Quand on n'est pas un champion et que l'on ne s'entraîne pas
Nouveau stage avec le champion du monde Umberto Pelizzari : nouvelles performances. Parfois meilleures, parfois moins bonnes. On finit par se demander ce qui bloque ou débloque nos plongées. Et ce n'est pas simple à analyser.
Je devrais commencer à me méfier de mes certitudes... Et pourtant...
Je sors de deux stages de plongée en apnée, l'un avec l'équipe de One Breath, l'autre avec le champion du monde Umberto Pelizzari, pour lesquels j'arrivais à nouveau avec des idées arrêtées. J'avais planché des mois sur la technique du « mouthfill », suivi des cours avec le champion Federico Mana... Avec mon Otovent, j'étais capable de procéder aux différentes opérations un peu complexes de compensation de cette méthode qui devait (sur le papier) m'emmener à 70 mètres.

Tout ne s'est pas passé comme prévu. Curieusement, certaines performances étaient meilleures, d'autres moins bonnes. Sans que je ne sache dire véritablement pourquoi. Bref, face à la profondeur, il vaut mieux abandonner ses certitudes. Et face aux risques, il vaut mieux rester humble et obéir aux message de notre corps qui nous dit quand faire demi-tour et remonter.
Ce dernier point est un mystère. Umberto Pelizzari, pendant les cours de technique de ses stages, l'évoque toujours. « Pourquoi à 20 mètres, à 30, à 50, as-tu décidé que c'était le moment précis de faire demi-tour et de remonter ? Pourquoi pas à 19,5, 30,5, 51 ? ». Les stagiaire sont plein d'idées pour répondre. Pour Umberto, il y a simplement une petite voix dans notre tête qui nous dit que c'est le...
