03.07.2026 à 17:52
Rédaction
Shabir Ahmed est le chef du gang de Rochdale, condamné pour des dizaines de viols et d’agressions sexuelles sur des adolescentes, qui vient d’être libéré sous licence, mais que le Royaume-Uni ne peut expulser vers le Pakistan à cause d’une loi datant de 1971.
Shabir Ahmed, 73 ans, est un homme d’origine pakistanaise arrivé au Royaume‑Uni à la fin des années 1960 et vivant dans la région de Rochdale/Oldham.
Il était le chef d’un groupe de neuf hommes qui ont, de manière organisée, agressé sexuellement des fillettes âgées de 12 à 16 ans, en les attirant avec de la nourriture, des cigarettes et de l’alcool, puis en les livrant à des viols répétés.
En 2012, il a été condamné dans deux procès distincts : devant la Liverpool Crown Court pour viol, aide au viol, agressions sexuelles et trafic à des fins d’exploitation sexuelle, et à Manchester pour 30 chefs d’accusation de viol sur enfant. Au total, il a reçu des peines concurrentes de 19 à 22 ans d’emprisonnement pour ses crimes.
Après environ 14 ans derrière les barreaux, Ahmed a été libéré début juillet 2026 « sous licence », sous contrôle, avant la fin théorique de sa peine.
Selon les documents envoyés aux victimes et selon les médias, il vit désormais dans un logement encadré 24 h/24, porte un bracelet GPS, est inscrit à vie au registre des délinquants sexuels, est soumis à un couvre-feu et à des zones d’exclusion couvrant Rochdale et Oldham.
Il ne peut cependant être expulsé, comme beaucoup de citoyens le demandent au vu de sa dangerosité et de la double nationalité britannique et pakistanaise qu’il détenait encore au moment de sa condamnation. Il a depuis été déchu de sa citoyenneté britannique pendant qu’il était en prison.
Le gouvernement avait promis qu’une fois sa peine purgée, il serait renvoyé au Pakistan ; pourtant, les victimes ont appris en 2026 qu’il ne pouvait pas être expulsé en raison des protections de l’Immigration Act 1971.
Cette loi contient une clause qui interdit le renvoi de ressortissants du Commonwealth arrivés au Royaume-Uni avant 1973 et résidents de longue durée, catégorie dans laquelle Ahmed entre, empêchant sa déportation malgré la perte de sa citoyenneté britannique.
Un symbole de plus de l’échec des autorités, d’une part face aux grooming gangs qui, selon des experts, sévissent toujours sous la protection d’autorités bien conscientes de la situation, et, d’autre part, face à l’immigration incontrôlée, qui enferme le pays avec les pires criminels, protégés dès lors que ceux-ci ont réussi à rejoindre le territoire.
02.07.2026 à 16:40
Rédaction
À Berne, en Suisse, une femme trans a été expulsée d’une zone naturiste réservée aux femmes de la piscine du Marzili, avant que la Ville considère qu’elle avait fait une erreur, présenter ses excuses et affirmer qu’elle était bien en droit d’y accéder.
Le dimanche 28 juin 2026, une femme trans entre dans le secteur naturiste réservé aux femmes (« Paradiesli ») de la piscine en plein air du Marzili, à Berne. À la suite de plaintes formulées par plusieurs baigneuses, le personnel lui demande de quitter les lieux. Refusant de partir, au motif qu’elle estimait être dans son droit, la direction fait appel à la police cantonale. Les policiers interviennent, menottent la femme trans et l’évacuent du secteur naturiste, avant de la conduire au poste de police, d’où elle est relâchée dans la soirée.
Dès le lendemain, la Ville de Berne publie un communiqué reconnaissant que cette expulsion constituait une erreur et précise que la femme trans était bien autorisée à accéder à l’espace naturiste réservé aux femmes.
La Direction de l’éducation, des affaires sociales et des sports indique qu’elle « regrette vivement » cette décision, présente ses excuses à la personne concernée et annonce qu’elle clarifiera les règles d’accès auprès de son personnel.
Les directives internes de la Ville prévoient en effet que « toutes les personnes qui s’identifient comme des femmes et vivent en tant que telles ont accès à l’espace nudiste facultatif Paradiesli » et que le genre officiellement inscrit sur la carte d’identité fait foi. La femme trans étant officiellement enregistrée comme femme, elle respectait donc le règlement d’accès en vigueur.
Une décision supplémentaire des autorités locales privilégiant l’idéologie LGBT à la sécurité et à la tranquillité des femmes. À l’origine de l’intervention, ce sont en effet plusieurs baigneuses qui avaient signalé qu’elles n’étaient pas à l’aise avec la présence d’une personne transgenre dans cet espace naturiste réservé aux femmes, ce qui met en lumière le malaise suscité par ce type de directives auprès des usagères victimes de cette situation.
29.06.2026 à 16:23
Rédaction
Une manifestation sauvage de militants LGBT a investi le grand magasin La Samaritaine, à Paris, le samedi 27 juin 2026, en réaction notamment à l’annulation officielle de la Marche des Fiertés prévue ce week-end-là.
Quelques jours auparavant, la préfecture de police de Paris avait annoncé l’annulation de la Marche des Fiertés LGBT, prévue le 27 juin 2026, pour des raisons de sécurité et d’ordre public. Cette décision a été perçue par la frange la plus extrême du mouvement comme une forme de censure ou de dépolitisation des luttes LGBT, suscitant des appels à des actions spontanées, voire plus radicales.
Le 27 juin, dans l’après-midi, plusieurs collectifs militants pro-LGBT ont ainsi mené une action coup de poing à La Samaritaine, décrite comme une « mobilisation sauvage » ou une Pride non déclarée, au sein du grand magasin appartenant au groupe LVMH de Bernard Arnault. Plusieurs centaines de militants ont pénétré dans l’établissement, munis de drapeaux arc-en-ciel et de banderoles, scandant divers slogans et transformant le magasin en une manifestation improvisée.
Pourtant, LVMH affiche depuis plusieurs années un engagement marqué en faveur des causes LGBT, multipliant les décisions teintées de militantisme, à travers l’organisation de nombreux événements internes, la présence de groupes militants influençant les politiques de l’entreprise, le lancement de gammes de produits spécifiques, des collaborations avec le magazine Têtu, ou encore son soutien à plusieurs propositions de loi favorables aux droits LGBT aux États-Unis.
L’action visait à attaquer le capitalisme incarné par LVMH, la marchandisation de la Pride ainsi que la proximité entre les grandes marques et les marches des fiertés traditionnelles, jugées par les militants les plus radicaux comme étant devenues trop commerciales et ayant perdu leur dimension revendicative et politique. L’un des slogans mis en avant par Libération, « Tous les homos détestent Bernard Arnault », résume cette critique d’une Pride récupérée par les grands groupes plutôt que portée par les luttes de terrain, au nom de la dénonciation du pinkwashing.
Ces événements constituent une preuve supplémentaire que, malgré les moyens considérables mobilisés par l’entreprise pour répondre aux attentes des militants les plus radicaux, rien ne semble suffire à les satisfaire dans leur dérive toujours plus extrémiste.