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03.04.2026 à 19:26

Le diesel à 3 ou 4 euros le litre en fin d'année : le gouvernement plancherait sur un rationnement

Mais tout va très bien, madame la marquise

Les autorités font comme si de rien n'était, mais elles planchent sur des scénarios variés. L'un d'eux anticipe une grosse pénurie sur le diesel dès la fin des vacances de Pâques, un rationnement à ce moment-là et un prix du litre entre 3 et 4 euros contre 2,20 actuellement. La fermeture du détroit d'Ormuz aura d'autres répercussions et cela devrait secouer un peu...

Les errements de Donald Trump pèsent sur l'économie mondiale

« Si ces problématiques d’approvisionnement, même minimes, venaient à se présenter devant nous, alors nous devons être prêts à un certain nombre de mesures qui permettent d’économiser l’énergie consommée et spécifiquement le carburant » a lancé mercredi la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon. Elle n'a évidemment pas précisé à quoi ressembleraient concrètement ces mesures. Ce sera une surprise et si on le disait aujourd'hui, ce ne serait plus une surprise...

Et pourtant, dans les coulisses, nous explique une source gouvernementale, ça cogite dur.

« On a toutes sortes de scénarios, de l'optimiste au scénario catastrophe. Mais une chose est sûre, le dernier bateau rempli de diesel arrivera à Amsterdam le 10 avril. Après, c'est fini », explique-t-elle. Cette pénurie qui arrive est déjà effective dans plusieurs pays asiatiques, nous confirme une personne travaillant dans le secteur pétrolier. Et le gouvernement français, s'il n'en parle pas encore publiquement, s'attend à une pénurie de diesel dès la fin des vacances de Pâques.

À ce stade, il envisage des mesure de « rationnement », nous explique notre source gouvernementale. « Et un prix à la pompe de 3 ou 4 euros le litre à la fin de l'année si la situation ne s'améliore pas dans le détroit d'Ormuz ». De fait la France importe et ne raffine quasiment plus le diesel sur place. Encore un bout de « souveraineté » envolée et qui se...

01.04.2026 à 13:10

Aux côtés de Quentin Deranque, le 12 février à Lyon, des néofascistes, identitaires et hooligans

Jeunesse Lyon Populaire, Héritage, RED Angers…

Le 12 février, Quentin Deranque est mort dans un affrontement contre des militants antifascistes. Il était ce jour-là accompagné d’activistes identitaires et néofascistes.

Lyon et ses groupes d'extrême droite - © Caroline Varon

Un mois et demi après la mort de Quentin Deranque, l’enquête policière se poursuit. Soupçonnés notamment de lui avoir porté des coups fatals lors d’un violent affrontement survenu entre deux groupes, le 12 février, neuf militants antifascistes, actifs pour certains au sein de la Jeune Garde, sont toujours en détention provisoire. Les 24 et 25 mars, ce sont cette fois sept individus issus de l’extrême droite radicale, présents à Lyon (69) ce jour-là aux côtés du militant nationaliste-révolutionnaire de 23 ans, qui ont été interpellés, entendus et même perquisitionnés par la police, comme l’a révélé Le Parisien. D’après le quotidien, « les magistrats instructeurs et les enquêteurs lyonnais chargés de faire la lumière sur la mort de Quentin Deranque remettent aujourd’hui en question » le récit médiatique initial selon lequel les antifascistes auraient attaqué un groupe de dix-sept militants pacifiques venus en soutien de l’action de militantes fémonationalistes du collectif Némésis sur place pour protester contre la venue de Rima Hassan à Sciences Po Lyon.

Et c’est en tant que victimes que les compagnons de Quentin Deranque s’étaient présentés volontairement, les jours suivant les faits, aux policiers lyonnais pour témoigner et porter plainte. StreetPress a pu consulter les procès-verbaux des auditions de treize d’entre eux. Tous se déclarent victimes d’une agression à sens unique, ou presque, des militants antifascistes. Interrogés par les fonctionnaires de police, ils...

27.03.2026 à 11:10

Violences policières : faut-il abolir la police ?

Partie 3 - sortir du statu quo  

Violences policières systémiques, militarisation des forces de l’ordre, octroi de pouvoirs exceptionnels et défaillances des mécanismes de contrôle : ces réalités politiques témoignent d’une véritable « sacralisation » de l’institution policière. La légitimité, la proportionnalité, la redevabilité semblent devenir des principes abstraits, vidés de leur substance. Dès lors, une question s’impose : que faire de la police ?

Que faire de la police ? - © Reflets

Les sciences politiques s’attachent à proposer une analyse approfondie du rôle de la police dans l’État de droit, la démocratie et la gestion des rapports de force qui structurent la société. La police y est souvent pensée comme l’instrument par lequel l’État détient et exerce le monopole de la violence légitime, pour reprendre la formulation de Max Weber. Toutefois, ces analyses aboutissent fréquemment à un constat de complexité tel, qu’il tend, de facto, à être mobilisé comme un argument en faveur du statu quo : la situation est présentée comme tellement multifactorielle que la théorisation même d’un changement profond des rapports entre police et population en devient presque inconcevable.

Dans cette perspective, la police apparaît comme un instrument central du maintien d’un ordre social et politique pyramidal. Elle participe à la reproduction d’un système étroitement articulé au capitalisme contemporain et à la suprématie blanche, dont la stabilité serait présentée comme menacée si, au lieu d’accroître les pouvoirs policiers, on renforçait réellement leur redevabilité. Loin d’être un simple organe technique, une partie de la chaîne judiciaire, l’institution policière est un acteur politique à part entière, impliqué dans la gestion différentielle des populations et dans la régulation coercitive des inégalités sociales.

Manifestation Gilets Jaunes à Paris - 2019 - Ricardo Parreira
Manifestation Gilets Jaunes à Paris - 2019 - Ricardo Parreira

Héritière d’une histoire coloniale et d’un « contrat racial » toujours opérant, cette...

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