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INSTITUT DE RELATIONS INTERNATIONALES ET STRATÉGIQUES
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24.03.2026 à 19:55

Divisions au sein de l’administration Trump : la guerre comme reflet d’une fragilisation du soutien à la politique étrangère états-unienne

Coline Laroche              

Les frappes israélo-américaines et la guerre en Iran qui en a découlé viennent révéler les profondes fractures internes aux États-Unis. D’une part, elle met en exergue une opposition de l’opinion publique aux récentes décisions de l’administration Trump en matière de politique étrangère. D’autre part, elle met en évidence des divisions au sein même du parti républicain, en témoigne la récente démission de Joseph Kent, le directeur du Centre national de lutte contre le terrorisme. Quelle est la nature des divisions au sein de l’administration Trump ? Le président est-il encore soutenu par son électorat ainsi que par l’opinion publique ? Le point avec Marie-Cécile Naves, directrice de recherche à l’IRIS. Joseph Kent a annoncé sa démission de l’administration Trump le 17 mars pour protester contre l’implication états-unienne dans la guerre en Iran. En quoi cette décision témoigne-t-elle d’une division profonde au sein de l’administration Trump et du camp républicain ? La démission de Joseph Kent, qui a donné comme raison que c’est sous la pression israélienne et du lobby American Israel Public Affairs Committee (AIPAC) que les États-Unis étaient entrés en guerre, s’inscrit dans la suite de la déclaration, au début du mois, du ministre des Affaires étrangères états-unien, Marco Rubio (qui a été obligé de rétropédaler après). Sur ce sujet, le bruit de fond des podcasters influents comme Megyn Kelly, Joe Rogan, Tucker Carlson, et même Steve Bannon grossit. Ils ont retenu la rupture de la promesse trumpienne sur l’engagement dans des conflits extérieurs, d’une part, et font monter la musique anti-Israël, d’autre part. Cela revêt une importance structurelle dans la mesure où cela alimente des divisions déjà présentes sur l’avenir du mouvement MAGA, avec notamment la montée d’un mouvement antisémite incarné par la frange Nick Fuentes. MAGA peut-il devenir encore plus extrémiste ? Oui et le sujet de la guerre ne […]

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Texte intégral (1245 mots)

Joseph Kent a annoncé sa démission de l’administration Trump le 17 mars pour protester contre l’implication états-unienne dans la guerre en Iran. En quoi cette décision témoigne-t-elle d’une division profonde au sein de l’administration Trump et du camp républicain ?

La démission de Joseph Kent, qui a donné comme raison que c’est sous la pression israélienne et du lobby American Israel Public Affairs Committee (AIPAC) que les États-Unis étaient entrés en guerre, s’inscrit dans la suite de la déclaration, au début du mois, du ministre des Affaires étrangères états-unien, Marco Rubio (qui a été obligé de rétropédaler après).

Sur ce sujet, le bruit de fond des podcasters influents comme Megyn Kelly, Joe Rogan, Tucker Carlson, et même Steve Bannon grossit. Ils ont retenu la rupture de la promesse trumpienne sur l’engagement dans des conflits extérieurs, d’une part, et font monter la musique anti-Israël, d’autre part. Cela revêt une importance structurelle dans la mesure où cela alimente des divisions déjà présentes sur l’avenir du mouvement MAGA, avec notamment la montée d’un mouvement antisémite incarné par la frange Nick Fuentes. MAGA peut-il devenir encore plus extrémiste ? Oui et le sujet de la guerre ne manquera pas d’attiser les tensions. Le 25 mars 2026 s’ouvre, à Dallas, le traditionnel Conservative Political Action Conference, à savoir la grande messe des ultraconservateurs qui nous donnera une idée des rapports de force. Quant au vice-président Vance, il se garde bien de prendre la parole. Il ne soutient pas la guerre parce qu’il sait qu’elle est électoralement impopulaire et que ce qu’il a en tête, c’est l’après-Trump.

Le président Trump maîtrise encore le contrôle sur le parti républicain : il soutient des candidates et candidats aux primaires en vue des Midterms, avec sa menace de la punition pour les moins fidèles, et il continue d’imposer aux élues et élus du Congrès (qui, par deux fois, ont refusé de sanctionner le déclenchement de la guerre), de le soutenir.

Dans quelle mesure les décisions de politique étrangère de Donald Trump — l’intervention au Venezuela, les frappes en Iran, blocus de Cuba —, sont-elles soutenues par son électorat et, plus largement, par l’opinion publique états-unienne ?

La guerre n’est pas populaire aux États-Unis et ne risque pas de le devenir.L’opinion publique états-unienne n’est pas derrière le président comme elle était derrière George W. Bush en 2001-2002. Mois d’un tiers des Américaines et Américains soutiennent Trump et ce soutien se concentre principalement au sein de l’électorat MAGA.

Il semblerait que Donald Trump ne parle plus à son électorat, sauf pour réaffirmer la toute-puissance militaire des États-Unis, faire le « show » ou faire des blagues. Comme si la guerre était un jeu, une distraction, un moment à passer, voire une « excursion ». Sur le pétrole, il a même affirmé que l’augmentation du cours est une bonne nouvelle : les États-Unis étant un gros producteur, ils (en l’occurrence ici les majors états-uniennes) vont s’enrichir. Le lendemain, il déclare que « les prix montent, mais faites-moi confiance, je vais gagner la guerre et tout redeviendra normal ».

Parle-t-il à ses électeurs, à ses amis entrepreneurs ou à Wall Street ? On dirait qu’il parle surtout aux marchés. Combien de temps cela tiendra-t-il ? Difficile à dire.

Dans un contexte marqué par des coupes budgétaires (« shutdown » partiel) et à l’approche des élections de mi-mandat de novembre 2026, la stratégie de l’administration Trump en matière de politique intérieure est-elle susceptible de consolider son électorat, ou au contraire d’accentuer les divisions, y compris au sein du Parti républicain ?

La popularité du président Trump est en baisse constante, mais il est clair que l’électorat républicain le soutient encore : chez les MAGA, la fidélité relève d’une logique de culte du chef ; au-delà, il donne satisfaction sur plusieurs enjeux – expulsions des immigrés, obsession anti-trans, baisse des impôts des plus riches, retours en arrière sur l’écologie. Il n’y a pas tromperie sur la marchandise.

Le problème ici, c’est le pouvoir d’achat et ce soutien se fissurera si les prix continuent d’augmenter. C’est ce qu’on appelle le mur du réel. Ce contexte est évidemment lié à la guerre en Iran : l’augmentation du prix du pétrole, donc de l’essence, résulte directement de la guerre. Or, l’essence était quasiment le seul produit dont le prix diminuait aux États-Unis ces derniers mois. Et ce n’est pas tout : l’augmentation du prix du pétrole, si elle se confirme, se répercutera par un accroissement des coûts de production dans beaucoup de secteurs économiques : l’agriculture, la grande distribution, l’industrie, etc.

N’oublions pas le coût direct de cette guerre, près de 15 milliards de dollars à ce stade, alors que des millions d’Américaines et d’Américains perdent leur assurance santé, n’ont plus de job pour beaucoup de fonctionnaires fédéraux, ne peuvent pas emprunter pour acheter un logement, etc. Par ailleurs, la Maison-Blanche demande une rallonge de 200 milliards au Congrès pour le budget militaire, en plein « shutdown » partiel.

Les Midterms, si elles se tiennent (car la Maison-Blanche envisage très sérieusement de les reporter, voire de les annuler tant les perspectives de défaite sont grandes à ce stade), ne se dérouleront pas dans des conditions normales : Donald Trump souhaite supprimer le vote par correspondance, imposer de nouvelles règles pour accéder aux bureaux de vote, voireempêcher certaines populations de voter, contester les résultats en cas de défaite, etc. L’envoi de ICE dans les aéroports est un test de contrôle de la population. C’est sa réponse à l’impopularité.

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23.03.2026 à 18:45

Les pays du Golfe entraînés malgré eux dans la guerre en Iran

Coline Laroche              

En signant des accords de défense avec les États-Unis, la plupart des États du Golfe se croyaient à l’abri de la menace iranienne. En contrepartie de ces accords, les États de la région avaient consenti l’installation de bases états-uniennes ou d’infrastructures sur leur territoire. Certains pays comme les Émirats arabes unis ont par ailleurs rejoint les accords d’Abraham en 2020 et ont poussé très loin leur coopération avec Israël.   Les États arabes du Golfe (Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Qatar, Bahreïn, Koweït et Oman) ont cherché à entretenir de bonnes relations avec leur voisin iranien même s’ils regardaient avec appréhension l’encerclement qui se mettait en place dans un croissant chiite qui allait de l’Irak au Yémen en passant par le Liban et la Syrie. La chute du régime d’Assad en décembre 2024 et le coup sévère porté au Hezbollah libanais à l’automne 2024 avaient été accueillis avec un certain soulagement par l’Arabie saoudite et les autres pays de la région. Depuis, Riyad est devenu, avec la Turquie, le principal soutien du président syrien Ahmed Al-Charaa. Une normalisation des relations teintée de méfiance et d’arrière-pensées Depuis quelques années, les relations entre les États du Golfe et leur voisin perse étaient sur la voie de la normalisation. Les accords de mars 2023 signés à Pékin visaient à rétablir un semblant de relations de bon voisinage entre l’Arabie saoudite et l’Iran. Depuis cette date, la relation entre les deux pays s’était nettement apaisée et des hauts responsables iraniens, notamment Ali Larijani, s’étaient rendus en Arabie saoudite à deux reprises (en juillet et en septembre 2025). Le sultanat d’Oman qui occupe une place particulière, puisqu’il partage le contrôle du détroit d’Ormuz avec son voisin iranien, a depuis longtemps joué un rôle essentiel de facilitateur de la relation entre Téhéran et les Washington. Les échanges […]

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Texte intégral (1504 mots)

En signant des accords de défense avec les États-Unis, la plupart des États du Golfe se croyaient à l’abri de la menace iranienne. En contrepartie de ces accords, les États de la région avaient consenti l’installation de bases états-uniennes ou d’infrastructures sur leur territoire. Certains pays comme les Émirats arabes unis ont par ailleurs rejoint les accords d’Abraham en 2020 et ont poussé très loin leur coopération avec Israël.  

Les États arabes du Golfe (Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Qatar, Bahreïn, Koweït et Oman) ont cherché à entretenir de bonnes relations avec leur voisin iranien même s’ils regardaient avec appréhension l’encerclement qui se mettait en place dans un croissant chiite qui allait de l’Irak au Yémen en passant par le Liban et la Syrie. La chute du régime d’Assad en décembre 2024 et le coup sévère porté au Hezbollah libanais à l’automne 2024 avaient été accueillis avec un certain soulagement par l’Arabie saoudite et les autres pays de la région. Depuis, Riyad est devenu, avec la Turquie, le principal soutien du président syrien Ahmed Al-Charaa.

Depuis quelques années, les relations entre les États du Golfe et leur voisin perse étaient sur la voie de la normalisation. Les accords de mars 2023 signés à Pékin visaient à rétablir un semblant de relations de bon voisinage entre l’Arabie saoudite et l’Iran. Depuis cette date, la relation entre les deux pays s’était nettement apaisée et des hauts responsables iraniens, notamment Ali Larijani, s’étaient rendus en Arabie saoudite à deux reprises (en juillet et en septembre 2025).

Le sultanat d’Oman qui occupe une place particulière, puisqu’il partage le contrôle du détroit d’Ormuz avec son voisin iranien, a depuis longtemps joué un rôle essentiel de facilitateur de la relation entre Téhéran et les Washington. Les échanges de visites au plus haut niveau ont été fréquents ces dernières années (visite du président Raïssi à Mascate en mai 2022, visite du sultan Haïtham à Téhéran en mai 2023, visite du président Pezchkian à Mascate en mai 2025). Oman était très impliqué dans les négociations sur le nucléaire iranien, tant sur son territoire qu’à Genève. Ali Larijani avait notamment fait le voyage au sultanat pour échanger des propositions avec la partie états-unienne.

Tous les pays de la région conscients des conséquences d’une attaque massive contre l’Iran avaient cherché à dissuader le président Trump d’une intervention contre ce pays. Surtout qu’elle ne semblait pas justifiée au stade des négociations en cours et que de sérieux progrès avaient été réalisés dans les discussions comme le souligne Sayyid Badr dans un article publié par The Economist.

L’attaque massive du 28 février 2026 contre l’Iran a pris de surprise tous les pays de la région. La riposte iranienne et sa capacité à atteindre des terminaux pétroliers et gaziers, des raffineries, des usines de dessalement d’eau de mer et d’autres infrastructures comme les aéroports de Dubaï, Abou Dabi et Doha qui sont devenus ces dernières années des hubs régionaux très importants pour le trafic aérien entre l’Europe et l’Asie, a porté un coup sévère à l’économie de ces pays.

L’image écornée qui en résulte est peut-être même plus encore dommageable pour les monarchies pétrolières de la région qui, fortes de leur rente quasi inépuisable, avaient réussi à construire un modèle de modernité et de vie aseptisée qui avait séduit de nombreuses de personnes à Dubaï et ailleurs dans le Golfe.

En frappant durement ses voisins, l’Iran met en exergue leur vulnérabilité. En bloquant le détroit d’Ormuz et en empêchant le transit du pétrole, du gaz, des engrais et de bien d’autres produits comme l’aluminium, Téhéran prive ses voisins de leurs principaux revenus. Il existe plusieurs explications à cela, l’une pourrait être qu’en agissant ainsi les autorités iraniennes souhaitent obliger les pays de la région à faire pression sur les États-Unis pour que cessent les attaques contre l’Iran. L’autre explication serait celle de démontrer la fragilité du socle sur lequel reposent les modèles de développement adoptés.

La passivité des pays de la région étonne. Ces États ont acquis au cours des dernières années pléthore de matériel militaire auprès des États-Unis, ainsi que des pays européens dont la France et d’autres pays asiatiques. Pour l’instant, ils se sont bien gardés de les utiliser ou de riposter aux attaques. Est-ce une façon de préserver l’avenir ou un aveu de faiblesse sur l’incapacité d’assurer une défense crédible ?

Pourquoi l’Iran a-t-il pris le risque de détériorer durablement sa relation avec ses voisins immédiats après des années de tentative de rétablissement d’un semblant de relations de bon voisinage ? Pourquoi s’en prendre à l’Arabie saoudite, au Qatar alors que ces pays semblaient vouloir s’accommoder de ce voisinage ? L’Arabie saoudite par la voix de son ministre des Affaires étrangères a déclaré que : « la confiance entre l’Iran et ses voisins était rompue et que ces attaques auront des conséquences à long terme ».

Conscients de la vulnérabilité et de leur dépendance au détroit d‘Ormuz, les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) pourraient envisager des alternatives. Le blocus du détroit impacte les pays de la région à des degrés divers. Si le Bahreïn, le Qatar et le Koweït n’ont pas d’autres alternatives que de faire transiter leur pétrole par Ormuz, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et Oman en sont moins dépendants. L’Arabie saoudite pourrait exporter son pétrole par l‘oléoduc de 720 km qui traverse le pays et débouche en mer rouge. Cet oléoduc a une capacité de 5 millions de barils/jour. Le Tapline qui permettait d’exporter le pétrole saoudien et d’autres pays du Golfe jusqu’en Méditerranée ne fonctionne plus depuis des décennies, mais il pourrait un jour être ressuscité.

Les capacités du terminal pétrolier de Fujaïrah sur la mer d’Oman sont estimées à 1,5 million de barils/jour. Elles pourraient être renforcées. À plus long terme, le projet de chemin de fer trans-Golfe qui stagne depuis des années pourrait être mis en œuvre. Des routes existantes comme la route de quelques 700 Kms qui traverse le Rub Al-Khali et qui relie l’Arabie à Oman pourraient voir son trafic s’intensifier.

L’autre conséquence de ce conflit aura été le réchauffement des relations entre l’Arabie saoudite et Abou Dabi. Dès le lendemain des attaques, les deux chefs d’État se sont entretenus alors que les relations entre les deux pays traversaient une période de gel.

Si les objectifs de l’attaque israélo-américaine contre l’Iran (changement de régime et destruction des capacités nucléaires) n’étaient pas atteints, certains pays de la région comme les Émirats arabes unis pourraient être tentés de réviser leur politique vis-à-vis d’Israël

Les États de la région ont pris conscience de leur vulnérabilité et devront agir en conséquence pour construire une défense crédible capable de dissuader leur puissant voisin, mais en ont-ils les moyens humains pour le faire ?

Cette « guerre » courte ou longue soit-elle aura sans doute des conséquences durables dans les années à venir.

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23.03.2026 à 18:17

Abécédaire de la guerre des systèmes

Déborah Yapi

Dans un environnement marqué par la superposition des crises, l’intensification des interdépendances et le retour assumé du rapport de force, les vulnérabilités des systèmes – énergétiques, informationnels, économiques, climatiques, logistiques – ne sont plus seulement des facteurs de fragilité : elles deviennent tout autant de leviers de conflictualité. Intitulé « Guerre des systèmes : un abécédaire de la résilience », le dossier de La Revue internationale et stratégique n° 141 propose d’interroger cette « guerre des systèmes » en articulant trois exigences complémentaires : évaluer les risques systémiques, comprendre la manière dont des acteurs peuvent instrumentaliser des systèmes interdépendants, et penser les conditions d’une résilience opératoire, au croisement des sphères civile et militaire. Conçu comme un abécédaire, il offre des entrées thématiques autonomes qui composent, par leur enchaînement, un continuum analytique. Cet « Abécédaire de la guerre des systèmes » prolonge cette logique. Il prend la forme d’un corpus de sources issues de la science, du monde académique ainsi que de documents officiels, auxquels s’ajoutent des recommandations culturelles plus larges. En proposant pour chaque mot-clé une sélection de réflexions issues de la recherche, des assurances, du monde militaire et de la fiction, il a pour objectif de croiser les regards et d’enrichir le corpus constitué par le dossier, selon de multiples entrées consultables de manière indépendante.

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Dans un environnement marqué par la superposition des crises, l’intensification des interdépendances et le retour assumé du rapport de force, les vulnérabilités des systèmes – énergétiques, informationnels, économiques, climatiques, logistiques – ne sont plus seulement des facteurs de fragilité : elles deviennent tout autant de leviers de conflictualité. Intitulé « Guerre des systèmes : un abécédaire de la résilience », le dossier de La Revue internationale et stratégique n° 141 propose d’interroger cette « guerre des systèmes » en articulant trois exigences complémentaires : évaluer les risques systémiques, comprendre la manière dont des acteurs peuvent instrumentaliser des systèmes interdépendants, et penser les conditions d’une résilience opératoire, au croisement des sphères civile et militaire. Conçu comme un abécédaire, il offre des entrées thématiques autonomes qui composent, par leur enchaînement, un continuum analytique.

Cet « Abécédaire de la guerre des systèmes » prolonge cette logique. Il prend la forme d’un corpus de sources issues de la science, du monde académique ainsi que de documents officiels, auxquels s’ajoutent des recommandations culturelles plus larges. En proposant pour chaque mot-clé une sélection de réflexions issues de la recherche, des assurances, du monde militaire et de la fiction, il a pour objectif de croiser les regards et d’enrichir le corpus constitué par le dossier, selon de multiples entrées consultables de manière indépendante.

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