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18.10.2026 à 16:56

Manifestation du 17 octobre 2026 : les raisons d'un fiasco de l'État

Le désordre dénoncé aujourd'hui a été organisé par les autorités

Les politiques et autres toutologues ont beau jeu de dénoncer les actes de casse, de vandalisme et les incendies. L'État avait tout fait à Paris pour que la situation soit, exactement, celle qui s'est produite. Par ailleurs, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté dans le calme. De nombreux jeunes ont même aidé à éteindre les débuts d'incendie et replacé le mobilier urbain ou des commerçants après le passage de casseurs.

Utiliser un canon à eau contre des manifestants perchés à plusieurs dizaines de mètres du sol sur la statue représentant la République, pas une très bonne idée... - © Reflets

Pendant la semaine qui a précédé la manifestation du 17 octobre, l'État a refusé, par la voix du préfet de Paris, de valider un parcours de manifestation. Jusqu'au dernier moment, même l'heure du début était incertaine. Un appel était fixé à 14 heures tandis que la presse parlait de 11h. Cette position ne pouvait mener qu'à la multiplication des cortèges et donc l'éparpillement des manifestants. Une situation qui favorise les attaques par des petits groupes de personnes venues pour la confrontation et donc, casser.

Mieux. Alors qu'à midi l'Orchestre du nouveau monde jouait sur la place, la salle de commandement a demandé à un groupe de forces de l'ordre de tenir une position intenable et totalement inutile, ce qui engendrera les premières violences.

Position de la compagnie de CRS - les premiers heurts partent d'ici.
Position de la compagnie de CRS - les premiers heurts partent d'ici.

Cette position est difficile à tenir. Les hommes ne sont pas nombreux. Ils se trouvent à un carrefour. Des manifestants vont arriver de la rue Yves Toudic, de la rue du Feaubourg du Temple et bien entendu, de la place de la république. Toute personne ayant déjà assisté à une manifestation place de la République sait que c'est généralement ici que se concentrent les affrontements. Peut-être parce que ceux qui se trouvent sur la place sont sur une position plus élevée. Ce qui facilite les jets de projectiles ?

Bref, la compagnie va faire plusieurs remontées de la rue du Fauboug du Temple vers la place, ce qui ne va pas...

16.10.2026 à 18:41

Alès : les néonazis du « Bloc montpelliérain » à la barre

Expédition punitive au Prolé

Lors de la Feria de l’Ascension, dans la nuit du 31 mai 2025 à Alès, le bar associatif Le Prolé, devient le théâtre d’une expédition punitive. Ce lieu prisé et emblématique, QG historique des militants communistes (PCF) et de la gauche locale, est pris d’assaut par une dizaine de militants fascistes. Lors de leur garde à vue, les enquêteurs découvrent que leur « chef », dont Reflets avait déjà parlé lors de la marche du C9M à Paris, porte plusieurs tatouages nazis.

Le Bolc Montpelliérain était également présent au défilé néonazi du C9M

Dans la nuit du 31 mai 2025, à Alès, armés et déterminés à en découdre, des militants du groupuscule d’extrême droite national révolutionnaire (NR), le Bloc montpelliérain, mènent une énième action violente. À leur tête, Louis Delavault, porte-parole du Bloc. Immédiatement, les militants d’extrême droite s’en prennent violemment au personnel et aux clients présents dans la cour, faisant au total une vingtaine de blessés, dont un syndicaliste hospitalisé en urgence. Le groupuscule est dissous par le gouvernement, aux côtés de Patria Albiges, quelques mois plus tard.

Le lendemain des violences au Prolé, plusieurs victimes déposent plainte. L’une d’entre elles, gravement blessée, a bénéficié de cinq jours d’ITT. Dans la foulée des violences, Giovanni Di Francesco, secrétaire de section du PCF d’Alès, appelle à un « rassemblement républicain » le lundi 2 juin. Des centaines de personnes y répondent.

Un groupe d'extrême droite radicale

Pendant les violences au Prolé, plusieurs victimes et témoins ont identifié des militants fascistes comme étant membres du Bloc montpelliérain, groupuscule implanté à Montpellier, mais qui agit et mène des actions entre Perpignan et Aix-en-Provence. Les violences du Bloc montpelliérain ne venaient pas de nulle part.

Des membres du groupe, dont Louis Delavault, étaient déjà venus au Prolé quelques jours avant l’agression, le 28 mai, éventuellement pour « tester le terrain ». « L’un d’entre eux avait des tatouages néonazis, ils ont été sommés...

12.10.2026 à 10:05

Opérations russes de recrutement en Europe

Devenez pilote de drone... Une petite annonce peu banale

Alors que la guerre russo-ukrainienne s’éternise et que la demande de moyens humains et militaires se maintient, des comptes prorusses s’activent sur les réseaux sociaux pour embrigader des jeunes Européens et leur proposer de s’engager dans le conflit, que ce soit sur la ligne de front ou dans leur pays de résidence.

La Russie recrute des pilotes de drones ou des saboteurs sur X

Faire la guerre, gagner sa vie, et construire une carrière d’avenir en « systèmes [de drones] kamikazes ». Voici la récente « invitation » faite par un certain « David Z », un compte prorusse, présent sur différentes plateformes de réseaux sociaux. Sur un post publié sur X — son principal canal de diffusion — le 29 juillet 2026 à ses 72.000 followers, l’influenceur encourage les « citoyens occidentaux déterminés » à rejoindre les forces russes pour participer au conflit qui les opposent à l’Ukraine et ses soutiens de l’Otan. Un appel fiévreux, qui se veut loin d’une simple « aventure touristique », adressé à celles et ceux qui souhaitent risquer leur existence pour « écrire le prochain chapitre de l’histoire militaire » qui se joue désormais dans les cieux.

Cette publication comporte également une offre d’emploi.

Tournée à la manière stéréotypée d’une opportunité de carrière sur Linkedin, l‘annonce propose une formation de pilote de drone auprès de « l’avant-garde des forces armées russes », composée d’instructeurs dotés d’une précieuse « expérience du combat ». Le menu de la formation se veut concret, parfois jargonnant : exercices « d’acquisition de cibles », de « coordinations [d’engins] en essaim et tactiques », de détections de cibles ennemies ; l’usage d’automates (IA) et de logiciels militaires sophistiqués pour brouiller les ondes et appliquer des techniques de « leurrage » ennemies.

Pour attirer les personnes à la recherche d’émotions fortes, la fiche de poste...

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