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Humans Right Watch enquête sur les violations des droits humains commises à travers le monde

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20.04.2026 à 14:33

Burkina Faso : Répression de la société civile

Human Rights Watch

Click to expand Image Des soldats burkinabè patrouillaient à bord d'un pick-up sur la route reliant la ville de Dori au camp de réfugiés de Goudebo, au Burkina Faso, le 3 février 2020. © 2020 Olympia de Maismont/AFP via Getty Images

(Nairobi) – Le gouvernement militaire du Burkina Faso intensifie sa répression généralisée de la société civile à travers une législation restrictive, des pressions administratives et des mesures punitives ciblant les organisations nationales et internationales, ont déclaré aujourd'hui Human Rights Watch, la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) et l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT) dans le cadre de l’Observatoire pour la protection des défenseur·es des droits humains, et l'Observatoire KISAL. Les autorités militaires devraient immédiatement cesser leur répression des voix indépendantes ainsi que des organisations humanitaires et de défense des droits humains, et respecter les droits et libertés fondamentaux.

Le 15 avril 2026, le ministre de l'administration territoriale et de la mobilité a annoncé la dissolution de 118 organisations de la société civile, dont beaucoup étaient engagées dans la défense des droits humains. Les autorités ont invoqué une loi de juillet 2025 sur la liberté d'association, mais n'ont fourni aucune justification au-delà de vagues allusions au non-respect de ladite loi.

« La dissolution massive des organisations de la société civile n’est que le dernier acte de la junte du Burkina Faso pour faire taire la dissidence et éviter toute analyse de son bilan peu reluisant en matière de droits humains », a déclaré Binta Sidibé Gascon, Présidente de l’Observatoire Kisal. « Cette décision renforce un climat de peur qui paralyse l'activité civique indépendante. »

L'action du gouvernement militaire reflète un schéma plus large de répression qui a commencé après que les militaires ont pris le pouvoir en septembre 2022. Depuis le coup d'État, les autorités ont ciblé les organisations non gouvernementales, les médias indépendants, les défenseur·es des droits humains et toute forme de dissidence pacifique, réduisant progressivement l'espace civique. Elles ont suspendu, interdit ou expulsé des dizaines d'organisations et de médias burkinabè et internationaux pour des motifs administratifs vagues et fallacieux ou en représailles à des critiques.

Les autorités ont également détenu des travailleurs humanitaires et arrêté arbitrairement, fait disparaître de force ou enrôlé illégalement des défenseurs des droits humains, des journalistes et des opposants politiques. Cette répression croissante se déroule dans un contexte de crise sécuritaire aggravée, le Burkina Faso combattant depuis une décennie des groupes armés islamistes liés à Al-Qaïda et à l'État islamique.

Alors que certains des groupes ciblés par la mesure de dissolution étaient inactifs, d'autres—y compris Action des Chrétiens contre la Torture (ACAT) et Coalition Burkinabè pour les droits des femmes (CBDF)—étaient opérationnels et semblaient répondre aux exigences légales en vertu de la loi de juillet 2025. La loi accorde aux organisations un an pour se conformer à ces exigences, un délai qui n'est pas encore expiré.

« L'action du gouvernement militaire, si elle est fondée sur un prétendu non-respect de la loi de 2025, semble juridiquement contestable puisque le délai requis n'est pas encore écoulé », a déclaré Ilaria Allegrozzi, chercheuse senior au sein de Human Rights Watch. « L'ampleur de la dissolution est l'un des coups les plus importants portés aux groupes de la société civile depuis que les militaires ont pris le pouvoir et envoie un message glaçant à tous les autres. »

La loi de juillet 2025, introduite par les autorités comme une mesure pour réglementer le secteur des organisations à but non lucratif et lutter contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, a considérablement étendu le contrôle gouvernemental sur la société civile. Elle impose des obligations lourdes qui entravent le travail humanitaire et de développement. Les organisations étrangères, par exemple, doivent nommer des ressortissants burkinabè à des postes clés de direction et financiers, les exposant à des risques personnels. Cette inquiétude a été renforcée par une disposition du Code de la famille de septembre 2025 permettant aux autorités de retirer la nationalité burkinabè à toute personne jugée agir contre les intérêts de l’État et créant un risque d’apatridie pour les individus ciblés.

Début avril, le gouvernement militaire, en réponse à un rapport de Human Rights Watch sur les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité commis par toutes les parties au conflit au Burkina Faso depuis 2023, avait menacé de prendre des « mesures fermes » contre ce qu’il appelait des « officines impérialistes déguisés en ONG [organisations non gouvernementales] ».

En fin 2025, les autorités ont introduit des barrières administratives supplémentaires. Les organisations doivent désormais obtenir un « visa statistique » avant de mener des enquêtes ou des recherches, un processus coûteux et chronophage qui, selon un travailleur humanitaire interrogé par Human Rights Watch, « entrave la collecte et l’analyse indépendantes des données dans un contexte déjà extrêmement fermé ».

Au cours de l’année passée, plusieurs organisations humanitaires internationales ont été suspendues ou expulsées, souvent pour des raisons procédurales peu claires. Entre juin et juillet 2025, les autorités ont suspendu ou révoqué les licences d’environ 20 organisations étrangères, dont Comunità di Sant’Egidio, Diakonia, Geneva Call et le Tony Blair Institute, invoquant le « non-respect de l’obligation de signature de la convention d’établissement ».

La répression du gouvernement militaire s'est également étendue aux individus membres de la société civile nationale et des organisations internationales. Depuis 2022, les autorités ont détenu plus de 70 travailleurs humanitaires, pour la plupart burkinabè, selon les médias internationaux. Dans un cas emblématique, les autorités militaires ont expulsé en août 2025 la principale représentante des Nations unies au Burkina Faso, Carol Flore-Smereczniak, en la déclarant persona non grata à la suite d'un rapport de l'ONU sur les violations à l'encontre des enfants dans le pays.

Dans un autre cas, au milieu de l'année 2025, les forces de sécurité ont arrêté et détenu arbitrairement huit membres du personnel de l'International Group Safety Organization (INSO), une organisation humanitaire basée aux Pays-Bas spécialisée dans la sécurité humanitaire, avant de les libérer finalement en décembre 2025. Les autorités les ont accusés d'espionnage et de trahison, leur reprochant de collecter et de fournir des informations sensibles sur la sécurité à des puissances étrangères.

Les autorités militaires ont utilisé les dispositions d’un décret de « mobilisation générale » d’avril 2023 — une loi d’urgence— de manière sélective et disproportionnée pour réprimer l’opposition politique, les médias et la dissidence, et pour faire taire et enrôler illégalement dans les forces armées des dizaines de voix critiques, journalistes, militants de la société civile et personnels judiciaires. Les autorités affirment que la conscription est autorisée par le décret, qui confère au président de vastes pouvoirs pour lutter contre l’insurrection islamiste, y compris en réquisitionnant des personnes et des biens et en limitant les libertés civiles. 

Entre juillet et octobre 2025, au moins six journalistes et trois militants ayant été précédemment enrôlés de force ont été libérés, tandis que d’autres conscrits sont toujours portés disparus, y compris l’éminent journaliste d’investigation Serge Oulon, et il est à craindre que d’autres aient été enrôlés illégalement.

Le droit international en matière des droits humains protège les droits aux libertés d'expression et d'association, permettant aux individus et aux groupes d'agir sans ingérence. Les restrictions apportées à ces droits doivent être nécessaires, proportionnées et non discriminatoires – des critères que la récente dissolution massive des organisations de la société civile et la loi de juillet 2025 ne respectent pas, ont déclaré les quatre organisations.

« Une société civile forte et indépendante agit comme un garde-fou contre les abus de pouvoir et amplifie les voix des communautés marginalisées », a déclaré Drissa Traoré, Secrétaire général de la FIDH. « Les autorités burkinabè devraient permettre aux organisations de la société civile de travailler librement et garantir les droits et libertés fondamentaux de chacun·e au Burkina Faso. »

20.04.2026 à 00:06

Le dégel des relations entre Pékin et Pyongyang bloque les voies de fuite des Nord-Coréens

Human Rights Watch

Click to expand Image Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un (à droite) accueillait le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, à Pyongyang, en Corée du Nord, le 10 avril 2026. © 2026 Agence centrale de presse coréenne / Korea News Service via AP Photo

Il y a une dizaine de jours, le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, s’est rendu à Pyongyang ; il s’agissait de sa première visite depuis 2019. Au cours de ce voyage, il a rencontré le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un et la ministre des Affaires étrangères Choe Son Hui ; les discussions ont reflété un engagement à renforcer la coopération entre les deux pays, ainsi qu’une coordination approfondie de leurs actions.

Cette diplomatie visible et cordiale entre Pékin et Pyongyang était délibérée. Les liaisons de transport entre la Chine et la Corée du Nord ont repris, les visites de haut niveau s’accélèrent et les relations entre les deux gouvernements se renforcent activement.

Mais le long de la frontière sino-nord-coréenne, une réalité différente persiste – une réalité qui n’est pas définie par la visibilité, mais par un silence imposé. 

Le contrôle des frontières est un élément essentiel du système de répression nord-coréen. Le gouvernement interdit à quiconque de quitter le pays sans autorisation, sous peine d’emprisonnement, de torture, de travaux forcés, de disparition forcée ou de mort. Pékin aide depuis longtemps la Corée du Nord à bloquer les voies d’évasion et à renvoyer de force vers leur pays les personnes qui tentent de fuir la Corée du Nord, contribuant ainsi à renforcer le contrôle de ce pays sur ses citoyens opprimés. Chaque renvoi forcé envoie un signal à ceux qui se trouvent en Corée du Nord ou qui se cachent en Chine : il n’y a pas de voie de fuite sûre.

Pour les Nord-Coréens qui tentent de fuir, les enjeux sont considérables. En mars, Kim Geum Sung, un jeune Nord-Coréen qui vit en tant que réfugié en Corée du Sud depuis 2019, a déclaré à Human Rights Watch que sa mère – qui avait participé à un mariage forcé en Chine afin de financer sa fuite – avait été détenue par les autorités chinoises il y a plus d’un an. Au début du mois d’avril, des législateurs sud-coréens ont adressé à Pékin une demande officielle visant à obtenir des informations sur le sort de la mère de Kim Geum Sung. Le ministère sud-coréen des Affaires étrangères a envoyé un courrier similaire. Ni les législateurs ni le ministère n’ont reçu de réponse. Le sort de cette femme reste inconnu, sans confirmation de sa libération par les autorités chinoises, ou de son renvoi forcé vers la Corée du Nord.

Le gouvernement chinois devrait immédiatement divulguer le sort de toutes les personnes nord-coréennes détenues, et mettre fin à tous les retours forcés vers la Corée du Nord ; il devrait soit accorder l’asile à ces personnes, soit leur permettre de voyager en toute sécurité vers un pays tiers sûr.

Les gouvernements en relation avec Pékin, notamment dans la perspective du sommet États-Unis-Chine prévu en mai, devraient soulever des cas comme celui de la mère de Kim Geum Sung et faire pression sur les autorités chinoises pour qu’elles respectent leurs obligations en vertu du droit international, qui interdit de renvoyer des personnes vers des pays où elles risquent d’être persécutées ou de subir d’autres préjudices.

Les dirigeants de ces pays devraient se rappeler que chaque poignée de main diplomatique avec des responsables chinois dissimule des personnes comme la mère de Kim Geum Sung : invisibles, portées disparues et en danger.

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17.04.2026 à 04:00

Liban : L'attaque israélienne contre un pont est un crime de guerre potentiel

Human Rights Watch

Click to expand Image Le pont de Qasmieh, dans le sud du Liban, photographié le 9 avril 2026 après avoir été endommagé la veille par une frappe aérienne israélienne. Une semaine plus tard, le 16 avril, l’armée israélienne a mené une nouvelle frappe contre ce pont du fleuve Litani, le détruisant. Il s’agissait du dernier point de passage majeur entre le sud du Liban et le nord du pays. © 2026 Kawnat Haju/AFP via Getty Images

(Beyrouth, 17 avril 2026) – La destruction par l’armée israélienne du pont de Qasmieh dans le sud du Liban le 16 avril, quelques heures avant l’annonce d’un cessez-le-feu, menace de couper le territoire libanais situé au sud du fleuve Litani du reste du pays, a déclaré aujourd’hui Human Rights Watch. Cette attaque délibérée a détruit le dernier point de passage opérationnel pour les civils et l’aide humanitaire, avec la perspective de causer d’immenses souffrances à la population civile ; elle devrait faire l’objet d’une enquête en tant qu’attaque potentiellement disproportionnée contre des civils, ce qui constituerait un crime de guerre. 

Des dizaines de milliers de civils se trouvent toujours dans les zones du Liban situées au sud du fleuve Litani, ont indiqué des responsables locaux à Human Rights Watch. Les pays donateurs devraient prendre immédiatement des mesures, notamment en soutenant la mise en place de points de passage temporaires pendant le cessez-le-feu, afin d’essayer de garantir aux civils l’accès aux produits essentiels à leur survie, tels que l’eau, la nourriture et les médicaments. Si des points de passage temporaires devaient être mis en place, les autres pays devraient faire pression sur Israël pour que ce pays respecte le droit international humanitaire et garantisse aux civils un passage en toute sécurité par ces points de passage.

« Les attaques systématiques et répétées de l’armée israélienne contre les ponts, qui menacent d’isoler les civils du sud du Liban et de les priver de l’accès aux moyens de survie, témoignent d’un mépris cruel pour le bien-être des dizaines de milliers de personnes qui y vivent encore », a déclaré Ramzi Kaiss, chercheur sur le Liban à Human Rights Watch. « Les autres pays devraient faire pression de toute urgence sur l’armée israélienne pour que ce pays cesse de mettre en danger le bien-être des civils. »

Avant le 16 avril, l’armée israélienne avait systématiquement détruit ou gravement endommagé tous les principaux ponts reliant les zones situées au sud du fleuve Litani au reste du pays, faisant du pont de Qasmieh le seul point de passage opérationnel à usage civil, bien qu’il ait lui aussi été endommagé lors d’une attaque le 8 avril. 

Les frappes précédentes avaient déjà considérablement limité la capacité des civils à se déplacer en toute sécurité, ainsi que celle des institutions publiques, des organisations humanitaires, des hôpitaux et des établissements de santé à acheminer l’aide et à prodiguer des soins médicaux. D’autres points de passage plus petits sont peut-être encore intacts, mais ils se trouvent sur un terrain difficile, sont de taille réduite et, dans certains cas, ne sont pas reliés au réseau routier, ce qui rendrait difficile pour les civils d’atteindre des zones plus sûres au nord du Litani ou pour l’aide humanitaire d’être acheminée en toute sécurité.

Human Rights Watch a vérifié des photos et des vidéos partagées par des journalistes et publiées en ligne, montrant le moment de l’attaque et ses conséquences. Une vidéo vérifiée montre au moins deux larges munitions frappant le pont, suivis de panaches de fumée et de débris s’élevant dans le ciel. On peut voir des véhicules s’approcher du pont dans les deux sens. Les vidéos et les photos montraient un grand cratère sur le côté sud du pont, qui a complètement détruit le passage.

Des dizaines de milliers de personnes vivant au sud du fleuve Litani dépendaient du pont de Qasmieh pour accéder à l’aide humanitaire, à la nourriture et aux fournitures médicales, ont déclaré à Human Rights Watch des responsables locaux, des professionnels de santé et un responsable hospitalier de Tyr quelques semaines avant que le pont ne soit touché.

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) et le porte-parole du Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme ont précédemment averti que les frappes israéliennes sur les ponts isolaient les habitants du sud du Liban, coupaient les liaisons entre différentes zones, entravaient l’acheminement des fournitures essentielles et limitaient considérablement l’accès humanitaire.

L’armée israélienne a accusé le Hezbollah d’utiliser les ponts sur le Litani à des fins militaires, notamment pour acheminer du matériel de combat et des combattants vers la zone située au sud du fleuve. L’armée israélienne n’a pas publié de communiqué immédiatement après la frappe du 16 avril, afin de la justifié ; mais elle avait précédemment déclaré que les frappes sur les ponts visaient à « empêcher le mouvement de renforts et de moyens de combat » vers le sud du Liban.

Cependant, même si les ponts ont un double usage et deviennent des cibles militaires – c’est-à-dire s’ils contribuent efficacement à l’action militaire –, toute attaque contre eux reste soumise aux exigences de proportionnalité. Les attaques disproportionnées comprennent celles dont on peut s’attendre à ce qu’elles causent des dommages excessifs aux civils et aux biens de caractère civil par rapport à l’avantage militaire concret et direct escompté de l’attaque.

Étant donné que le pont de Qasmieh était le dernier point de passage opérationnel majeur du fleuve Litani, Israël aurait dû prévoir que les dommages potentiels causés à des dizaines de milliers de civils soient considérables. En revanche, il est difficile de concevoir l’avantage militaire concret et direct que Israël aurait pu anticiper de manière crédible, pour justifier de tels dommages aux civils.

Cette attaque devrait faire l’objet d’une enquête afin de déterminer si le pont de Qasmieh constituait réellement un objectif militaire et, dans l’affirmative, s’il s’agissait d’une attaque disproportionnée, ce qui constituerait un crime de guerre, a déclaré Human Rights Watch. Si le pont n’était pas un objectif militaire, la frappe équivaudrait à une attaque délibérément dirigée contre un objectif civil, ce qui constitue également un crime de guerre.

Les attaques israéliennes ont tué plus de 2 196 personnes au Liban depuis le 2 mars, selon le ministère libanais de la Santé. Parmi les victimes figuraient plus de 172 enfants, 260 femmes et 93 professionnels de santé, au 7 avril. Les attaques du Hezbollah ont tué au moins deux civils en Israël, a rapporté la BBC.

Les États donateurs devraient collaborer avec le gouvernement libanais pour rétablir des points de passage temporaires vers les zones situées au sud du Litani, et s’engager à garantir un accès durable et prévisible à l’aide humanitaire pour les habitants du sud du Liban. Toutes les parties au conflit devraient veiller à ce que les civils aient accès aux produits essentiels à leur survie, ainsi qu’à un passage en toute sécurité pour ceux qui choisissent de partir.

Les alliés d’Israël, notamment les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne et d’autres États de l’Union européenne, devraient suspendre toutes les ventes et livraisons d’armes à Israël, ainsi que l’aide militaire à ce pays, et imposer des sanctions ciblées aux responsables impliqués de manière crédible dans les crimes graves en cours. L’Union européenne devrait aussi suspendre immédiatement le volet commercial de l’Accord d’association UE-Israël, tant que dureront les crimes atroces d’Israël, a déclaré Human Rights Watch.

Les autorités judiciaires libanaises devraient ouvrir des enquêtes nationales sur les crimes internationaux graves ; le gouvernement devrait aussi adhérer au Statut de Rome de la Cour pénale internationale et soumettre une déclaration acceptant la compétence de la Cour avant la date d’adhésion, y compris pour les faits survenus depuis au moins le 7 octobre 2023.

« Seules des actions concrètes permettront aux autres pays de signaler clairement à Israël que les crimes de guerre ne seront pas tolérés », a conclu Ramzi Kaiss. « Ils devraient commencer par suspendre les ventes d’armes et sanctionner les responsables qui commettent des abus. » 

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