08.03.2026 à 19:56

5 mars 1953 : Staline meurt. C'est un choc qui ébranle le monde entier, et notamment Louis Aragon, membre du Comité central du Parti communiste français et directeur de l'hebdomadaire communiste Les Lettres françaises.
Aragon a une semaine pour préparer le numéro suivant qui doit commémorer la mémoire du grand homme. Il décide de demander une contribution au plus illustre des peintres et au plus illustre des communistes de cette époque : Pablo Picasso.
Picasso se doutait-il que le portrait de Staline qu'il s'apprêtait à dessiner et que le directeur des Lettres françaises s'apprêtait à publier allait tellement choquer que la polémique pousserait Aragon au bord du suicide et provoquerait la chute du numéro 2 du Parti communiste, Auguste Lecœur ?
Laurent Lévy publie à La Fabrique Un portrait de Staline. Aragon, Picasso et le parti communiste, un livre passionnant qui retrace cette histoire incroyable. Une histoire qu'il vient nous raconter dans ce nouvel épisode de « Si j'aurais su », le podcast de Laurence De Cock.
Continuer la lecture…07.03.2026 à 11:12

Merci, merci, merci à celles et ceux qui font des salles combles de Brest à Genève !
Et ça continue. Des dizaines de débats partout et partout la même question : génial Howard Zinn mais aujourd'hui, face à Trump, où sont les résistants ?
En voici au moins un, Julian Hipkins !
Prof d'histoire à Washington D.C., il intervient dan le film avec ses joyeux étudiants pour parler de son cours d'histoire basé sur le livre d'Howard Zinn. Mais en février, pour la sortie du film, il est venu à Paris avec sa femme Barrie. Superbe rencontre avec le public, avec les étudiants du lycée Voltaire de Paris, avec toute l'équipe de Là-bas !
Voilà nos retrouvailles avec Giv Anquetil à la traduction !
Encore un effort, la baudruche Trump finira par crever…
Continuer la lecture…02.03.2026 à 22:53

« La puissance militaire écrasante des forces américaines aériennes, terrestres et maritimes a été utilisée pour lancer un assaut spectaculaire, un assaut comme on n'en avait jamais vu depuis la Seconde guerre mondiale. »
Voici comment le président Donald Trump se félicitait le 3 janvier dernier de l'intervention militaire qu'il avait ordonnée au Venezuela.
L'enlèvement et la capture du président Maduro ont sidéré le monde entier.
Par leur outrecuidance : jamais les États-Unis n'étaient aussi directement et militairement intervenus en Amérique du Sud.
Par leur franchise : Donald Trump citait explicitement les réserves pétrolières du pays comme but recherché du renversement de Maduro.
Par leur illégalité : aussi condamnable qu'ait pu être le pouvoir exercé par Nicolás Maduro, rien, ni dans le droit international, ni dans la charte des Nations unies, n'autorise une telle intervention dans un pays souverain étranger.
Qu'est-ce qui a poussé le président Trump à un tel coup de force ? Quelle relation les États-Unis d'Amérique entretiennent-ils avec le sous-continent sud-américain ? Qu'est-ce que la fameuse « doctrine Monroe » que tout le monde aime rappeler ?
Olivier Compagnon est professeur d'histoire contemporaine à l'Institut des hautes études de l'Amérique latine. Il est l'invité de Laurence De Cock dans ce nouvel épisode de « Si j'aurais su ».
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