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26.09.2026 à 23:45

Volley-ball : la France s'incline contre la Pologne en finale de l'Euro

FRANCE 24

Les Bleus sont tombés sur un os : battue face à la Pologne tenante du titre (29-31, 19-25, 25-20, 16-25), l'équipe de France de volley a dû se contenter de la médaille d'argent, samedi 26 septembre en finale de l'Euro. Un résultat aussi frustrant que prometteur pour une nouvelle génération.

26.09.2026 à 23:16

Droit au logement: des manifestants campent dans le centre de Madrid

FRANCE24

Les images de Maricarmen Abascal évacuée sur une civière de son appartement madrilène mercredi, après que la police a forcé sa porte, ont remis la crise du logement en Espagne sur le devant de la scène, à l'approche des élections législatives prévues en 2027. Des milliers de personnes ont défilé samedi à Madrid pour protester contre l'expulsion de cette femme du logement qu'elle occupait depuis sept décennies, réclamant une meilleure protection pour les locataires. Une fois le rassemblement terminé, un campement a été installé "spontanément" sur la Puerta del Sol — la place centrale d'où était partie la manifestation —, a indiqué le syndicat dans un communiqué appelant la population à s'y réunir. "Nous n'en pouvons plus. Soit le système de location s'effondre, soit le gouvernement tombe", a-t-il ajouté sur X. En traversant le centre de Madrid, les manifestants ont scandé des slogans et brandi des banderoles réclamant des mesures pour freiner la hausse des coûts du logement et rendre les expulsions plus difficiles. Les autorités ont estimé la participation à environ 25.000 personnes, tandis que les organisateurs ont avancé le chiffre de 300.000 participants. "Nous n'en pouvons plus" Une douzaine de tentes ont été dressées sur la place, face au siège du gouvernement régional de Madrid, au milieu de milliers de manifestants et sous le regard de la police, selon un journaliste de l'AFP présent sur place. Certains manifestants avaient apporté de la nourriture et de l'eau, laissant entendre qu'ils avaient l'intention de rester sur place. En 2011, de jeunes manifestants frustrés par des perspectives économiques moroses et par la corruption ont occupé la place pendant trois semaines. "Ce qui m'est arrivé ne doit plus arriver à d'autres", a déclaré Maricarmen Abascal depuis l'hôpital, où elle est soignée pour épuisement depuis son expulsion. "Cela doit encourager les gens à se battre et à contribuer à changer les lois qui ont permis mon expulsion", a-t-elle ajouté dans la vidéo diffusée par le principal syndicat de locataires espagnol. Mme Abascal a été contrainte de quitter l'appartement où elle vivait depuis 70 ans après qu'une société immobilière a racheté le bien et augmenté le loyer de 275%, le portant à 2.650 euros, selon le syndicat. Pour Enrique Ortega de Miguel, graphiste de 38 ans vivant chez sa mère, le marché du logement en Espagne est "impossible". "C'est un combat pour trouver un logement abordable, et ensuite on vit dans la peur d'être expulsé", a-t-il dit à l'AFP lors de la manifestation. "L'expulsion de Maricarmen a suscité l'indignation et marque un tournant", a fait valoir Alicia del Rio, porte-parole du Syndicat des locataires de Madrid, au début du cortège qui s'est achevé devant le Parlement. Irene Lopez, ingénieure de 33 ans, a estimé que la situation était "devenue insoutenable". "Il y a des gens qui n'ont pas les moyens de vivre en ville: les loyers sont déconnectés des salaires", a-t-elle expliqué à l'AFP, qualifiant l'expulsion de Maricarmen de "goutte d'eau qui fait déborder le vase". Pour Maricarmen Arnedo, retraitée de 76 ans, si les personnes âgées sont contraintes de quitter leur domicile, "les jeunes, eux, ne peuvent pas quitter le foyer de leurs parents". "Nous voulons que le prix des logements et les loyers baissent, car j'en ai assez de laver les caleçons de mon fils de 53 ans", dit-elle. Le Premier ministre socialiste Pedro Sánchez, qui s'était engagé à faire du logement une priorité gouvernementale, subit une pression croissante pour agir, alors que des manifestations régulières ont lieu dans toute l'Espagne depuis l'expulsion de Mme Abascal. Lors du prochain conseil des ministres, son gouvernement devrait approuver un train de mesures surnommé le "décret Maricarmen", qui prévoit le renouvellement automatique des contrats de location et un renforcement des restrictions sur les expulsions. Toutefois, il n'est pas certain que ces mesures soient adoptées par le Parlement, où le gouvernement de M. Sánchez ne dispose pas de la majorité. Un projet de loi similaire avait été rejeté plus tôt cette année, bien que le cas de Mme Abascal ait accru la pression sur les partis politiques pour qu'ils agissent.

26.09.2026 à 23:10

Ligue des nations: l'Espagne, souveraine, réussit sa reprise en Angleterre

FRANCE24

L'affiche disputée à Londres a ressemblé à une course-poursuite haletante, avec les deux camps s'échangeant les rôles à mesure que la tension dramatique s'élevait. La Roja a frappé en premier par Lamine Yamal (2e, 1-0), elle s'est fait renverser avant la mi-temps (36e, 40e), elle a tremblé comme la barre transversale d'Unai Simon, sur un penalty manqué par Harry Kane (54e), avant de l'emporter grâce aux entrants Alex Baena (60e, 2-2) et Mikel Oyarzabal (74e, 3-2). Cela ressemble à une nouvelle démonstration, certes moins maîtrisée qu'habituellement, de la part de Luis de la Fuente, le sélectionneur qui transforme tout en or, que ce soit en Ligue des nations (2023), à l'Euro (2024) et en Coupe du monde (2026). "Le match a été sous contrôle la plupart du temps, sauf pendant six, sept minutes où ils nous ont frappés", a-t-il commenté. Deux mois après leur triomphe contre l'Argentine (1-0), en finale du Mondial, les Espagnols ont montré qu'ils avaient encore une faim de loup, en même temps qu'ils ont exposé les fragilités du camp anglais. Thomas Tuchel était lui attendu au tournant après la déception du Mondial et ses contempteurs trouveront dans le revers de samedi de nouvelles munitions. Pourtant, ses joueurs ont affiché un tas de promesses et du coeur, à défaut de maîtrise. "Sur l'ensemble du match, la différence c'est qu'ils ont été plus réalistes, plus calmes dans les 20 derniers mètres", a réagi le sélectionneur de l'Angleterre, en fustigeant les "erreurs" défensives de son équipe. "Il faut vivre avec, s'en remettre, en tirer les leçons". Banc gagnant Les Anglais ont eu le mérite de relever la tête après une entame catastrophique. Il n'a en effet fallu qu'une minute et 45 secondes à Lamine Yamal pour transformer une énorme bévue du défenseur Marc Guéhi en but, d'un tir entré avec l'aide d'un poteau de James Trafford (2e, 1-0). La titularisation du gardien de Leeds (23 ans), aux dépens de l'expérimenté Jordan Pickford, aurait pu virer au cauchemar sans un hors-jeu de Ferran Torres (8e), un tir trop croisé du néo-Parisien (27e) et un autre de Dani Olmo (34e). Trafford a aussi sauvé les siens de la noyade en gagnant son face-à-face avec Torres (16e), dans une période où la Roja déroulait son implacable partition: pressing haut et coordonné, attaques placées et défense de fer. Les Anglais ont eux gâché trop de centres et de coups de pied arrêtés, d'abord, pour faire vaciller l'édifice de De la Fuente, invaincu depuis plus de trois ans en match officiel (hors séance de tirs au but). Pourtant, ils ont continué de pousser avec un courage et une abnégation qui leur avaient tant manqué durant la demi-finale du Mondial perdue 2-1 contre l'Argentine, après avoir mené 1-0. Et en l'espace de cinq minutes, les Three Lions ont donné deux coups de griffe dévastateurs. L'Espagne s'est d'abord fait surprendre sur une contre-attaque partie d'Elliot Anderson et rondement menée par Anthony Gordon, l'ailier du FC Barcelone, d'une subtile déviation pour Jude Bellingham et d'une belle finition devant Unai Simon (36e, 1-1). Puis sur un centre de Nico O'Reilly, repris par la tête de Harry Kane et déviée par Marc Cucurella dans ses propres filets (40e, 2-1). Le capitaine Kane a mis les siens devant, mais il les a aussi mis en difficulté, en seconde période, en envoyant sur la barre un penalty obtenu par Bellingham (54e). De la Fuente a dans la foulée fait entrer Alex Baena et Mikel Oyarzabal. Son coaching a été doublement payant: l'ailier de l'Atlético a égalisé (60e, 2-2) et l'attaquant de la Real Sociedad a inscrit le but de la victoire d'un petit ballon piqué (74e, 3-2).
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