Même si elles ne sont pas piratées vos données personnelles partent vers des boites privées
Nous vous le racontions dans un récent édito, Google en sait plus sur vous que votre moitié ou que vos parents. Même punition avec la plupart des plateformes et les data brokers. Ce qui est particulièrement énervant, c’est que même les sites publics « monétisent » vos visites. Exemple avec le site du gouvernement info.gouv.fr
Vous pensiez peut-être que lors d’une visite sur le site du gouvernement français, les données personnelles qui accompagnent votre « surf » ne s’éparpillaient pas aux quatre coins de la planète et plus précisément sur des serveurs et dans des lacs de données d’entreprises privées qui les utiliseront peut-être pour gagner de l’argent en les revendant ou qui risquent d'être piratés un jour ? Erreur.
Reprenons. Nous vous racontions dans un édito récent que lorsque vous chargez une page sur le Web, un certain nombre d’informations sont envoyées au serveur que vous consultez.
Par exemple, votre adresse IP qui est généralement géolocalisable, la version exacte de votre système d’exploitation, celle de notre navigateur, l’adresse de la page qui vous a amené là si vous avez cliqué sur un lien, la taille de votre écran (ce qui donne une indication sur votre device) et sa résolution (une information sur vos moyens financiers).
Si le site visité garde ces informations dans ses logs sans rien en faire à part de la mesure d’audience avec un logiciel dédié et hébergé par ledit site, pourquoi pas (c'est ce que nous faisons chez Reflets, et encore, vous pouvez désactiver cela dans votre espace personnel).
Mais que se passe-t-il s’il délègue la mesure d’audience à Google comme 80% des sites. Ou à un autre opérateur privé ? Que se passe-t-il si le site construit ses pages à la volée (lorsque vous la chargez) en utilisant des composants fournis par des entreprises tierces ?
Par...