion ministérielle. Keir Starmer a aussi déclaré lundi que le Royaume-Uni "ne se laissera pas entraîner dans une guerre plus vaste" et qu'il souhaite que le conflit s'achève "le plus vite possible". Depuis le début de la guerre le 28 février, Londres a autorisé les Etats-Unis à utiliser deux bases britanniques pour mener des "opérations défensives" contre l'Iran, et a envoyé des moyens aériens pour soutenir ses alliés dans la région face aux attaques de drones iraniens. Un destroyer de la Royal Navy est également déployé en Méditerranée pour protéger notamment les bases militaires britanniques à Chypre. "Nous disposons déjà de systèmes autonomes de détection de mines (sous-marines) dans la région. Nous étudions les options et les expertises disponibles", a précisé Keir Starmer.
3 / 15
  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Ctrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique ‧ Asie ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
Infomigrants
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
G.I.J
I.C.I.J
 
  OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Catastrophes naturelles
Conspis
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Information
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
🌓