
09.04.2026 à 17:34
Déborah Yapi
Dans sa déclaration du 30 mars 2026, le secrétaire à la Défense des États-Unis, Pete Hegseth, présente une nouvelle vision stratégique fondée sur une redéfinition de la carte géographique continental américain. Il y développe le concept de « Grande Amérique du Nord », conçu comme un vaste périmètre de sécurité s’étendant du Groenland jusqu’au nord de l’Amérique du Sud. Au sein de cet espace, les États-Unis entendent défendre leurs intérêts nationaux face au narcotrafic, aux flux migratoires et à la présence de puissances jugées hostiles, affirmant ainsi leur volonté de renforcer leur emprise sécuritaire sur l’ensemble du continent américain. Cette vision relève-t-elle d’une logique de protection ou traduit-elle une ambition expansionniste ? Sur quels fondements un État peut-il légitimer son influence au-delà de ses propres frontières, et dans quelle mesure la notion de sécurité peut-elle justifier une intervention dans des pays tiers ? Quelles peuvent être les conséquences pour l’équilibre des relations internationales ? Nouvelle chronique de l’Amérique latine avec Christophe Ventura, directeur de recherche à l’IRIS, responsable du Programme Amérique latine/Caraïbe.
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Dans sa déclaration du 30 mars 2026, le secrétaire à la Défense des États-Unis, Pete Hegseth, présente une nouvelle vision stratégique fondée sur une redéfinition de la carte géographique continental américain. Il y développe le concept de « Grande Amérique du Nord », conçu comme un vaste périmètre de sécurité s’étendant du Groenland jusqu’au nord de l’Amérique du Sud. Au sein de cet espace, les États-Unis entendent défendre leurs intérêts nationaux face au narcotrafic, aux flux migratoires et à la présence de puissances jugées hostiles, affirmant ainsi leur volonté de renforcer leur emprise sécuritaire sur l’ensemble du continent américain. Cette vision relève-t-elle d’une logique de protection ou traduit-elle une ambition expansionniste ? Sur quels fondements un État peut-il légitimer son influence au-delà de ses propres frontières, et dans quelle mesure la notion de sécurité peut-elle justifier une intervention dans des pays tiers ? Quelles peuvent être les conséquences pour l’équilibre des relations internationales ?
Nouvelle chronique de l’Amérique latine avec Christophe Ventura, directeur de recherche à l’IRIS, responsable du Programme Amérique latine/Caraïbe.
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09.04.2026 à 12:48
admn_iris
« À partir de la fin de 2023, la recrudescence des attaques houthies en mer Rouge contre des navires marchands a profondément perturbé les flux commerciaux dans la zone. Entre décembre 2023 et janvier 2024, entre 70 % et 80 % des navires de commerce ont ainsi été déroutés pour éviter le détroit de Bab el-Mandeb. Tandis que certains armateurs ont privilégié le détour par le cap de Bonne-Espérance, d’autres préfèrent modifier leur comportement habituel en se rapprochant des côtes africaines, en communiquant avec la rébellion ou en misant sur la discrétion. Cette diversité des réactions n’a pas empêché l’attaque de plusieurs vecteurs par missile ou drone. Le caractère inédit de la crise par l’aspect protéiforme de la menace (modes opératoires innovants, dimension informationnelle, résonance locale d’une crise régionale) a pris de court les armateurs, les institutions internationales ainsi que plusieurs marines. Le déploiement subséquent de bâtiments de combat en mer Rouge doit assurer la protection du trafic commercial, notamment sous forme d’escortes de convois. Les difficultés constatées dans l’interaction avec les acteurs de l’économie maritime ont entraîné un rappel à l’ordre de la part des principales associations d’armateurs. Alors que les intérêts maritimes retrouvent leur rôle de cible à part dans la conflictualité sous le seuil entre puissances, l’efficacité du partenariat entre une marine et les acteurs de l’économie maritime redevient un enjeu majeur, à plus forte raison quand ils partagent le même pavillon… »
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« À partir de la fin de 2023, la recrudescence des attaques houthies en mer Rouge contre des navires marchands a profondément perturbé les flux commerciaux dans la zone. Entre décembre 2023 et janvier 2024, entre 70 % et 80 % des navires de commerce ont ainsi été déroutés pour éviter le détroit de Bab el-Mandeb. Tandis que certains armateurs ont privilégié le détour par le cap de Bonne-Espérance, d’autres préfèrent modifier leur comportement habituel en se rapprochant des côtes africaines, en communiquant avec la rébellion ou en misant sur la discrétion. Cette diversité des réactions n’a pas empêché l’attaque de plusieurs vecteurs par missile ou drone.
Le caractère inédit de la crise par l’aspect protéiforme de la menace (modes opératoires innovants, dimension informationnelle, résonance locale d’une crise régionale) a pris de court les armateurs, les institutions internationales ainsi que plusieurs marines. Le déploiement subséquent de bâtiments de combat en mer Rouge doit assurer la protection du trafic commercial, notamment sous forme d’escortes de convois. Les difficultés constatées dans l’interaction avec les acteurs de l’économie maritime ont entraîné un rappel à l’ordre de la part des principales associations d’armateurs. Alors que les intérêts maritimes retrouvent leur rôle de cible à part dans la conflictualité sous le seuil entre puissances, l’efficacité du partenariat entre une marine et les acteurs de l’économie maritime redevient un enjeu majeur, à plus forte raison quand ils partagent le même pavillon… »
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09.04.2026 à 09:00
Coline Laroche
This ARES Group Policy Paper proposes a geographical analysis of “New Defence” companies. The paper focuses on manufacturers of drones (all domains), small satellite and launchers, and high-altitude platform stations. It explores the geographical distribution of new defence companies within the largest European arms-producing states, specifically looking at whether new entrants on the defence markets emerge in the same or different local ecosystems where historical defence companies are already located. The results show that, due to the lower barriers to entry for some of the new defence technology products, the emergence of new defence companies expands the industrial base beyond the traditional manufacturers and are more geographically scattered within Member States. Nonetheless, in some markets, path dependency and historical lock-in effects remain strong. The paper concludes with policy implications for national and EU defence industrial support instruments, highlighting the need to focus on regional policy instruments to best calibrate policy tools in support of new defence companies.
L’article Between Legacy and Emergence: The Spatial Integration of New Defence Companies in Europe’s Historical Defence Landscape est apparu en premier sur IRIS.
This ARES Group Policy Paper proposes a geographical analysis of “New Defence” companies. The paper focuses on manufacturers of drones (all domains), small satellite and launchers, and high-altitude platform stations. It explores the geographical distribution of new defence companies within the largest European arms-producing states, specifically looking at whether new entrants on the defence markets emerge in the same or different local ecosystems where historical defence companies are already located. The results show that, due to the lower barriers to entry for some of the new defence technology products, the emergence of new defence companies expands the industrial base beyond the traditional manufacturers and are more geographically scattered within Member States. Nonetheless, in some markets, path dependency and historical lock-in effects remain strong. The paper concludes with policy implications for national and EU defence industrial support instruments, highlighting the need to focus on regional policy instruments to best calibrate policy tools in support of new defence companies.
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