Le 7 août, Riyad, Ankara et Islamabad ont scellé, dans la ville la plus sainte de l'islam, un pacte de défense mutuelle. Derrière la rhétorique martiale de l'« OTAN islamique » se joue une redistribution plus profonde : celle d'un ordre moyen-oriental fondé, depuis trois quarts de siècle, sur l'illusion que la puissance américaine garantissait la stabilité, quand elle a surtout produit autoritarisme, dépendance budgétaire et guerre. Reste à savoir si ce Moyen-Orient sans tuteur saura éviter que le déclin d'un empire ne s'accompagne de l'émergence d'un autre, sous une forme régionale.
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Le 7 août, Riyad, Ankara et Islamabad ont scellé, dans la ville la plus sainte de l'islam, un pacte de défense mutuelle. Derrière la rhétorique martiale de l'« OTAN islamique » se joue une redistribution plus profonde : celle d'un ordre moyen-oriental fondé, depuis trois quarts de siècle, sur l'illusion que la puissance américaine garantissait la stabilité, quand elle a surtout produit autoritarisme, dépendance budgétaire et guerre. Reste à savoir si ce Moyen-Orient sans tuteur saura éviter que le déclin d'un empire ne s'accompagne de l'émergence d'un autre, sous une forme régionale.