Les fuites de données personnelles vont continuer, encore et encore...
Depuis 1997, l'auteur de ces lignes pointe l'inaction des entreprises et des administrations en matière de protection des données personnelles. D'une part la sécurité informatique est délaissée, d'autre part les données sont monétisées. Ces deux points ne sont pas décorrélés. Résultat, les utilisateurs sont plongés dans un cauchemar numérique sans même le savoir, avant même que leurs données ne fuitent.
Lorsque Internet est devenu accessible au grand public, les machines avaient un rôle : faire circuler l'information. Les tuyaux étaient la voie (on les appelait « les autoroutes de l'information »). Les machines faisaient ce qu'on leur demandait. Amener la donnée d'un point A à un point B. Et puis ça s'est gâté.
Les entreprises, très frileuses au début, ont débarqué en masse. Elles ont dépensé ses millions pour des sites Web faits à la va-vite. Tellement à la va-vite que leurs serveurs étaient de véritables passoires. Les données confidentielles des entreprises fuitaient, les données personnelles de leurs clients s'étalaient sur le Net.
L'auteur de ces lignes s'était d'ailleurs fait une spécialité de raconter dans des articles les mésaventures des boites ou des administrations de tous pays qui affichaient côté marketing un message triomphant sur leurs présence sur Internet et de l'autre, les données personnelles de leurs clients ou leurs plans stratégiques les plus confidentiels. Copies d'écran à l'appui, pour le #LULZ...
Chaque année, l'idée de pouvoir trouver des serveurs aussi importants mal configurés semblait à première vue un challenge. La source d'articles allait forcément se tarir au fur et à mesure que ces technologies devenaient mieux connues, que la sécurité informatique se faisait plus présente, que les bugs étaient révélés avec l'apparition du mouvement du « full disclosure » et de...