
09.06.2026 à 14:20
stagiaire-comm@iris-france.org
Dans cette série consacrée à la Coupe du monde 2026, Lukas Aubin, directeur de recherche à l’IRIS et responsable du Programme Sport et géopolitique, analyse les enjeux géopolitiques qui entourent l’organisation du tournoi ainsi que la stratégie politique de Donald Trump pour faire du Mondial 2026 un levier de puissance pour les États-Unis. La Coupe du monde de football masculine, à la dimension continentale, se déroulera du 11 juin au 19 juillet 2026, et pour la première fois de son histoire, sera organisée par trois pays : les États-Unis, le Canada et le Mexique. Au-delà de sa dimension sportive, un événement de cette ampleur participe au rayonnement international des États qui l’accueillent. Dès lors, Donald Trump entend faire du Mondial 2026 une vitrine de la puissance américaine et de son leadership sur la scène internationale. Le soutien de la FIFA, dont le président américain bénéficie, interroge sur la place accordée aux États-Unis au sein d’une compétition pourtant organisée par trois pays hôtes. De même, cette compétition intervient dans un contexte marqué par le durcissement des politiques migratoires américaines, le renforcement des contrôles aux frontières et les restrictions de visas. Des politiques qui entrent en contradiction avec les valeurs d’ouverture, de coopération et d’universalité que la Coupe du monde prétend incarner en rassemblant des peuples, des cultures et des supporters venus du monde entier. La Coupe du monde 2026 peut-elle devenir un instrument de puissance au service de l’administration Trump ? Dans quelle mesure le rapprochement entre la FIFA et la Maison-Blanche participe-t-il à la politisation de l’événement ? Comment concilier les valeurs d’ouverture et d’universalité portées par le football avec les restrictions migratoires mises en place par les États-Unis ? Et que révèle le Mondial 2026 des relations entre sport, pouvoir et géopolitique ?
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Dans cette série consacrée à la Coupe du monde 2026, Lukas Aubin, directeur de recherche à l’IRIS et responsable du Programme Sport et géopolitique, analyse les enjeux géopolitiques qui entourent l’organisation du tournoi ainsi que la stratégie politique de Donald Trump pour faire du Mondial 2026 un levier de puissance pour les États-Unis.
La Coupe du monde de football masculine, à la dimension continentale, se déroulera du 11 juin au 19 juillet 2026, et pour la première fois de son histoire, sera organisée par trois pays : les États-Unis, le Canada et le Mexique. Au-delà de sa dimension sportive, un événement de cette ampleur participe au rayonnement international des États qui l’accueillent. Dès lors, Donald Trump entend faire du Mondial 2026 une vitrine de la puissance américaine et de son leadership sur la scène internationale. Le soutien de la FIFA, dont le président américain bénéficie, interroge sur la place accordée aux États-Unis au sein d’une compétition pourtant organisée par trois pays hôtes. De même, cette compétition intervient dans un contexte marqué par le durcissement des politiques migratoires américaines, le renforcement des contrôles aux frontières et les restrictions de visas. Des politiques qui entrent en contradiction avec les valeurs d’ouverture, de coopération et d’universalité que la Coupe du monde prétend incarner en rassemblant des peuples, des cultures et des supporters venus du monde entier.
La Coupe du monde 2026 peut-elle devenir un instrument de puissance au service de l’administration Trump ? Dans quelle mesure le rapprochement entre la FIFA et la Maison-Blanche participe-t-il à la politisation de l’événement ? Comment concilier les valeurs d’ouverture et d’universalité portées par le football avec les restrictions migratoires mises en place par les États-Unis ? Et que révèle le Mondial 2026 des relations entre sport, pouvoir et géopolitique ?
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09.06.2026 à 12:54
Coline Laroche
Chaque mardi, Pascal Boniface reçoit un membre de l’équipe de recherche de l’IRIS pour décrypter un fait d’actualité internationale. Aujourd’hui, échange avec Karim Émile Bitar, chercheur associé à l’IRIS, autour de la situation au Liban alors qu’Israël continue à frapper le Sud du pays malgré le cessez-le-feu conclu le 4 juin dernier.
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Chaque mardi, Pascal Boniface reçoit un membre de l’équipe de recherche de l’IRIS pour décrypter un fait d’actualité internationale. Aujourd’hui, échange avec Karim Émile Bitar, chercheur associé à l’IRIS, autour de la situation au Liban alors qu’Israël continue à frapper le Sud du pays malgré le cessez-le-feu conclu le 4 juin dernier.
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09.06.2026 à 12:39
stagiairedecomm@iris-france.org
À quelques jours du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, un nouveau scandale entache l’organisation de l’événement. Omar Abdulkadir Artan, 34 ans, nommé meilleur arbitre de l’année par la Confédération africaine de football (CAF) en 2025, s’apprêtait à devenir le premier Somalien à officier lors d’une phase finale. Sélectionné après un processus rigoureux, il incarnait l’espoir d’une Somalie, 198ᵉ au classement FIFA, de briller indirectement sur la scène mondiale. Pourtant, malgré un visa en règle et un passeport diplomatique, il a été refoulé à son arrivée aux États-Unis, expédié vers Istanbul sans explication valable. Cette décision s’inscrit dans la ligne radicale de Donald Trump contre les migrants et les pays qu’il méprise ouvertement. La Somalie, qu’il a qualifiée de « pays pourri » et de « pire pays du monde », est dans son viseur. Omar Abdulkadir Artan n’est pas rejeté pour ce qu’il a fait, mais pour ce qu’il est : un Somalien. Un acte raciste assumé, qui humilie non seulement un homme, mais également la FIFA, l’Afrique, et les valeurs mêmes du sport. La FIFA, sous la direction de Gianni Infantino, a cédé sans protester. Une passivité qui interroge : jusqu’où iront les concessions de la FIFA pour ne pas froisser le pays hôte ? Cette soumission contraste avec des précédents où des instances sportives, comme l’UEFA sous Michel Platini, ont su imposer le respect de leurs principes. Mon analyse dans cette vidéo.
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À quelques jours du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, un nouveau scandale entache l’organisation de l’événement. Omar Abdulkadir Artan, 34 ans, nommé meilleur arbitre de l’année par la Confédération africaine de football (CAF) en 2025, s’apprêtait à devenir le premier Somalien à officier lors d’une phase finale.
Sélectionné après un processus rigoureux, il incarnait l’espoir d’une Somalie, 198ᵉ au classement FIFA, de briller indirectement sur la scène mondiale. Pourtant, malgré un visa en règle et un passeport diplomatique, il a été refoulé à son arrivée aux États-Unis, expédié vers Istanbul sans explication valable.
Cette décision s’inscrit dans la ligne radicale de Donald Trump contre les migrants et les pays qu’il méprise ouvertement. La Somalie, qu’il a qualifiée de « pays pourri » et de « pire pays du monde », est dans son viseur. Omar Abdulkadir Artan n’est pas rejeté pour ce qu’il a fait, mais pour ce qu’il est : un Somalien. Un acte raciste assumé, qui humilie non seulement un homme, mais également la FIFA, l’Afrique, et les valeurs mêmes du sport.
La FIFA, sous la direction de Gianni Infantino, a cédé sans protester. Une passivité qui interroge : jusqu’où iront les concessions de la FIFA pour ne pas froisser le pays hôte ? Cette soumission contraste avec des précédents où des instances sportives, comme l’UEFA sous Michel Platini, ont su imposer le respect de leurs principes.
Mon analyse dans cette vidéo.
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