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28.09.2026 à 20:12

Washington dément tout projet de ventes d'armes à la Chine

FRANCE24

"Le gouvernement américain n'a pas de projet de vente d'armement à la Chine", a indiqué à l'AFP un responsable américain, qui a requis l'anonymat. La mise au point suit les déclarations très commentées de David Perdue. "Le président Trump continue de dire : +Eh bien, nous vendons des armes à d'autres pays dans le monde+. Il a même demandé au président Xi s'il voulait en acheter à un moment donné", a déclaré l'ambassadeur américain en Chine, sur la chaîne Fox News. Le diplomate n'a pas précisé si le président américain avait eu cette conversation avec son homologue chinois lorsqu'il a reçu ce dernier en grande pompe la semaine dernière à Washington. "La législation américaine interdit les ventes d'armes à la Chine et il n'y a aucune offre ni projet d'une telle vente", a rappelé le Département d'Etat dans une déclaration au New York Times. David Perdue a assuré par ailleurs sur Fox News que la position des Etats-Unis sur le soutien à Taïwan "n'a pas changé". Washington a donné son feu vert en décembre à des ventes d'armes de 11,1 milliards de dollars à Taïwan. En revanche, une autre livraison massive à hauteur de 14 milliards de dollars, souhaitée par Taïpei, a été mise en suspens au printemps peu après une visite de Donald Trump en Chine. Le président américain avait dit réserver sa réponse, estimant que le dossier lui offrait "un très bon atout de négociation" vis-à-vis de Pékin. Taïwan L'ambassadeur des Etats-Unis en Chine a assuré que l'administration Trump avait vendu "plus d'armes à Taïwan que tout autre président depuis 1979". "Il y a des discussions continues au sujet d'autres ventes" et les présidents Trump et Xi "en parlent chaque fois qu'ils se rencontrent", a ajouté le diplomate. Les ventes d'armes à Taïwan restent un sujet épineux entre Washington et Pékin. Pendant son passage à Washington, où il a été reçu avec des égards exceptionnels par Donald Trump, le président chinois l'a appelé à la "prudence" sur ce sujet. Il a aussi appelé Washington à s'opposer explicitement à toute indépendance de l'île, ce qui impliquerait pour les Etats-Unis de sortir du positionnement volontairement ambigu en vigueur depuis de nombreuses années. Les États-Unis sont légalement tenus de fournir à l'île, gouvernée par un président et un parlement démocratiquement élus, des armes pour assurer sa défense. Ils s'opposent à toute rupture du statu quo par la force mais ne considèrent pas pour autant Taïwan comme un Etat souverain. En juin, la Chine a averti Taïwan que "rechercher l'indépendance en s'appuyant sur les États-Unis ou par la force militaire constitue une impasse". La Chine a juré de reprendre le contrôle de Taïwan, qu'elle considère partie intégrante de son territoire, sans exclure un recours à la force, intensifiant ces dernières années sa pression militaire. Après leurs discussions à Washington la semaine dernière, Donald Trump et Xi Jinping doivent se retrouver au sommet de l'APEC qui sera accueilli par la Chine en novembre à Shenzhen, puis à celui du G20 à Miami, en Floride, en décembre. burs-aue/llb

28.09.2026 à 20:12

La pression réglementaire européenne commence à peser sur les résultats du groupe de fast-fashion Shein

FRANCE24

Ce bénéfice ajusté avant intérêts et impôts (Ebit ajusté), a chuté de 50,4% à 538 millions de dollars au premier semestre. Le bénéfice net attribuable aux actionnaires a toutefois plus que doublé sur la même période, à 2,3 milliards de dollars, contre 1,1 milliard au premier semestre 2025. Pour la seule zone Europe, le chiffre d'affaires a reculé de 13,9% au deuxième trimestre, à près de 3,8 milliards de dollars, a précisé Shein. Cette baisse "est le reflet d'un repli du volume des ventes, car nous avons augmenté les prix et réduit les dépenses de publicité en ligne", en prévision de la suppression de l'exonération de droits de douane, explique l'entreprise. Outre la concurrence croissante des sites commerce en ligne à bas coûts comme Temu et AliExpress, Shein fait en effet l'objet d'un examen attentif de la part de l'Union européenne en raison de son empreinte environnementale et d'accusations de violations des droits humains. La France a ainsi commencé à appliquer ce mois-ci un malus progressif sur la mode jetable, qui pourra atteindre jusqu'à 20 euros supplémentaires par article d'ici 2030. Ce malus s'ajoute à la fin de l'exonération des droits de douane pour les "petits colis" de faible valeur entrant dans l'Union européenne depuis juillet dernier. En juin, Shein comptait 128 millions d'utilisateurs mensuels en moyenne dans l'Union européenne, soit une baisse d'environ 28 millions par rapport à la fin de l’an dernier. Autre marché clé, les États-Unis ont également enregistré une baisse de 6% du chiffre d'affaires trimestriel sur la période d'avril à juin, reflétant là aussi l'impact de la hausse des droits de douane américains. Ces résultats publiés lundi constituent le premier bilan financier de Shein depuis son introduction à la Bourse de Hong Kong début septembre, qui a valorisé l’entreprise à environ 26,3 milliards de dollars, bien loin des près de 100 milliards atteints lors de levées de fonds privées en 2022. Depuis le premier jour de cotation, l'action a chuté de plus de 27%. "Nous anticipons un environnement qui restera incertain au second semestre 2026, compte tenu des vents contraires liés aux droits de douane et de la volatilité des coûts logistiques qui devraient probablement perdurer", a déclaré le président de Shein, Sky Xu, dans le document déposé auprès de la Bourse de Hong Kong. Le groupe demeure néanmoins "prudemment optimiste" pour le reste de l'année. Shein souligne ainsi qu'il a enregistré une hausse de 21,6% de son chiffre d’affaires dans le reste du monde, qui a été "principalement tiré par la croissance du volume de commandes et l'élargissement de la base de clients, notamment en Amérique latine", relève le groupe. Selon des analystes du secteur de la distribution, les taxes douanières ont non seulement fait grimper les prix des produits, mais aussi incité les consommateurs à faire leurs achats moins souvent. Le quatrième trimestre, qui comprend les promotions du "single's day" très populaires en Asie, le Black Friday, le Cyber Monday et la période de Noël, demeure "la fenêtre promotionnelle la plus importante et devrait entraîner une hausse significative des commandes", a estimé Sky Xu.

28.09.2026 à 20:12

La Bourse de Paris perd son élan et finit sur un jeu à somme nulle

FRANCE24

Le CAC 40 a fini inchangé (+0,01%, soit 0,68 point), ce qui lui permet de se maintenir au-dessus de la barre des 8.000 points (8.078,48 exactement). Au fil de la journée, l'optimisme des investisseurs s'est atténué après les prises de risques à l'ouverture (+0,34%) et même encore vers 14H00 GMT (+0,64%). L'humeur du marché a été assombrie par la hausse des cours du pétrole, qui a ralenti vers 19H00 (heure de Paris), après la fermeture des marchés français (105,45 dollars le baril de Brent de la mer du Nord, +1,08%). Les taux d'emprunt français ont encore progressé plus fortement qu'en Allemagne ce lundi, à 4,77%, contre 4,69% lors de la dernière séance (et 3,64% de l'autre côté du Rhin). "L'écart entre le rendement à 10 ans français et le rendement à 10 ans allemand atteint aujourd'hui 112 points de base, un plus haut depuis 2012", résume Louise Girard, analyste de marchés chez XTB France. "Le cas français reste assez spécifique en raison des incertitudes budgétaires et par rapport à la prochaine élection présidentielle", ajoute-t-elle, jointe par l'AFP. D'après un dernier sondage ce lundi, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon sont les favoris du premier tour de la présidentielle, deux candidats plus atypiques pour les marchés que les socio-démocrates ou les représentants de la droite libérale. La hausse des taux pénalise les actions dans l'allocation des actifs. En effet, des rendements obligataires élevés rendent les obligations plus attractives que les actions en offrant une rémunération plus élevée pour un risque généralement plus faible, tout en augmentant le coût du financement des entreprises et en réduisant la valeur actuelle de leurs bénéfices futurs. Dans le détail, les investisseurs ont placé ce lundi leurs capitaux dans les valeurs du luxe (Hermès +2,52% à 1.381,50 euros et Kering +2,17%). Inversement, ils ont délaissé des valeurs médias, communications et technologies (Publicis -1,76% à 96,14 euros, Orange -1,55% à 13,94 euros, CapGemini -1,48% à 102,95 euros).
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