LePartisan.info À propos Podcasts Fil web Écologie Blogs Revues MÉDIAS
Retrouvez toute l'actualité internationale en continu - France 24
 
Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ Les 15 dernières parutions

17.10.2026 à 02:15

Musk virevolte à nouveau, sans effacer les traces de son virage politique

FRANCE24

"Toutes les choses qu'on nous promet depuis les années 1950, les voyages dans l'espace, les voitures volantes... il est en train de les réaliser", estime Andrew Selepak, spécialiste des réseaux sociaux à l'université de Floride. "Et pourtant, on n'y prête pas l'attention, l'admiration qu'elles mériteraient probablement", ajoute-t-il. Ces dernières semaines, l'homme le plus riche du monde a semblé omniprésent. Jeudi, il dévoilait son Roadster Tesla, un prototype de voiture électrique équipé de propulseurs lui permettant quelques cabrioles dans les airs. Même s'il ne sera pas commercialisé avant 2028 et que la version de série s'annonce moins spectaculaire, les images ont fait le tour du monde. Le 28 septembre, Starship, la mégafusée de son entreprise spatiale SpaceX, a atteint l'orbite pour la première fois et déployé 26 satellites Starlink, son service d'accès à internet, avant d'amerrir dans le Pacifique, posant un nouveau jalon pour ses ambitions martiennes. Son poids géopolitique s'est aussi manifesté, l'Ukraine se plaignant de perturbations de Starshield, la version militaire de Starlink, dont dépendent ses forces armées. Même l'ancien Twitter, devenu X après son rachat par Elon Musk en 2022, s'est imposé comme le principal lieu de discussion sur l'intelligence artificielle. Mais son engagement sans relâche à droite a laissé des traces. Aucune image ne l'a mieux illustré que celle du multimilliardaire brandissant, en février 2025, une tronçonneuse offerte par l'ultralibéral président argentin Javier Milei. Il incarnait alors la volonté de Donald Trump, tout juste réinvesti, de tailler dans les dépenses de l'État fédéral. Les coupes réalisées dans les administrations ont de fait démantelé l'USAID, l'agence américaine d'aide au développement, et contribué à la suppression de centaines de milliers d'emplois. – "Trésor national" – Sur X, ses prises de position polémiques sur l'immigration ou sur des controverses d'extrême droite côtoient ses commentaires enthousiastes sur les fusées, les robotaxis Tesla et les débats sur l'essor de l'IA. Elon Musk est par ailleurs revenu dans les bonnes grâces de Donald Trump, après la brouille spectaculaire qui avait suivi son départ du gouvernement en mai 2025. La semaine dernière, le président américain lui a remis la plus haute distinction scientifique du pays, le qualifiant de "trésor national" et de "Thomas Edison des temps modernes". Le milliardaire a dépensé au moins 276 millions de dollars pour soutenir les candidats républicains aux élections de mi-mandat du 3 novembre, où le parti présidentiel est donné en difficulté. Plus de la moitié, 158 millions, est allée au Texas, où il vit et où le candidat républicain pour le Sénat est distancé dans les sondages. Pour les commentateurs de gauche, il apparaît désormais moins comme un génie œuvrant pour le bien de l'humanité que comme un relais de Donald Trump et des milliardaires de la tech. Cette vision traverse "Musk", documentaire du réalisateur oscarisé Alex Gibney, en salles aux États-Unis. "Je l'ai décrit un jour comme quelqu'un capable de sauter d'une falaise et d'inventer un parachute pendant la chute. Je pense qu'il se nourrit du chaos", a déclaré sa première épouse, Justine Musk, à la journaliste Kara Swisher. Elle dit toutefois partir "toujours du principe qu'il y a une logique derrière sa folie", nombre de ses coups d'éclat pouvant n'être que des diversions et des "tours de passe-passe". Ses rapports avec Washington pourraient obéir au même calcul. Peu d'entrepreneurs dépendent autant que lui de l'État fédéral : SpaceX, entrée en Bourse en juin lors de la plus importante introduction de l'histoire, tire chaque année des milliards de dollars de ses contrats avec la Nasa et le Pentagone, tandis que le pari de Tesla sur les taxis autonomes dépend du feu vert des autorités. Sous cet angle, les millions versés aux républicains pourraient relever moins d'une réconciliation politique que d'un investissement.

17.10.2026 à 00:51

À l'ONU, aucun candidat ne fait consensus pour succéder à Guterres

FRANCE24

Quatre femmes et trois hommes tentent à ce jour de succéder au Portugais de 77 ans, qui terminera le 31 décembre son deuxième mandat de cinq ans à la tête de cette institution minée par les crises et les divisions. Au terme d'un scrutin qui n'est encore qu'indicatif, aucun des sept n'a réussi à échapper à un vote négatif de l'une des cinq grandes puissances (Grande-Bretagne, France, États-Unis, Chine et Russie) sur les quinze qui composent le Conseil. Jusqu'à présent, la Costaricaine Rebeca Grynspan, 70 ans, qui dirigeait l'agence de l'ONU pour le Commerce et le Développement (Cnuced), faisait la course en tête. Lors du vote de vendredi, tenu à huis clos, les États membres ont anonymement assigné à chaque candidat une mention: "encourage", "décourage" ou "sans opinion". Pour la première fois depuis le début de ce processus électoral complexe et opaque, le vote des cinq membres permanents apparaissait en couleur. - Nouveau candidat? - Avec neuf "encourage", Rebeca Grynspan arrive encore en tête de ce scrutin mais elle a également reçu cinq "décourage", dont deux émanant de membres permanents, et un "sans opinion". Derrière elle arrive l'actuel dirigeant de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), l'Argentin Rafael Grossi, 65 ans, avec 8 "encourage", six "décourage" dont deux membres permanents, et un "sans opinion". En troisième position figure Carolyn Rodrigues-Birkett, 53 ans, ancienne ministre des Affaires étrangères du Guyana (8-6-1), suivie de l'ex-représentant spécial de l'ONU pour les enfants et les conflits armés, l'Ougandais Olara Otunnu, 76 ans (4-10-1). En queue de peloton, l'ancien président du Sénégal Macky Sall, 64 ans (5-10-0), l'ex-ministre des Affaires étrangères et de la Défense de l’Équateur Maria Fernanda Espinosa, 62 ans (3-9-3), et la diplomate équatorienne Ivonne A-Baki, 75 ans (1-14-0). A tout moment, un nouveau postulant peut se déclarer. En 1996, "Kofi Annan n'était pas candidat et il est apparu un jour avant d'être élu", rappelait récemment une source diplomatique. "Réduisons la bureaucratie" "Si des pays souhaitent présenter davantage de candidats, cela relève tout à fait de leur droit souverain", a lancé avant le vote le représentant permanent des États-Unis à l'ONU, Mike Waltz. Ce faisant, il a également tracé la feuille de route de Washington pour le poste : "Il faut une réforme des opérations de maintien de la paix, une réforme budgétaire, et davantage de rigueur (...) Réduisons la bureaucratie. Réduisons les frais de structure". Parmi les noms qui circulent figurent notamment le Bulgare Nikolaï Mladenov, haut représentant pour Gaza du "Conseil de paix" mis en place par Donald Trump, ou encore Lana Nusseibeh, ministre adjointe aux Affaires politiques des Émirats arabes unis. Selon une tradition géographique pas toujours respectée, l'Amérique latine revendique cette fois le poste. De nombreux pays poussent également pour qu'une femme prenne pour la première fois la tête de l'ONU. "Nous comprenons qu'il existe un souhait de rotation régionale. Bien entendu, si le meilleur candidat est une femme, nous nous en réjouirions. Mais ce dont nous avons réellement besoin, c'est avant tout du meilleur candidat", a insisté Mike Waltz. Ce processus intervient alors que l'ONU traverse l'une des périodes les plus difficiles de son histoire, le multilatéralisme qu'elle défend étant largement mis à mal par des pays qui jusqu'alors le défendaient, comme les États-Unis. Elle est également confrontée à une multiplication des conflits dans le monde et de graves difficultés financières. Le mois dernier, Antonio Guterres faisait l'amer constat que "chaque jour, les choses empirent un peu". "Il n'y a aucune amélioration nulle part", a-t-il insisté, lâchant même qu'il n'avait "aucun pouvoir."

17.10.2026 à 00:39

Journée test pour la convergence des "colères", entre jeunes et gilets jaunes

FRANCE24

A six mois de l'élection présidentielle, l'appel à faire renaître le mouvement des gilets jaunes, qui avait marqué le premier mandat d'Emmanuel Macron, a rencontré la protestation des lycéens et étudiants pour de meilleures conditions d'études et ramené en haut de l'agenda politique la question de la place offerte aux jeunes. "Beaucoup n'ont pas encore le droit de vote, alors la rue, on la prend" et "Toucher aux enfants, c'est nous toucher tous", peut-on lire dans l'appel à mobilisation lancé sur le site 17octobregiletjaune.net, qui appelle aussi habitants des quartiers, paysans, ouvriers ou retraités à descendre dans la rue et sur des ronds-points ou autour de points stratégiques. L'ampleur de la mobilisation reste difficile à anticiper pour les autorités, au premier jour des vacances scolaires et alors qu'une intersyndicale a pour sa part appelé les salariés du public et du privé à manifester et faire grève le 5 novembre, notamment pour les salaires et les services publics. La CGT a appelé à soutenir les actions de ce samedi là où les "conditions seront réunies". Cellule de crise Quelque 1.500 actions, manifestations ou blocages, sont annoncées dans toute la France sur le site internet dédié. Au-delà des manifestations dans les centres-villes et des rassemblements sur des ronds-points, symboles de la France périphérique et du mouvement des gilets jaunes de 2018-2019, il est question de barrages filtrants ou blocages pouvant toucher gares, ponts, péages, stations-service, raffineries et dépôts pétroliers. L'entourage du ministre de l'Intérieur a évoqué environ 500 actions "envisagées" et plus de 90 projets de manifestations. Emmanuel Macron a lancé vendredi, depuis Bruxelles, un appel "au calme", en estimant que le "droit de manifester" doit s'accompagner du "respect" sans "insulter" ni "casser". "Des débordements sont anticipés dans les cortèges notamment parisiens et dans les grandes villes" et "les actions de blocage sur des axes structurants et des équipements majeurs, importants, essentiels, ne seront pas tolérées", a prévenu l'entourage de Laurent Nuñez. Samedi, les grenades assourdissantes, dont l'usage a été suspendu pour le mouvement lycéen après des incidents graves, pourront être utilisées en cas de "violences urbaines extrêmement graves", selon le ministre. Selon une source policière, quelque 150.000 manifestants sont attendus hors agglomération parisienne, autour de 40.000 à Paris. Le parcours du cortège parisien a fait l'objet de discussions serrées avec la préfecture de police. Organisations étudiantes et lycéennes, qui demandent depuis plus d'une semaine à être reçues par le Premier ministre, voulaient aller "jusqu'aux lieux de pouvoir" dans le centre de la capitale, mais ça n'a pas été autorisé. Finalement, le rendez-vous a été fixé à 14H place de la République, en direction de la place de Clichy. "Un peu l'inconnu" En vue des mobilisations attendues, le Premier ministre Sébastien Lecornu a convoqué une cellule interministérielle de crise (CIC). "Quoi qu'il advienne le 17, c'est pas en une journée qu'on va régler le problème, il faut se faire entendre beaucoup plus longtemps", a exhorté sur BFMTV mardi, depuis le cortège parisien des lycéens, Jérôme Rodrigues, figure médiatique des gilets jaunes, éborgné lors d'une manifestation en janvier 2019 à Paris. Ces derniers jours, le gouvernement a tenté de désamorcer le mécontentement de certains segments de la population : nouvelle rencontre avec les organisations lycéennes jeudi soir, qui les a de nouveau laissées insatisfaites, enveloppe de 500 et 700 millions d'euros débloquée pour le plan de relance agricole pour 2027, alors que le spectre d'une mobilisation des agriculteurs a ressurgi, prolongation d'aides à l'achat de carburants. Côté politique, Jean-Luc Mélenchon a salué sur X "un moment important où s'exprimeront (...) l'exaspération aiguë de très nombreux secteurs de la société, notamment le mouvement actuel de la jeunesse étudiante et lycéenne", tout en dénonçant une "période de violences policières et de répression disproportionnées permanentes". Plusieurs députés LFI seront dans les cortèges. La cheffe des Ecologistes Marine Tondelier et le patron du Parti communiste Fabien Roussel manifesteront également. "C'est un peu l'inconnu pour tout le monde, le 17 octobre. On y participera mais on ne sait pas trop ce que ça va donner", résumait jeudi auprès de l'AFP un cadre de LFI.
◁ 3 / 15 ▷
  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Ctrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique ‧ Asie ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
Infomigrants
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
G.I.J
I.C.I.J
 
  OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Conspisme
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
Wokisme
🌓