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INSTITUT DE RELATIONS INTERNATIONALES ET STRATÉGIQUES
Think tank français spécialisé sur les questions géopolitiques et stratégiques

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06.07.2026 à 11:56

Trump, absent des stades, omniprésent dans la Coupe du monde

stagiairedecomm@iris-france.org

La Coupe du monde 2026 a débuté le 11 juin dernier aux États-Unis. Alors que Donald Trump avait fait de cet événement un symbole du retour de la puissance américaine, le président ne s’est encore affiché dans aucun stade, pas même lors du premier match de la sélection américaine. Cette absence peut s’expliquer : Donald Trump cultive l’image de la victoire et maîtrise habituellement le décor de ses apparitions publiques. Or, un match de football est, par définition, imprévisible. Une défaite des États-Unis, des tribunes hostiles ou des huées retransmises dans le monde entier constitueraient un risque politique difficilement contrôlable. Mais si Donald Trump reste loin des gradins, il ne semble pas rester à l’écart de la compétition. Lors du match entre les États-Unis et la Bosnie-Herzégovine, l’attaquant Folarin Balogun est expulsé et suspendu pour la rencontre suivante. Contre toute attente, la FIFA décide finalement de lever cette suspension à la veille des huitièmes de finale. Donald Trump remercie publiquement l’organisation, tandis que plusieurs révélations évoquent depuis d’éventuelles pressions exercées en coulisses. L’intervention du pouvoir politique dans le déroulement d’une Coupe du Monde rappelle de rares précédents historiques, notamment l’édition de 1934 organisée par l’Italie fasciste de Mussolini. Faut-il y voir un simple concours de circonstances ou le signe d’une politisation croissante du football mondial ? Mon analyse dans cette vidéo.

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La Coupe du monde 2026 a débuté le 11 juin dernier aux États-Unis. Alors que Donald Trump avait fait de cet événement un symbole du retour de la puissance américaine, le président ne s’est encore affiché dans aucun stade, pas même lors du premier match de la sélection américaine.

Cette absence peut s’expliquer : Donald Trump cultive l’image de la victoire et maîtrise habituellement le décor de ses apparitions publiques. Or, un match de football est, par définition, imprévisible. Une défaite des États-Unis, des tribunes hostiles ou des huées retransmises dans le monde entier constitueraient un risque politique difficilement contrôlable.

Mais si Donald Trump reste loin des gradins, il ne semble pas rester à l’écart de la compétition. Lors du match entre les États-Unis et la Bosnie-Herzégovine, l’attaquant Folarin Balogun est expulsé et suspendu pour la rencontre suivante. Contre toute attente, la FIFA décide finalement de lever cette suspension à la veille des huitièmes de finale. Donald Trump remercie publiquement l’organisation, tandis que plusieurs révélations évoquent depuis d’éventuelles pressions exercées en coulisses.

L’intervention du pouvoir politique dans le déroulement d’une Coupe du Monde rappelle de rares précédents historiques, notamment l’édition de 1934 organisée par l’Italie fasciste de Mussolini. Faut-il y voir un simple concours de circonstances ou le signe d’une politisation croissante du football mondial ?

Mon analyse dans cette vidéo.

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06.07.2026 à 09:24

Soudan : urgence humanitaire et risque de fragmentation

Coline Laroche              

La guerre civile au Soudan, déclenchée en avril 2023 entre les Forces armées soudanaises (SAF), l’armée régulière dirigée par Abdel Fattah al-Burhan, et les Forces de soutien rapide (RSF), une organisation paramilitaire commandée par le Général Mohammed Hamdan Dagalo, dit « Hemedti », se caractérise par des violences extrêmes envers les populations civiles. À cela s’ajoute une insécurité alimentaire grandissante et plusieurs épisodes de famine, faisant du conflit la plus grave crise humanitaire au monde. Alors que le conflit entre dans un nouveau tournant de violence depuis le début de l’année 2026, les risques de fragmentation du Soudan s’accentuent. Quelles sont les causes du déclenchement de la guerre au Soudan et en quoi 2026 marque-t-elle un tournant dans le conflit ? Pourquoi la guerre du Soudan est-elle aujourd’hui considérée comme la plus grave crise humanitaire au monde et quelles sont les conséquences de celle-ci pour les pays voisins ? Quel rôle les puissances extérieures peuvent-elles jouer dans la recherche d’une solution politique ? Le point avec Jean-Marc Gravellini, chercheur associé à l’IRIS, spécialiste des enjeux sécuritaires et de développement dans la zone sahélienne. Quelles sont les origines du déclenchement de la guerre au Soudan ? En quoi le début de l’année 2026 marque-t-il un tournant dans le conflit ?  La guerre civile soudanaise, déclenchée en avril 2023, est le résultat d’un enchevêtrement de facteurs historiques, militaires et politiques. Elle oppose l’armée régulière (SAF) aux Forces de soutien rapide (RSF), issues des milices janjawid du Darfour. Après la révolution de 2019 et le coup d’État de 2021, les deux forces ont co‑gouverné le pays, mais leur rivalité s’est accentuée lorsque le cadre politique de 2022 a prévu l’intégration des RSF dans l’armée. Les désaccords sur le calendrier de cette intégration ont cristallisé une lutte pour le contrôle de l’État, de ses ressources et de ses réseaux […]

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Texte intégral (1330 mots)

Quelles sont les origines du déclenchement de la guerre au Soudan ? En quoi le début de l’année 2026 marque-t-il un tournant dans le conflit ? 

La guerre civile soudanaise, déclenchée en avril 2023, est le résultat d’un enchevêtrement de facteurs historiques, militaires et politiques. Elle oppose l’armée régulière (SAF) aux Forces de soutien rapide (RSF), issues des milices janjawid du Darfour. Après la révolution de 2019 et le coup d’État de 2021, les deux forces ont co‑gouverné le pays, mais leur rivalité s’est accentuée lorsque le cadre politique de 2022 a prévu l’intégration des RSF dans l’armée. Les désaccords sur le calendrier de cette intégration ont cristallisé une lutte pour le contrôle de l’État, de ses ressources et de ses réseaux économiques. Le 15 avril 2023, les tensions ont explosé à Khartoum, entraînant une guerre totale qui s’est rapidement étendue à l’ensemble du territoire.

Le début de l’année 2026 marque un tournant majeur dans le conflit. D’abord parce que les drones deviennent l’arme centrale des deux camps, provoquant une hausse spectaculaire des pertes civiles et rendant les villes assiégées encore plus vulnérables. Ensuite parce que la géographie du conflit se stabilise en deux blocs : les SAF contrôlent l’est du pays autour de Port‑Soudan, tandis que les RSF dominent le Darfour, le Kordofan du Sud et une partie du Kordofan du Nord. Cette partition de facto transforme la guerre en affrontement territorial durable. Enfin, l’internationalisation du conflit s’accentue : sanctions américaines contre les réseaux d’armement, accusations de soutien étranger aux RSF, effondrement humanitaire total. En 2026, le Soudan devient la pire crise humanitaire du monde selon l’ONU, avec plus de trente millions de personnes ayant besoin d’aide et des zones entières privées d’accès humanitaire.

Dans quelle mesure ce conflit constitue-t-il l’une des plus graves crises humanitaires au monde ? Comment la crise des réfugiés affecte-t-elle les pays voisins et la stabilité régionale ?

La crise soudanaise a des répercussions régionales majeures. Plus de deux millions et demi de réfugiés ont fui vers les pays voisins depuis le début du conflit en 2023 (UNHCR), en particulier le Tchad, le Soudan du Sud, l’Éthiopie et l’Égypte. Le Tchad, déjà fragile, accueille plus d’un million de réfugiés dans des camps saturés, ce qui crée des tensions ethniques et des risques de débordements transfrontaliers. Le Soudan du Sud, lui‑même en crise, subit une pression énorme sur ses ressources. L’Éthiopie, encore marquée par la guerre du Tigré, voit ses régions frontalières déstabilisées. L’Égypte doit gérer un afflux massif dans un contexte économique difficile. Cette crise des réfugiés transforme la guerre soudanaise en menace régionale, avec un risque d’extension du conflit, de circulation accrue d’armes et de mercenaires, et de fragilisation des États voisins.

Pourquoi la ville d’El-Obeid est-elle devenue un enjeu stratégique dans le conflit actuel ? Peut-on s’attendre à un risque de fragmentation du territoire soudanais, notamment dans les régions du Darfour et du Kordofan ? Quel rôle les puissances régionales et internationales peuvent-elles jouer dans une perspective de paix dans le pays ?

La ville d’El‑Obeid acquiert une importance stratégique décisive. Située au cœur du Kordofan du Nord, elle constitue le principal nœud logistique reliant l’est du pays (Port‑Soudan, Khartoum) à l’ouest (Darfour). Pour les SAF, El‑Obeid est indispensable pour maintenir une continuité territoriale et acheminer carburant, nourriture, munitions et aide humanitaire. Pour les RSF, qui assiègent la ville depuis 2025, sa prise permettrait de relier leurs positions du Darfour à celles du Kordofan du Sud, d’isoler totalement les SAF dans l’est et de contrôler les routes menant vers Khartoum et Wad Madani. C’est pourquoi les ONG et l’ONU alertent sur un risque d’atrocités imminentes : la chute d’El‑Obeid pourrait sceller une victoire territoriale des RSF et modifier durablement l’équilibre du conflit.

Cette dynamique nourrit un risque réel de fragmentation du territoire soudanais. Le pays est déjà divisé de facto en deux administrations rivales. Le Darfour, entièrement contrôlé par les RSF, fonctionne comme une entité quasi autonome, dotée de ses propres réseaux économiques et alliances tribales. Le Kordofan du Nord est devenu la zone charnière : si les RSF s’en emparent, les SAF seraient confinées à l’est, créant une partition durable entre un bloc occidental dominé par les RSF et un bloc oriental tenu par les SAF. Certains analystes évoquent même un scénario en trois blocs : un territoire RSF à l’ouest, un territoire SAF à l’est, et des zones centrales contestées autour de Khartoum, du Nil Blanc et du Nil Bleu. Ce serait la plus grande reconfiguration territoriale depuis la sécession du Sud‑Soudan en 2011.

Dans une perspective de paix, les puissances régionales et internationales jouent un rôle déterminant. Les Émirats arabes unis, accusés de soutenir les RSF, pourraient influencer l’arrêt des flux d’armes. L’Égypte, alliée des SAF, peut peser sur les choix du président Burhan, leader des forces loyalistes. Les États‑Unis ont déjà sanctionné des réseaux d’approvisionnement et peuvent renforcer la pression diplomatique. L’Union européenne peut financer une réponse humanitaire massive. L’ONU pourrait imposer un embargo sur les drones, devenus l’arme principale du conflit. La Chine, acteur économique majeur, peut agir via la dette et les infrastructures. Mais aucune paix durable ne sera possible sans trois conditions : couper les flux d’armes, garantir un accès humanitaire aux villes assiégées, et forcer les deux camps à accepter une transition politique inclusive. Sans cela, le Soudan risque une fragmentation durable et une crise régionale prolongée.

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03.07.2026 à 12:33

Géopolitique des fruits et légumes

stagiaire-comm@iris-france.org

Les fruits et légumes sont bien plus que de simples produits agricoles et occupent aujourd’hui une place stratégique dans les équilibres mondiaux. Pilier de la sécurité alimentaire, leur production, leur commercialisation et leur consommation soulèvent des enjeux économiques, politiques, environnementales et logistiques, dans un contexte marqué par l’intensification des échanges internationaux et l’évolution des habitudes alimentaires des consommateurs. Néanmoins, cette filière est confrontée à de nombreuses vulnérabilités. Les effets du changement climatique perturbent les récoltes et fragilisent les productions. À cela s’ajoute un manque de main-d’œuvre, qui rendent le recours aux travailleurs étrangers essentiel au fonctionnement des secteurs de l’arboriculture et du maraîchage. À l’occasion de la parution de son livre « Géopolitique des fruits et légumes » (Eyrolles, juin 2026) co-dirigé avec Anaïs Marie, Sébastien Abis, chercheur associé à l’IRIS et directeur du Club DÉMÉTER, répond à nos questions :

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Les fruits et légumes sont bien plus que de simples produits agricoles et occupent aujourd’hui une place stratégique dans les équilibres mondiaux. Pilier de la sécurité alimentaire, leur production, leur commercialisation et leur consommation soulèvent des enjeux économiques, politiques, environnementales et logistiques, dans un contexte marqué par l’intensification des échanges internationaux et l’évolution des habitudes alimentaires des consommateurs. Néanmoins, cette filière est confrontée à de nombreuses vulnérabilités. Les effets du changement climatique perturbent les récoltes et fragilisent les productions. À cela s’ajoute un manque de main-d’œuvre, qui rendent le recours aux travailleurs étrangers essentiel au fonctionnement des secteurs de l’arboriculture et du maraîchage.

À l’occasion de la parution de son livre « Géopolitique des fruits et légumes » (Eyrolles, juin 2026) co-dirigé avec Anaïs Marie, Sébastien Abis, chercheur associé à l’IRIS et directeur du Club DÉMÉTER, répond à nos questions :

  • Pourquoi les fruits et légumes constituent-ils un enjeu géopolitique majeur ?
  • Quelles sont les principales opportunités et vulnérabilités économiques, politiques, culturelles et climatiques liées aux filières fruits et légumes ?
  • En quoi les travailleurs étrangers jouent-ils un rôle stratégique pour les secteurs de l’arboriculture et du maraîchage ?

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