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▸ Les 15 dernières parutions

06.07.2026 à 09:55

Mondial 2026 : de Mussolini à Trump, quand la politique se mêle du football

FRANCE 24

La Fifa a annulé la suspension du joueur américain Folarin Balogun ce dimanche, quelques jours avant le 8e de finale contre la Belgique. Une décision annoncée à la suite d'un appel personnel de Donald Trump. Ce n'est pas la première fois que la politique s'invite sur les terrains de la Coupe du monde. 

06.07.2026 à 09:33

Le procès en destitution de la vice-présidente Sara Duterte s'ouvre aux Philippines

FRANCE24

Mme Duterte, 48 ans, est accusée de malversations, de corruption et de menaces de mort contre le président Ferdinand Marcos Jr, son colistier lors de l'élection de 2022, et son épouse. En mai, 257 des 318 membres de la Chambre des représentants avaient voté sa mise en accusation devant le Sénat. Une majorité des deux tiers des 24 sénateurs est nécessaire pour la destituer et la rendre inéligible. Sara Duterte n'est pas apparue à l'audience, qui pourrait durer des semaines voire des mois. "Elle est représentée par ses avocats", a déclaré à la presse l'un d'entre eux, Michael Poa. Seuls 23 des 24 sénateurs ont prêté serment, en mai, pour le procès. Le 24ème, Ronald Dela Rosa, est en effet en fuite pour échapper à un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour son rôle dans la guerre meurtrière contre la drogue menée par l'ex-président d'extrême droite Rodrigo Duterte, père de Sara Duterte. Jusqu'à récemment, Mme Duterte disposait d'importants soutiens à la chambre haute, ainsi que de l'appui de deux influentes sectes chrétiennes qui ont organisé de gigantesques manifestations en sa faveur. Mais sa situation s'est fragilisée ces dernières semaines. D'abord avec le départ en juin de la présidence du Sénat de son allié Alan Peter Cayetano. Puis avec l'arrestation le même mois pour corruption d'un autre de ses partisans, le sénateur Jose "Jinggoy" Estrada. Enfin, quelques heures avant le début du procès, un troisième allié, le sénateur Rodante Marcoleta, a été arrêté pour fausse déclaration de ses dépenses électorales. Sara Duterte avait remporté une large victoire à la présidentielle de 2022 aux côtés de Ferdinand Marcos Jr, se positionnant pour devenir son successeur lors de l'élection suivante en 2028. Mais la mésentente au sein du tandem présidentiel avait éclaté au grand jour très rapidement, quand M. Marcos avait confié à Mme Duterte le portefeuille de l'Education au lieu de celui de la Défense qu'elle avait publiquement convoité. Coups de poing au shérif Accusée par la suite de mauvaise gestion de son budget, Sara Duterte a démissionné de son poste de ministre en juin 2024. Confrontée à une enquête sur ses dépenses, la vice-présidente avait tenu une conférence de presse virulente, affirmant être la victime d'un complot d'assassinat et avoir ordonné l'élimination de M. Marcos si elle était tuée en premier. Elle avait ensuite déclaré que ses propos avaient été mal interprétés. Avocate, mère de trois enfants et passionnée de motos, Sara Duterte s'est fait connaître du grand public en 2011, alors qu'elle était maire de la ville de Davao (sud), le fief familial. Devant les caméras de télévision, elle avait alors roué de coups de poing au visage un shérif qui ignorait sa demande de reporter la démolition d'un bidonville ordonnée par un tribunal. Cet incident avait forgé l'image d'une femme politique pugnace, prête à se battre pour les plus démunis. Elle était pressentie en 2022 pour succéder à son père, qui a depuis été extradé vers La Haye où il attend son procès pour crimes contre l'humanité devant la Cour pénale internationale. Mais elle avait finalement accepté de ne briguer que la vice-présidence au côté de M. Marcos Jr, fils du dictateur Ferdinand Marcos qui avait régné d'une main de fer sur les Philippines pendant 20 ans jusqu'à son renversement en 1986. "Toutes ces factions se battent pour leur avenir politique", explique à l'AFP Cleve Arguelles, analyste à l'institut de sondages WR Numero. "Pour le gouvernement Marcos, le problème est que dès qu'il quittera le pouvoir, il devra s'assurer que le prochain gouvernement ne s'en prendra pas à lui". Sara Duterte a annoncé en février son intention de se présenter à la présidentielle de 2028. Elle reste en tête dans les sondages. Le dernier en date, publié par l'institut indépendant Pulse Asia, lui accorde 51% d'intentions de vote, contre 41% pour l'ancienne vice-présidente de son père, Leni Robredo.

06.07.2026 à 09:01

Marchés en Asie: les Bourses maussades sur fond de tech nerveuse, le pétrole monte

FRANCE24

Tokyo et Séoul sous pression A la Bourse de Tokyo, l'indice vedette Nikkei a fini stable à 69.737.69 points et l'indice élargi Topix a en revanche gagné 0,92% à 4.101,96 points. A Séoul, l'indice Kospi a clôturé en repli de 0,46%. Taipei a cédé 0,48% et Sydney 0,15%, mais l'indice hongkongais Hang Seng gagnait 0,89% vers 06H30 GMT. Les places asiatiques nerveuses, sans indication venant de Wall Street en raison d'une fermeture vendredi pour la fête nationale, "manquent de direction claire faute de nouveaux éléments pour s'orienter", commentent les experts du courtier nippon Monex. En Corée du Sud, les valeurs liées aux semi-conducteurs peinaient à se reprendre, après avoir enchaîné la semaine précédente dévissage spectaculaire et vigoureux rebond, sur fond d'interrogations face aux folles valorisations du secteur. Gains du pétrole, guettant Ormuz Vers 06H30, le cours du baril de WTI nord-américain gagnait 0,66% à 69,14 dollars, et celui du baril de Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, progressait de 0,42% à 72,42 dollars. Le marché digérait la décision prise dimanche par l'Arabie saoudite, la Russie, et cinq autres membres de l'Opep+ de relever à nouveau leurs quotas de production de pétrole, dans le contexte de signaux encourageants pour la navigation dans le détroit d'Ormuz. La quasi-paralysie du détroit d'Ormuz depuis le déclenchement des frappes américano-israéliennes sur l'Iran a bloqué les exportations des pays du Golfe depuis plusieurs mois, les forçant à réduire leur production. Depuis la signature du protocole d'accord irano-américain le 17 juin, la navigation dans la région donne des signes d'amélioration: l'approvisionnement en pétrole par cette voie navigable aurait même déjà dépassé les 10 mb/j, selon un responsable américain cité par l'agence Bloomberg. Mais le pétrole transitant actuellement par le détroit d'Ormuz est celui qui a été stocké à bord des navires ou dans les cuves, "la production interrompue met du temps à redémarrer", selon Ole Hansen, analyste chez Saxo Bank. "Les exportations de pétrole restent bien inférieures aux niveaux d'avant-guerre et les goulots d'étranglement devraient perdurer. Parallèlement, les efforts de reconstitution des stocks stratégiques et commerciaux devraient soutenir la demande", abonde Karsten Junius, de la banque Safra Sarasin. Nouveau repli du yen, la dette japonaise souffre La monnaie japonaise glissait de 0,5% vers 06H30 GMT, à 162,16 yens pour un dollar. Elle reste sous pression après être tombée mercredi à 162,84 yens, son plus bas niveau face au billet vert depuis 1986. Le yen pâtit de l'écart entre les taux d'intérêt américains et japonais, le marché misant sur de nouveaux durcissements monétaires de la Réserve fédérale américaine (Fed) plus tard cette année. Désormais, "les investisseurs examineront attentivement le compte-rendu de la réunion de juin de la Fed pour déceler des indices sur la tolérance des décideurs face à l'inflation et sur le seuil requis pour un nouveau durcissement monétaire", notent les analystes de Sandard Chartered. Mais, préviennent-ils, le yen devrait rester sous pression, notamment "après que les données définitives de la confédération syndicale Rengo au Japon ont révélé une hausse des salaires de 5,01%, ce qui pourrait réduire la pression sur la Banque du Japon pour qu'elle durcisse davantage sa politique". Dans ce contexte, les opérateurs continuent de guetter une possible intervention des autorités japonaises sur le marché des changes pour soutenir leur devise, alors que Tokyo s'était dit prêt à agir si nécessaire. Parallèlement, la dette japonaise se retrouve à nouveau sous pression, les investisseurs s'alarmant de la politique budgétaire expansive du gouvernement de Sanae Takaichi, associé au yen affaibli sur fond d'inflation persistante. Le rendement des obligations souveraines à 10 ans a grimpé lundi pour atteindre 2,82%, son plus haut niveau depuis 1996, signe d'un moindre appétit du marché.
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