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▸ Les 15 dernières parutions

12.02.2026 à 19:45

Le procès en diffamation de Trump contre la BBC pour 10 milliards de dollars fixé à février 2027

FRANCE24

La chaîne britannique avait diffusé, juste avant la présidentielle américaine de 2024, des extraits distincts d'un discours de Donald Trump du 6 janvier 2021 montés de telle façon qu'il semblait appeler explicitement ses partisans à prendre d'assaut le Capitole à Washington. Donald Trump a porté plainte en décembre devant un tribunal fédéral de Floride (sud-est), accusant le groupe audiovisuel public britannique de diffamation et de violation d'une loi sur les pratiques commerciales. Il réclame des dommages et intérêts de 5 milliards de dollars pour chacun des deux chefs d'accusation. Les avocats de la BBC avaient tenté en vain d'obtenir l'annulation de la plainte, faisant valoir que Donald Trump n'avait pas subi de "préjudice juridiquement reconnaissable", le magazine d'information "Panorama", dans lequel apparaissait ce montage, était diffusé hors des Etats-Unis. Le président de la BBC Samir Shah avait envoyé une lettre d'excuses à Donald Trump et la BBC a indiqué "regretter sincèrement la façon dont les images ont été montées" mais contesté "fermement qu'il y ait une base légale pour une plainte en diffamation". L'affaire a poussé à la démission son directeur général Tim Davie et la patronne de BBC News, Deborah Turness. Le président américain a, par le passé, lancé ou menacé de lancer des plaintes contre plusieurs groupes de médias aux Etats-Unis, dont certains ont versé d'importantes sommes pour mettre fin aux poursuites.

12.02.2026 à 19:41

Prison avec sursis requise pour les CRS jugés pour avoir matraqués des "gilets jaunes"

FRANCE24

"Le désordre ne suspend jamais le droit, le droit n'est pas un luxe réservé aux jours calmes, le droit est précisément ce qui doit tenir quand tout bascule", a lancé la procureure, Marie Dubarry, soulignant que le tribunal jugeait "le moment précis où l’usage de la force a cessé d’être nécessaire et proportionné". Neuf policiers, tous membres à l'époque des faits de la CRS 43 basée à Chalon-sur-Saône, comparaissent depuis lundi pour violences volontaires avec plusieurs circonstances aggravantes. La justice leur reproche d'avoir ce jour-là, troisième samedi de manifestations des "gilets jaunes", matraqué et frappé à coups de pied des manifestants qui s'étaient introduits dans un Burger King à proximité de la place de l'Etoile pour y trouver refuge, sans sommation et sans leur laisser le temps d'évacuer l'endroit. Cet épisode, qui n'a duré que 2 minutes et 37 secondes, a été filmé sous différents angles par des manifestants, des journalistes ou encore des caméras de vidéosurveillance. Séquence filmée "Toute la séquence est filmée, c'est rare et c'est précieux, parce que cela empêche de réécrire l’histoire", a observé la représentante du parquet. Quatre personnes physiques, frappées à coups de matraque ou coups de pied, se sont constituées parties civiles dans ce dossier. Mais 16 victimes non identifiées, qui ne se sont pas manifestées auprès de la justice, ont aussi été comptabilisées par les enquêteurs. Lors de leurs interrogatoires, lundi et mardi, les prévenus ont admis avoir manqué de "lucidité" lors de cette opération en début de soirée dans le Burger King, menée après des heures d'affrontements avec des manifestants autour de l'Arc de Triomphe, dans un climat "insurrectionnel". A la barre, ils ont raconté avoir cru que les personnes qui s'étaient introduites dans le fast-food, pourtant fermé, étaient des pilleurs. En réalité, les occupants s'y étaient réfugiés pour reprendre leur souffle alors que l'air était saturé de gaz lacrymogènes aux alentours de la place de l'Etoile et n'y avaient commis aucune dégradation ni aucun pillage. Les policiers ont aussi confié leur sentiment d'avoir été "abandonnés" par leur chaîne hiérarchique et mis en cause directement la Préfecture de police de Paris. Jeudi matin, leur commandant, cité comme témoin, a éreinté la chaîne hiérarchique, estimant que lui-même et d'autres personnes auraient dû se retrouver au côté des neuf CRS sur le banc des prévenus. Pendant les investigations, la juge d'instruction avait estimé que la responsabilité pénale du gradé ne pouvait pas être engagée. "Je trouve ça scandaleux", a-t-il tonné: "Ils sont obligés d'obéir, ceux qui donnent les ordres ne sont jamais responsables". Devant le tribunal, il a reproché à la chaîne de commandement de ne pas avoir relevé son unité, alors que ses hommes n'avaient pas mangé depuis 6H00 du matin. "Quand vous êtes exténué, déshydraté, vous devenez déraisonnable", a fait valoir leur avocat, Laurent-Franck Liénard, qui a plaidé la relaxe. Maîtrise exigée "La force ne peut avoir pour finalité de punir, d'humilier, de compenser une journée difficile", a estimé de son côté la procureure, tout en précisant que personne ne niait "la violence de cette journée", ni la "difficulté de la mission" des CRS 43. "Plus la situation est chaotique, plus la maîtrise est exigée, parce que ce sont des professionnels entraînés et aguerris", a-t-elle ajouté. "Je pense que vous vous êtes sentis humiliés, et le moment où vous êtes arrivés devant le Burger King, vous êtes en colère, meurtris, humiliés, agacés", a avancé Me Emmanuel Daoud, avocat d'une partie civile, à l'adresse des prévenus. En réalité, il s'agissait de "rendre la monnaie de sa pièce" aux manifestants, a estimé Me Moad Nefati, qui défend un homme qui a reçu une trentaine de coups de matraque. "Oui, ces fonctionnaires de police, quand ils sont entrés dans le Burger King, ils avaient soif de vengeance", a abondé Me Arié Alimi, avocat de deux autres victimes. Jugement attendu le 17 mars.

12.02.2026 à 19:37

Des ONG critiquent le "blocus naval" italien contre les migrants

FRANCE24

Mercredi soir, le gouvernement d'extrême droite de la Première ministre Giorgia Meloni a approuvé un projet visant à interdire l'entrée des bateaux dans les eaux italiennes en cas de "menace grave pour l'ordre public ou la sécurité nationale", dans le cadre d'un ensemble de mesures visant à renforcer davantage les règles en matière d'immigration. Mais ce projet pose de nombreux problèmes, selon une déclaration commune de neuf ONG de secours aux migrants en Méditerranée. Ces ONG, dont SOS Humanity, Sea-Watch, Mediterranea Saving Humans et Médecins sans frontières (MSF), ont déclaré que ce projet de loi n'avait pas pour but de réguler les flux migratoires, "mais de cibler et de bloquer les navires humanitaires, ce qui aura pour conséquence d'augmenter le nombre de personnes qui perdent la vie en mer". Avant son arrivée au pouvoir en octobre 2022, Mme Meloni avait appelé à plusieurs reprises à un "blocus naval" afin d'endiguer les arrivées de centaines de milliers de migrants qui débarquent chaque année sur les côtes italiennes après avoir traversé la Méditerranée depuis l'Afrique du Nord. La "stratégie de défense des frontières" décrite dans le projet de loi ne précise pas comment exactement les navires seront empêchés de traverser les eaux italiennes, ni par qui. "Le blocus naval est destiné à des cas définis de manière vague et donc soumis à une large discrétion", ont dénoncé les ONG, ajoutant que cette mesure violait le droit international et les conventions en matière de sauvetage. Selon le texte du projet, l'interdiction peut être imposée lorsqu'il existe un "risque concret" d'actes terroristes, en cas d'urgence sanitaire mondiale ou en cas de "pression migratoire exceptionnelle susceptible de compromettre la gestion sécurisée des frontières". Il doit encore être approuvé par le Parlement et pourrait être modifié. Risqué Silvia Albano, une juge spécialisée dans les questions d'immigration très en vue à Rome, qui a déjà bloqué par le passé les tentatives de Rome d'envoyer des migrants dans un centre géré par l'Italie en Albanie, a déclaré que le projet de loi tel qu'il était rédigé posait problème. "Il est risqué de dire que le blocus naval peut être déclenché par une pression migratoire exceptionnelle, étant donné que ce phénomène est fréquent", a déclaré Mme Albano au quotidien La Stampa. "Le refoulement collectif de personnes en haute mer est interdit à la fois par la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et par toutes les conventions internationales", a-t-elle déclaré, ajoutant que toute menace justifiant l'interdiction devrait être "vraiment exceptionnelle". Mme Meloni, de Fratelli d'Italia (FDI, post-fasciste), a été élue en 2022 sur la promesse de lutter contre l'immigration clandestine. Son gouvernement a signé des accords avec la Tunisie et la Libye afin de limiter les départs de migrants et a rendu plus difficile le travail des ONG humanitaires. Mme Meloni a présenté cette mesure comme une promesse tenue envers les Italiens. "A tous ceux qui disaient que c'était impossible, je tiens à rappeler que rien n'est vraiment impossible pour ceux qui sont déterminés à accomplir quelque chose", a-t-elle déclaré mercredi soir dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, ajoutant qu'elle "utiliserait tous les moyens" pour sécuriser les frontières. Le projet de loi a été présenté au lendemain de l'adoption par le Parlement européen de deux textes renforçant la politique migratoire de l'UE, notamment en autorisant les Etats membres à envoyer les demandeurs d'asile dans des pays tiers en attendant le traitement de leur dossier, comme l'Italie l'a fait avec ses centres en Albanie.
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