Depuis le début de l’affaire Thélyson Orélien, chacun se précipite pour aller nourrir «l’intelligence» avec ses propres textes, histoire de vérifier qu’il est bien humain. Donnant ses mots, sa langue, son âme.
Le commandement de bord, blessé par son copilote avant que l’avion en partance pour Tel-Aviv ne soit dérouté vers l’Arabie Saoudite, détient à son compteur une dizaine d’années d’expérience et près de 10 000 heures de vol. Hospitalisé, il serait dans un état stable.
Peut-on froisser une intelligence artificielle ? A-t-elle une conscience, des émotions ? Quoi qu’il en soit, prêter des sentiments à un chatbot – comme lorsque les chercheurs d’Anthropic font passer le leur sur le divan – entretient un anthropomorphisme addictif et dangereux.