LePartisan.info À propos Podcasts Fil web Écologie Blogs Revues MÉDIAS
Reflets.info
 
Journal d'investigation en ligne et d'information‑hacking

▸ Les 10 dernières parutions

16.06.2026 à 15:38

En Charente, des « gros bras » du RN agressent des militants

Meeting organisé par Caroline Colombier

Lors du meeting de lancement des élections sénatoriales du Rassemblement national, des militants de Résistances solidaires se sont mobilisés pour protester contre l’extrême droite. Dérangés par la présence des militants, des membres du service d’ordre du RN (DPS) agressent violemment plusieurs personnes. Plus tard, un militant RN, en colère, fonce en voiture sur des militants.

La légendaire violence du DPS n'est pas démentie

En Charente, à l’appel de Résistances solidaires, une cinquantaine de personnes ont manifesté devant le Domaine de Roullet, à Roullet-Saint-Estèphe, en marge du meeting de lancement de la campagne des élections sénatoriales du Rassemblement national.

Le collectif Résistances solidaires est né en 2025 à la suite d’une mobilisation antifasciste, réunissant des organisations syndicales, des partis politiques et des citoyen·nes engagés contre l’extrême droite. Pour cette action, les manifestants se sont rassemblé·es sur la voie publique, à l’entrée de l’hôtel où se tenait l’événement, avec banderoles et slogans. L’objectif affiché était de dénoncer pacifiquement la tenue du meeting, affirmant ainsi l’existence d’une résistance antifasciste en Charente.

Manifestation du collectif Résistances solidaires en marge du meeting de lancement de la campagne des élections sénatoriales du Rassemblement national - ©Reflets
Manifestation du collectif Résistances solidaires en marge du meeting de lancement de la campagne des élections sénatoriales du Rassemblement national - Reflets

Le meeting était organisé par la députée RN de la première circonscription de Charente, Caroline Colombier, en présence notamment d’Edwige Diaz, vice-présidente du Rassemblement national. L’année dernière, la députée RN Caroline Colombier a de nouveau été épinglée pour son appartenance à un groupe Facebook diffusant des contenus racistes : « Les Arabes dehors », « France dirigée par des juifs sionistes ». Le RN, quoi.

Peu après le début de la mobilisation, deux membres du Département protection et sécurité (DPS) du RN auraient violemment tenté d’arracher une banderole....

11.06.2026 à 18:14

Ardèche : le groupe Helvica fédère des jeunes néonazis

Tags racistes, suprémacisme et haine au menu

En février dernier, à Annonay, plus de 150 personnes se sont rassemblées en soutien au Parti communiste français (PCF), après que son local a été tagué avec croix celtiques et la la mention « Communiste assassin ». Derrière cette action se trouve un groupuscule fasciste connu dans la région : les Chauvins ardéchois, aujourd’hui renommé Helvica. L’un de ses membres a suivi une préparation militaire au sein de l’armée française.

Tags, salut Kühnen...

Dans le petit village de Boulieu-lès-Annonay, au nord d’Annonay, un groupe de jeunes conscrits se réunit au début du mois de mai 2026 pour « chanter le mai ». Ils sont nés en 2008, ils ont alors 18 ans. La tradition des conscrits remonte à l’époque où le service militaire était obligatoire et où les jeunes célébraient leur départ avant d’intégrer l’armée.

Le week-end de la fête, deux jeunes posent pour une photographie, assis sur des conteneurs de recyclage. Ils y effectuent le salut de Kühnen, un geste popularisé par le militant néonazi allemand Michael Kühnen. Reflets avait consacré une longue enquête à ce symbole afin d’en retracer les origines et d’analyser son usage actuel par des militants néonazis et d’extrême droite radicale dans plusieurs pays occidentaux.

Anton C. avec un copain à Boulieu-lès-Annonay, ils font le salut de Kühnen. ©Reflets 2026
Anton C. avec un copain à Boulieu-lès-Annonay, ils font le salut de Kühnen. Reflets 2026

Le salut de Kühnen constitue une variante du salut hitlérien et se caractérise par un bras droit tendu ou pointé vers le bas avec le pouce, l’index et le majeur écartés, tandis que les autres doigts restent pliés, formant ainsi la lettre « W », symbole de Widerstand (« résistance »). Ce geste est apparu pour la première fois dans les années 1970 sous le nom de « salut de la résistance », vraisemblablement utilisé par le groupe Aktion Widerstand, puis popularisé par Kühnen. C’est pourquoi il est souvent considéré comme le créateur de ce geste.

Sur l'espace public, cette variation permettait à des militants néonazis d’...

08.06.2026 à 17:53

Néonazisme : à la mairie de Perpignan, un agent arbore une devise des SS

l'extrême droite, c'est ça

Choqué par ce qu’il observe, un usager venu en mairie pour effectuer des démarches administratives sort son téléphone et photographie le tatouage visible sur le bras d’un agent d’accueil. Après vérification, Reflets a pu établir que ce tatouage, situé sur le bras gauche de l’agent, reproduit la devise de la Schutzstaffel (SS), organisation du régime nazi sous le IIIe Reich.

Drôles de tatouages à la mairie...

Petit rappel... Depuis son arrivée à la mairie de Perpignan en 2020, Louis Aliot, vice-président du Rassemblement national (RN), a été au centre de plusieurs polémiques liées à la mémoire de l’extrême droite française et de l’Algérie française. En septembre 2022, le conseil municipal de Perpignan vote la création d’une esplanade portant le nom de Pierre Sergent, ancien député Front national des Pyrénées-Orientales, mais aussi ancien dirigeant de l’Organisation armée secrète (OAS), groupe terroriste d’extrême droite responsable de nombreux attentats durant la guerre d’Algérie.

À la suite d'une bataille juridique, Aliot est contraint de retirer le nom de Pierre Sergent et de le remplacer par celui de Maurice Audin, membre du Parti communiste algérien et militant de l'indépendance algérienne. Images France 3.
À la suite d'une bataille juridique, Aliot est contraint de retirer le nom de Pierre Sergent et de le remplacer par celui de Maurice Audin, membre du Parti communiste algérien et militant de l'indépendance algérienne. Images France 3.

Le 18 mai 2025, Louis Aliot a de nouveau démontré son attrait pour les figures de l'extrême droite violente en baptisant un nouveau parc du nom de Pierre Jonquères d’Oriola, un cavalier au palmarès remarquable, mais également militant de l’extrême droite radicale. Issu d’une famille du Roussillon, d’Oriola adhère à la Milice française en mars 1943, afin d’éviter le Service du travail obligatoire (STO) en Allemagne. Dans les années 1970 et 1980, Oriola s’engage à nouveau politiquement : il devient membre du Parti des Forces Nouvelles (PFN), créé en novembre 1974, le PFN regroupe des cadres de l’extrême droite radicale, comme Alain Robert (ex-Occident,...

3 / 10
  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Ctrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique ‧ Asie ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
Infomigrants
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
G.I.J
I.C.I.J
 
  OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Conspirationnisme
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
Wokisme
🌓