
19.03.2026 à 16:56
admn_iris
Le détroit d’Ormuz, qui relie le golfe Arabo-Persique à l’océan Indien, est aujourd’hui au cœur des tensions géopolitiques liées à la guerre en Iran. Cette étroite voie maritime désormais bloquée par l’Iran est considérée comme un point de passage stratégique tant d’un point de vue sécuritaire qu’économique car il approvisionne les marchés pétroliers, gaziers et pétrochimiques. Sa paralysie prolongée pourrait donc avoir des conséquences non seulement à l’échelle régionale mais aussi à l’échelle internationale. En quoi consiste la stratégie de levier actionnée par l’Iran pour bloquer le détroit d’Ormuz et respecte-t-elle le droit maritime international ? Quelles sont les menaces et incertitudes qui ont abouti à une immobilisation de la circulation au sein du détroit d’Ormuz ? Dans quelle mesure le brouillage de la zone rend-il difficile l’analyse de la situation dans le détroit d’un point de vue militaire ? Julia Tasse, directrice de recherche à l’IRIS et responsable du programme Océan, décrypte ces enjeux dans cette nouvelle Chronique Océan.
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Le détroit d’Ormuz, qui relie le golfe Arabo-Persique à l’océan Indien, est aujourd’hui au cœur des tensions géopolitiques liées à la guerre en Iran. Cette étroite voie maritime désormais bloquée par l’Iran est considérée comme un point de passage stratégique tant d’un point de vue sécuritaire qu’économique car il approvisionne les marchés pétroliers, gaziers et pétrochimiques. Sa paralysie prolongée pourrait donc avoir des conséquences non seulement à l’échelle régionale mais aussi à l’échelle internationale. En quoi consiste la stratégie de levier actionnée par l’Iran pour bloquer le détroit d’Ormuz et respecte-t-elle le droit maritime international ? Quelles sont les menaces et incertitudes qui ont abouti à une immobilisation de la circulation au sein du détroit d’Ormuz ? Dans quelle mesure le brouillage de la zone rend-il difficile l’analyse de la situation dans le détroit d’un point de vue militaire ?
Julia Tasse, directrice de recherche à l’IRIS et responsable du programme Océan, décrypte ces enjeux dans cette nouvelle Chronique Océan.
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18.03.2026 à 18:48
Déborah Yapi
Pascal Boniface · Faut-il en finir avec le droit international ? Avec Béligh Nabli | Entretiens géopo Les frappes israélo-américaines menées en Iran relancent un débat fondamental : celui de la place du droit international dans les conflits contemporains. Si la violation de la souveraineté d’un État est considérée comme un crime d’agression contraire au droit international, les défenseurs de l’attaque conjointe israélo-américaine, au premier rang desquels les administrations de part et d’autre, ont invoqué le principe de « légitime défense » et le concept « guerre préventive » pour justifier leurs opérations militaires sur l’Iran. Un positionnement que de nombreux pays européens ont eu du mal à condamner, par tradition atlantiste, malgré l’irrecevabilité en droit de l’argumentaire israélo-américain. La guerre déclenchée par ces frappes soulève une série de questionnements, liés aux réactions en chaines qui ont pu en découler : en ripostant, la République islamique d’Iran a-t-elle agi en légitime défense ? Face à la riposte iranienne, les monarchies du Golfe pourraient-elles faire valoir un droit à la légitime défense ? Dans quelle mesure les frappes israéliennes au Liban peuvent-elles être qualifiées de réponses « disproportionnées » au regard du droit international ? Quelle est la différence entre une action considérée comme légitime politiquement et légale juridiquement ? Et surtout, que reste-t-il du droit international face aux violations répétées des grandes puissances ? Autant d’enjeux abordés dans ce podcast avec Béligh Nabli, professeur en droit public à l’Université de Paris-Est Créteil (UPEC).
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Les frappes israélo-américaines menées en Iran relancent un débat fondamental : celui de la place du droit international dans les conflits contemporains. Si la violation de la souveraineté d’un État est considérée comme un crime d’agression contraire au droit international, les défenseurs de l’attaque conjointe israélo-américaine, au premier rang desquels les administrations de part et d’autre, ont invoqué le principe de « légitime défense » et le concept « guerre préventive » pour justifier leurs opérations militaires sur l’Iran. Un positionnement que de nombreux pays européens ont eu du mal à condamner, par tradition atlantiste, malgré l’irrecevabilité en droit de l’argumentaire israélo-américain.
La guerre déclenchée par ces frappes soulève une série de questionnements, liés aux réactions en chaines qui ont pu en découler : en ripostant, la République islamique d’Iran a-t-elle agi en légitime défense ? Face à la riposte iranienne, les monarchies du Golfe pourraient-elles faire valoir un droit à la légitime défense ? Dans quelle mesure les frappes israéliennes au Liban peuvent-elles être qualifiées de réponses « disproportionnées » au regard du droit international ? Quelle est la différence entre une action considérée comme légitime politiquement et légale juridiquement ? Et surtout, que reste-t-il du droit international face aux violations répétées des grandes puissances ?
Autant d’enjeux abordés dans ce podcast avec Béligh Nabli, professeur en droit public à l’Université de Paris-Est Créteil (UPEC).
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18.03.2026 à 15:45
admn_iris
L’aide internationale a été pensée, dans son architecture, pour répondre aux populations en détresse face aux crises, aux conflits et aux catastrophes naturelles. Elle s’est progressivement structurée autour de trois dimensions complémentaires : la réponse humanitaire d’urgence, le développement à long terme visant à garantir la stabilité et la cohésion sociale, et les enjeux de paix durable (sustaining peace). Au-delà de sa fonction opérationnelle, l’aide internationale constitue un prisme d’intelligibilité des crises mondiales. Elle permet une mise en perspective des responsabilités collectives et encourage la coopération transnationale, tant entre acteurs étatiques (politiques étrangères bilatérales, mécanismes multilatéraux, cadre de coordination humanitaire onusien (Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), Fonds central d’intervention d’urgence (CERF)) qu’entre acteurs non étatiques (à travers le soutien à la société civile, les partenariats avec le secteur privé, mobilisation de réseaux académiques et d’expertise). À mesure que les tensions internationales s’intensifient, l’aide au développement et l’action humanitaire sont progressivement détournées de leur vocation première et réinscrites dans des logiques sécuritaires et géostratégiques. Ce processus de « sécuritisation » dont le 11 septembre 2001 a marqué le tournant décisif, redéfinit en profondeur les conditions dans lesquelles l’aide est pensée, financée et déployée. Les États donateurs, au premier rang desquels les États-Unis et les pays européens, ont progressivement aligné leurs politiques d’aide sur leurs priorités en matière de lutte contre le terrorisme, de gestion des flux migratoires et de stabilisation des « États fragiles »…
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L’aide internationale a été pensée, dans son architecture, pour répondre aux populations en détresse face aux crises, aux conflits et aux catastrophes naturelles. Elle s’est progressivement structurée autour de trois dimensions complémentaires : la réponse humanitaire d’urgence, le développement à long terme visant à garantir la stabilité et la cohésion sociale, et les enjeux de paix durable (sustaining peace). Au-delà de sa fonction opérationnelle, l’aide internationale constitue un prisme d’intelligibilité des crises mondiales. Elle permet une mise en perspective des responsabilités collectives et encourage la coopération transnationale, tant entre acteurs étatiques (politiques étrangères bilatérales, mécanismes multilatéraux, cadre de coordination humanitaire onusien (Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), Fonds central d’intervention d’urgence (CERF)) qu’entre acteurs non étatiques (à travers le soutien à la société civile, les partenariats avec le secteur privé, mobilisation de réseaux académiques et d’expertise).
À mesure que les tensions internationales s’intensifient, l’aide au développement et l’action humanitaire sont progressivement détournées de leur vocation première et réinscrites dans des logiques sécuritaires et géostratégiques. Ce processus de « sécuritisation » dont le 11 septembre 2001 a marqué le tournant décisif, redéfinit en profondeur les conditions dans lesquelles l’aide est pensée, financée et déployée. Les États donateurs, au premier rang desquels les États-Unis et les pays européens, ont progressivement aligné leurs politiques d’aide sur leurs priorités en matière de lutte contre le terrorisme, de gestion des flux migratoires et de stabilisation des « États fragiles »…
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