LePartisan.info À propos Podcasts Fil web Écologie Blogs Revues MÉDIAS
Reflets.info
 
Journal d'investigation en ligne et d'information‑hacking

▸ Les 10 dernières parutions

26.10.2026 à 11:51

Vichy : des croix gammées ornent un immeuble

Personne n'a jugé utile de les retirer en dépit du passé de la ville

À Vichy, au 13, rue Lucas, de petites croix gammées se répètent sur les garde-corps d’un immeuble du centre-ville. Construit en 1912, bien antérieur au parti nazi, ce motif ornemental interroge aujourd’hui les passants : comment regarder un symbole dont le sens a été bouleversé par l’Histoire ?

Un ornement surprenant dans la ville symbole de la collaboration avec le nazisme - © Reflets

Au 13, rue Lucas, à Vichy, de curieux garde-corps soulignent la ligne de toutes les fenêtres et balcons de cet immeuble de cinq étages. Sous la frise végétale, un même motif se répète sur la longueur totale des garde-corps : de petites croix gammées, en file indienne. Vichy ayant été le coeur battant de la collaboration avec l'occupant nazi durant la deuxième guerre mondiale, ce choix ornemental interroge.

À 500 mètres de l’endroit où, le 10 juillet 1940, Pierre Laval fait voter les pleins pouvoirs à Philippe Pétain, malgré l’opposition de 80 courageux parlementaires, le symbole a de quoi surprendre. Plus de 80 ans après la chute du Reich, ce décor attire le regard et pose une question : pourquoi est-ce que personne n’a pensé à l’enlever ?

D’autant qu’il se trouve juste en face du Grand Établissement thermal de première classe, et de sa magnifique coupole de grès flammé, qui évoque l’architecture mauresque. Au rez-de-chaussée du 13 rue Lucas, les commerçants des boutiques n’ont pas d’information sur les étranges croix gammées qui ornent l’immeuble.

Au cœur de la reine des villes d’eau, l’office de tourisme propose depuis peu un circuit pédestre permettant de découvrir les lieux clés de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale à Vichy. Audrey Mallet, docteure en histoire contemporaine (Paris-I Panthéon-Sorbonne, IHTP-CNRS, Concordia University), responsable du département Humanités à l’ENSAE Paris et chercheuse au LinX, à l’École polytechnique en est l’instigatrice.

...

18.10.2026 à 16:56

Manifestation du 17 octobre 2026 : les raisons d'un fiasco de l'État

Le désordre dénoncé aujourd'hui a été organisé par les autorités

Les politiques et autres toutologues ont beau jeu de dénoncer les actes de casse, de vandalisme et les incendies. L'État avait tout fait à Paris pour que la situation soit, exactement, celle qui s'est produite. Par ailleurs, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté dans le calme. De nombreux jeunes ont même aidé à éteindre les débuts d'incendie et replacé le mobilier urbain ou des commerçants après le passage de casseurs.

Utiliser un canon à eau contre des manifestants perchés à plusieurs dizaines de mètres du sol sur la statue représentant la République, pas une très bonne idée... - © Reflets

Pendant la semaine qui a précédé la manifestation du 17 octobre, l'État a refusé, par la voix du préfet de Paris, de valider un parcours de manifestation. Jusqu'au dernier moment, même l'heure du début était incertaine. Un appel était fixé à 14 heures tandis que la presse parlait de 11h. Cette position ne pouvait mener qu'à la multiplication des cortèges et donc l'éparpillement des manifestants. Une situation qui favorise les attaques par des petits groupes de personnes venues pour la confrontation et donc, casser.

Mieux. Alors qu'à midi l'Orchestre du nouveau monde jouait sur la place, la salle de commandement a demandé à un groupe de forces de l'ordre de tenir une position intenable et totalement inutile, ce qui engendrera les premières violences.

Position de la compagnie de CRS - les premiers heurts partent d'ici.
Position de la compagnie de CRS - les premiers heurts partent d'ici.

Cette position est difficile à tenir. Les hommes ne sont pas nombreux. Ils se trouvent à un carrefour. Des manifestants vont arriver de la rue Yves Toudic, de la rue du Feaubourg du Temple et bien entendu, de la place de la république. Toute personne ayant déjà assisté à une manifestation place de la République sait que c'est généralement ici que se concentrent les affrontements. Peut-être parce que ceux qui se trouvent sur la place sont sur une position plus élevée. Ce qui facilite les jets de projectiles ?

Bref, la compagnie va faire plusieurs remontées de la rue du Fauboug du Temple vers la place, ce qui ne va pas...

16.10.2026 à 18:41

Alès : les néonazis du « Bloc montpelliérain » à la barre

Expédition punitive au Prolé

Lors de la Feria de l’Ascension, dans la nuit du 31 mai 2025 à Alès, le bar associatif Le Prolé, devient le théâtre d’une expédition punitive. Ce lieu prisé et emblématique, QG historique des militants communistes (PCF) et de la gauche locale, est pris d’assaut par une dizaine de militants fascistes. Lors de leur garde à vue, les enquêteurs découvrent que leur « chef », dont Reflets avait déjà parlé lors de la marche du C9M à Paris, porte plusieurs tatouages nazis.

Le Bolc Montpelliérain était également présent au défilé néonazi du C9M

Dans la nuit du 31 mai 2025, à Alès, armés et déterminés à en découdre, des militants du groupuscule d’extrême droite national révolutionnaire (NR), le Bloc montpelliérain, mènent une énième action violente. À leur tête, Louis Delavault, porte-parole du Bloc. Immédiatement, les militants d’extrême droite s’en prennent violemment au personnel et aux clients présents dans la cour, faisant au total une vingtaine de blessés, dont un syndicaliste hospitalisé en urgence. Le groupuscule est dissous par le gouvernement, aux côtés de Patria Albiges, quelques mois plus tard.

Le lendemain des violences au Prolé, plusieurs victimes déposent plainte. L’une d’entre elles, gravement blessée, a bénéficié de cinq jours d’ITT. Dans la foulée des violences, Giovanni Di Francesco, secrétaire de section du PCF d’Alès, appelle à un « rassemblement républicain » le lundi 2 juin. Des centaines de personnes y répondent.

Un groupe d'extrême droite radicale

Pendant les violences au Prolé, plusieurs victimes et témoins ont identifié des militants fascistes comme étant membres du Bloc montpelliérain, groupuscule implanté à Montpellier, mais qui agit et mène des actions entre Perpignan et Aix-en-Provence. Les violences du Bloc montpelliérain ne venaient pas de nulle part.

Des membres du groupe, dont Louis Delavault, étaient déjà venus au Prolé quelques jours avant l’agression, le 28 mai, éventuellement pour « tester le terrain ». « L’un d’entre eux avait des tatouages néonazis, ils ont été sommés...

◁ 3 / 10 ▷
  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Ctrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique ‧ Asie ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
Infomigrants
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
G.I.J
I.C.I.J
 
  OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Conspisme
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
Wokisme
🌓