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10.01.2026 à 10:31

Violences policières : vers une approche systémique

Partie 1 - Changer de paradigme ?

Alors que les smartphones sont devenus de véritables mouchards permettant de surveiller les populations, ils constituent également un outil puissant de contrôle citoyen de la police. Infographies recensant des centaines de blessé·es graves, cartographies signalant des milliers de violences et rapports spécialisés qui se multiplient… Reflets revient sur dix ans d’utilisation du terme « violences policières », dont l’aspect « systémique » est constamment réfuté.

policiers pendant les manifestations des gilets jaunes - © Reflets

Si le terme «violences policières» est en usage à partir des années 2000, depuis une dizaine d’années, notamment après la loi Travail (ou loi El Khomri), l'expression «violences policières» s’est imposée dans le débat public comme un outil sémantique destiné à rendre visible la violence exercée par la police. Aujourd’hui, gravé dans le marbre, ce terme ne se contente pas de nommer un phénomène : il structure la perception des pratiques policières, resserre le débat public et permet de mobiliser socialement et politiquement autour de l’enjeu de la violence d’État.

Des articles de presse, des recherches académiques, ouvrages, ainsi que les collectifs et associations de soutien aux victimes de « violences policières » se multiplient pour documenter et dénoncer les violences policières. Ces dernières années, des projets journalistiques tels que Allô Place Beauvau de David Dufresne ou Violences Policières de Vincent Victor ou encore celui de Bastamag, ont largement montré la systématisation des violences perpétrées par la police et la gendarmerie lors du maintien de l’ordre et de la répression de la population.

Capture d’écran du site de Mediapart – Panoramique : Allô Place Beauvau. 2025
Capture d’écran du site de Mediapart – Panoramique: Allô Place Beauvau. 2025

Si la violence policière peut toucher tout un chacun, elle affecte néanmoins certaines catégories de population, en raison de leur condition sociale, de leur origine supposée ou de leur engagement politique. La police se présente ainsi, comme le moteur d’une violence « légitime » et « ...

07.01.2026 à 16:44

Arrêtez de vous inquiéter des fuites de données personnelles

C'est trop tard et depuis très longtemps

La récente tornade sur les données personnelles des français a déclenché une pluie d'articles de presse. Quoi ? Nos données ne seraient pas protégées ? Quoi, notre vie privée ne le serait plus ? Se plaindre de ces fuites, revient à se plaindre du fait que la pluie mouille ou que le soleil chauffe. Quant à votre vie privée, vos secrets les plus enfouis, vous y avez renoncé il y a des années. On vous explique.

Fiche OSINT d'Élisabeth Borne - Informations ayant fuité et collectées en sources ouvertes. - © Reflets

Nous sommes en 2026 et toute la presse, des experts, réels ou autoproclamés s'émeuvent d'une série de piratage qui ont touché des données personnelles de Français. Mais enfin... Vos données personnelles sont déjà dans la nature depuis belle lurette, accessibles à tout le monde. Vous ne pouvez plus conserver le moindre secret. Il y a ce qui a fuité (votre état civil, votre adresse, votre numéro de téléphone, vos habitudes d'achat, vos comptes sociaux, même sous pseudonyme, on en passe...). Et il y a ce que vous fournissez volontairement aux plateformes. Google en sait plus sur votre sexualité que votre partenaire. Google ou Facebook en savent plus sur vos positions politiques que le maire de votre village. Doctolib en sait plus sur votre état de santé que votre médecin de famille... La liste est infinie. Et ce ne sont là que des noms connus du grand public. Si l'on élargit aux data brokers, on entre dans le septième cercle de l'enfer numérique.

Déjà en 2022, Reflets tentait d'expliquer longuement que dans ce domaine, nous avons largement dépassé l'accident nucléaire. Relisez cet article car il n'a pas pris une ride. Pas plus que celui-ci qui évoquait la fameuse conférence sur les zoophiles à tendance teckels morts. Oui, on a même créé une conférence avec un titre alarmant pour expliquer que l'on a tous quelque chose à cacher et que c'est très bien comme ça. Une heure et demie de vulgarisation sur les fuites de données avec de...

06.01.2026 à 09:36

Piratage du ministère de l’intérieur : il y a des coups de bottins qui se perdent

Comment voir au delà des spéculations stériles

La cible est prestigieuse. Le piratage du ministère de l’intérieur n’a donc pas manqué de faire couler beaucoup d’encre. Pourtant, même si c’est moins glamour, à ce stade, il n’y a surtout que des incertitudes et du flou, comme souvent dans le monde du hack.

Place Beauvau, siège du ministère de l'intérieur - © Reflets - CC

« Quelques dizaines de fiches » issues de fichiers de police comme le TAJ ont pu être consultées par des pirates informatiques, indiquait Mercredi 17 décembre Laurent Nuñez, le ministre de l’intérieur. De leur côté, les pirates qui communiquaient via un forum sur Internet parlaient de 16 millions de fiches. « Il n’y a pas eu extraction de millions de données. A ma connaissance, c’est faux, mais je reste très prudent sur le niveau des compromissions. », a précisé le ministre. En matière de hack, on n’est en effet jamais trop prudent.

Les pirates se sont visiblement procuré un accès à des boites mails de policiers (sans que l'on sache s'il s'agit de comptes mails du ministère ou personnels) et y ont découvert des identifiants en clair. Ils ont ensuite pu se connecter à CHEOPS (Système de circulation hiérarchisée des enregistrements opérationnels de la police sécurisés). Ce dernier propose aux forces de l’ordres qui s’y connectent d’accéder à toute une série de fichiers policiers dont (pour n’en citer que quelques-uns) le TAJ (Traitement des Antécédents Judiciaire), le Fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG) ou le Fichier des personnes recherchées (FPR). On comprend la panique qui a dû saisir le ministère.

Le piratage a été revendiqué par un groupe de cybercriminels connu (ShinyHunters) via un forum où se partagent des millions de données piratées (BreachForums). Ce forum avait été saisi à plusieurs reprises par les forces de l’ordre et ses...

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