Présenté comme une percée diplomatique visant à désamorcer l’affrontement entre Washington et Téhéran, le mémorandum d’entente conclu sous médiation américaine n’a rien d’un accord de paix. Il entérine au mieux une mise entre parenthèses du conflit, sans en traiter les causes : architecture sécuritaire du Golfe, rôle déstabilisateur d'Israël, influence régionale iranienne. Derrière la reprise du dialogue, les lignes de fracture demeurent intactes, et chaque acteur poursuit des objectifs contradictoires qui fractures déjà l'ensemble de l’édifice. Le terrain libanais, pilonné par les forces israéliennes, constitue le premier maillon faible de ces négociations. Publiée quelques jours avant le retrait de la partie iranienne de l'accord - sous l'effet de ces bombardements -, cette analyse d'Andreas Krieg, professeur au King's College London, analysait les failles de l'accord.
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Présenté comme une percée diplomatique visant à désamorcer l’affrontement entre Washington et Téhéran, le mémorandum d’entente conclu sous médiation américaine n’a rien d’un accord de paix. Il entérine au mieux une mise entre parenthèses du conflit, sans en traiter les causes : architecture sécuritaire du Golfe, rôle déstabilisateur d'Israël, influence régionale iranienne. Derrière la reprise du dialogue, les lignes de fracture demeurent intactes, et chaque acteur poursuit des objectifs contradictoires qui fractures déjà l'ensemble de l’édifice. Le terrain libanais, pilonné par les forces israéliennes, constitue le premier maillon faible de ces négociations. Publiée quelques jours avant le retrait de la partie iranienne de l'accord - sous l'effet de ces bombardements -, cette analyse d'Andreas Krieg, professeur au King's College London, analysait les failles de l'accord.