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12.02.2026 à 04:23

Cinéma: la Berlinale ouvre pour examiner la complexité du monde

FRANCE24

Dans un monde de plus en plus polarisé, "il est plus crucial que jamais de défendre notre liberté artistique", revendique la directrice du festival Tricia Tuttle dans un entretien à l'AFP. "Les dictateurs détestent les esprits créatifs" qui font de leurs films "des armes dans la lutte pour la liberté et la dignité humaine", a estimé le ministre allemand de la Culture Wolfram Weimer dans un communiqué. Il cible sans équivoque l'Iran et le Venezuela: "Nous ne devons pas laisser les despotes de Téhéran ou Caracas l'emporter." La 76e Berlinale est le premier grand rendez-vous de l'année de l'industrie du cinéma. L'an dernier, elle avait été percutée par l'actualité politique allemande en raison de la tenue d'élections législatives au lendemain de la cérémonie de clôture. Cette fois-ci, les enjeux politiques sont moins immédiats, mais les tensions internationales, et notamment la répression sanglante en Iran, devraient de nouveau imprégner un festival perçu comme progressiste et très politique. Plusieurs thématiques, dont "la famille et l'intimité sous pression, les questions de soin, d'appartenance et l'expérience de vivre entre plusieurs mondes" émergent de la sélection, estime Tricia Tuttle. Autre axe de lecture de nombreux films, "comment nos vies privées sont façonnées par des forces politiques et sociales plus vastes", souligne la directrice. Film d'ouverture afghan La cérémonie d'ouverture, qui débute à 19H00 locales (18H00 GMT), mettra à l'honneur l'actrice malaisienne Michelle Yeoh, oscarisée en 2023 pour "Everything, Everywhere, All at Once" et figure des films d'action asiatiques. Près de 200 films seront projetés pendant les dix jours du festival qui doit s'achever le 21 février, dont 22 en compétition officielle pour succéder à "Rêves" du Norvégien Dag Johan Haugerud, couronné de l'Ours d'or en 2025. Comme l'année dernière, la Berlinale met à l'honneur une majorité de réalisatrices. Le film d'ouverture est d'ailleurs l'œuvre d'une cinéaste afghane, Shahrbanoo Sadat, dont c'est le troisième long-métrage. "No Good Men" raconte l'histoire de Naru, journaliste dans la plus grande chaîné télé de Kaboul, séparée du père de son fils en raison de ses multiples infidélités, et qui va faire une rencontre décisive lui redonnant espoir dans les hommes. Le tout sur fond d'offensive des talibans qui s'apprêtent à reprendre le pouvoir à Kaboul. Shahrbanoo Sadat a elle-même fui son pays en 2021 lors de la chute du régime républicain et réside désormais à Hambourg. "Cela parle de l'expérience des femmes afghanes, que nous ne verrions pas sans le travail de Shahrbanoo", insiste Tricia Tuttle. Hors compétition, Roya, de l'Iranienne Mahnaz Mohammadi, raconte le dilemme d'une enseignante entre faire des aveux forcés et rester enfermée à la prison d'Evin, à Téhéran. Hüller au masculin Contrairement à Venise et Cannes, Berlin accueille peu de grosses productions au casting clinquant. A noter tout de même "The Weight", avec Ethan Hawke et Russell Crowe, sur un homme forcé de faire passer de l'or en contrebande à travers la nature sauvage et hostile de l'Oregon, dans l'Ouest américain, en pleine Grande Dépression des années 1930. Le film a été tourné en Allemagne, alors que de plus en plus de productions américaines font le choix de tourner à l'étranger pour des raisons de coût. En compétition, l'un des films les plus attendus est "Rosebush Pruning" d'un grand habitué de la Berlinale, le Brésilien Karim Aïnouz. Son long-métrage est présenté comme "une satire de la famille patriarcale traditionnelle". Le casting, qui réunit Elle Fanning, Callum Turner, Jamie Bell ou encore Pamela Anderson, devrait électriser le tapis rouge samedi. L'actrice allemande Sandra Hüller, à l'aura internationale depuis ses rôles dans "Anatomie d'une chute" et "La Zone d'intérêt", est elle aussi très attendue dans la peau d'un homme trompant un village allemand du 17e siècle. "Rose" est en lice pour l'Ours d'or. Enfin, deux stars françaises viendront défendre un film: Juliette Binoche dans "Queen at Sea" (compétition officielle) de l'Américain Lance Hammer sur une fille confrontée à la démence sénile de sa mère, et Isabelle Huppert en comtesse vampire en quête d'un élixir de vie dans "The Blood Countess", d'Ulrike Ottinger.

12.02.2026 à 04:22

Le Bangladesh de retour aux urnes pour tourner la page Sheikh Hasina

FRANCE 24

Les bureaux de vote ont ouvert jeudi au Bangladesh pour des législatives qui doivent permettre de tourner la page du règne de fer de l'ancienne Première ministre Sheikh Hassina, dont le parti a été déclaré hors-la-loi. Ses deux opposants historiques, le Parti nationaliste du Bangladesh (BNP) et les islamistes du Jamaat-e-Islami, sont les grands favoris de ce scrutin historique.

12.02.2026 à 04:21

L'administration Trump va abroger le fondement des règlementations climatiques américaines

FRANCE24

Ce retour en arrière, qui sera très probablement contesté en justice, portera un coup majeur à l'action climatique des Etats-Unis, premier contributeur historique d'émissions réchauffant la planète. "Il s'agira du plus grand acte de dérégulation de l'histoire américaine", s'est félicitée mardi Karoline Leavitt, la porte-parole de la Maison Blanche, assurant qu'il permettrait aux Américains de faire des économies. Le président doit faire l'annonce jeudi aux côtés de Lee Zeldin, le patron de l'Agence de protection de l'environnement (EPA). Appelée constat de mise en danger ("Endangerment finding"), cette décision avait été adoptée en 2009 par l'EPA, sous la présidence du démocrate Barack Obama. Elle stipule que six gaz à effet de serre sont dangereux pour la santé publique et tombent donc dans le périmètre des polluants réglementés par l'agence fédérale. Le texte a ouvert la voie juridiquement à de nombreuses réglementations fédérales visant à limiter les rejets de ces gaz réchauffant l'atmosphère (CO2, méthane...), à commencer par les émissions des camions et des voitures. Sa révocation éliminera donc l'autorité sur laquelle s'appuyait l'EPA pour promulguer ces réglementations et permettra au gouvernement Trump de plus facilement les abroger. L'annonce de jeudi devrait être couplée avec la suppression des normes d'émissions de gaz à effet de serre pour les véhicules. Consternation scientifique Grand défenseur du pétrole et du charbon, Donald Trump a enclenché depuis son retour au pouvoir une marche arrière toute en matière de climat, multipliant les mesures en faveur de l'industrie des énergies fossiles et détricotant de nombreuses normes environnementales. Annoncée en juillet, sa volonté d'abroger le texte de 2009 a suscité l'ire de nombreux scientifiques, qui dénoncent une décision contraire à la science et à l'intérêt public. "Les preuves scientifiques relatives au changement climatique causé par l'homme et à ses conséquences étaient sans équivoque en 2009 et, depuis lors, elles sont devenues encore plus alarmantes et convaincantes", rappelaient alors plus de 1.000 scientifiques et experts dans une lettre publique. Les associations environnementales sont aussi vent debout. "Trump conduit le pays vers une impasse faite de pétrole sale et d'air pollué", a récemment accusé Dan Becker, de l'ONG environnementale Center for biological diversity. Bataille judiciaire Ce retour en arrière survient alors que l'année 2025 a été confirmée par les climatologues comme la troisième plus chaude jamais enregistrée sur Terre, et que les effets du dérèglement du climat se font sentir à travers les Etats-Unis et le reste du monde. Malgré ces manifestations tangibles, la lutte contre les gaz à effet de serre marque le pas depuis deux ans dans le monde développé faute d'investissements suffisants dans les technologies bas carbone. L'abrogation du texte sera à coup sûr contestée devant la justice, et le dossier pourrait remonter jusqu'à la Cour suprême. Si cette dernière, majoritairement conservatrice, s'est montrée ouverte ces dernières années à des revirements de jurisprudence, les plaignants relèveront que c'est l'une de ses propres décisions en 2007 qui est à l'origine du texte de l'EPA.
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