Il aura fallu le bombardement de l'Iran pour réconcilier Hillary Clinton et Donald Trump. Les réseaux néoconservateurs, hostiles à l'isolationnisme supposé du candidat républicain durant sa campagne, applaudissent des deux mains à présent qu'il a déclenché une guerre, d'une ampleur et d'une durée indéfinies. En réalité, ces frappes ne sortent pas de nulle part. Depuis des mois, une nébuleuse de think tanks interventionnistes travaille à préparer le terrain. Au cœur de ce dispositif, la Vandenberg Coalition. Dirigée par Elliott Abrams - envoyé spécial au Venezuela et en Iran durant la première administration Trump -, elle diffuse rapports détaillés et enquêtes d'opinion pour pousser Washington vers l’escalade. A l'aide de ses entrées à la Maison Blanche, elle mène un activisme souterrain qui rappelle furieusement les méthodes employées à la veille de l’invasion de l’Irak.
Lire plus (155 mots)
Il aura fallu le bombardement de l'Iran pour réconcilier Hillary Clinton et Donald Trump. Les réseaux néoconservateurs, hostiles à l'isolationnisme supposé du candidat républicain durant sa campagne, applaudissent des deux mains à présent qu'il a déclenché une guerre, d'une ampleur et d'une durée indéfinies. En réalité, ces frappes ne sortent pas de nulle part. Depuis des mois, une nébuleuse de think tanks interventionnistes travaille à préparer le terrain. Au cœur de ce dispositif, la Vandenberg Coalition. Dirigée par Elliott Abrams - envoyé spécial au Venezuela et en Iran durant la première administration Trump -, elle diffuse rapports détaillés et enquêtes d'opinion pour pousser Washington vers l’escalade. A l'aide de ses entrées à la Maison Blanche, elle mène un activisme souterrain qui rappelle furieusement les méthodes employées à la veille de l’invasion de l’Irak.