"L'an dernier ici j'ai probablement touché le fond, ça avait été un week-end très difficile pour moi mentalement, mais cette année ça a été beaucoup mieux", a-t-il dit en souriant après la course. "Si on m'avait dit l'année dernière que j'en serais là aujourd'hui je n'y aurais pas cru."
Antonelli s'est imposé sans beaucoup trembler devant la Ferrari du Monégasque Charles Leclerc, 2e, et la Red Bull du Néerlandais Max Verstappen, 3e.
"Mon rythme était moins bon qu'en essais, ça a été une rude bataille", a estimé le jeune homme de 19 ans. "Cela n'a pas été facile, il y avait des différences dans la manière dont les différentes équipes utilisaient leur énergie. Donc ça n'a pas été limpide, mais je suis heureux."
Le jeune Italien de Mercedes apprend vite, très vite, et comme une bonne nouvelle n'arrive jamais seule, l'abandon de son coéquipier et rival pour le titre George Russell lui permet en outre de réaliser une excellente opération au championnat. Il compte dorénavant 45 points d'avance sur Lewis Hamilton, 4e à Spa et qui prend la 2e place du classement à Russell.
Premier tour spectaculaire
"La motivation a toujours été là malgré ce qui s'est passé ces dernières courses", a ajouté l'Italien, qui n'avait pris des points qu'une fois lors des trois derniers Grands Prix en raison de problèmes mécaniques. "Il faut vraiment arriver à maximiser les choses chaque fois qu'on peut parce que cette année, avec la nouvelle réglementation, il y a tant de choses imprévisibles. Pour le moment je veux juste me concentrer course après course, et on verra où on sera en fin de saison."
Le premier tour de ce Grand Prix de Belgique a été spectaculaire avec plusieurs dépassements entre les voitures de tête dès les premiers hectomètres. Mais Russell s'est accroché avec Hamilton au virage des Combes, terminant en tête à queue dans les graviers.
Le Britannique, candidat déclaré au titre mondial et qui a remporté deux Grands Prix cette saison (Australie et Autriche), repart donc de Belgique les mains vides pendant que son coéquipier fait le plein de points.
Hamilton a écopé de 5 secondes de pénalité pour cet accrochage mais a malgré tout sauvé une bonne 4e place.
Le duel au sommet entre Mercedes et Ferrari se poursuit donc, et si les Flèches d'argent restent souveraines, les Italiennes ont une nouvelle fois été beaucoup plus performantes que ce que craignaient Leclerc et Hamilton avant la course.
A la faveur d'une intervention de la voiture de sécurité virtuelle et d'un arrêt au stand dans le bon timing, le Monégasque a même mené la course durant une douzaine de tours avant de devoir s'incliner devant Antonelli à dix boucles de l'arrivée.
"Mieux que prévu"
Mais le rythme des Ferrari est resté très proche de celui des Mercedes.
"Jeudi on s'attendait encore à être loin derrière, ça a été vrai en qualifications, mais en course on était plus près que ce qu'on pensait", a constaté Charles Leclerc. "C'était une bonne performance sur une piste qui ne correspondait pas forcément aux points forts de notre voiture."
Verstappen, qui a très brièvement occupé la tête de la course dans les premières secondes, était lui aussi satisfait de son 130e podium, "un bon résultat, probablement mieux que prévu".
Oscar Piastri (McLaren), vainqueur à Spa l'an dernier, a de son côté pris la 5e place, devant le Français Isack Hadjar (Red Bull), auteur d'une belle remontée après s'être élancé 21e en raison d'une pénalité pour avoir changé sa batterie en début de week-end.
Le Français a notamment réussi à résister à une remontée furieuse du champion du monde Lando Norris (McLaren), lui aussi pénalisé de 10 places sur la grille pour un changement de moteur et qui a perdu des secondes précieuses en raison d'un écrou récalcitrant durant son arrêt au stand.