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20.01.2026 à 11:09

Violences policières - individualisation et fragilité

Partie 2 - invisibiliser l'expérience du réel

Discours du type « Not all cops », « police bashing » ou encore « All cops are brothers », de nombreux acteurs politiques et syndicaux, aux allures fascisantes, mobilisent toutes sortes d’arguments pour minimiser, voire justifier, les violences policières. En parallèle, l’IGPN se vante de faire son travail, vraiment ? L’objectif est ainsi d’entretenir la répression et un état de susceptibilité artificielle face à toute critique de l’institution.

Pas tous, mais beaucoup trop quand même... - © Reflets

Dans la première partie de notre enquête, nous a mis en évidence de nombreuses investigations démontrant, à l’aide d’une méthodologie à la fois qualitative et quantitative, l’ampleur de violences policières qui ne sont ni rares, ni sporadiques, ni isolées.

La rhétorique est explicite : « encadrement démocratique, légitime défense, proportionnalité, manque de moyens, ensauvagement, violence exceptionnelle, violences urbaines, éco-terrorisme », etc. La communication gouvernementale mobilise ainsi un ensemble d'éléments sémantiques qui ne visent, en réalité, qu’à brouiller la compréhension du phénomène et à en atténuer la portée politique. À cela s’ajoute ce que l’on peut qualifier de « cheval de Troie » policier au sein de l’appareil gouvernemental : les syndicats policiers, généralement situés à l’extrême droite de l’échiquier politique, qui défendent publiquement le recours à la « violence ».

À travers un populisme syndical nauséabond, ils n'hésitent pas à attaquer l’État de droit, dans l’objectif de le contraindre et le modeler à leurs idéologies accélérationnistes, allant jusqu’à exiger que l’institution judiciaire s’y conforme.

Dans une étude rendue publique mardi 27 février 2024 par la Défenseure des droits, on peut chiffrer cette tendance autoritaire au sein même de la police et de la gendarmerie. Pas loin de la moitié des policiers (49 %) expliquent que la délinquance est en partie attribuable à la « tolérance de la justice », contre 41,1 % des gendarmes,...

19.01.2026 à 09:32

Plongée dans le déni climatique hexagonal

Une cartographie pour les lier tous...

Le déni du changement climatique n'a pas disparu à mesure que les connaissances scientifiques se renforçaient, bien au contraire. Tour d'horizon de ceux qui diffusent des discours de désinformation climatique en France avec une cartographie interactive.

Afiche du film Don't Look Up sur le déni de la catastrophe qui arrive - D.R.

«Il faut pas s'inquiéter, le réchauffement climatique anthropique est un mensonge, une escroquerie. […] Le climat a toujours évolué, il va continuer de le faire, mais nous expliquer que c'est à cause de l'Homme, ça non, ça c'est de l'ordre du complot. […] Ça justifie l'intervention de l'État dans notre vie, […] pour moi c'est une forme de totalitarisme.» C'est ainsi que Philippe Herlin, qui se présente comme économiste, intervenait à l'antenne sur CNews en juillet2023, sans rencontrer de véritable contradiction en plateau.

Un flagrant exemple de déni climatique qui a valu à la chaîne une amende de 20.000 prononcée par l'Arcom à l'été 2024, confirmée le 6novembre dernier par le Conseil d'État. Ce n'est pourtant pas la première ni la dernière fois que Cnews invite en plateau des personnalités climato-dénialistes — on préférera ici ce terme à «climato-sceptiques», puisque ces personnalités ne sont pas sceptiques, mais convaincues.

Au-delà de CNews, le déni climatique ou climato-dénialisme (encore nommé climato-scepticisme), apparu dans les années1990, est toujours aussi vivace dans l'Hexagone. Alors que les manifestations désormais tangibles du changement climatique et la progression permanente des connaissances scientifiques —le sixième rapport d'évaluation du GIEC, paru de 2021 à 2023, fait état d'un consensus plus solide que jamais— ont pu laisser espérer que le climato-dénialisme se résorberait, il...

10.01.2026 à 10:31

Violences policières : vers une approche systémique

Partie 1 - Changer de paradigme ?

Alors que les smartphones sont devenus de véritables mouchards permettant de surveiller les populations, ils constituent également un outil puissant de contrôle citoyen de la police. Infographies recensant des centaines de blessé·es graves, cartographies signalant des milliers de violences et rapports spécialisés qui se multiplient… Reflets revient sur dix ans d’utilisation du terme « violences policières », dont l’aspect « systémique » est constamment réfuté.

policiers pendant les manifestations des gilets jaunes - © Reflets

Si le terme «violences policières» est en usage à partir des années 2000, depuis une dizaine d’années, notamment après la loi Travail (ou loi El Khomri), l'expression «violences policières» s’est imposée dans le débat public comme un outil sémantique destiné à rendre visible la violence exercée par la police. Aujourd’hui, gravé dans le marbre, ce terme ne se contente pas de nommer un phénomène : il structure la perception des pratiques policières, resserre le débat public et permet de mobiliser socialement et politiquement autour de l’enjeu de la violence d’État.

Des articles de presse, des recherches académiques, ouvrages, ainsi que les collectifs et associations de soutien aux victimes de « violences policières » se multiplient pour documenter et dénoncer les violences policières. Ces dernières années, des projets journalistiques tels que Allô Place Beauvau de David Dufresne ou Violences Policières de Vincent Victor ou encore celui de Bastamag, ont largement montré la systématisation des violences perpétrées par la police et la gendarmerie lors du maintien de l’ordre et de la répression de la population.

Capture d’écran du site de Mediapart – Panoramique : Allô Place Beauvau. 2025
Capture d’écran du site de Mediapart – Panoramique: Allô Place Beauvau. 2025

Si la violence policière peut toucher tout un chacun, elle affecte néanmoins certaines catégories de population, en raison de leur condition sociale, de leur origine supposée ou de leur engagement politique. La police se présente ainsi, comme le moteur d’une violence « légitime » et « ...

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