Six personnes, dont un mineur, ont été interpellées le weekend dernier dans ce dossier, avait indiqué dimanche le procureur de la République de Lyon, Thierry Dran. Deux des personnes interpellées dans la nuit de samedi à dimanche tentaient de prendre un bus pour l'Espagne, selon une source proche du dossier.
Dans ce type d'affaires, les gardes à vue peuvent durer jusqu'à 96 heures.
Les deux victimes, âgées de 35 et 67 ans, ont été retrouvées blessées vendredi dans un garage dans la Drôme après avoir été séquestrées pendant une trentaine d'heures.
La magistrate, qui exerce à Grenoble, a été enlevée jeudi vers 2h50 à son domicile de Saint-Martin-le-Vinoux (Isère), près de Grenoble, avec sa mère, avait indiqué vendredi le procureur de Lyon lors d'une conférence de presse.
Son compagnon, "associé dans une start-up qui a des activités de cryptomonnaies", était absent lors du rapt mais a prévenu la police vers 09h30 jeudi matin, après avoir reçu un message de la part des ravisseurs, menaçant de mutiler les victimes si un versement de rançon en cryptomonnaies n'était pas rapidement effectué", selon M. Dran, qui a refusé de préciser le montant demandé.
Aucune rançon n'a été versée, avait ajouté M. Dran.
"En l’absence de mesures immédiates visant à apporter une flexibilité suffisante, de graves perturbations pendant les mois de pointe estivaux sont à prévoir, avec des files d’attente pouvant atteindre 4 heures, voire davantage", indiquent dans un communiqué conjoint la branche européenne du Conseil international des aéroports (ACI Europe), l'association Airlines for Europe (A4E) et l'association internationale du transport aérien (IATA).
Les trois organisations affirment avoir écrit à Magnus Brunner, commissaire européen aux Affaires intérieures et à la Migration, pour lui signaler des "temps d'attente excessifs", pouvant aller "jusqu'à deux heures" déjà observés dans l'état actuel du déploiement du nouveau système d'entrée/sortie (EES).
Devant se substituer à terme aux tampons manuels, l'EES permet d'enregistrer les coordonnées et les données biométriques des voyageurs concernés, tout comme leurs dates d'entrée et de sortie, afin de suivre les dépassements de séjour et les refus d'entrée.
Dans leur lettre au commissaire européen, les trois organisations expliquent avoir pointé notamment "un sous-effectif chronique" des services de contrôles aux frontières, ainsi que des "problèmes technologiques non résolus" en matière d'automatisation.
Elles exhortent donc la Commission "à confirmer" que les Etats membres de Schengen "conserveront la possibilité de suspendre partiellement ou totalement l'EES jusqu'à fin octobre 2026.
La mise en place progressive de l'EES s'effectue depuis le 12 octobre aux frontières terrestres et maritimes de l'UE, ainsi que dans les aéroports.
Dans le calendrier actuel, 35% des visiteurs de pays tiers sont enregistrés, et ce taux doit atteindre 100% le 10 avril, à l'orée de la haute saison touristique.
Alors que le Premier ministre s’apprête à faire passer par décret la programmation pluriannuelle de l'énergie, Mélanie Vogel, sénatrice écologiste, estime que "ce décret est indispensable" mais se dit "consternée par la réintroduction du nucléaire".