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09.02.2026 à 13:05

Thaïlande: revers historique pour le Pheu Thai, des interrogations sur l'avenir du parti

FRANCE24

Le Pheu Thai, dernière incarnation de l'organisation fondée par le milliardaire des télécommunications Thaksin, a terminé loin derrière, en troisième position, lors du scrutin de dimanche, selon les chiffres préliminaires de la commission électorale. Plusieurs facteurs ont contribué à son affaiblissement, selon les analystes : la condamnation de son fondateur pour corruption, la gestion maladroite par sa fille Paetongtarn du conflit frontalier avec le Cambodge et la mainmise du parti par la famille fondatrice. Les Shinawatra ont produit pas moins de quatre Premiers ministres depuis le début du siècle, le dernier candidat du Pheu Thai pour ce poste, le professeur de génie biomédical Yodchanan Wongsawat, étant le neveu de Thaksin. Pipat Saeteaw, un retraité de 72 ans vivant à Bangkok, était autrefois un fervent partisan du Pheu Thai et des Shinawatras. "J'aimais Thaksin. J'aimais vraiment le programme de soins universels à 30 bahts de son gouvernement, que j'utilise encore aujourd'hui", a-t-il déclaré à l'AFP lundi. "Mais pourquoi Thaksin a-t-il fui et n'est-il pas revenu pour affronter la justice ? Maintenant, il amène son enfant et son neveu en politique. Je ne suis pas d'accord avec ça", ajoute-il, en assurant ne plus voter Pheu Thai. Le parti a été laminé dans la province natale de Thaksin, Chiang Mai, l'un de ses bastions traditionnels, où il a perdu pour la première fois tous les circonscriptions, ont reconnu des responsables du parti. C'est une chute spectaculaire après que Thaksin a marqué l'histoire de la politique thaïlandaise dans les années 2000: premier Premier ministre à terminer un mandat complet, premier à être réélu, et premier à obtenir une majorité absolue. "C'est la voix du peuple que nous devons respecter. Donc nous acceptons le résultat", a déclaré Julapun Amornvivat, l'une des figures du parti, aux journalistes. Certains observateurs s'interrogent pour savoir si cela pourrait marquer la fin de la dynastie Shinawatra, mais le Pheu Thai pourrait néanmoins intégrer la coalition au pouvoir, en vue de revenir sur la scène politique. "Pour les prochaines années, Thaksin, c'est fini", explique à l'AFP Paul Chambers, chercheur associé principal à l'ISEAS-Yusof Ishak Institute de Singapour. -"Rien n'est fini"- Mais l'expert a avertit toutefois: "Rien n'est jamais +fini+ en Thaïlande". La croissance économique de cette nation d'Asie du Sud-Est est anémique, et il pourrait encore y avoir une opportunité pour le Pheu Thai à l'avenir "si l'économie continue de se dégrader", ajoute-t-il. Thaksin a été élu pour la première fois Premier ministre en 2001 sur la base de promesses populistes de prospérité pour les populations rurales. En quelques années, il a contribué à relancer l'économie, en déclin depuis la crise financière asiatique de 1997. Mais il a ensuite été renversé par un coup d'État militaire et a fui le pays, ne revenant en Thaïlande qu'en 2023, alors que son parti formait un gouvernement, ensuite dirigé par Paetongtarn Shinawatra. Celle-ci a été destituée par la Cour constitutionnelle en août 2025 après des propos jugés trop révérencieux à l'endroit d'un ancien dirigeant du Cambogde, alors que les combats avaient éclaté le mois précédent à la frontière entre les deux pays. Elle a été remplacée par Anutin Charnvirakul, dont le parti Bhumjaithai a remporté une victoire écrasante lors des élections dimanche. Il dispose de plusieurs options pour former une coalition, y compris avec le Pheu Thai, mais les analystes de BMI, filiale de Fitch Solutions, estiment que cette combinaison est désormais moins probable. "Un partenariat serait probablement instable, compte tenu des hostilités ouvertes dans le passé", a noté BMI dans une note de perspective. Avant le scrutin, certains observateurs prédisaient qu'en plus d'un accord politique, Thaksin pourrait être libéré plus tôt que prévu de sa peine d'un an de prison pour corruption. Mais Punchada Sirivunnabood, professeure de sciences politiques à l'Université Mahidol, a souligné que Thaksin était éligible à la libération conditionnelle dès mai, indépendamment de tout accord. "Je ne pense pas que ce soit la fin pour les Shinawatras", a-t-elle estimé.

09.02.2026 à 12:33

La littérature d'Haïti séduit toujours en France

FRANCE24

"La situation sécuritaire est vraiment terrible à Port-au-Prince, mais elle n'empêche pas une certaine effervescence créatrice", témoigne l'écrivain Lyonel Trouillot. De passage à Paris pour présenter son nouveau livre "Bréviaire des anonymes" (Actes Sud), le romancier de 69 ans habite toujours la capitale haïtienne, au contraire de nombreux intellectuels ayant choisi l'exil. "Haïti a besoin de voix qui osent parler haut et fort de la situation", ajoute Lyonel Trouillot, à la fois romancier, poète, journaliste et professeur de littérature française, dans un entretien à l'AFP. Dans "Bréviaire des anonymes", il donne la parole à des habitants ordinaires d'une petite ville côtière où vient s'installer le narrateur, un jeune homme indécis, envoyé par son oncle ministre inventorier une riche bibliothèque. S'entremêlent les récits d'une jeune femme bossue, d'un patron de bar esseulé et d'un ex-écolier talentueux mais malchanceux. Lyonel Trouillot a relié les destins de ces personnages qui "luttent contre l'oubli" dans une société haïtienne demeurant "extrêmement inégalitaire" et écartelée entre gangs et sectes évangélistes. Pour lui, les oeuvres des écrivains et poètes haïtiens sont "très diverses sur la forme, mais partagent une même conscience sociale", marquée notamment par la défiance vis-à-vis de l'Etat et des institutions internationales. "Nomade enraciné" Le poète James Noël rend ainsi hommage à "la résistance lumineuse" du peuple haïtien dans "Paons" (Au diable vauvert), un recueil de textes évoquant les gangs armés et la capitulation des autorités, mais aussi la beauté qui subsiste. Dans "Fais du feu" (Mémoire d'encrier), Rodney Saint-Eloi veut célébrer, "dans un monde incendié", les "choses simples" comme l'acte d'allumer un feu. Ces auteurs se placent dans la lignée de l'un des plus célèbres poètes haïtiens, René Depestre, dont le centenaire en août prochain est célébré par la sortie d'une anthologie, "Rage de vivre" (Seghers). Vivant en exil depuis 1946, l'auteur multi-primé se présente comme "un nomade enraciné partout" après avoir combattu la dictature et rejoint le Cuba de Fidel Castro avant de quitter l'île et de s'installer dans le sud de la France. Parmi les écrivains reconnus figure aussi Yanick Lahens, récompensée en octobre par le Prix du roman de l'Académie française pour "Passagères de nuit" (Sabine Wespieser), un hommage à deux de ses aïeules ayant lutté pour leur liberté et contre l'esclavage au XIXe siècle. Egalement poète et romancier, Louis-Philippe Dalembert, 63 ans, sort un roman autobiographique, "Je n'ai jamais dit papa" (Robert Laffont), une longue lettre au père qu'il n'a pas connu, ayant disparu alors que Haïti était sous le joug de la dictature de François Duvalier, surnommé "Papa Doc". Plus charnel et fantasque, Néhémy Pierre-Dahomey raconte dans "L'ordre immuable des choses" (Seuil) les premiers émois sexuels d'un jeune Haïtien.

09.02.2026 à 12:29

Eramet: "enquête indépendante" sur des "pratiques de management", le directeur financier suspendu

FRANCE24

Le directeur financier, qui a rejoint le groupe en septembre 2025, a été "dispensé temporairement d'activité" pour "le bon déroulement de l'enquête indépendante, initiée à la suite d'un signalement émanant de plusieurs collaborateurs", déclare Eramet dans un communiqué. L'entreprise précise que "cette situation est sans lien" avec le départ de son directeur général Paulo Castellari, annoncé tout début février. Eramet, qui publiera ses résultats annuels pour 2025 le 18 février, précise avoir mis en place une "organisation temporaire" pour "assurer la supervision de sa direction financière", à la suite de la "dispense d'activité temporaire" d'Abel Martins-Alexandre. A la Bourse de Paris, le titre Eramet chutait lundi de 8,01% à 62,60 euros, dans un marché stable (-0,04%) vers 12H10, heure de Paris (11H10 GMT). Le départ du directeur général, en fonction depuis mai 2025, avait été décidé par le conseil d'administration pour "divergences avec ce dernier sur les modes de fonctionnement", avait indiqué l'entreprise début février. La présidente du conseil d'administration Christel Bories, PDG du groupe avant l'arrivée de M. Castellari, a repris la fonction de directrice générale, "pour une période intérimaire" en attendant l'arrivée d'un nouveau DG. Le départ de M. Castellari "ne modifie absolument pas la stratégie" d'Eramet, qui avait annoncé début décembre un programme destiné à améliorer sa rentabilité dans les deux ans, pour "faire face aux conditions de marché difficiles et créer de la valeur". Sur les six premiers mois de l'année, le groupe avait enregistré une perte nette de 152 millions d'euros, pour 1,4 milliard d'euros de chiffre d'affaires. L'entreprise produit du manganèse, utile pour la fabrication d'alliages, du nickel qui sert à faire de l'acier inoxydable et des batteries rechargeables, des sables minéralisés et, depuis fin 2024, du lithium également utilisé dans les batteries électriques.
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