
28.05.2026 à 10:44
admn_iris
La guerre lancée en février 2026 par les États-Unis et Israël, au-delà de son aspect illégal par rapport au droit international, a conduit à de multiples destructions en Iran. Outre les infrastructures militaires, de nombreuses infrastructures civiles telles que des usines, des logements, des universités, des écoles ont été atteints. Les autorités iraniennes estiment le coût de ces destructions à près de 270 milliards de dollars. Parallèlement, se pose la question de la relance de l’économie iranienne après cette guerre sachant que la situation macroéconomique, déjà dégradée avant ce conflit, va continuer à se détériorer cette année, notamment du fait de cette guerre : d’après le FMI, la baisse du PIB (-1,5 %) en 2025, devrait s’accentuer en 2026 (-6,1 %) et l’inflation déjà élevée en 2025 (+50,9 %) pourrait accélérer et atteindre 68,9 % en 2026. Dans un premier temps, les plans de relance de l’économie iranienne, tels qu’ils sont discutés dans la presse iranienne, seront présentés. Dans un second temps seront mises en évidence les incertitudes liées à ces plans. Enfin, seront formulées des recommandations à intégrer à tout projet de redémarrage de l’économie.
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La guerre lancée en février 2026 par les États-Unis et Israël, au-delà de son aspect illégal par rapport au droit international, a conduit à de multiples destructions en Iran. Outre les infrastructures militaires, de nombreuses infrastructures civiles telles que des usines, des logements, des universités, des écoles ont été atteints. Les autorités iraniennes estiment le coût de ces destructions à près de 270 milliards de dollars. Parallèlement, se pose la question de la relance de l’économie iranienne après cette guerre sachant que la situation macroéconomique, déjà dégradée avant ce conflit, va continuer à se détériorer cette année, notamment du fait de cette guerre : d’après le FMI, la baisse du PIB (-1,5 %) en 2025, devrait s’accentuer en 2026 (-6,1 %) et l’inflation déjà élevée en 2025 (+50,9 %) pourrait accélérer et atteindre 68,9 % en 2026.
Dans un premier temps, les plans de relance de l’économie iranienne, tels qu’ils sont discutés dans la presse iranienne, seront présentés. Dans un second temps seront mises en évidence les incertitudes liées à ces plans. Enfin, seront formulées des recommandations à intégrer à tout projet de redémarrage de l’économie.
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27.05.2026 à 18:11
Déborah Yapi
Depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, les relations entre les États-Unis et ses alliés connaissent de profondes évolutions. Face à la guerre commerciale lancée par Washington, plusieurs puissances moyennes cherchent désormais à réduire leur dépendance envers la première puissance mondiale. Le Canada est directement concerné par ces changements en raison de sa situation géographique et de ses liens économiques étroits avec les États-Unis. Les déclarations de Donald Trump sur une éventuelle intégration du Canada comme « cinquante-et-unième État », ainsi que l’augmentation significative des droits de douane, ont renforcé la volonté du Canada de diversifier ses partenariats économiques et diplomatiques. C’est dans ce contexte que le Premier ministre canadien Mark Carney, lors de son discours au Forum économique mondial de Davos en 2026, a plaidé pour un rapprochement avec d’autres partenaires afin de faire face aux bouleversements engendrés par les politiques américaines. Dans quelle mesure la politique étrangère de l’administration Trump redéfinit-elle le modèle commercial canadien et ses logiques d’alliance ? Le rapprochement du Canada avec l’Union européenne, la Chine ou encore l’Inde traduit-il l’émergence d’une nouvelle stratégie de « multi-alignement » des puissances moyennes ? Et comment le Canada entend-il réduire sa dépendance et défendre sa souveraineté face à un voisin américain de plus en plus imprévisible ? Autant d’enjeux abordés avec Jean Charest, ancien Premier ministre du Québec (2003-2012), qui analyse les conséquences du retour de Donald Trump sur la politique étrangère canadienne.
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Depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, les relations entre les États-Unis et ses alliés connaissent de profondes évolutions. Face à la guerre commerciale lancée par Washington, plusieurs puissances moyennes cherchent désormais à réduire leur dépendance envers la première puissance mondiale. Le Canada est directement concerné par ces changements en raison de sa situation géographique et de ses liens économiques étroits avec les États-Unis. Les déclarations de Donald Trump sur une éventuelle intégration du Canada comme « cinquante-et-unième État », ainsi que l’augmentation significative des droits de douane, ont renforcé la volonté du Canada de diversifier ses partenariats économiques et diplomatiques. C’est dans ce contexte que le Premier ministre canadien Mark Carney, lors de son discours au Forum économique mondial de Davos en 2026, a plaidé pour un rapprochement avec d’autres partenaires afin de faire face aux bouleversements engendrés par les politiques américaines.
Dans quelle mesure la politique étrangère de l’administration Trump redéfinit-elle le modèle commercial canadien et ses logiques d’alliance ? Le rapprochement du Canada avec l’Union européenne, la Chine ou encore l’Inde traduit-il l’émergence d’une nouvelle stratégie de « multi-alignement » des puissances moyennes ? Et comment le Canada entend-il réduire sa dépendance et défendre sa souveraineté face à un voisin américain de plus en plus imprévisible ?
Autant d’enjeux abordés avec Jean Charest, ancien Premier ministre du Québec (2003-2012), qui analyse les conséquences du retour de Donald Trump sur la politique étrangère canadienne.
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27.05.2026 à 16:41
admn_iris
For Europe’s strongest middle powers, the summit between Xi Jinping and Donald Trump is a structural marker of the international system’s consolidation into bipolarity. The symbolism of two leaders negotiating trade, technology controls, crisis management, and geopolitical red lines underscores a reality that European policymakers have been slow to internalize. The gravitational center of global politics lies in Washington and Beijing. Europe’s agency and strategic autonomy is consequential but conditional. The persistent belief in an emerging multipolar order has provided intellectual comfort in Brussels, Berlin, and Paris. It has justified hedging strategies and rhetorical commitments to strategic autonomy. Yet recent scholarship has challenged this premise. Lind argues that claims of multipolarity mask a deeper concentration of material capability in the hands of the United States and China (Lind, 2026). Mohan similarly critiques what he calls the multipolar delusion, noting that middle powers frequently mistake diplomatic activism for structural influence (Mohan, 2026a and 2026b). Nagy emphasizes that bipolarity remains the organizing principle of global politics because only Washington and Beijing possess the combined economic scale, technological ecosystems, military reach, and alliance networks capable of shaping systemic outcomes (Nagy, 2025). The Xi–Trump summit reinforces hierarchy. Major adjustments to tariffs, export controls, and crisis management frameworks will be negotiated between two actors. European states will react, adapt, and absorb spillovers.
L’article Europe’s Middle Powers After the Xi–Trump Summit. Bipolar Consolidation, Strategic Asymmetry, and the Discipline of Power Politics est apparu en premier sur IRIS.
For Europe’s strongest middle powers, the summit between Xi Jinping and Donald Trump is a structural marker of the international system’s consolidation into bipolarity. The symbolism of two leaders negotiating trade, technology controls, crisis management, and geopolitical red lines underscores a reality that European policymakers have been slow to internalize. The gravitational center of global politics lies in Washington and Beijing. Europe’s agency and strategic autonomy is consequential but conditional.
The persistent belief in an emerging multipolar order has provided intellectual comfort in Brussels, Berlin, and Paris. It has justified hedging strategies and rhetorical commitments to strategic autonomy. Yet recent scholarship has challenged this premise. Lind argues that claims of multipolarity mask a deeper concentration of material capability in the hands of the United States and China (Lind, 2026). Mohan similarly critiques what he calls the multipolar delusion, noting that middle powers frequently mistake diplomatic activism for structural influence (Mohan, 2026a and 2026b). Nagy emphasizes that bipolarity remains the organizing principle of global politics because only Washington and Beijing possess the combined economic scale, technological ecosystems, military reach, and alliance networks capable of shaping systemic outcomes (Nagy, 2025). The Xi–Trump summit reinforces hierarchy. Major adjustments to tariffs, export controls, and crisis management frameworks will be negotiated between two actors. European states will react, adapt, and absorb spillovers.
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