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04.03.2026 à 15:36

Un piratage révèle l'empire opaque YggTorrent et l'achève

« Fin de partie » : vengeance d'un pirate contre la cupidité d'YggTorrent

YggTorrent, le plus gros site de torrents francophone, s'est fait pirater. Effacement des serveurs, exposition en long et en large des mécanismes de blanchiment des millions d'euros de recettes, et un nouveau site, ygg.gratis, qui republie l'intégralité des torrents pour le bonheur des adeptes du pair-à-pair. Au même moment, l'alternative Sharewood ferme ses portes.

Déroulé de l'attaque contre YT - YggLeak / Gr0lum

Ce mardi 4 mars au soir, YggTorrent s'est fait pirater. Et pas qu'un peu : effacement de 4serveurs et 7bases de données, fuite de milliers de documents, republication de l'ensemble des torrents, et, même, une investigation poussée sur l'écosystème économique d'Yggtorrent publiée en même temps que le hack.

L'effacement des serveurs a conduit l'équipe d'YggTorrent à publier un communiqué de fermeture définitive de YggTorrent ce matin.

Des millions d'euros de recettes annuelles

Les récentes restrictions ajoutées à YggTorrent (fermeture de l'accès API, restriction de l'accès aux liens de téléchargement à 5 par jour) ont fini d'attiser les foudres d'un certain « Gr0lum », qui met au jour le système de financement et de blanchiment d'argent d'YggTorrent : paradis fiscal à Saint-Kitts-et-Nevis, usage de cartes d'identité vraisemblablement volées, blanchiment de crypto-monnaie Monero, et système complexe de proxies entre dizaines de fausses boutiques en ligne (proxy acheté au marché noir pour 800 dollars par mois, et système CardsShield).

Les fuites confirment que, si les modérateurs et modératrices sont entièrement bénévoles, le site YggTorrent brassait entre 6 et 10 millions d'euros de bénéfices chaque année, la majorité arrivant sans doute dans les poches de son créateur « Oracle ». Les récentes restrictions de téléchargement poussant à souscrire à un mode « Turbo » en janvier...

17.02.2026 à 17:36

Meuse : manif pour la fermeture d’un lieu néonazi

La préfecture « criminalise » les antifascistes

À Combres-sous-Côtes, petit village de la Meuse à quelques kilomètres de Verdun, un hangar agricole connu sous le nom de Taverne de Thor est devenu, au fil des années, un lieu de rassemblement néonazi, témoignant de l’implantation de l’extrême droite radicale en milieu rural. Ce samedi 7 février, malgré un dispositif policier disproportionné, l’inter-orga antifasciste a pu tenir une manifestation et installer un village antifasciste, afin de réclamer la fermeture de ce repaire.

Reportage à la taverne de Thor - © Reflets

L’histoire de la Taverne de Thor remonte aux années 2010, lorsqu'un bâtiment à Toul commence à être utilisé par des membres des Hammerskins, organisation suprémaciste blanche internationale. En 2015 leur lieu à Toul est fermé et ils se déplacent à Combres-sous-les-Côtes : concerts, rassemblements, entraînements sportifs violents et combats de MMA néonazis s’y succèdent, attirant des militants venus de toute la France et de l’étranger. En 2024, plus de 300 (fascistes et néonazis), venus des quatre coins de la France mais aussi de plusieurs pays européens, se rassemblent dans le petit village. Les images de ces centaines de militants arborant des symboles nazis font la une de nombreux médias. Des habitants de Combres-sous-les-Côtes sont profondément choqués par cet événement.

Ces dernières années, la contestation s’est organisée. Collectifs antifascistes, syndicats, associations et partis politiques ont progressivement uni leurs forces pour dénoncer l’existence même de ce lieu. Fin 2025, le collectif « Fermez-la ! » voit le jour, avec un objectif clair : obtenir la fermeture administrative de la Taverne de Thor, perçue non comme un lieu événementiel isolé, mais comme un maillon d’un écosystème militant violent. Les événements qui s’y tiennent servent ainsi à alimenter la propagande d’extrême droite sur les réseaux sociaux, tout en contribuant non seulement au financement de ce type d’initiatives, mais aussi au recrutement de nouveaux militants.

Parti de...

14.02.2026 à 18:54

Violences à Lyon : l’extrême droite instrumentalise la mort de Quentin

Le fantasme de la guerre civile

La mobilisation est totale. Étonnement, c’est la militante transphobe Marguerite Stern qui est la première à annoncer, hier à 13 h 33, la mort de Quentin D., « Paix à ton âme, merci ». Dans les heures qui suivent, avec des éléments de langage bien rodés, la galaxie de l’extrême droite, du Rassemblement national aux groupuscules les plus violents, ne se contente pas de déplorer la mort de ce membre du SO de Némésis, mais appelle à une « riposte » dont les contours sont inquiétants.

Les réseaux de l'extrême droite en ébullition

Aucune retenue, aucun filtre : pour certains, c’est le moment « d’exploser », au motif qu’« un cap aurait été franchi ». Cette indignation située occulte pourtant une réalité documentée depuis des années. Selon plusieurs recensements, l’extrême droite est impliquée depuis 2022 dans de nombreux faits de violences, ayant causé la mort d'au moins 11 personnes et fait des centaines de blessés, dont 19 grièvement. La mémoire des acteurs d'extrême droite apparaît ainsi particulièrement sélective. Le plus frappant reste la capacité du collectif d'extrême droite Némésis à imposer son récit des événements dans la majorité des médias, une première dans une affaire d’une telle sensibilité.

Les faits auraient eu lieu en marge d’une conférence de l’eurodéputée Rima Hassan à Sciences Po Lyon, dont le bâtiment est situé dans le VIIᵉ arrondissement de la ville, à l’occasion d’une action menée par six militantes du collectif d’extrême droite fémonationaliste Némésis, accompagnés d’un service d’ordre d’une quinzaine de personnes, parmi lesquelles se trouvait Quentin D., militant nationaliste actif au sein de l'Action Française.

Alice Cordier pour Le Figaro vendredi 13/2026 - capture d'écran.
Alice Cordier pour Le Figaro vendredi 13/2026 - capture d'écran.

Selon les vidéos que Reflets a pu consulter, en date du jeudi 12 février, les premières confrontations entre militants d’extrême droite et antifascistes ont eu lieu à proximité immédiate du bâtiment où se poursuivait la conférence de Rima Hassan.

Des militantes du collectif Némésis...

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