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INSTITUT DE RELATIONS INTERNATIONALES ET STRATÉGIQUES
Think tank français spécialisé sur les questions géopolitiques et stratégiques

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11.05.2026 à 17:22

« Plan national sur les terres rares » : la France et l’UE peuvent-elles endiguer leur retard face à la Chine ?

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Les terres rares sont au cœur des rivalités économiques et géopolitiques mondiales. Utilisées dans les technologies médicales, les véhicules électriques, les éoliennes offshore ou encore les équipements de défense, elles constituent aujourd’hui un enjeu stratégique majeur pour les États. Face à la domination chinoise sur l’extraction, le raffinage et la fabrication d’aimants permanents, la France et l’Union européenne tentent de développer leur stratégie minière afin de réduire leur dépendance. Mais le retard accumulé reste considérable et les capacités industrielles européennes demeurent limitées. Le « plan national sur les terres rares » français marque-t-il un véritable tournant ? Pourquoi les terres rares sont-elles au cœur des enjeux géopolitiques mondiaux ? L’Union européenne peut-elle réellement rattraper son retard face à la Chine ? Et comment la Chine utilise-t-elle les terres rares comme un instrument de puissance et de pression diplomatique ? Le point avec Guillaume Pitron, chercheur associé à l’IRIS, spécialiste des matières premières critiques. Pourquoi les terres rares font-elles aujourd’hui l’objet d’une attention particulière ? Les terres rares constituent une famille de quinze métaux présents dans un grand nombre de technologies. Elles sont utilisées dans l’électronique, les moteurs de véhicules électriques, les éoliennes offshore, les technologies médicales ou encore les équipements d’imagerie. Elles sont aussi stratégiques pour l’industrie de défense. Le samarium, par exemple, permet de fabriquer des aimants résistants à de très hautes températures, indispensables dans certains équipements militaires. Aujourd’hui, le secteur de la défense fait face à une dépendance extrêmement forte aux terres rares. La Chine extrait environ 60 % des terres rares mondiales, raffine près de 85 % de la production et fabrique environ 94 % des aimants permanents à base de terres rares. Depuis plusieurs années, Pékin restreint progressivement ses exportations de terres rares et d’aimants permanents. Ces restrictions touchent directement les secteurs utilisateurs, notamment l’industrie médicale, les véhicules […]

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Texte intégral (1902 mots)

Pourquoi les terres rares font-elles aujourd’hui l’objet d’une attention particulière ?

Les terres rares constituent une famille de quinze métaux présents dans un grand nombre de technologies. Elles sont utilisées dans l’électronique, les moteurs de véhicules électriques, les éoliennes offshore, les technologies médicales ou encore les équipements d’imagerie. Elles sont aussi stratégiques pour l’industrie de défense. Le samarium, par exemple, permet de fabriquer des aimants résistants à de très hautes températures, indispensables dans certains équipements militaires. Aujourd’hui, le secteur de la défense fait face à une dépendance extrêmement forte aux terres rares.

La Chine extrait environ 60 % des terres rares mondiales, raffine près de 85 % de la production et fabrique environ 94 % des aimants permanents à base de terres rares. Depuis plusieurs années, Pékin restreint progressivement ses exportations de terres rares et d’aimants permanents. Ces restrictions touchent directement les secteurs utilisateurs, notamment l’industrie médicale, les véhicules électriques et surtout la défense.

Les industriels français de la base industrielle et technologique de défense se retrouvent aujourd’hui dans une situation de forte vulnérabilité, en particulier concernant les aimants samarium-cobalt, dont la Chine assure pratiquement 100 % de la production. Les industriels cherchent donc activement des fournisseurs alternatifs, principalement aux États-Unis ou en Europe. Mais les États-Unis s’inscrivent désormais dans une logique « America First », ce qui limite également les garanties d’approvisionnement pour les Européens. Cette situation explique l’urgence actuelle autour des terres rares et la nécessité d’accélérer le développement d’une production alternative sur le continent européen.

Le « plan national sur les terres rares » présenté par Roland Lescure, ministre de l’Économie, et Sébastien Martin, ministre délégué chargé de l’Industrie, constitue-t-il une avancée majeure pour réduire la dépendance de la France aux importations de terres rares ?

Une avancée majeure, peut-être pas. La France, l’Europe et le monde occidental en général accusent environ trente ans de retard sur la Chine dans le développement de leur industrie des terres rares. Le retard est immense. Le terme « majeur » paraît donc ambitieux, même s’il s’agit bien d’une avancée.

Le plan rappelle d’abord ce qui a déjà été engagé en France concernant le redéploiement d’une filière de production de terres rares et d’éléments de terres rares. Cette industrie existait déjà en France avant de s’éteindre progressivement. Il s’agit désormais de la relancer. Le plan met en avant plusieurs sociétés déjà actives, dont la production devrait démarrer à moyen terme. En ce sens, il ne constitue pas une nouveauté totale puisqu’il reprend largement des initiatives industrielles déjà engagées depuis plusieurs années, notamment par des entreprises comme Carester ou MagREEsource.

Il y a donc une part de communication dans l’annonce de ce plan. Des actions industrielles déjà lancées sont présentées sous un angle nouveau, avec des objectifs à relativement court terme qui restent très ambitieux, notamment en matière de séparation des terres rares et de production d’aimants permanents. Le plan confirme surtout le maintien de dispositifs gouvernementaux déjà existants : crédits d’impôt, simplifications réglementaires et prêt garanti par l’État (PGE) destinés à accompagner les entreprises du secteur. Ces mécanismes visent notamment à sécuriser les achats de terres rares par les entreprises situées à l’aval de la chaîne de valeur, en garantissant certains achats futurs auprès de producteurs français ou étrangers. Cette garantie sécurise à la fois l’acheteur et le producteur. En parallèle, l’État demande également aux industriels de mieux cartographier leurs chaînes d’approvisionnement et l’origine de leurs approvisionnements en terres rares. Cette connaissance plus précise de la chaîne de valeur est présentée comme une étape indispensable pour mettre en œuvre une véritable stratégie de souveraineté minérale. Le plan impose donc aux industriels d’investir davantage dans la connaissance et le suivi de leurs propres chaînes d’approvisionnement.

Le plan reconnaît aussi implicitement que la France ne sera pas capable de reconstruire seule l’ensemble d’une chaîne intégrée allant de la mine à l’aimant permanent. Plusieurs accords bilatéraux ont déjà été signés avec des pays producteurs de métaux critiques et de terres rares, notamment le Brésil, la Malaisie, l’Afrique du Sud ou encore la Suède. La France devra donc aller chercher à l’étranger une partie des terres rares nécessaires à sa filière. On voit donc les limites de ce plan, qui sont avant tout géologiques. La France ne dispose pas des ressources suffisantes sur son propre territoire. L’objectif consiste ainsi à intégrer des ressources extraites dans des pays partenaires au sein d’une filière française ou européenne, avec une spécialisation davantage orientée vers la séparation, la production d’aimants permanents et le recyclage.

L’aspect réellement nouveau réside surtout dans le fait qu’il existe désormais un plan national spécifiquement consacré aux terres rares. Jusqu’à présent, la France disposait d’une politique générale sur les métaux critiques, mais jamais d’un plan ciblant une famille particulière de matières premières. C’est la première fois qu’un traitement spécifique est appliqué aux terres rares, ce qui pourrait annoncer d’autres plans nationaux consacrés à des métaux critiques particuliers selon les urgences industrielles.

Le plan européen sur les matières premières critiques permet-il réellement à l’Union européenne de répondre aux enjeux actuels ? Quels sont les principaux freins à une relocalisation de la production et du raffinage en Europe ?

Le plan européen porte officiellement le nom de Critical Raw Materials Act. Adopté en 2024, il fixe des objectifs de souveraineté minérale à l’horizon 2030 pour l’ensemble des métaux critiques, dont les terres rares. Ce plan constitue une étape indispensable. Il marque une prise de conscience européenne et établit une stratégie commune. Toutefois, il souffre d’un manque important de financements et sa mise en œuvre reste complexe. Pour certains métaux, comme le lithium, une relative souveraineté européenne paraît atteignable à l’horizon 2030. En revanche, pour d’autres métaux critiques, notamment certaines terres rares, les objectifs du plan seront beaucoup plus difficiles à atteindre faute de capacités industrielles suffisantes. La Commission européenne a également lancé un programme de 47 projets stratégiques industriels portant sur l’extraction, le raffinage, la fabrication d’aimants et le recyclage des métaux critiques. Ces projets bénéficient d’un soutien européen afin d’accélérer la relance industrielle du secteur.

Globalement, les décisions prises vont dans le bon sens, mais elles arrivent tardivement. Elles auraient dû être engagées il y a dix, quinze ou vingt ans. Les effets ne seront donc visibles qu’à moyen ou long terme. Par ailleurs, les États-Unis accélèrent eux aussi massivement leurs investissements dans les métaux critiques. À titre d’exemple, pour un euro investi par les Européens dans cette filière, les Américains investissent dix dollars. Face à l’avance chinoise, il sera impossible d’assurer rapidement une souveraineté complète, même partielle, d’ici 2030.

Comment expliquer la domination de la Chine dans la production et le raffinage des terres rares ? Dans quelle mesure utilise-t-elle ces ressources comme un levier de puissance et de pression diplomatique ?

La Chine a compris dès les années 1980 l’importance stratégique des terres rares et, plus largement, des métaux critiques pour les industries du futur. L’État chinois dispose d’une capacité de planification industrielle à très long terme. Il peut accepter des sacrifices économiques immédiats afin de garantir des bénéfices stratégiques à l’échelle de plusieurs décennies. Pékin a ainsi sécurisé très tôt l’accès aux terres rares tout en absorbant progressivement les capacités alternatives de production occidentales. Cette stratégie a permis à la Chine d’acquérir une position dominante qui lui donne aujourd’hui un véritable levier de pression sur les pays occidentaux. Les terres rares sont devenues un outil de puissance.

La Chine peut resserrer ou rouvrir le robinet des exportations en fonction de ses intérêts économiques ou diplomatiques. Cette logique est apparue très clairement lors de la reprise de la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine après le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche. Pékin a réduit ses exportations de terres rares, obligeant Washington à modérer certaines positions commerciales. Les terres rares constituent aujourd’hui un véritable talon d’Achille pour les États-Unis comme pour l’Europe.

Cette dépendance devrait perdurer encore plusieurs années. Les pays occidentaux accélèrent désormais leurs stratégies de souveraineté minérale, notamment sur l’extraction minière. Mais la Chine conserve une avance considérable dans le raffinage et la fabrication d’aimants permanents. Il faut donc s’attendre à ce que le pays devrait continuer à dominer pendant encore dix à quinze ans sur une partie importante de la chaîne de valeur des terres rares, en particulier sur certaines très stratégiques comme le samarium, dont il contrôle pratiquement l’intégralité de la production mondiale.

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11.05.2026 à 15:18

America First Global Health Strategy : une santé mondiale dépendante des financements états-uniens ?

Coline Laroche              

La coopération sanitaire internationale n’a jamais dissocié, dans sa pratique et son financement, l’impératif humanitaire des considérations géopolitiques qui le sous-tendent. La tension entre solidarité internationale et intérêt national est constitutive de l’histoire de la coopération sanitaire mondiale. Ce qui change avec la stratégie américaine de l’America First Global Health Strategy (AfGHS), publiée en septembre 2025, c’est la rhétorique souverainiste qui s’est radicalement accentuée. Une des plus grandes puissances assume sans détour que son aide sanitaire est un instrument stratégique. Washington entend signer des accords bilatéraux pluriannuels assortis d’objectifs précis en matière de santé, de délais stricts et de conséquences en cas de non-respect. Cette logique intervient dans un contexte de refonte de la stratégie sanitaire états-unienne, à la suite du retrait des États-Unis de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en janvier 2025, et du démantèlement de l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) au premier semestre 2025. Les États-Unis ont ainsi mis en place des Memorandums of Understanding (MoUs), un format bilatéral d’accords avec les pays bénéficiaires qui s’articulent autour de plans quinquennaux (2026-2030). Au 6 mai 2026, 32 accords bilatéraux ont été potentiellement signés, dont 22 accords documentés en Afrique subsaharienne jusqu’à présent, mais le processus de négociation est encore en cours. Les accords bilatéraux conclus dans le cadre de l’America First Global Health Strategy représentent un volume d’au moins 20 milliards de dollars sur la période 2026–2030, dont environ 63 % financés par les États-Unis et 37 % par les pays partenaires. Ces accords de co-financement, avec un engagement états-unien généralement dégressif, impliquent pour les États concernés de réévaluer la part de leur budget national consacré à la santé. Ces accords semblent par ailleurs recouper un certain nombre d’intérêts stratégiques états-uniens dans les pays concernés. Analyse en carte et infographie de cette refonte de la […]

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La coopération sanitaire internationale n’a jamais dissocié, dans sa pratique et son financement, l’impératif humanitaire des considérations géopolitiques qui le sous-tendent. La tension entre solidarité internationale et intérêt national est constitutive de l’histoire de la coopération sanitaire mondiale. Ce qui change avec la stratégie américaine de l’America First Global Health Strategy (AfGHS), publiée en septembre 2025, c’est la rhétorique souverainiste qui s’est radicalement accentuée. Une des plus grandes puissances assume sans détour que son aide sanitaire est un instrument stratégique.

Washington entend signer des accords bilatéraux pluriannuels assortis d’objectifs précis en matière de santé, de délais stricts et de conséquences en cas de non-respect. Cette logique intervient dans un contexte de refonte de la stratégie sanitaire états-unienne, à la suite du retrait des États-Unis de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en janvier 2025, et du démantèlement de l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) au premier semestre 2025.

Les États-Unis ont ainsi mis en place des Memorandums of Understanding (MoUs), un format bilatéral d’accords avec les pays bénéficiaires qui s’articulent autour de plans quinquennaux (2026-2030). Au 6 mai 2026, 32 accords bilatéraux ont été potentiellement signés, dont 22 accords documentés en Afrique subsaharienne jusqu’à présent, mais le processus de négociation est encore en cours. Les accords bilatéraux conclus dans le cadre de l’America First Global Health Strategy représentent un volume d’au moins 20 milliards de dollars sur la période 2026–2030, dont environ 63 % financés par les États-Unis et 37 % par les pays partenaires.

Ces accords de co-financement, avec un engagement états-unien généralement dégressif, impliquent pour les États concernés de réévaluer la part de leur budget national consacré à la santé. Ces accords semblent par ailleurs recouper un certain nombre d’intérêts stratégiques états-uniens dans les pays concernés.

Analyse en carte et infographie de cette refonte de la stratégie sanitaire états-unienne à l’œuvre.

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11.05.2026 à 15:11

Ukraine – Poutine : gains territoriaux, guerre perdue

stagiairedecomm@iris-france.org

Vladimir Poutine a déclaré ce week-end que la guerre en Ukraine touchait « à sa fin ». Son calcul initial reposait sur un retrait massif du soutien à l’Ukraine avec l’arrivée de Donald Trump, ce qui n’a pas eu lieu. Les États-Unis ont maintenu leur soutien en renseignement, tandis que l’Europe a financé massivement l’Ukraine via un prêt de 90 milliards d’euros. Dans le même temps, Kiev a considérablement renforcé sa capacité de production militaire, notamment dans le domaine des drones, freinant l’avancée russe et stabilisant plusieurs fronts. En mobilisant l’essentiel de ses ressources en Ukraine, Vladimir Poutine n’a pas été capable de soutenir ses alliés ailleurs : chute du régime de Bachar el-Assad en Syrie, revers de l’Africa Corps au Mali face au JNIM et au FLA, recul de l’influence russe en Asie centrale… La Russie apparaît aujourd’hui affaiblie sur plusieurs terrains stratégiques. Malgré la hausse des revenus énergétiques liée aux tensions internationales dans le Golfe, le coût humain, économique et politique de la guerre devient de plus en plus lourd pour le Kremlin. La société russe s’épuise, la répression s’intensifie et la popularité de Vladimir Poutine montre des signes d’érosion. Bien que la Russie ait étendu son territoire sur la Crimée et une partie du Donbass, le bilan global est négatif : affaiblissement géopolitique, isolement international et épuisement des forces. Vladimir Poutine n’a pas saisi l’opportunité de négocier avec Donald Trump, qui proposait de lever les sanctions en échange d’un statu quo territorial. Mon analyse dans cette vidéo.

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Vladimir Poutine a déclaré ce week-end que la guerre en Ukraine touchait « à sa fin ». Son calcul initial reposait sur un retrait massif du soutien à l’Ukraine avec l’arrivée de Donald Trump, ce qui n’a pas eu lieu. Les États-Unis ont maintenu leur soutien en renseignement, tandis que l’Europe a financé massivement l’Ukraine via un prêt de 90 milliards d’euros.

Dans le même temps, Kiev a considérablement renforcé sa capacité de production militaire, notamment dans le domaine des drones, freinant l’avancée russe et stabilisant plusieurs fronts.

En mobilisant l’essentiel de ses ressources en Ukraine, Vladimir Poutine n’a pas été capable de soutenir ses alliés ailleurs : chute du régime de Bachar el-Assad en Syrie, revers de l’Africa Corps au Mali face au JNIM et au FLA, recul de l’influence russe en Asie centrale… La Russie apparaît aujourd’hui affaiblie sur plusieurs terrains stratégiques.

Malgré la hausse des revenus énergétiques liée aux tensions internationales dans le Golfe, le coût humain, économique et politique de la guerre devient de plus en plus lourd pour le Kremlin. La société russe s’épuise, la répression s’intensifie et la popularité de Vladimir Poutine montre des signes d’érosion.

Bien que la Russie ait étendu son territoire sur la Crimée et une partie du Donbass, le bilan global est négatif : affaiblissement géopolitique, isolement international et épuisement des forces. Vladimir Poutine n’a pas saisi l’opportunité de négocier avec Donald Trump, qui proposait de lever les sanctions en échange d’un statu quo territorial.

Mon analyse dans cette vidéo.

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