
23.06.2026 à 15:16
Coline Laroche
This article examines the evolution of Estonia’s defence procurement practices, especially following Russia’s full-scale invasion of Ukraine in 2022. It argues that Estonia´s defence capability development remains firmly threat-driven and in line with NATO collective efforts. However, Russia´s full-scale invasion of Ukraine has accelerated timelines and reprioritised some of the defence articles such as ammunition, air defence and unmanned systems. Furthermore, there has been evident shift towards more dynamic and effect-driven acquisition models, and the growing emphasis on delivery speed and supply security, which requires a revaluation of established practices and structures that often prioritize rigidity and cost-effectiveness over agility and responsiveness. The paper further explores the efforts to strengthen the domestic defence industrial base through localisation, innovation support and EU instruments, as well as the drivers and limitations of Baltic and EU-level joint procurement.
L’article What Are the Main Drivers of Member States’ Defence Procurement Practices? The Estonian Case est apparu en premier sur IRIS.
This article examines the evolution of Estonia’s defence procurement practices, especially following Russia’s full-scale invasion of Ukraine in 2022. It argues that Estonia´s defence capability development remains firmly threat-driven and in line with NATO collective efforts. However, Russia´s full-scale invasion of Ukraine has accelerated timelines and reprioritised some of the defence articles such as ammunition, air defence and unmanned systems. Furthermore, there has been evident shift towards more dynamic and effect-driven acquisition models, and the growing emphasis on delivery speed and supply security, which requires a revaluation of established practices and structures that often prioritize rigidity and cost-effectiveness over agility and responsiveness. The paper further explores the efforts to strengthen the domestic defence industrial base through localisation, innovation support and EU instruments, as well as the drivers and limitations of Baltic and EU-level joint procurement.
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22.06.2026 à 17:32
Déborah Yapi
À l’heure où Donald Trump essuie un échec cuisant face à l’Iran, son administration enregistre des succès stratégiques en Amérique latine, une région qu’il cherche à transformer en « arrière-cour » des États-Unis. En décembre 2025, la Stratégie de sécurité nationale a réhabilité la doctrine Monroe, affirmant que l’Amérique doit rester sous contrôle américain, dans la lignée du corollaire Roosevelt (1904). Pour concrétiser cette vision, Trump multiplie les pressions. Au Panama, la Cour suprême a retiré en janvier la concession d’une entreprise liée à Hong Kong sur les ports du canal. Au Venezuela, un raid militaire a permis l’arrestation de Nicolas Maduro, remplacé par Delcy Rodríguez, qui a immédiatement aligné son pays sur Washington en rompant les livraisons de pétrole à Cuba. Le Mexique, sous la menace de sanctions, a cédé à son tour. Cuba, étouffé économiquement, se résout à libéraliser son économie, offrant ainsi un accès aux acteurs financiers américains. La stratégie de Trump ne se limite pas aux coups de force. Elle s’appuie également sur un réseau d’alliés régionaux d’extrême droite, comme Javier Milei en Argentine, Nayib Bukele au Salvador, José Antonio Kast au Chili, et désormais Abelardo de la Espriella en Colombie, dont la victoire à l’élection présidentielle du 21 juin a fait basculer le pays à l’extrême droite. Le prochain test décisif sera l’élection présidentielle brésilienne. Compte tenu du poids du Brésil, une victoire d’un candidat pro-Trump scellerait sa reconquête de l’Amérique latine et confirmerait le retour d’une influence américaine renforcée sur le continent. Entre realpolitik et nostalgie impérialiste, Trump réinvente-t-il la domination américaine en Amérique latine, ou ne fait-il que retarder son déclin face à la Chine ? Mon analyse dans cette vidéo.
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À l’heure où Donald Trump essuie un échec cuisant face à l’Iran, son administration enregistre des succès stratégiques en Amérique latine, une région qu’il cherche à transformer en « arrière-cour » des États-Unis. En décembre 2025, la Stratégie de sécurité nationale a réhabilité la doctrine Monroe, affirmant que l’Amérique doit rester sous contrôle américain, dans la lignée du corollaire Roosevelt (1904).
Pour concrétiser cette vision, Trump multiplie les pressions. Au Panama, la Cour suprême a retiré en janvier la concession d’une entreprise liée à Hong Kong sur les ports du canal. Au Venezuela, un raid militaire a permis l’arrestation de Nicolas Maduro, remplacé par Delcy Rodríguez, qui a immédiatement aligné son pays sur Washington en rompant les livraisons de pétrole à Cuba. Le Mexique, sous la menace de sanctions, a cédé à son tour. Cuba, étouffé économiquement, se résout à libéraliser son économie, offrant ainsi un accès aux acteurs financiers américains.
La stratégie de Trump ne se limite pas aux coups de force. Elle s’appuie également sur un réseau d’alliés régionaux d’extrême droite, comme Javier Milei en Argentine, Nayib Bukele au Salvador, José Antonio Kast au Chili, et désormais Abelardo de la Espriella en Colombie, dont la victoire à l’élection présidentielle du 21 juin a fait basculer le pays à l’extrême droite.
Le prochain test décisif sera l’élection présidentielle brésilienne. Compte tenu du poids du Brésil, une victoire d’un candidat pro-Trump scellerait sa reconquête de l’Amérique latine et confirmerait le retour d’une influence américaine renforcée sur le continent.
Entre realpolitik et nostalgie impérialiste, Trump réinvente-t-il la domination américaine en Amérique latine, ou ne fait-il que retarder son déclin face à la Chine ?
Mon analyse dans cette vidéo.
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22.06.2026 à 12:36
Coline Laroche
Les ingérences numériques étrangères (INE) se sont imposées comme des procédés centraux des rapports de force contemporains, ciblant notamment les processus électoraux pour affaiblir les fondements de la vie démocratique. S’appuyant sur un rapport de Viginum, l’organe gouvernemental de veille sur la désinformation, le Premier ministre français, Sébastien Lecornu, a dressé le 11 juin 2026 lors d’une conférence de presse, un bilan de la protection du débat public lors des élections municipales des 15 et 22 mars 2026. Bien que ce scrutin portait sur des enjeux locaux, le niveau de menace a été jugé élevé en raison d’un contexte international tendu et de la résonance dans le débat politique national de thématiques clivantes comme la guerre en Ukraine ou le conflit au Proche-Orient. Le bilan des opérations détectées révèle une diversification préoccupante des acteurs et des méthodes de déstabilisation. Quatre campagnes d’ingérence numérique étrangères (INE) majeures ont été caractérisées, impliquant des acteurs étatiques et non étatiques. Quelles sont ces récentes ingérences et les acteurs émergents ? Quels enseignements en tirer à moins d’un an de l’élection présidentielle de 2027, considérée comme un rendez-vous démocratique majeur sous haute tension ? Quels sont les auteurs de manipulation à surveiller ? Anne-Sophie Dhiver, cheffe de service adjointe de Viginum, répond aux questions de l’Observatoire de l’information et des stratégies d’influence de l’IRIS.
L’article Ingérences numériques étrangères : une menace surestimée lors des municipales 2026 ? est apparu en premier sur IRIS.
Les ingérences numériques étrangères (INE) se sont imposées comme des procédés centraux des rapports de force contemporains, ciblant notamment les processus électoraux pour affaiblir les fondements de la vie démocratique. S’appuyant sur un rapport de Viginum, l’organe gouvernemental de veille sur la désinformation, le Premier ministre français, Sébastien Lecornu, a dressé le 11 juin 2026 lors d’une conférence de presse, un bilan de la protection du débat public lors des élections municipales des 15 et 22 mars 2026. Bien que ce scrutin portait sur des enjeux locaux, le niveau de menace a été jugé élevé en raison d’un contexte international tendu et de la résonance dans le débat politique national de thématiques clivantes comme la guerre en Ukraine ou le conflit au Proche-Orient. Le bilan des opérations détectées révèle une diversification préoccupante des acteurs et des méthodes de déstabilisation. Quatre campagnes d’ingérence numérique étrangères (INE) majeures ont été caractérisées, impliquant des acteurs étatiques et non étatiques. Quelles sont ces récentes ingérences et les acteurs émergents ? Quels enseignements en tirer à moins d’un an de l’élection présidentielle de 2027, considérée comme un rendez-vous démocratique majeur sous haute tension ? Quels sont les auteurs de manipulation à surveiller ? Anne-Sophie Dhiver, cheffe de service adjointe de Viginum, répond aux questions de l’Observatoire de l’information et des stratégies d’influence de l’IRIS.
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