
26.03.2026 à 16:13
Déborah Yapi
Puissance agricole incontournable, acteur diplomatique en devenir, le Brésil s’impose aujourd’hui comme un pivot stratégique dans un monde en pleine recomposition. Entre une gouvernance marquée par le clientélisme et l’influence structurante de la bancada ruralista, une diplomatie du non-alignement portée par Lula da Silva, et un mix énergétique décarboné à 50 % unique parmi les grands émetteurs, le pays dispose d’atouts considérables — mais aussi de failles profondes. À l’horizon 2035 et 2050, la vraie bataille ne se joue pas dans ses champs ou ses forêts : elle se joue dans les normes mondiales, les enceintes climatiques et la capacité du Brésil à faire reconnaître ses modèles tropicaux d’agriculture et d’énergie comme des références globales. À l’occasion de la sortie du Déméter 2026, Caroline Rayol, senior intelligence strategic analyst au sein du Groupe d’intelligence économique ADIT, répond à nos différentes questions :
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Puissance agricole incontournable, acteur diplomatique en devenir, le Brésil s’impose aujourd’hui comme un pivot stratégique dans un monde en pleine recomposition. Entre une gouvernance marquée par le clientélisme et l’influence structurante de la bancada ruralista, une diplomatie du non-alignement portée par Lula da Silva, et un mix énergétique décarboné à 50 % unique parmi les grands émetteurs, le pays dispose d’atouts considérables — mais aussi de failles profondes. À l’horizon 2035 et 2050, la vraie bataille ne se joue pas dans ses champs ou ses forêts : elle se joue dans les normes mondiales, les enceintes climatiques et la capacité du Brésil à faire reconnaître ses modèles tropicaux d’agriculture et d’énergie comme des références globales.
À l’occasion de la sortie du Déméter 2026, Caroline Rayol, senior intelligence strategic analyst au sein du Groupe d’intelligence économique ADIT, répond à nos différentes questions :
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26.03.2026 à 14:17
Déborah Yapi
Nous sommes au 27e jour de la guerre lancée par Israël et les États-Unis contre l’Iran. Le moins que l’on puisse dire est que le scénario imaginé par Donald Trump – une victoire éclair, rapide et décisive – ne s’est pas matérialisé. Pire, l’Iran semble tenir les rênes des négociations, dictant le calendrier et choisissant ses interlocuteurs. Un renversement de situation que Donald Trump n’avait sans doute pas anticipé. Face à cet enlisement, plusieurs questions s’imposent : Donald Trump sera-t-il tenté de franchir un nouveau palier et d’opter pour une intervention militaire directe ? Les milliers de soldats américains déployés dans la région pourraient-ils être engagés dans une opération terrestre, notamment autour de l’île de Kharg, verrou stratégique du pétrole iranien dans le Golfe ? Si le conflit venait à s’étendre, quelles seraient les conséquences pour l’ensemble de la région ? Mon analyse dans cette vidéo.
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Nous sommes au 27e jour de la guerre lancée par Israël et les États-Unis contre l’Iran. Le moins que l’on puisse dire est que le scénario imaginé par Donald Trump – une victoire éclair, rapide et décisive – ne s’est pas matérialisé.
Pire, l’Iran semble tenir les rênes des négociations, dictant le calendrier et choisissant ses interlocuteurs. Un renversement de situation que Donald Trump n’avait sans doute pas anticipé.
Face à cet enlisement, plusieurs questions s’imposent : Donald Trump sera-t-il tenté de franchir un nouveau palier et d’opter pour une intervention militaire directe ? Les milliers de soldats américains déployés dans la région pourraient-ils être engagés dans une opération terrestre, notamment autour de l’île de Kharg, verrou stratégique du pétrole iranien dans le Golfe ? Si le conflit venait à s’étendre, quelles seraient les conséquences pour l’ensemble de la région ? Mon analyse dans cette vidéo.
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25.03.2026 à 18:02
Déborah Yapi
Les frappes israélo-américaines en Iran ont profondément divisé la scène internationale et mis en évidence des divergences de position au sein de l’Union européenne. Alors même que ces attaques soulèvent de sérieuses questions au regard du droit international, de nombreux dirigeants européens ont peiné à les condamner fermement. Dans ce contexte, une voix s’élève : celle de l’Espagne. Madrid a clairement qualifié la guerre en Iran d’illégale et refusé d’y prendre part. Cette position met en lumière une interrogation centrale : l’Union européenne applique-t-elle le droit international de manière sélective ? Alors qu’elle avait unanimement dénoncé l’invasion russe en Ukraine comme une violation du droit international, des prises de position face aux frappes en Iran apparaissent prudentes et nuancées. Cette posture ainsi que l’alignement historique européen sur les États-Unis et Israël pourrait avoir des conséquences durables sur la crédibilité internationale de l’Union européenne, y compris sur le plan moral, en raison d’une condamnation perçue comme incohérente ou insuffisante. Comment expliquer la passivité européenne face aux États-Unis et à Israël ? L’Espagne peut-elle réellement incarner une alternative et « sauver l’honneur » de l’Union européenne ? Les divergences européennes fragilisent-elles la crédibilité de l’Europe sur la scène internationale ? Et dans quelle mesure les opinions publiques européennes contestent-elles la stratégie de leurs dirigeants face au conflit au Proche-Orient ? Autant de questions abordées dans ce podcast avec Josep Borrell, président du CIDOB (Barcelona Center for International Affairs), ancien haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et ancien vice-président de la Commission européenne.
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Les frappes israélo-américaines en Iran ont profondément divisé la scène internationale et mis en évidence des divergences de position au sein de l’Union européenne. Alors même que ces attaques soulèvent de sérieuses questions au regard du droit international, de nombreux dirigeants européens ont peiné à les condamner fermement. Dans ce contexte, une voix s’élève : celle de l’Espagne. Madrid a clairement qualifié la guerre en Iran d’illégale et refusé d’y prendre part. Cette position met en lumière une interrogation centrale : l’Union européenne applique-t-elle le droit international de manière sélective ? Alors qu’elle avait unanimement dénoncé l’invasion russe en Ukraine comme une violation du droit international, des prises de position face aux frappes en Iran apparaissent prudentes et nuancées. Cette posture ainsi que l’alignement historique européen sur les États-Unis et Israël pourrait avoir des conséquences durables sur la crédibilité internationale de l’Union européenne, y compris sur le plan moral, en raison d’une condamnation perçue comme incohérente ou insuffisante.
Comment expliquer la passivité européenne face aux États-Unis et à Israël ? L’Espagne peut-elle réellement incarner une alternative et « sauver l’honneur » de l’Union européenne ? Les divergences européennes fragilisent-elles la crédibilité de l’Europe sur la scène internationale ? Et dans quelle mesure les opinions publiques européennes contestent-elles la stratégie de leurs dirigeants face au conflit au Proche-Orient ?
Autant de questions abordées dans ce podcast avec Josep Borrell, président du CIDOB (Barcelona Center for International Affairs), ancien haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et ancien vice-président de la Commission européenne.
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