LePartisan.info À propos Podcasts Fil web Écologie Blogs Revues MÉDIAS
Reflets.info
 
Journal d'investigation en ligne et d'information‑hacking

▸ Les 10 dernières parutions

05.11.2026 à 19:39

24 Octobre : Comment la police a collaboré et protégé les groupes violents Alpharise.

De Telegram aux cordons de police, enquête

À Montpellier, le 24 octobre 2026, des hommes en civil reconnaissables à un tissu blanc ont agressé des manifestants à proximité immédiate des forces de l'ordre. Certains ont traversé les cordons de police sans être inquiétés, d'autres ont remis des manifestants aux policiers. Une enquête conjointe de STUP MEDIA et Reflets, fondée sur des dizaines de vidéos et l'analyse d'une quinzaine de boucles Telegram, retrace la formation du groupe Alpharise et leurs liens avec les policiers.

La très bonne entente des forces de l'ordre avec des groupuscules violents - © Reflets

Le 24 octobre 2026, les manifestations contre la vie chère sont marquées par les agissements de groupes violents. Des hommes en civil, reconnaissables à un tissu blanc porté au bras ou dans la poche, frappent des manifestants, parfois à seulement quelques mètres des forces de l'ordre. À Montpellier, Lyon, Nantes et dans plusieurs autres villes, les images présentent des scènes similaires.

Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, l'assure : il n'y a eu aucune concertation entre les groupes violents d'extrême droite et la police. Pourtant, à Montpellier, plusieurs journalistes de STUP.MEDIA sont présents sur le terrain, de l'après-midi jusque tard dans la soirée.

En complément de leurs propres images, Reflets collecte des dizaines de vidéos tournées avant, pendant et après les événements. A cela s'ajoute le travail d’observation des échanges d'une quinzaine de boucles Telegram liées au mouvement Alpharise.

Si l’extrême droite a infiltré le mouvement Alpharise dans plusieurs villes de France, notre enquête conjointe a permis d’identifier la majorité des individus issus du groupe présent à Montpellier, de reconstituer le déroulement des événements du 24 octobre et d’apporter des éléments sur une « ultra-droite » organisée qui, en réalité, n’était pas là.

Néanmoins, concernant leur collaboration avec la police, les images et les échanges recueillis racontent une autre histoire : celle d’un groupe qui frappe sans être inquiété, traverse les...

05.11.2026 à 11:18

Trump trinque

Et pourtant, les dirigeants français s'engouffrent dans la brèche ouverte par Trump aux USA

Vous pensez le trumpisme à terre après la défaite de « l'agent orange » aux midterms ? Trump a montré aux politiques du monde entier qu'il était possible de se comporter comme un dictateur dans une démocratie, sans conséquences. Cette leçon, les responsables français l'ont retenue.

Trump, chef des clowns dangereux

La première version de Trump avait montré qu'il est possible pour le dirigeant d'un pays démocratique de mentir effrontément, d'ériger en vérités incontestables les mensonges les plus improbables. C'était l'époque des faits alternatifs. La seconde a été bien plus dommageable pour la démocratie.

Les 5 et 9 décembre 2023, avant son élection, il avait prévenu, mais en mentant sur la durée : « J'ai dit que je voulais être dictateur le temps d'une journée ». Le dictateur est celui qui ne doit rendre des comptes qu'à lui-même. Le rêve mouillé de tout politicien.

En démontrant au monde entier qu'il était possible pour un dirigeant d'un pays démocratique de se comporter en dictateur, Donald Trump a ouvert des horizons à d'autres. Il est donc possible de lancer des policiers fascistes dans les rues, de les laisser tirer sur des passants n'ayant commis infraction et de les tuer. Il est possible de mobiliser le département de la justice pour lancer des poursuites pénales contre des opposants politiques. Il est possible de refuser d'appliquer des décisions de justice. De procéder à un redécoupage électoral en cours de mandat là où il y aurait un risque de perdre les élections,... La liste est sans fin. Les juristes s'arrachent les cheveux, mais que faire quand le gentlemen's agreement de la démocratie est brisé ? Quand un dirigeant s'affranchit des règles et exerce une pression maximale sur tous les...

03.11.2026 à 15:22

Les violences ne sont qu'une infime partie des manifestations

Mais elles sont surreprésentées dans la presse

Que voit des manifestations la grande majorité des Français qui ne sont pas présents dans la rue ? Des actes de violence. La télévision est un prisme déformant, les images de feux, d'affrontements avec la police ou les pillages sont plus « vendeuses ». À l'inverse, une marche pacifique de personnes souriantes durant deux ou trois heures est impossible à diffuser. Le résultat de ce choix éditorial n'est pas anodin.

La jeunesse est aussi douée pour les slogans percutants que les policier pour tirer des grenades dans les dents des lycéens - © Reflets

Reflets a couvert à peu près toutes les manifestations des gilets jaunes. Nous y avons vu la violence des forces de l'ordre, des tactiques de maintien de l'ordre qui ressemblaient le plus souvent à des techniques de création du désordre. Nous avons publié la première enquête sur les personnes blessées gravement, puis sur le LBD (ici et là) et ses munitions mutilantes (Alsetex) choisies par le gouvernement français dans lequel sévissait déjà Laurent Nuñez. Couvrir pendant une très longue période des manifestations organisées tous les samedis permet de mieux comprendre la mécanique qui se met en place dans un media pour en rendre compte.

Une manifestation, ce sont généralement des milliers de personnes qui défilent dans le calme en scandant des slogans et en montrant des pancartes avec leurs revendications. L'oeil est naturellement attiré par un événement insolite. Dans une manifestation, il s'agit d'actes « violents ». Cela peut prendre la forme d'un affrontement avec des policiers, d'un feu de poubelle, d'une petite barricade, d'un pillage.

Les « violences » dont se gargarisent les toutologues, sur les plateaux télé , on un sens précis, sur le plan judiciaire, qu'il convient de rappeler. Elles s'appliquent aux personnes, pas aux biens, pour lesquels on parle de dégradation, destruction, vols ou recel.

Dans l'imposition de leur narratif, bien servis par des mass médias complaisants, les politiques ont...

◁ 3 / 10 ▷
  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Ctrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique ‧ Asie ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
Infomigrants
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
G.I.J
I.C.I.J
 
  OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Conspisme
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
Wokisme
🌓