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Humans Right Watch enquête sur les violations des droits humains commises à travers le monde

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14.04.2026 à 17:47

Soudan : Les dirigeants mondiaux devraient agir face aux atrocités en cours

Human Rights Watch

Click to expand Image Un habitant d'Omdurman, au Soudan, marchait parmi les décombres dans une rue désertée de cette ville, le 25 mai 2025. © 2025 Carolyn Van Houten/The Washington Post via Getty Images

(Berlin, le 14 avril 2026) – Les dirigeants réunis à Berlin le 15 avril 2026 – date marquant le troisième anniversaire du début du conflit en cours au Soudan – devraient s’engager à prendre des mesures concrètes assorties d’échéances précises afin de protéger les civils et d’établir les responsabilités pour les crimes internationaux graves, a déclaré aujourd’hui Human Rights Watch.

Des représentants de l’Union européenne, de l’Allemagne, de la France, du Royaume-Uni, ainsi que de l’Union africaine et des États-Unis, se réuniront à Berlin pour aborder la question du conflit opposant les Forces armées soudanaises (FAS) aux Forces de soutien rapide (FSR), ainsi que leurs alliés respectifs. Fin février, cinq pays – l'Allemagne, l'Irlande, la Norvège, les Pays-Bas et le Royaume-Uni – ont conjointement annoncé la formation d'une coalition visant à prévenir les atrocités et à promouvoir la justice au Soudan. La conférence de Berlin offre l’occasion d’élargir la participation à cette coalition et de redoubler d’efforts.

« Encore une année au Soudan a été entachée par des crimes de guerre généralisés, des déplacements massifs de civils et un afflux continu d’armes vers les factions belligérantes responsables d’exactions » a déclaré Mohamed Osman, chercheur auprès de la division Afrique à Human Rights Watch. « La conférence de Berlin ne devrait pas être une autre simple formalité, mais devrait au contraire enfin mobiliser la communauté internationale pour empêcher de nouvelles atrocités, faire progresser la justice et protéger les civils, notamment les travailleurs humanitaires locaux. »

Cette conférence se réuniront dans un contexte de combats dévastateurs dans la région du Kordofan et dans l’État du Nil Bleu. Depuis janvier, les parties belligérantes ont fait un usage généralisé d’armes explosives lors d’attaques perpétrées contre des zones peuplées, tuant des civils et touchant des infrastructures civiles, certaines à l’aide de drones.

Selon Médecins Sans Frontières (MSF), le 20 mars, une frappe de drone des FAS visant un hôpital du Darfour-Oriental a tué 70 personnes, dont 15 enfants. L’organisation a également indiqué que, le 2 avril, les RSF ont mené une frappe de drone contre un hôpital dans l’État du Nil Blanc, tuant au moins 10 personnes, dont sept membres du personnel médical. Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) a déclaré en mars que l’utilisation de drones lors d’attaques au Soudan « souligne l’impact dévastateur des armes technologiques, relativement peu coûteuses, dans les zones peuplées ».

Les FSR ont lancé un assaut final contre El Fasher, capitale du Darfour du Nord, en octobre 2025, au terme d’un siège qui a duré 18 mois. Une mission d’établissement des faits de l’ONU a conclu que la manière dont les FSR avaient mené leurs attaques contre les civils, au moment de la chute de la ville et dans ses environs, portait les « caractéristiques d’un génocide ».

Des chercheurs de Human Rights Watch se sont entretenus avec des survivants qui ont décrit une campagne de bombardements ayant tué un grand nombre de civils, des massacres généralisés à l’intérieur et aux abords de la ville, des détentions arbitraires généralisées – incluant des enlèvements systématiques contre rançon – ainsi que des viols à grande échelle. Malgré les avertissements répétés de la société civile quant au risque d’atrocités de masse, d’autres pays n’ont pas agi contre les dirigeants des FSR, a constaté Human Rights Watch.

Human Rights Watch a également documenté le fait que les Forces armées soudanaises et les forces affiliées ont procédé à des arrestations arbitraires, manifestement en ciblant les individus en raison de leur ethnicité, de leur convictions politiques ou de leur action humanitaire au niveau local. Les détenus, dont les droits à une procédure régulière ont été niés, ont souvent été soumis à la torture ainsi qu’à d’autres formes de mauvais traitements.

L’UE en particulier, s’appuyant sur les conclusions du Conseil des affaires étrangères adoptées en octobre 2025, devrait mettre en œuvre des recommandations visant à protéger les civils et s’engager à rejoindre la coalition pour la prévention des atrocités. De même, les États membres de l’Union africaine devraient dépasser les déclarations de principe pour exercer une pression diplomatique concertée, apporter un soutien aux mécanismes de surveillance et s’engager en faveur de la protection des civils.

Les pays participants devraient également soutenir la mise en place d’un mécanisme chargé de suivre les violations du droit international des droits humains et du droit humanitaire – y compris les attaques en cours contre les travailleurs humanitaires locaux – et y apporter une réponse ; ils devraient par ailleurs fournir un soutien politique et financier à leur travail vital d’assistance à la population, a préconisé Human Rights Watch.

Les pays préoccupés – notamment par l’intermédiaire de la coalition pour la prévention des atrocités et la justice, récemment formée – devraient également prendre des mesures concrètes pour exiger l’établissement des responsabilités. Ces mesures pourraient inclure un soutien total à l’enquête actuellement menée par la Cour pénale internationale (CPI) au Darfour, ainsi que des pressions sur les parties belligérantes afin qu’elles accordent un accès sans entrave aux observateurs et enquêteurs indépendants. D’autres pays devraient faire pression sur le Soudan pour qu’il livre Omar el-Béchir – l’ancien dictateur du pays – et les autres individus recherchés par la CPI, et œuvrer à l’extension de la compétence de cette juridiction internationale à l’ensemble du pays, et non plus au seul Darfour.

Les pays impliqués devraient également dénoncer publiquement les soutiens des parties belligérantes – notamment les Émirats arabes unis – et s’engager à prendre des mesures concrètes pour empêcher la poursuite de l’appui dont bénéficient les auteurs d’exactions. Ils devraient faire respecter l’embargo sur les armes imposé par le Conseil de sécurité de l’ONU au Darfour et œuvrer à l’étendre à l’ensemble du Soudan.

« Cette conférence ne devrait pas rester dans les mémoires comme le premier jour d’une année d’atrocités de plus commises contre les civils au Soudan », a conclu Mohamed Osman. « Les participants devraient identifier et mettre en œuvre les mesures nécessaires pour changer cette réalité, notamment en s’accordant sur une action stratégique visant à tenir les auteurs d’abus responsables de leurs actes, ainsi qu’en redoublant d’efforts pour protéger les civils et ouvrir un espace civique. »

14.04.2026 à 15:31

Les travailleurs des plateformes en France ont besoin de protection en attendant une réglementation

Human Rights Watch

Click to expand Image Des livreurs d'Uber Eats ont manifesté à la suite de la suppression massive de centaines de comptes à Paris, en France, le 1er octobre 2022. © 2022 Sipa via AP Photo

Chaque jour, des livreurs de repas sillonnent Paris et Bordeaux par tous les temps, effectuant de longues heures de travail pour un salaire bien inférieur au salaire minimum français. Pour la plupart d'entre eux, ce travail constitue leur seule source de revenus.

Une nouvelle enquête menée auprès d’environ 1 000 travailleurs en France qui livrent des repas pour des entreprises telles qu’Uber Eats et Deliveroo décrit les conséquences de leur travail pour des plateformes numériques.

Leurs conclusions reflètent ce que Human Rights Watch a constaté aux États-Unis, notamment dans une enquête menée auprès de 127 travailleurs de plateformes dans l’État du Texas.

En France, 56 % des travailleurs de plateformes ont déclaré avoir passé une journée entière sans repas convenable par manque d’argent au cours de l’année écoulée. Au Texas, près des deux tiers ont déclaré avoir des difficultés à payer leur nourriture et leurs courses.

Les travailleurs des plateformes ne touchent qu’une fraction de ce que paient les consommateurs et doivent prendre en charge les coûts liés à leur équipement, à son entretien, aux assurances et aux cotisations sociales, car la plupart des entreprises de plateformes classent leurs travailleurs comme indépendants. Au Texas, où de nombreux travailleurs utilisent une voiture, ces dépenses réduisent leur salaire de près de 70 %, le ramenant à 5,12 dollars (4,35 euros) de l’heure, soit un montant inférieur au salaire minimum fédéral de 7,25 dollars (6,16 euros).

En France, alors que la plupart des travailleurs utilisent des vélos ou des vélos électriques, ce qui réduit les frais de transport, les trois quarts des personnes interrogées ont également déclaré louer l’accès au compte d’une autre personne sur les applications, versant en moyenne 528 € par mois à un particulier. Pour certains, comme les travailleurs migrants qui n’ont pas de statut migratoire sûr et ne peuvent pas créer de compte à leur nom, ce type d’arrangement comporte des risques supplémentaires.

En moyenne, les travailleurs gagnaient moins de 4 € de l’heure après déduction des frais, bien en dessous du salaire minimum français de 11,65 € de l’heure au moment de l’enquête.

Les travailleurs en France ont décrit des conditions similaires à celles documentées par Human Rights Watch : des algorithmes opaques, une surveillance constante, la crainte d’une désactivation arbitraire, une santé qui se détériore et des obstacles à leurs droits de protection sociale découlant directement de leur classification en tant que travailleurs indépendants.

Ces conclusions interviennent à un moment critique, alors que les États membres de l’Union européenne commencent à mettre en œuvre une directive européenne de 2024 visant à améliorer les conditions des travailleurs des plateformes. Parallèlement, l’Organisation internationale du travail va bientôt délibérer sur une nouvelle convention pour un travail décent dans l’économie des plateformes.

Human Rights Watch appelle les gouvernements à établir une présomption d’emploi lorsque les entreprises de plateformes exercent un contrôle sur les travailleurs, à garantir une rémunération tenant compte de l’ensemble du temps de travail et des coûts, à assurer l’accès aux soins de santé et à la sécurité sociale, et à mettre fin à la désactivation arbitraire des comptes. La réglementation de l’économie des plateformes est une question de droits.

14.04.2026 à 11:20

RD Congo : L’aide humanitaire et les déplacements entravés dans les Hauts Plateaux du Sud-Kivu

Human Rights Watch

Click to expand Image Les Hauts Plateaux vus depuis le village de Namesha, dans le territoire de Fizi, au Sud-Kivu, en République démocratique du Congo, mars 2026. © 2026 Emmet Livingstone

(Nairobi) – Les forces armées congolaises et les groupes armés présents dans les Hauts Plateaux du Sud-Kivu entravent l’acheminement de l’aide humanitaire et empêchent les civils de fuir les combats dans l’est de la République démocratique du Congo, a déclaré aujourd’hui Human Rights Watch.

Le Conseil de sécurité des Nations Unies, qui se réunira sur la situation en RD Congo le 15 avril 2026, devrait appeler toutes les parties belligérantes à faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire et le passage en toute sécurité des civils, et envisager de nouvelles sanctions à l’encontre de commandants coupables d’exactions.

« Les civils des Hauts Plateaux du Sud-Kivu sont confrontés à une crise humanitaire grave et vivent dans la crainte des exactions commises par toutes les parties », a déclaré Clémentine de Montjoye, chercheuse senior sur la région des Grands Lacs à Human Rights Watch. « Il faut accorder davantage d’attention à ce conflit largement sous-médiatisé, sinon cette situation déplorable ne fera qu’empirer. »

Human Rights Watch a mené des entretiens avec six sources à Minembwe, la principale ville des Hauts Plateaux actuellement sous le contrôle des groupes armés Twirwaneho et M23 ; avec quatre sources à Baraka, dans le territoire de Fizi, sous le contrôle de l’armée congolaise et des milices Wazalendo ; et avec plus d’une douzaine de sources humanitaires, militaires, diplomatiques et médiatiques, de la société civile et des Nations Unies. Human Rights Watch a également examiné des rapports, des photographies et une vidéo faisant suite à deux attaques manifestes de drones.

L’ONU a qualifié de « sévères » les restrictions humanitaires pesant sur l’accès aux Hauts Plateaux du Sud-Kivu, une zone couvrant certaines parties des territoires de Fizi, Mwenga et Uvira. Les incidents de sécurité impliquant l’armée congolaise et des groupes armés au Sud-Kivu se sont multipliés après que la mission de maintien de la paix de l’ONU en RD Congo, connue sous son acronyme français MONUSCO, s’est complètement retirée de la province en juin 2024 dans le cadre d’un accord entre l’ONU et le gouvernement. Les informations sur les violations en cours sont rares en raison de l’accès limité à la zone et des moyens de télécommunication très restreints.

Human Rights Watch a reçu des informations crédibles concernant huit incidents impliquant des frappes de drones dans le Sud-Kivu entre janvier et mars 2026. L’analyse des données du projet ACLED (Armed Conflict Location & Event Data Project), qui compile et vérifie les rapports sur la violence politique, montre une augmentation significative des frappes aériennes et des frappes de drones signalées dans les Hauts Plateaux du Sud-Kivu depuis novembre 2025.

Ce conflit de longue date oppose d’un côté le Twirwaneho, groupe issu de la communauté banyamulenge, désormais allié aux forces rwandaises et au M23, et qui aurait des liens avec certains groupes armés burundais. Ces groupes sont combattus par les forces armées congolaises et les groupes armés Wazalendo (anciennement Mai-Mai) issus des communautés babembe, bafuliru et banyiundu, entre autres. Selon des sources sécuritaires, l’armée burundaise compte actuellement environ 4 000 soldats déployés dans les territoires de Fizi et de Mwenga pour combattre aux côtés des forces armées congolaises.

Click to expand Image Evolution et localisations des frappes aériennes et frappes de drones rapportées entre janvier 2025 et mars 2026 dans les Hauts Plateaux du Sud-Kivu. Data © 2026 ACLED. Graphique © 2026 Human Rights Watch

Selon des sources onusiennes et militaires, une présence accrue de forces armées et de groupes armés a été remarquée dans les centres urbains. Des témoins et des proches ont déclaré à Human Rights Watch que des attaques de drones dans les Hauts Plateaux avaient tué au moins deux personnes issues de la communauté banyamulenge en mars 2026. Le 23 mars, un homme de 86 ans a été tué alors qu’il gardait son bétail près de Minembwe. Le 30 mars, un garçon de 14 ans a été tué dans un champ près de son village, sur le territoire de Fizi. On ignore si ces attaques visaient des cibles militaires. Des habitants ont également déclaré que des dizaines de têtes de bétail avaient été tuées et des maisons détruites lors d’attaques de drones.« Nous sommes bombardés en permanence, et de nombreuses personnes sont blessées », a déclaré un professionnel de santé à Minembwe.

Une station de radio communautaire à Madegu, près de Minembwe, a été endommagée lors d’une attaque manifeste de drones le 9 mars, perturbant l’accès à l’information dans une région où le réseau téléphonique est perturbé depuis plus d’un an. « Il y avait des journalistes à la [station de] radio qui se sont enfuis », a déclaré un témoin présent sur place. « À Minembwe, quand nous voyons des drones de reconnaissance, nous savons que nous devons fuir. […] Après leur départ, les drones ont tiré [sur la station] et les ont poursuivis dans un champ voisin. » Un témoin a envoyé à Human Rights Watch une photographie de la station montrant au moins quatre panneaux solaires endommagés.

En mars, une autre attaque manifeste de drones a visé une église du village d’Ilundu de nuit. Human Rights Watch a examiné neuf photographies et une vidéo qui, selon des témoins, montraient l’église, avec deux grands trous dans le toit.

Bien que Human Rights Watch n’ait pas pu établir avec certitude la responsabilité pour ces frappes, les cibles suggèrent que l’armée congolaise ou des combattants alliés contrôlaient les drones, a déclaré Human Rights Watch. Human Rights Watch a échangé avec le commandant régional de l’armée congolaise le 4 avril pour demander des informations complémentaires sur les frappes et les cibles militaires, mais n’a pas reçu de réponse.

Le Twirwaneho a menacé et enrôlé de force des civils dans les Hauts Plateaux. Des habitants de Minembwe ainsi que des sources onusiennes et diplomatiques ont déclaré que le Twirwaneho avait contraint des familles à fournir un combattant ou à verser une compensation financière au groupe armé, et qu’ils exerçaient des représailles en cas de refus. Selon ces sources, le Twirwaneho aurait également empêché les civils de quitter Minembwe, malgré les attaques en cours dans la région, afin de se protéger contre les attaques et de renforcer son image de groupe de « défense locale ».

Depuis la prise de Minembwe par le M23 et le Twirwaneho en mars 2025, la zone est encerclée par les forces congolaises et leurs alliés. Les combats en cours ont gravement affecté l’acheminement de l’aide humanitaire et contribué à des pénuries alimentaires dans la ville. Les organisations humanitaires n’ont pratiquement pas accès à la région depuis plus d’un an. Les établissements médicaux souffrent d’une grave pénurie de médicaments et de produits de première nécessité. Le manque de produits de base tels que le sucre et le sel a poussé les prix à la hausse, qui sont désormais cinq fois plus élevés que dans d’autres villes du Sud-Kivu. Le 14 avril, le commandant régional de l’armée congolaise, le général Fabien Dunia, a déclaré à Human Rights Watch qu'il prenait des mesures pour faciliter l'accès des organisations aux Hauts Plateaux et pourrait intervenir sur les groupes Wazalendo qui constituent une menace.

Les civils dans les zones restant sous contrôle congolais ont également été confrontés à des pénuries de médicaments et de produits de première nécessité selon des informations relayées par les médias et des sources humanitaires.

Des combattants Wazalendo ont également harcelé et attaqué des personnes, notamment des membres de la communauté banyamulenge, selon des témoignages de résidents et des rapports des médias. Des combattants Wazalendo, y compris le groupe armé dirigé par William Yakutumba, ont arbitrairement arrêté et détenu des personnes accusées de soutenir le M23.

Une personne récemment détenue dans une cellule de détention informelle à Baraka a déclaré avoir dû payer des centaines de milliers de francs congolais pour être libérée. « Ils m’ont sévèrement battu », a-t-il déclaré. « Ils harcèlent la population et nous accusent de soutenir le M23 pour nous faire payer. »

Les Wazalendo ont mis en place des barrières pour prélever entre 1 000 et 2 000 francs congolais (entre 0,43 et 0,86 dollar américain) aux passants. « De Baraka à Fizi, il y a plus de 10 barrières mises en place par les Wazalendo et l’armée congolaise », a déclaré un habitant de Baraka. « À chaque fois, il faut payer 1 000 francs congolais », a-t-il ajouté. Un autre habitant a déclaré avoir compté huit barrières tenues par les Wazalendo entre Baraka et Misisi, sur une distance de 130 kilomètres.

En février et mars, le général Fabien Dunia a rencontré des groupes Wazalendo à Uvira et Baraka afin de chercher à interdire à toute personne armée d’entrer dans les centres urbains. Il a déclaré à Human Rights Watch que ses forces avaient arrêté plusieurs combattants Wazalendo auteurs d’exactions à Uvira et Baraka.

Toutes les parties au conflit dans le Sud-Kivu devraient respecter pleinement le droit de la guerre. Les autorités congolaises ont l’obligation d’enquêter et de poursuivre comme il se doit les auteurs présumés de crimes de guerre commis par leurs forces ou sur leur territoire.

La MONUSCO devrait envisager de reprendre ses activités dans le Sud-Kivu en vertu d’une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU de décembre 2025 qui permettrait la reprise de ses missions de surveillance et de vérification du cessez-le-feu, a déclaré Human Rights Watch.

« Les autorités congolaises devraient contrôler la coalition Wazalendo et mener des enquêtes impartiales ainsi que poursuivre en justice tous les responsables d’abus graves, y compris ceux qui entravent l’acheminement de l’aide », a conclu Clémentine de Montjoye. « Les gouvernements concernés devraient exhorter de toute urgence les parties belligérantes à prendre toutes les précautions possibles pour minimiser les dommages causés aux civils et faciliter l’acheminement de cette aide vitale. »

Un commentaire supplémentaire du général Fabien Dunia le 14 avril a été ajouté au rapport après sa publication.

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